Et de deux ! Le skipper Japonais Masa Suzuki lance son programme Vendée Globe 2028, à la barre d’un IMOCA à dérives de 2006 : « Milai 22 ». Il sera le 2e marin nippon à relever le défi du tour du monde en solitaire et sans escale. Mais ce qui caractérise surtout le programme sportif de Masa Suzuki, c’est sa volonté de croiser les cultures, voire d’en casser les barrières.
« Au-delà de la performance, je voudrais montrer que l’océan, les rêves et les défis n’ont pas de frontières. Et qu’avec une forte détermination, il est possible d’aller au-delà des limites culturelles et géographiques. »
Son premier objectif ? S’entourer de partenaires pour consolider son projet et participer à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2026.
Masa Suzuki aspire à devenir le deuxième skipper Japonais de l’histoire du Vendée Globe, tout en incarnant une nouvelle génération de coureurs au large nippon, qui fait le lien entre le Japon et la scène internationale de la voile autour d’un programme multiculturel. « À ce jour, seul Kojiro Shiraishi a participé au Vendée Globe en tant que navigateur Japonais. Je veux devenir le deuxième et j’espère à l’avenir ouvrir la voie à un troisième, un quatrième et à d’autres marins venus du Japon et d’Asie. »
Casser les barrières culturelles
Le parcours de Masa Suzuki est résolument international avec une forte volonté d’intégration : « J’apprécie énormément le milieu de la course au large : il y a une belle émulation, beaucoup d’échanges, je m’enrichi chaque jour de connaissances et de rencontres. Car avec un peu d’effort on arrive à casser la barrière de la langue et les différences culturelles.Mes projets course au large se sont toujours construits avec des personnes de différents pays (Français, Italiens, Britanniques et autres). Même avec des nationalités et des cultures différentes, il est possible d’établir un niveau de confiance tel, qu’en mer, nous nous confions la vie les uns des autres. L’expérience vécue avec Louis Duc l’an dernier en fut un bel exemple. »
Un budget à consolider
Cette campagne Vendée Globe a pu être lancée grâce à l’engagement de 22 mécènes : l’achat du bateau vient d’être finalisé, l’équipe technique est à pied d’œuvre sur les dernières finitions avant la remise à l’eau de « Milai 22 ».« Reste à embarquer des partenaires dans ce beau défi afin de mettre en place une campagne durable et compétitive en vue du Vendée Globe », précise le skipper.
L'objectif est de progresser pas à pas. Et la prochaine étape n’est rien de moins que la Route du Rhum Destination Guadeloupe 2026, course qualificative incontournable en vue du Vendée Globe.
Masa Suzuki, skipper de Milai 22 : « Ma carrière de navigateur au large s’est construite grâce au soutien de nombreuses personnes qui ont cru en moi. Je leur en suis vraiment reconnaissant car je rêve depuis toujours de mener ce beau défi et d’en porter les valeurs d’ouverture internationale.
De nombreux obstacles m'attendent encore et ils sont de taille. Mais, pas à pas, j'ai réussi à arriver jusqu'ici et je continuerai d'avancer résolument vers le Vendée Globe, aux côtés de ceux qui croient en ce projet.
Mon parcours de coureur au large s’est construit avec le soutien de la communauté nautique française, qui continue de jouer un rôle central dans cette campagne Vendée Globe. L’équipe technique de Louis Duc va travailler avec moi : ils connaissent le bateau par cœur, ce sera précieux. Et le programme est géré par Estelle Greck, qui était déjà très impliquée dans mes projets Mini et Class40. »
Source : S Guého

