AG2R / Snef et Cliptol Sport a coupé la ligne!

Après 22 jours, 19 heures, 13 minutes et 55 secondes de course, Jean-Paul Mouren et Laurent Pellecuer ont franchi la ligne de la Transat AG2R Concarneau - St Barthélemy à 9 heures, 13 minutes et 55 secondes heure française, soit 3 heures, 13 minutes et 55 secondes heure St Barth.

Au saut du bateau et lors de la conférence de presse qui a suivi leur arrivée, Laurent Pellecuer et Jean-Paul Mouren racontent :

La victoire
Laurent Pellecuer : « Enorme ! Un grand bonheur. Les vainqueurs de course nous ont toujours fait rêver et là c’est à notre tour de le vivre. Je ne suis pas sûr d’être encore dans la réalité."
Jean-Paul Mouren : « Merci Saint Barth ! On jouit d’un privilège fantastique. On a eu de la réussite, à présent nous avons un peu de champagne et nous sommes accueillis par le sourire de nos amis. J’ai l’impression d’être sur un petit nuage. Dix ans après notre première participation ensemble où nous avions terminé 3è, on peut dire que nous avons bien vieilli, nous sommes confiants sur notre maturité. Nous gagnons le 13 et nous avons choisi de courir sur mon bateau, le N°13»

L’option Sud
J.P.M : « L’option Sud nous a semblé naturelle, plus logique que d’aller à contre courant sur la route retour de Christophe Colomb. Nous sommes allés chercher l’alizé qui reste une matière première qui fonctionne. A Porto Santo, nous étions 7è et quand on est parti seul sur cette option Sud, on s’est dit qu’il fallait serrer les fesses. On a joué gros, on a eu un peu de bonheur, ça nous donne raison. »

Le duo
L.P. : « Nous avons fonctionné comme un vieux couple qui s’engueule pour un coup d’éponge et se retrouve dans des grosses glissades sous spi. »
J.P.M. : « le secret de la réussite, c’est effectivement de ne rien se pardonner. Il est important d’évacuer, de dire à tout moment ce que l’on pense. Nous nous sommes très bien gérés, toujours dans un sens positif pour le bateau, la speed, le bon cap… »

L’autre
J.P.M : « Laurent est une boule d’énergie à la limite de la fusion nucléaire. Il est bourré de talent, mais il faut le canaliser. Il fallait par moments que je me fasse tout petit dans mon bateau, mais Laurent propose beaucoup de choses et raisonne bien.Son défaut ? Il laisse un peu trop traîner ses affaires dans le bateau. 23 jours de mer dans un espace aussi confiné, c’est parfois agaçant.»
L.P. : « Jean-Paul ne connaît pas tous les détails de mes réflexions et de mes angoisses. Lui, il est plutôt en altitude. Moi, j’ai plutôt la tête dans la colle et le nez dans l’ordinateur.Son défaut ? Il peut être terriblement embêtant sur des aspects techniques, c’est agaçant aussi… il laisse traîner des choses qui ne sont pas réglées. »

Les échanges
L.P. : « Jean-Paul a réussi à me faire aller plus vite sous spi. Il va plus loin sur les côtés, il agrandit le cadre et il garde une bonne conduite du bateau. J’ai été impressionné par sa vitesse et je m’en suis inspiré dans mes quarts. »
J.P.M : « Laurent est beaucoup plus calé en matière d’informatique et sur les questions techniques. Je préfère marcher à l’instinct, Laurent fonctionne plus au tangible. Je voudrais faire l’effort d’aller plus dans ce sens, du côté du tangible. »
Source : AG2R