samedi 1 septembre 2018

La Solitaire URGO reprend le large pour la deuxième étape, direction l'Espagne demain : "On aura une entame intense"

Le départ de la deuxième étape de La Solitaire URGO Le Figaro sera donné demain dimanche à 14h en Baie de Saint-Brieuc, cap sur le nord-ouest de l’Espagne et la Ria de Muros-Noia (520 milles). Les 36 solitaires vont s’offrir une descente du Golfe de Gascogne à haute vitesse sous spi, avant une arrivée qui pourrait s’avérer piégeuse.


Credit : A.Courcoux




Une entame intense

Après le traditionnel parcours en baie qui sera donné dans un vent de nord-est de 5-7 nœuds, les 36 Figaristes ne devront pas manquer leur entame de course dans les courants et les cailloux de la Bretagne Nord, car pour beaucoup, c’est en Manche que les différences stratégiques se feront.

Alexis Loison (Custo Pol), qui joue la gagne sur cette Solitaire, explique : « Ça va commencer par une bonne partie de rase-cailloux en Bretagne. Quand on est courant à contre, la seule façon de se protéger, c’est d’aller jouer dans les cailloux, donc on aura une entame intense, mais dans du vent plutôt clément, c’est le jeu par excellence du Figariste ». Un jeu qui, selon Martin Le Pape (Skipper Macif 2017), est parfois assez basique : « On est un peu des comptables en Figaro, on raisonne beaucoup en termes de gestion de flotte : on regarde combien vont à droite et combien vont à gauche et en fonction de son objectif, on choisit ».


L’objectif pour tous sera de ne pas manquer cette entame pour éviter de voir les petits copains prendre la poudre d’escampette à partir d’Ouessant que les premiers devraient laisser à tribord ou bâbord après un peu plus de 24 heures de course. La suite ? Un très long bord de portant dans du vent de nord-est forcissant (20-25 nœuds) qui fera la part belle aux marins à l’aise dans ces conditions de glisse, souvent les plus aguerris.


De gros écarts à l'arrivée ?  

Et pourtant, il faudra garder de la lucidité pour l’atterrissage dans la Ria de Muros-Noia, terme de l’étape, juste après le Cap Finisterre, le risque de cette arrivée en baie étant résumé par Alexis Loison : « Le finish peut être particulièrement tordu avec le vent qui s’écroule complètement. Dans ce cas, soit c’est un nouveau départ, ce qui commencerait à faire beaucoup, soit ça crée de gros écarts avec des bateaux qui passent et d’autres qui restent plantés ». Le Cherbourgeois, 8e de la première étape à 9’50 du vainqueur Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire), espère bien évidemment un scénario favorable au terme de cette étape qui, cette fois, pourrait être décisive pour l’issue de la Solitaire.


Ca va payer

Parmi ces favoris, certains montrent clairement les dents, à l’instar de Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance), l’un des grands animateurs de l’étape initiale, terminée à la 4e place : « J’ai une revanche à prendre sur la première étape, parce que je suis quand même assez frustré d’avoir failli clouer la Solitaire de certains de mes concurrents et de ne pas avoir été récompensé ».

Et l’intéressé de viser sans les nommer les Thierry Chabagny (2e), Erwan Tabarly (6e) ou Charlie Dalin (3e), revenus de nulle part après avoir cru être définitivement décrochés. Un Charlie Dalin qui, cette fois, compte bien être aux avant-postes sur tout le parcours: « C’est une étape qui me va, avec du jeu en Finistère et une longue glissade de portant jusqu’au Cap Finisterre. Il faut continuer à crocher dedans, parce qu’à un moment, ça va payer, la fatigue commence à se faire sentir, je compte bien être dans le bon paquet ». Résultat des courses sans doute mercredi.


Appareillage dès 9h 

Les 36 solitaires amarrés depuis jeudi matin aux pontons du Port du Légué, à Saint-Brieuc, appareilleront en deux vagues : les 18 premiers quitteront leur ponton à 9h pour une entrée dans le sas à 9h15 et une sortie à 9h45, heure à laquelle les 18 autres bateaux prendront à leur tour la direction de l’écluse (entrée à 10h, sortie à 10h30).


Retrouvez le classement de l'étape 1, ici

par la rédaction
Source : Rivacom