lundi 4 juin 2018

Pont et coque assemblés du futur Charal, Jérémie Beyou : "Tu vois l’allure finale du bateau, ça me plaît" - IMOCA

Lundi 28 mai était un jour important pour l’équipe Charal. La coque et le pont du futur foiler mené par Jérémie Beyou ont été assemblés, donnant au bateau son profil définitif. « C’est vraiment un gros pas en avant, parce que tu vois l’allure finale du bateau, ça me plaît. Au niveau du look et des formes, il est assez avant-gardiste, ça change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir en Imoca ».


Crédit : J Lecauday

Un travail  fastidieux 

« Le pontage se fait en plusieurs fois à l’aide d’un pont roulant, une sorte de grue accrochée au plafond : la première pose du pont sur la coque a eu lieu vendredi 25 mai et depuis, il fait des allers-retours, pour que l’assemblage se fasse de la façon la plus parfaite possible. On coupe ensuite petits morceaux par petits morceaux pour ajuster le pont sur la coque au fur et à mesure. L’objectif est, qu’au final, il n’y ait pas de jour entre la boîte et le capot et qu’il y ait le moins de colle possible entre les pièces, sachant que la colle est synonyme de poids. C’est un travail assez fastidieux mais très important » explique Pierre-François Dargnies, directeur technique du Charal Sailing Team.


Une quarantaine de personnes sur le pont

Le pontage marque le coup d’envoi d’une nouvelle phase de construction : la pose de tous les systèmes, de l’accastillage, de l’électronique. Si l’équipe du chantier CDK était jusque-là la principale à œuvrer sur l’IMOCA 60 Charal, ils seront désormais plusieurs intervenants à travailler, soit en tout une quarantaine de personnes.

« Une petite vingtaine chez CDK, onze de notre équipe, deux chez HYDROEM, notre sous-traitant hydraulique, quatre de Pixel sur Mer qui s’occupe de l’électronique et de l’instrumentation, une personne de Rom-arrangé pour l’informatique, deux peintres et les sous-traitants pour poser les pochoirs et stickers. Mon rôle est de coordonner tout ça pour éviter que tous ces intervenants se marchent sur les pieds. A partir de maintenant, CDK nous laisse de la place pour finaliser la construction : peinture, aménagement intérieur, accastillage, etc. », conclut Pierre-François Dargnies.


Beaucoup d’énergie 

 « Ça fait du bien de retrouver tout le monde, il y a beaucoup d’énergie et de compétences dans ce projet, je suis content d’arriver tous les matins au bureau. J’ai besoin de voir comment sont mis en place et comment fonctionnent toutes les pièces et tous les systèmes que je serai peut-être amené à démonter en mer. » Jérémie Beyou, skipper du futur foiler.


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Source : Charal