Martin Le Pape au pied du podium pour 9 minutes, Yoann Richomme : "Ce qu’il a fait est très solide" - La Solitaire

 

Appelé seulement 8 jours avant le départ de la Solitaire du Figaro Paprec par le Team Paprec pour remplacer Yoann Richomme, blessé, Martin Le Pape a entamé sa 9e participation à la reine des solitaires de la meilleure des façons. En franchissant la ligne de la première étape entre Perros-Guirec et Vigo à la 4e place ce jeudi matin, à 7h41, 51 minutes et 5 secondes après le 1er Tom Dolan, il réalise une prestation de haute volée et s’inscrit comme un des outsiders dans cette édition 2026.

Crédit : La Solitaire



Il a la voix d’un skipper heureux. Après avoir coupé une porte virtuelle au large de Vigo, Martin Le Pape est arrivé ce jeudi en milieu d’après-midi dans le port de Vigo à l’issue d’une étape harassante d’un peu moins de quatre jours depuis Perros-Guirec, durant laquelle il aura impressionné, tout du long. Celui qui compte plus de 10 ans d’expérience dans la Classe Figaro Beneteau termine 4e et signe ainsi son meilleur résultat d’étape. « Je suis vraiment super content, c’est une belle manière d’être à la hauteur de la confiance que l’équipe m’a accordée », confie-t-il.

Il faut dire que Martin Le Pape ne s’est pas ménagé, lui qui a été sollicité une semaine à peine avant le départ de Perros-Guirec, pour remplacer Yoann Richomme, blessé. Son temps de mise en conditions étant compté et sa préparation loin d’être optimale, Martin abordait la première étape avec beaucoup d’humilité et une pointe d’appréhension. Pourtant, il a réussi à batailler aux avant-postes. « L’une des clés de la réussite sur cette étape, c’était d’être efficace avec les réglages, précise-t-il. J’ai aussi réussi à être à l’aise dans mes prises de décisions et à ne pas être surpris par les événements. » L’avantage certain d’être fin connaisseur du format de l’épreuve.

Yoann Richomme :« Il fallait être solide pour tenir jusqu’au bout »

Car l’étape a été un concentré de ce qu’est la Solitaire du Figaro Paprec : des conditions variables, une bataille de tous les instants et un suspense alimenté en permanence. Après être montée jusqu’au sud-ouest de l’Angleterre, la flotte a traversé un front particulièrement exigeant en traversant le golfe de Gascogne.

« Ce qui était difficile, c’est que les conditions ne se sont pas calmées après le passage du front », souligne Martin. Le skipper Paprec s’est néanmoins accroché jusqu’au bout, au point de se mêler à la bagarre pour le podium. Alors qu’il était décidé mercredi soir de raccourcir l’étape (en raison de conditions trop légères), Martin s’est donc emparé de la 4e place, à seulement 9 minutes du podium et à 51 minutes et 05 secondes du leader.

Une prestation dont Yoann Richomme n’a pas manqué une miette. « Je suis hyper heureux pour Martin, assure-t-il. Ce qu’il a fait est très solide, et il fallait l’être pour tenir jusqu’au bout ». Et le double vainqueur en 2016 et 2019 de rappeler que « la majorité de l’étape s’est disputée au près, ce qui a rendu la course encore plus dure ». Pour lui, Martin est « dans une bonne position » avant d’aborder la suite. Surtout, cela récompense la stratégie de l’équipe Paprec qui n’a pas hésité à faire appel à Martin pour remplacer Yoann. « On savait que ça avait du sens de lui proposer ce challenge, on en a désormais la confirmation », apprécie Romain Ménard, Team Manager de l’équipe. Fraîchement arrivé à Vigo, Martin aspire désormais à se reposer et à « profiter des tapas » dans le port espagnol. Le repos sera toutefois de courte durée : il reprendra la mer dès dimanche pour la deuxième étape, la plus courte, direction Pornichet.

Source : I Delaune