Ce mardi 16 juin, à 04h 22mn 53s, MACIF Santé Prévoyance a franchi la ligne d’arrivée de la Vendée Arctique après 3219,86 milles d’une course intense entre Les Sables d’Olonne et le cercle polaire arctique. Au terme de 8 jours, 15 heures et 20 minutes de navigation, Sam Goodchild décroche une remarquable deuxième place sur cette troisième édition de l’épreuve, à l’issue d’un final haletant face à l’Italien Ambrogio Beccaria. Il boucle le parcours à la vitesse moyenne de 15,5 nœuds.
Cette performance revêt une résonance particulière pour toute l’équipe. Quelques jours après la disparition de Charlie Dalin, le bateau qu’il avait contribué à imaginer et à développer poursuit son histoire au plus haut niveau. Lauréat de la précédente édition de la Vendée Arctique, Charlie avait marqué cette course de son empreinte. Cette nouvelle performance de MACIF Santé Prévoyance s’inscrit dans la continuité d’un projet dont il était l’un des principaux artisans.
Une course menée aux avant-postes
Dès la première nuit de course, dans le sud-ouest de Belle-Île, Sam Goodchild s’empare des commandes de la flotte. Progressivement, l’écart se creuse avec ses poursuivants : 20, puis 30, 40 et jusqu’à 50 milles d’avance au large de la péninsule de Mizen, dans le sud-ouest de l’Irlande. Dans une mer formée avec jusqu’à quatre mètres de creux le long des côtes irlandaises, MACIF Santé Prévoyance affiche des moyennes impressionnantes de près de 23 nœuds avant de longer les Hébrides écossaises. Direction ensuite les hautes latitudes, en laissant les îles Féroé à l’est, avec une avance qui atteint près de 80 milles avant la traversée d’une dépression.À l’approche du cercle polaire arctique, les écarts se réduisent toutefois. Avec une trentaine de milles d’avance, Sam Goodchild franchit la latitude 66°33 Nord le jeudi 11 juin à 9h45 précisément, au nord-est de l’Islande, après seulement trois jours et 21 heures de course.
Le retour vers Les Sables d’Olonne s’annonce alors particulièrement tactique. Plusieurs options s’offrent aux concurrents. Sam choisit de s’engager dans le North Channel, entre l’Écosse et l’Irlande, avant de traverser la mer d’Irlande puis le canal Saint-Georges. Une option audacieuse qui lui permet de conserver les commandes malgré un ralentissement marqué au large des montagnes de Wicklow, où le bateau se retrouve momentanément piégé dans des vents très faibles.
Dans l’ouest de l’Irlande, ses poursuivants reviennent progressivement au contact. La traversée de la mer Celtique puis le passage des îles Scilly relancent complètement le suspense. À l’approche de la pointe bretonne, les écarts se comptent désormais en quelques milles seulement. S’engage alors une véritable course-poursuite jusqu’à l’arrivée. Malgré la fatigue accumulée et une zone sans vent qui progresse en même temps que la flotte vers la Vendée, Sam Goodchild ne relâche jamais son effort. Dans les ultimes milles, Ambrogio Beccaria parvient à faire la différence au terme d’un mano a mano de très haut niveau. Après plus de huit jours d’une course engagée, disputée aux avant-postes du premier au dernier jour, Sam Goodchild décroche une solide deuxième place et confirme la compétitivité de MACIF Santé Prévoyance sur le circuit IMOCA.
Sam Goodchild à son arrivée au ponton des Sables d’Olonne ce mardi matin : « Je me suis battu jusqu’au bout et c’est Ambrogio (Beccaria) qui a été bon hier. J’ai fait de mon mieux et je n’ai pas réussi à le rattraper. Je ne pense qu’à Charlie. Nous avons passé le chenal avec toute l’équipe Macif avec le drapeau noir, c’était fort. Nous pensons beaucoup à Charlie. J’ai surtout ça en tête. »
Source : MA Parendeau
