Figaro / 4ème à l'issu du prologue BPE, Adrien Hardy est prêt à en découdre


À 5 jours d’une longue transat, Adrien HARDY et son fidèle partenaire AGIR Recouvrement affichent une sérénité et une motivation sans faille pour leur deuxième saison en Figaro. Après son titre de premier bizuth au Championnat de France de Course au Large en Solitaire l’an dernier et fort d’une préparation hivernale optimale, le skipper nantais est très enthousiaste à l’idée de se lancer Dimanche prochain dans une course de fond de vingt-cinq jours.


Analysant la saison 2009, Adrien explique que la Transat BPE est « la course la plus longue de la saison, elle est très différente de la Solitaire, c’est une course océanique avec peu de contacts entre concurrents. » Dans cette optique, Adrien a opté pour une préparation exclusivement tournée vers la BPE « entre la Solitaire et la Transat, les courses n’étant pas les mêmes, je choisis pour chacune des préparations clairement différentes. »

La préparation du skipper d’AGIR Recouvrement s’est construite autour de trois axes : Prépa technique et sportive à Lorient « à trois ou quatre bateaux avec mon entraîneur Tanguy Leglatin » ; Prépa physique avec Jean-Claude Ménard « cette année j’ai franchi un pallier, j’ai vraiment bien progressé. J’ai également réalisé plusieurs courses à pied en Bretagne. » ; Prépa météo avec Christian Dumard, «ciblée sur la transat, dans un premier temps ».
Adrien souligne que sa préparation a été idéale : « Tous les points que j’avais notés sur mon programme, je les ai cochés. C’est assez rare. Je me sens donc prêt, c’est très positif. » Il ajoute avec satisfaction que si cela a été possible c’est grâce « à une confiance mutuelle avec mon sponsor AGIR Recouvrement. Je savais depuis longtemps que je conserverai mon partenaire pour la saison, ce qui a rendu ma préparation optimale. »

DEMATAGE lors de la mini transat 6.50 en 2007

« Cette course est plus longue que la mini transat, c’est la première fois que je vais passer autant de temps sur l’eau. » D’ailleurs, le jeune marin confie avoir regardé des images embarquées lors de sa dernière mini transat en 2007 : « ça m’a remémoré des bons moments, des trucs à faire, à ne pas faire. Je suis très motivé à l’idée de prendre le large et plutôt serein. »

Sur la course même, le skipper explique « que la gestion du sommeil sera plus facile que sur la Solitaire car on est obligé d’instaurer un rythme, un vrai rythme à bord. Il faut avoir des habitudes. Par exemple, je pense que tous les jours, à 8h, je tenterai de prendre mon petit déj’ à bord. » Adrien souligne qu’un autre élément va également rythmer sa journée : « la réception deux fois par jour des classements. Ils sont toujours attendus avec une certaine impatience, je suis beaucoup plus attentif à l’horloge lorsqu’on approche de l’heure de diffusion… »

Quid du classement ? « Je n’ai pas d’objectif de résultat. Les bateaux vont à la même vitesse. Ce sont les gars qui sont dessus qui font la différence. Le classement je le mets à part pour la première moitié de course. Ensuite, je commencerai à y penser progressivement.. Bien évidemment, une arrivée dans les cinq premiers sera une grande satisfaction. »


Source : AdrienHardy.com