Première grande confrontation en solitaire de la saison pour la flotte des Class40, la Trin’40 - édition inaugurale pour cette course pensée et organisée par la Class40 - s’annonce comme un test grandeur nature pour Pep Costa. Ce vendredi 24 avril, 30 skippers s’élanceront de La Trinité-sur-Mer pour une boucle exigeante de 1 200 milles, en direction des côtes sud de l’Angleterre puis du cap Finisterre, avant un retour en Bretagne. Un parcours complet, engagé, sans temps mort : exactement le type de défi que recherche le skipper de VSF Sports dans sa montée en puissance vers la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dont le départ sera donné en novembre.
Une mise à l’épreuve pour valider la montée en régime
Après un hiver dense et un mois de travail structurant à Cascais, Pep Costa aborde cette première échéance en solitaire avec méthode. « On construit étape par étape », rappelle-t-il. « L’idée, ce n’est pas d’aller trop vite, mais de bien faire les choses, de continuer à apprendre et à fiabiliser l’ensemble. » Sa quatrième place au Spi Ouest-France a confirmé la dynamique. « On a bien navigué, on avait de la vitesse, et surtout je sens que je prends le bateau en main », souligne le Catalan. Une confiance précieuse à l’heure d’entrer dans un format bien différent : seul à bord, sur un parcours long, où la gestion et la lucidité comptent autant que la performance pure. La Trin’40 coche toutes les cases. « C’est une course très complète, avec beaucoup de situations différentes. C’est exactement ce qu’il me faut pour continuer à progresser. »Trouver le bon rythme… et s’installer dans le solitaire
Au-delà du résultat, l’enjeu est ailleurs : entrer dans le tempo du solitaire. Gérer l’enchaînement des manœuvres, les temps de repos, les transitions météo. « Ce qui m’intéresse, c’est de réussir à bien m’installer dans mon rythme, à être propre dans les manœuvres, et à rester lucide dans la durée », explique-t-il. Un exercice qu’il a déjà commencé à apprivoiser lors de son convoyage retour depuis le Portugal. « Naviguer seul, c’est très différent. Il faut anticiper davantage, être organisé, et accepter que tout prenne un peu plus de temps. Mais c’est aussi très formateur. » Dans une flotte dense et relevée, la hiérarchie sera difficile à lire. Mais Pep ne se projette pas sur le classement. « L’objectif, c’est de continuer à construire. Si je fais une course propre, avec de bonnes sensations et des choix cohérents, ce sera déjà très positif », détaille-t-il, sans cacher l’envie de se mêler rapidement aux avant-postes.Une étape de plus vers la Route du Rhum
La Trin’40 s’inscrit pleinement dans une trajectoire pensée sur le long terme, avec en ligne de mire la Route du Rhum. « Tout ce qu’on fait cette année sert cet objectif », insiste le navigateur espagnol. « Chaque course est une occasion d’apprendre, de valider des choses, de progresser. » Le cap est clair et la méthode assumée. Sans précipitation, mais avec constance. Et face à un parcours aussi exigeant, qui devrait les tenir en mer cinq à six jours, le skipper de VSF Sports a une certitude : « C’est exactement le genre de course qui fait grandir. »Pep Costa, skipper VSF SPORTS : « Pour cette première édition de la Trin’40, je vais prendre le départ sur mon VSF Sports, en solitaire depuis La Trinité-sur-Mer pour 1 200 milles qui s’annoncent aussi passionnants qu’exigeants. C’est typiquement le genre de course où il faut être juste en permanence : dans les choix météo, dans la gestion du bateau, et surtout dans la gestion de soi. On ne gagne pas seulement en allant vite, mais en restant lucide et constant du début à la fin. Cette épreuve a clairement le potentiel de devenir un rendez-vous fort du circuit Class40, un vrai révélateur du niveau de chacun. Pour moi, c’est une occasion unique de me confronter aux autres, de progresser, et de faire partie de la toute première page de cette nouvelle aventure! »
Source : C Muller
