vendredi 1 novembre 2019

Amélie Grassi repart sur la Mini Transat, "j’avais déjà hâte d’y retourner", départ de la seconde étape samedi

Amélie Grassi, skipper du mini 6.50 ACTION ENFANCE, est une des huit femmes qui participe à la Mini-Transat La Boulangère 2019. A seulement 25 ans, la jeune bizuth qui fait déjà figure de favorite est arrivée 5e des bateaux de séries de la première étape qui ralliait La Rochelle à Las Palmas de Gran Canaria. Samedi 2 novembre sera donné le coup d’envoi de la seconde étape, une transatlantique de 2 700 milles qui la mènera vers Le Marin en Martinique.


Crédit : Ch Breschi


5ème à Las Palmas


Amélie Grassi a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de La Mini-Transat La Boulangère en 5e position après 8 jours 23 heures, 12 minutes et 49 secondes en mer et seulement 3h 20 min 42 secondes derrière le premier bateau de série. « Contrairement à d’autres marins qui sont heureux d’arriver, moi j’avais déjà hâte d’y retourner » confie Amélie. « Les trois premiers jours j’ai quand même un peu souffert dans des conditions de mer difficiles, mais je me suis appliquée pour rester dans le groupe de tête. Puis le troisième jour je me suis surprise à être si heureuse en mer. Nous avons eu de belles conditions de glisse, j’étais trop bien à bord, j’appréciais le moment. Même la solitude, qui paraissait un exercice délicat pour une bavarde comme moi, passe finalement super bien. J’étais heureuse, là, toute seule sur mon bateau. Quand je suis fatiguée, je me surprends à parler toute seule, à rire, je suis trop contente ».

"Une parenthèse de vie"

Cette escale aux îles Canaries est l’occasion de réparer quelques soucis techniques, dont la batterie qui s’est arrachée, de faire du sport, de se reposer et se ressourcer : « Ici c’est un peu une parenthèse de vie, il fait beau, je suis avec ma petite sœur, j’ai un rythme de vie très sain. Ces prochains jours je vais finaliser mon avitaillement et je serai prête. Quand je regarde mon bateau je n’ai qu’une hâte : y retourner ! ».

"J’ai confiance en mon bateau"

La seconde étape s’annonce toute aussi enthousiasmante avec 14 jours pour traverser l’Atlantique. Amélie n’a jamais passé plus de 11 jours en mer toute seule : « Je n’ai pas de stress du tout, je suis parfois impressionnée par ce que je suis en train de faire, je me dis souvent que nous sommes de grands malades quand je regarde la carte, mais jamais je ne me sens en danger. J’ai confiance en mon bateau et je prends beaucoup de plaisir. En plus de ça, je suis hyper fière de naviguer pour les enfants accueillis à la Fondation ACTION ENFANCE ».

En attendant elle étudie les schémas météo avec son coach Tanguy Leglatin, accompagné par Christian Dumard. S’il y assez de vent au départ, les skippers devraient rapidement retrouver les Alizés, vents portants qui les mèneront jusqu’en Martinique. « Je suis également très proche de Yves Le Blevec, le compagnon de ma maman, avec qui j’échange beaucoup sur la stratégie. Mais samedi il sera également sur le départ de la Brest Atlantiques. On a chacun notre challenge sur l’Atlantique, moi en mini, lui en maxi ! ».

Amélie sait qu’elle peut également compter sur les encouragements bienveillants de Loïck Peyron, premier skipper d’ACTION ENFANCE et parrain de son bateau.

Départ de la 2e étape Las Palmas Canaries – Le Marin Martinique : samedi 2 novembre à 15h08 (FR)

Source : M Mermod