vendredi 25 octobre 2019

Kevin Escoffier fait confiance à Marcel Van Triest, l’expert météo, à quelques jours du départ de la Jacques Vabre

Trois jours, c’est désormais le temps qu’il reste à Kevin Escoffier et Nicolas Lunven avant de s’élancer à l’assaut de leur première transatlantique à bord de l’IMOCA PRB. Le duo bascule progressivement en mode course. Et cela passe notamment par un travail sur la météo. Arrivé au Havre, le météorologue Marcel Van Triest va travailler avec eux chaque jour jusqu’au départ. Dès le coup d’envoi de la Transat Jacques Vabre, les deux marins devront faire leurs analyses et leurs choix seuls : en IMOCA, le routage est interdit.


Crédit : Y Riou


Marcel Van Triest, l’expert météo

Si le routage en mer est interdit chez les IMOCA, la préparation de la météo à terre est absolument indispensable. Cela fait une dizaine d’années que Kevin Escoffier et Marcel Van Triest se connaissent. Désormais c’est sur le projet IMOCA que leur collaboration se poursuit et ce, jusqu’au Vendée Globe dont le départ sera donné l’année prochaine. 

« Je veux travailler avec des gens que je connais, ça permet d’être beaucoup plus efficaces. C’est hyper rassurant pour moi de travailler avec des personnes en qui j’ai confiance et qui connaissent le bateau, » assure Kevin Escoffier.


"Nous affinerons bien sûr en mer"

« Marcel dispose de tous les documents nécessaires pour que nous construisions la feuille de route de la Transat Jacques Vabre. En croisant toutes ces données, nous arriverons ainsi à établir avec plus ou moins de certitudes la route idéale. Nous l’affinerons bien sûr en mer en fonction de l’évolution des fichiers météo. » explique Nicolas Lunven.

Le duo de PRB partira donc avec une vision assez précise de ce qui les attend pour les trois-quatre premiers jours de course. Plus ils progresseront vers le Brésil, plus les prévisions faites depuis Le Havre seront à modérer.


Du près sur une grande première partie

« Je regarde la météo, à peu près une heure par jour depuis que je suis arrivé. C’est à la fois pour voir l’évolution des conditions du départ, mais c’est surtout pour apprécier la qualité des prévisions et rentrer dans une routine » explique Nicolas Lunven.

Alors, quelle météo fera-t-il pour le départ ? « Ce que l’on peut dire, c’est qu’à cette période de l’année, on a plutôt l’habitude de voir des dépressions en Atlantique Nord à peu près à la latitude des îles britanniques. Mais là, il y a une dépression assez creuse et quasi stationnaire centrée sur les Açores. Cela devrait nous donner du près sur une grande première partie du parcours ».


Source : Effets Mer