mardi 25 juin 2019

Dernière nuit en mer pour la Solitaire Urgo, Eric Peron devant, Yoann Richomme contrôle sa place de leader

Demain après midi, vers 15h, les premiers de la Solitaire Urgo devraient franchir la ligne d'arrivée à Dieppe et clôturer cette quatrième et dernière étape. Hier soir, Anthony Marchand emmenait la flotte au sud de l'Ile de Wight. Au prix d’une belle option sous l’île, Eric Péron (French Touch) a franchi mardi en tête la marque de Saint-Marcouf, avec une petite demi-heure d’avance sur Yann Eliès (St Michel). Passé en 7e position, le leader au général Yoann Richomme (HelloWork-Groupe Télégramme) semble contrôler la situation.


Crédit : A Courcoux

Peron premier à Owers

Encore 24 heures de mer et les 47 skippers de La Solitaire URGO Le Figaro en auront terminé. Il reste ce soir un ultime tronçon de 90 milles entre les îles Saint-Marcouf et Dieppe, abordé en tête mardi à 14h31 par Eric Péron, auteur lundi soir à l’approche de la marque d’Owers d’une option décisive au ras des côtes méridionales de l’île de Wight. 10e au général, le skipper de French Touch comptait au passage de la marque au sud-est du Cotentin 27 minutes d’avance sur un peloton emmené par Yann Eliès (St Michel), au sein duquel se trouvait confortablement installé le leader au classement général, Yoann Richomme (HelloWork-Groupe Télégramme), passé en 7e position.

Un leader qui a une nouvelle fois fait la preuve de sa sérénité lundi soir, en suivant, comme Eric Péron, une trajectoire au ras de Wight, alors qu’il avait promis dans la matinée de rester sagement dans le paquet et de ne pas tenter d’option.


Richomme impressionne

Vainqueur de La Solitaire en 2016, Yoann Richomme, qui a depuis ajouté la dernière Route du Rhum-Destination Guadeloupe en Class40 à son palmarès, peut-il encore être détrôné de son fauteuil de leader d’une 50e édition à laquelle, il y a deux mois, il ne pensait même pas participer (il a remplacé Charles Caudrelier, recruté par le Gitana Team) ? « Vu ce qu’il a montré sur l’ensemble des quatre étapes, il tient le bon bout, le garçon », estime Francis Le Goff.

« Dans les prochaines heures, on a un petit marais barométrique, avec vraiment pas de vent dans la nuit en Baie de Seine, explique Yann Château, le spécialiste météo auprès de la direction de course. Il peut se passer beaucoup de choses en termes de choix de route : si je me fie aux routages que j’ai faits avec quatre différents modèles météo, on a un écart latéral nord-sud possible de 45 milles, entre ceux qui iront très au large chercher la pression qui rentre d’abord par le nord, ceux qui resteront à la côte en espérant un peu de thermique et ceux qui choisiront la voie intermédiaire pour ne pas trop rallonger la route. »

C’est maintenant ou jamais

Les poursuivants de Yoann Richomme au classement général, Gildas Mahé (Breizh Cola-Equi’Thé), Alexis Loison (Région Normandie), Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire) et autres, verront peut-être dans cette zone de transition une ultime occasion de chamboule-tout, tout comme ceux qui jouent le podium au classement des bizuths – dans l’ordre Benjamin Schwartz (Action contre la Faim), Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) et Sébastien Marsset (Handicap Agir Ensemble) – ou à celui Vivi des étrangers – Alan Roberts (Seacat Services), Justine Mettraux (TeamWork), Will Harris (Hive Energy).

Après, il sera sans doute trop tard, puisqu’à partir du milieu de nuit, un souffle de nord-est devrait rentrer peu à peu sur la flotte pour ne cesser de se renforcer dans la journée de mercredi, réduisant les derniers milles entre Antifer et Dieppe à une course de vitesse. Bref, c’est maintenant ou jamais…


Yoann Richomme (HelloWork-Groupe Télégramme) : "Je fais au mieux"

« En fin de matinée, je me suis fait un peu piéger, je me suis retrouvé dans l’est de la flotte, ce n’était pas très joli comme trajectoire, j’ai fait un peu de perte, mais rien de grave. On se trouve dans une zone de transition comme prévu, avant de toucher le nord-est qui va forcir pour remonter jusqu’à Dieppe. On va faire notre petite route, Eric (Péron) s’est barré, c’est dommage, j’étais avec lui, j’aurais été plus tranquille comme ça. »

Source : F Quiviger