Imoca / Denis Horeau de nouveau directeur de course du Vendée Globe 2016, Jacques Caraës à ses côtés

Présidée par Bruno Retailleau, la SAEM Vendée organisatrice du Vendée Globe 2016-2017 a de nouveau confié la direction de course à Denis Horeau. Ce sera la cinquième fois qu’il assume ce poste. On note l'arrivée de Jacques Caraës au sein de l'équipe. Entretien.


Vendée Globe 2016, Denis Horeau reste directeur de la course.
Credit : G. Lenormand/DPPI


Denis Horeau, le Vendée Globe 2016/2017 sera votre cinquième édition au poste de directeur de course. Votre motivation reste intacte?
Denis Horeau : "Absolument ! Pour s’investir dans cette mission, la condition sine qua non est d'en avoir une envie énorme. Il faut un engagement total. Ce n'est pas une condition suffisante… mais c'est une condition absolument nécessaire. Et mon envie est intacte, toujours renouvelée !"



A quoi s'attendre pour cette huitième édition, dont le départ sera donné en novembre 2016?
"J’ai coutume de dire que chaque Vendée Globe est représentatif de son époque à bien des égards. Quand on regarde l'historique de la course, on voit bien que le profil des participants n'a jamais été identique d'une édition à l'autre. Nous allons accueillir de nouveaux marins étrangers et de nouveaux marins français qui viendront réaliser leurs rêves."


Vous aurez trois directeurs adjoints pour vous assister. 
"Il s'agit de Guillaume Evrard, Hubert Lemonnier et Jacques Caraës. Tous trois ont à la fois une grande expérience du large et une grande expérience de la direction de course. Guillaume Evrard a déjà deux Vendée Globe avec nous à son actif. Il est, entre autres, chargé des technologies, notamment des technologies embarquées sur les bateaux qui sont en perpétuelle évolution. Nous allons d'ailleurs augmenter énormément la qualité des images utilisables par les télévisions mais aussi sur les smartphones. Il parle Anglais, Espagnol et Allemand.

Hubert Lemonnier, lui, est en charge des relations avec les teams étrangers et des problématiques de sécurité. Il a lui aussi l'expérience du Vendée Globe. Hubert est un fin connaisseur du monde anglo-saxon et c'est un grand polyglotte : il parle Chinois, Espagnol Italien, Anglais… et Français ! Il a un gros travail de suivi des MRCC (autorités de sauvetage maritime, ndr) partout dans le monde : France, Espagne, Portugal, Afrique du Sud, Brésil, Argentine, Chili, Australie, Nouvelle-Zélande…

Enfin, nous accueillons Jacques Caraës au poste de troisième directeur adjoint. Jacques a pour mission la relation étroite avec les équipes françaises. Il a une grosse expérience de la course au large et chacun sait qu'il a été aussi quelques années directeur de course de La Solitaire du Figaro. Lui aussi apporte sa double compétence."


Votre équipe est déjà au travail… sur quels thèmes?
"Ils sont très nombreux ! Il y a bien sûr la rédaction de l'avis de course avec la SAEM Vendée, mais on peut aussi citer : la veille technologique - notamment sur le suivi par satellite des bateaux et des glaces.

Nous travaillons aussi avec les arbitres de la Fédération Française de Voile pour établir les règles de course. Ce sont des questions qui se reposent à chaque édition, ce n'est pas figé. Avec les arbitres par exemple, nous travaillons beaucoup pour que les règles et les pénalités soient les plus justes possibles."

Par la rédaction
Source : Vendée Globe