mercredi 10 octobre 2018

Louis Burton au départ de la Route du Rhum : "On a fait un peu moins d’évolutions sur le bateau" - IMOCA

A moins de 30 jours du départ de la Route du Rhum, Louis Burton poursuit sa préparation et celle de son IMOCA Bureau Vallée II. Le skipper malouin aborde la course dans les meilleures conditions, avec notamment l’arrivée d’une nouvelle grand voile et de deux nouvelles voiles d’avant.


Crédit : JM Liot

Nouvelles voiles pour Bureau Vallée

« Depuis que j’ai Bureau Vallée II, j’ai navigué alternativement avec les toutes premières voiles du bateau d’Armel le Cleac’h, celles qui avaient fait le Vendée Globe avec lui. C’est à dire des voiles qui ont quasiment deux tours du monde au compteur. Cela devenait donc compliqué de viser la performance. Nous avons donc une nouvelle Grand Voile, un nouveau J2 et nouveau grand SPI. »


Une course d'observation

« On sait qu’il y a pas mal de foilers qui ont déjà installé le système qui permet de jouer sur l’incidence des foils, et donc un vrai gain potentiel de performance. Nous n’avons pas pris la décision d’y aller cette année. On devrait pouvoir le faire l’année prochaine. Alors sur cette course, on va bien regarder comment marchent ces bateaux. Et puis il y a un IMOCA nouvelle génération très extrême (ndrl : Charal) ça va être très intéressant de voir comment ça se passe pour Jéremie Beyou. 

On a fait un peu moins d’évolutions sur le bateau que les autres, cela s’explique aussi par le montant de notre budget qui se veut raisonnable. C’est un budget sur 4 ans, cela nous permet donc de faire les choses au fur et à mesure. Cette position d’observateur est très importante pour nous dans l’objectif du Vendée Globe, cela nous permet de prendre un peu de temps, d’étudier les évolutions prises au sein de la flotte, de regarder les solutions qui fonctionnent vraiment et donc de faire au moment opportun les bons choix techniques. »


Préparation physique et médicale

« J’ai autour de moi une nouvelle équipe pour ma préparation physique, sportive et médicale. A commencer par un ostéopathe qui me fait beaucoup de bien ! C’est important pour la concentration et l’apaisement intellectuel. Ca va me permettre d’arriver reposé et en forme au moment du départ. 

Mon coach sportif me fait travailler sur le cardio, la respiration et surtout sur la capacité à ne pas se blesser. Et puis mon fidèle médecin Gwen Roth (ancien champion du monde de formule 18, deuxième de la dernière Transquadra), qui connaît bien tous les enjeux médicaux en départ de course, veille particulièrement au grain. 

Enfin, je peux compter sur toute l’équipe de mon écurie (BE Racing) et l’équipe du projet voile chez Bureau Vallée. Cela fait beaucoup de personnes qui travaillent sans relâche autour de moi. Avec tout çà, je mets toutes les chances de mon côté pour partir dans les meilleures conditions le 4 novembre prochain. »

Source : Frette Communication