mardi 13 novembre 2018

Collision sur la Route du Rhum, Sébastien Destremau et Ari Huusela se percutent

Ce mardi matin, en ce 9e jour de Route du Rhum, Sébastien Destremau (RhumMono) et Ari Huusela (IMOCA) se sont percutés. La collision a eu lieu à 555 milles des côtes nord-africaines. Un choc qui n’affecte pas leur progression.


Credit : DR


Ce mardi matin, le RhumMono 60 pieds de Sébastien Destremau (Alcatrazit – Face Océan) a percuté l’IMOCA d’Ari Huusela (Ariel 2). Le premier avait mis le cap plein Sud alors que le second tentait de bénéficier des alizés vers l’Ouest. La cartographie démontre que les deux skippers se sont percutés à 6 heures UTC.

D’après la direction de course, le Finlandais aurait endommagé son balcon arrière et aurait subi un choc sur sa coque arrière. Le Français, lui, aurait endommagé son bout dehors (à confirmer).

L'incident selon Sébastien Destremau

« On était en fin de nuit vers 6 heures du matin cap au 200 par 20 noeuds de vent. J’étais dans ma bannette de veille quand le bateau a empanné et s’est couché soudainement alors qu’on était à 14 noeuds de vitesse. Le temps que je sorte, le bateau s’était déjà remis sur sa trajectoire et j’ai vu le bateau d’Ari à environ 100 mètres sous mon vent. Il était visiblement très lent mais en train de s'éloigner doucement.

Quelques minutes après, Ari m’a appelé pour me demander si j’allais bien. Il s’est ensuite confondu en excuses d’avoir occasionné cet accident. Il pensait qu’il avait la place de passer devant mon bateau.... Venant de la gauche, il devait manœuvrer pour prévenir les abordages en mer. Une accélération de plus, un coup de frein de moins et ça n’est pas passé. Nos bateaux se sont frôlés.
Un croisement presque irréel et un bilan à première vue sous réserve d’une inspection structurelle. De mon côté, la sous-barbe du bout dehors a été sectionnée et il y a quelques dégâts sur l’étrave.

J’ai pu effectuer une réparation de fortune. Après quatre heures de travaux, j’ai pu reprendre la course. En attendant de vérifier que la réparation tient le choc, j’avance à faible vitesse. J’ai également compris que lui aussi avait pu reprendre la course. On a vraiment eu énormément de chance qu’il ne s’agisse que d’un frôlement. Quelques mètres de plus et cela aurait pu être une véritable catastrophe. Cet incident rarissime nous rappelle la nécessaire vigilance et prudence de tous les instants. C’est la dure loi du solitaire où parfois, la fatigue et la nuit aidant, on peut mal juger ses distances »

Les deux ont poursuivi leur route dans la journée avec une moyenne de 10 à 15 nœuds.

Source : RDR