samedi 9 novembre 2019

Quatre Ultim sur la Brest Atlantiques, focus sur les routeurs à terre, chaque team s’organise à sa façon

Autorisé sur Brest Atlantiques, le routage permet aux quatre Ultim de se faire aider d’une ou plusieurs personnes extérieures pour choisir leurs trajectoires sur les 14 000 milles du parcours. Chaque team s’organise à sa façon. Focus.


Credit : Y.Zedda

Sodebo Ultim 3 : Trois sur le pont

« Notre cellule de routage fonctionne depuis Lorient, dirigée par Philippe Legros, avec Thierry Douillard et Thomas Rouxel, comme bras droits », explique Jean-Luc Nélias. « Leur rôle sera de nous mâcher le travail et de nous proposer des choix appuyés et raisonnés, après, ce sera à Thomas et moi de trancher ».

« Ce n’était pas évident de trouver quelqu’un qui accepte de router Jean-Luc, sourit Thomas Coville. Philippe a relevé le défi, c'est quelqu'un qui, en plus d'être un bon navigant, a de la répartie. Il est capable de tenir la pression et de prendre ses responsabilités, il a clairement la carrure. »


Actual Leader : Fidèle à Christian Dumard

A bord d’Actual Leader, Yves Le Blevec joue la carte de la fidélité, puisque lui et Alex Pella, seront secondés par Christian Dumard, avec lequel le skipper de La Trinité-sur-Mer collabore depuis plus de dix ans, en Multi50 d’abord, en Ultim ensuite.

« J’ai une très grande confiance en lui », confirme Yves Le Blevec : « La stratégie, on la fait à bord. A terre, Christian fait le même job, mais il va un peu plus loin dans la démarche et il peut nous alerter sur des points de détail que nous n’aurions pas vus, parce que nous sommes moins dans la précision. » 


Maxi Edmond de Rothschild : Marcel Van Triest fait l’unanimité

Franck Cammas et Charles Caudrelier ont tous les deux souhaité s’appuyer sur la très grande expérience de Marcel Van Triest, avec lequel l’un comme l’autre avaient auparavant collaboré. Franck Cammas : « Le gros avantage de Marcel, c’est que c’est quelqu’un qui navigue beaucoup, et c’est important, parce que le routage, c’est 20% de météo, 80% de stratégie et de performance du bateau : nous avons tous la même base de réflexion, il faut donc bien connaître le type de bateau, la capacité de l’équipage à manœuvrer, ces données influent sur le choix de routage. »

Mais les deux skippers entendent bien avoir le dernier mot : « Tous les deux, on aime bien la stratégie météo et Franck n’est pas quelqu’un qui se laisse facilement guider. », poursuit Charles Caudrelier. Franck Cammas conclut : « A deux avec Charles, on a le temps de pas mal réfléchir, mais les conseils de Marcel sont souvent utiles et judicieux ».


Trimaran Macif : Jean-Yves Bernot bien entouré

Depuis la mise à l’eau du Trimaran Macif en août 2015, François Gabart s’appuie sur l’expertise de Jean-Yves Bernot, alias « le Sorcier ». Ce dernier se fait accompagner dans son antre de Châtelaillon, près de La Rochelle, de Julien Villion tandis que la cellule de routage est complétée par des membres de l’équipe Macif qui se relaient : Antoine Gautier (directeur des études), Guillaume Combescure (responsable performance) et Emilien Lavigne (ingénieur recherche et développement).

« C’est important qu’il y ait toujours une personne de l’équipe qui sache exactement ce qu’on fait à bord et puisse intervenir s’il faut comprendre des problématiques du bateau », explique François Gabart.


Source : Brest Atlantiques