mercredi 23 mai 2018

Matthieu Girolet se lance dans un Tour de France en Kitefoil : "5000 kilomètres et six semaines de navigation"

Après dix années de course au large, Matthieu Girolet se lance un nouveau défi :  Le KitefoilAroundFrance, un tour de France en Kitefoil, de Dunkerque à Nice. Six semaines pour plus de 5000 kilomètres de navigation avec un objectif : progresser vite et avec légèreté. Le coup d’envoi a été donné hier 22 mai à Dunkerque.


Matthieu Girolet sur un Tour de France en Kitefoil
Credit : R.Sauze / The Apertures

Matthieu Girolet : "Motivant de tenter des nouveaux trucs"

« Après dix ans de course au large, trois sur le circuit des Mini 6.50 puis sept sur le circuit des Figaro Bénéteau, l’idée a germé de mixer mon expérience de coureur au large avec les étonnantes possibilités du Kitefoil. C’est ainsi qu’est né le projet du kitefoilaroundFrance », explique Matthieu Girolet qui a vite abandonné son costume de dirigeant d’entreprise du secteur bancaire pour filer à l’assaut des cimes ou taquiner la ligne d’horizon.

« C'est motivant de tenter des nouveaux trucs », ajoute Matthieu Girolet, bien décidé à faire franchir un nouveau pas à cette discipline, jusque là beaucoup cantonné en sport de plage, au large, sur de vraies navigations. « L’idée, c’est de réaliser entre 50 milles en moyenne par jour, de Dunkerque à Nice (Dunkerque – Bayonne, liaison par la route, Perpignan – Nice), soit un total de plus de 5000 kilomètres et six semaines de navigation », détaille le kitefoiler.


"L'enjeu n'est pas la performance"

« L’objectif de ce voyage au long cours est de faire une belle trace, à la fois légère et rapide. L'enjeu n'est pas la performance, mais celui d’un résultat épuré », note l’ancien coureur au large.

« En kitefoil, on peut naviguer dans quasiment toutes les conditions (de 7 à 30 nœuds), mais c’est naturellement le vent, les courants et les marées qui dicteront la progression. Il faudra réussir à se montrer malin pour en tirer le meilleur parti. C’est un jeu qui promet d’être intéressant », assure Matthieu Girolet qui prévoit de naviguer quatre heures par jour, accompagné de sa petite équipe (un semi rigide d'assistance et un camping-car à l'étape).

« Il n’y a aucune prétention dans cette aventure mais simplement l’envie de voir jusqu’où le foil, la plus moderne des technologies dans sa version la plus dépouillée, peut aller », termine Matthieu Girolet.

Par la rédaction
Source : TB Press