Imoca / François Gabart et Sébastien Col, complices et déterminés

A trois jours du départ, dimanche à 13h02, François Gabart et Sébastien Col peuvent être satisfaits. Grâce au travail de l’équipe technique, MACIF est prêt pour sa première course. Il ne reste plus que quelques détails à peaufiner comme la confection d’un nouveau siège de barre pour améliorer le confort des deux navigateurs. 


Credit : V. Curutchet / Macif
Dans le bassin Paul Vatine au Havre, MACIF, situé en bout de ponton sera donc le dernier des monocoques à larguer les amarres dimanche. A bord, François Gabart et Sébastien Col commencent à se projeter sur les premières heures de course. Entretien sur le pont avec cet équipage complice.

Un premier mot concernant la météo de cette dixième Transat Jacques Vabre ?
François Gabart : « Ça ne va pas être une partie de plaisir. A priori, les conditions devraient être maniables pour le départ, mais dès le lundi midi, nous devrions subir l’influence d’une dépression particulièrement active sur l’Atlantique. Il va falloir faire le gros dos d’entrée… ».
Sébastien Col : « En même temps, les choses peuvent encore évoluer. C’est encore un peu tôt pour avoir une idée précise de ce qui va nous attendre.»

Cette course est ta première en tant que skipper d’un 60 pieds, que ressens-tu ?
François Gabart : « C’est une chance incroyable de pouvoir disposer d’un tel bateau. Comparé à la dernière édition en 2009, les choses sont différentes : il y a deux ans, j’étais équipier avec Kito de Pavant, je sortais d’une saison en Figaro et j’avais quasiment posé mon sac à bord. Là, c’est le premier aboutissement du travail engagé depuis un an autour de la construction du bateau. Et d’avoir Sébastien Col à mes côtés est un vrai plus, d’autant qu’il est impliqué dans le projet depuis le printemps dernier.»

Qu’attendez-vous de cette Transat Jacques Vabre ?
FG : « Tout d’abord, une validation du travail effectué. Constater que le bateau est bien né et se confronter enfin au reste de la flotte. Pendant les stages de préparation, nous étions dans le coup, mais la concurrence est rude.»
SC : « Le niveau est très homogène. Les différences entre les bateaux sont de plus en plus ténues. Cette transat va peut-être se jouer sur des détails. Pour ma part, j’aimerais juste laisser une petite empreinte de mon passage. Savoir que sur le bateau, François pourra utiliser une ou deux astuces techniques personnalisées qui porteront ma marque de fabrique… »

Quel est l’état d’esprit de l’équipage à trois jours du départ ?
SC : « Tout va bien. En même temps, nous avons hâte de partir, pouvoir nous concentrer sur les fondamentaux : faire avancer un bateau dans le bon sens.»
FG : « Nous avons une approche commune, des valeurs très proches et dans le même temps, un vécu qui, je pense, nous rend très complémentaires. C’est presque le schéma idéal

Source : Macif