AG2R La Mondiale / Une entrée en matière en douceur

« Tranquille et sympathique » : c’est ainsi, qu’à l’unanimité, les skippers joints à la vacation ce lundi midi, décrivent leur premier jour de course. De fait, après avoir quitté Concarneau dans de petits airs, hier après-midi, les 25 duos de cette 10e Transat AG2R LA MONDIALE ont peu à peu hissé les spis à la tombée de la nuit. Aujourd’hui, tous font cap à l’ouest, sous le soleil et portés par une jolie brise de nord-est d’environ 15 nœuds puis se préparent à empanner pour rejoindre le cap Finisterre que les leaders devraient atteindre dès demain soir.

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« Pour un début de course, ce n’est pas très violent mais c’est parfait pour la mise en jambe » a indiqué Sébastien Audigane (Groupe Bel) ce matin. « C’est merveilleux, l’entame s’est faite sur un billard totalement plat », a lâché pour sa part Jean-Paul Mouren (Groupe SNEF). De fait, après un départ en baie de Concarneau relativement mou, les 25 tandems ont rapidement envoyé les spis avant de louvoyer le long des côtes Finistériennes, parfois très près des cailloux pour tenter de trouver un peu plus d’air. La concentration et la vigilance ont donc été de mise pour ces premières heures de course et souvent, les deux équipiers ont travaillé ensemble sur le pont à la bonne marche du bateau et aux manœuvres. Dans la nuit, une fois le vent devenu un peu plus stable, le rythme des quarts s‘est doucement installé sur l’ensemble des Figaro Bénéteau. « Tout est mis en place. Ça glisse bien, c’est agréable. Les écarts après cette première nuit en mer sont infimes. Nous naviguons tous à vue et cela risque bien de durer un moment » a commenté Fabien Delahaye (Brit Air). 
 


Négocier l’empannage


Exception faite du tandem de MémoiresStBarth, composé de Richard Ledée et Christophe Lebas, qui a pris une option radicalement différente du reste de la flotte en décidant de plonger au sud dès hier soir et qui s’est ainsi emparé des commandes de la course avec une confortable avance de dix milles (et un écart latéral d’environ 40 milles), l’ensemble des bateaux se tient dans un mouchoir de poche - six milles - et poursuit sa route vers l’ouest à des moyennes comprises entre 6 et 8 nœuds dans une situation de bordure anticyclonique. En fin de journée, les duos devront choisir le meilleur moment pour empanner et ainsi descendre plein sud vers le nord-ouest de la péninsule Ibérique. Un choix tactique mais aussi stratégique comme l’explique Gérald Veniard (Banque Populaire) : « L’idée, c’est de déclencher l’empannage au moment où on l’a décidé sans pour autant se faire surprendre par nos adversaires. Il est évident que si les bateaux se mettent collectivement à piquer au sud, nous les accompagnerons mais en restant dans une position stratégique par rapport à la flotte ». Et pour cause, Gerald comme les autres vont devoir négocier dès demain, le cap Finisterre, ce fameux promontoire de granite situé dans la province de La Corogne, en Galice. « Il faudra, a priori, passer au large, à environ 40 milles, afin d’éviter de se faire piéger dans une zone sans vent près de la côte. La bataille navale a commencé » a ajouté le co-skipper de Jeanne Grégoire. Dans l’immédiat, le vent devrait progressivement tourner à l’est puis se renforcer petit à petit. La course de vitesse est lancée. Au moins jusqu’à demain soir.

Classement de 15h :
1 MemoireStBarth.com Richard Lédée Christophe Lebas
2 GENERALI - EUROP ASSISTANCE Yann Elies Jérémie Beyou
3 BANQUE POPULAIRE Jeanne Grégoire Gérald Véniard
4 LUISINA Eric Drouglazet Laurent Pellecuer
5 CHEMINEES POUJOULAT Bernard Stamm Gildas Mahé
6 CERCLE VERT Bertrand de Broc Gildas Morvan


Source : AG2R La Mondiale