À la suite d’un violent choc survenu lors de la troisième course du SailGP Grand Prix d’Auckland, incident pour lequel l’équipe française a été exonérée de toute responsabilité, Manon Audinet a été blessée et évacuée vers l’hôpital d’Auckland, où elle est actuellement placée sous surveillance médicale. Le reste de l’équipage du DS Automobiles SailGP Team France va bien, malgré quelques blessures légères. L’accident, provoqué par la perte de contrôle du F50 néo-zélandais alors que l’équipe française évoluait en tête de flotte, a entraîné des dommages majeurs sur le F50 tricolore, empêchant toute participation au second jour de compétition.
Alors que l’équipage tricolore évoluait en tête de flotte dans des conditions soutenues et à haute vitesse en vol, le F50 néo-zélandais, positionné au vent, a perdu la maîtrise de sa trajectoire. La plateforme a brusquement pivoté pour se retrouver à 90° de la trajectoire française, rendant toute manœuvre d’évitement impossible malgré une réaction immédiate à la barre.
Au moment de l’impact, Manon Audinet, positionnée sous le vent afin de préparer un empannage, a été violemment projetée vers l’avant de son cockpit, provoquant notamment la rupture du volant du F50. Elle a immédiatement été prise en charge par l’équipe médicale de SailGP avant d’être évacuée vers l’hôpital d’Auckland pour des examens complémentaires visant à écarter toute lésion majeure, notamment au niveau abdominal. Elle est actuellement maintenue en observation.
Louis Sinclair, athlète du New Zealand SailGP Team, a également été blessé lors de la collision et hospitalisé.
D’un point de vue sportif, le jury a exonéré l’équipe française de toute responsabilité. L’équipe néo-zélandaise écope de huit points de pénalité. À l’issue de cette première journée de compétition, le DS Automobiles SailGP Team France termine en tête du classement provisoire.
Les dégâts matériels sont cependant considérables. Plusieurs éléments structurels du F50 français sont touchés (coques, appendices, systèmes de contrôle), rendant toute réparation impossible dans les délais impartis. L’équipe ne sera pas en mesure de naviguer demain pour le second jour de compétition.
Quentin Delapierre, pilote F50 – DS Automobiles SailGP Team France :
« Ça a été un crash très violent, le plus violent qu’on ait pu vivre sur SailGP. J’apporte tout mon soutien à Manon qui a été blessée dans cet accident et à mes équipiers qui l’ont vécu avec beaucoup d’émotion. Toutes mes pensées aussi aux Néo-Zélandais qui ont subi beaucoup de dommages et particulièrement à leur équipier blessé. Je lui souhaite un bon rétablissement.Concernant le crash en lui-même, le F50 néo-zélandais a perdu le contrôle, entraînant leur plateforme à 90° de la route. On s’est retrouvé avec eux, en face de nous. C’était impossible de l’éviter. J’ai fait le maximum pour atténuer les dommages, mais la situation était très complexe.
D’un point de vue réglementaire, nous sommes exonérés car le changement de trajectoire des Néo-Zélandais a été très brutal, le contact était inévitable.
Malgré tout, sportivement, c’est un coup dur. Nous étions en tête de cette phase de qualification. S’arrêter ainsi à Auckland est une vraie déception. Nous allons nous mobiliser pour continuer à avancer. »
Source : V Bouchet
