Nicolas Troussel rêve de victoire sur la Route du Rhum : "J'ai pu valider un paquet de points" - Class40

Nicolas Troussel, le skipper du Class40 aux couleurs de Corum, s’élancera le 4 novembre sur la Route du Rhum avec l’ambition de remporter l’épreuve dans sa catégorie. Dans ce contexte, pour faire la différence, la tactique, la stratégie, la vitesse et la fluidité des manœuvres seront essentielles. "Les instructions de course stipulent que les bateaux doivent être présents à Saint-Malo le 24 octobre au soir. J’arriverai au dernier moment pour exploiter chaque jour de nav possible."


Credit : JM Liot



Un bateau à taille humaine

S’il affiche une grande expérience du large, avec notamment deux victoires sur la Solitaire du Figaro, Nicolas Troussel possède un mode de fonctionnement qui lui est propre.

« Dès que je peux, je vais m’entraîner dans une salle de Cross training puis j’alterne des sorties vélo et des séances de natation. J’essaye de me maintenir en forme tout en sachant que le 40 pieds reste un bateau à taille humaine. En réalité, le but, c’est avant tout de faire en sorte de tenir dans la durée afin d’assurer les différents enchaînements de manœuvres et le matossage, dématossage tout en évitant les pépins physiques », détaille le skipper de Corum qui a, par ailleurs, fait évoluer sa manière de s’alimenter depuis deux ans, en supprimant notamment le gluten et le lait de vache de son alimentation et qui, parallèlement s’adjoint régulièrement les services d’un ostéopathe.


Cumuler les milles

« Je savais que mon bateau était mis à l’eau tard par rapport à certains de mes concurrents (le 28 mai dernier, ndlr). Dans ce contexte, l’idée, c’était donc d’emmagasiner de l’expérience en passant un maximum de temps sur l’eau tout en sachant que la période estivale, en Bretagne, n’est jamais propice à des conditions très ventées. J’ai ainsi fait le choix de naviguer à des latitudes plus nord pour me donner le maximum de chances d’être confronté aux conditions que l’on risque de retrouver pendant la Route du Rhum », explique le skipper de Corum.


Bosser intensément avant le départ

« Aujourd’hui, j’ai de bonnes polaires et je sais quand mettre les ballasts, quand changer les voiles… J’ai pu réaliser de nombreux tests et valider un paquet de points. J’ai vraiment bien avancé mais je vais bien sûr continuer de bosser intensément avant le départ pour affiner les choses. Les instructions de la course stipulent que les bateaux doivent être présents à Saint-Malo le 24 octobre au soir. J’arriverai au dernier moment pour exploiter chaque jour de nav possible avant ça », indique le Finistérien.

« J'ai préféré profiter de conditions agitées, similaires à celles que l’on va retrouver en novembre entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre plutôt que des stages d'entraînements "classiques". Je me sens plus à l'aise avec cette manière de fonctionner, d'avoir la liberté de choisir et d'être indépendant. Même si je sais que les autres ont bien travaillé aussi, je partirai confiant en me disant que la stratégie que j'ai mis en place sera payante tout en donnant le meilleur de moi-même.»

Source : Rivacom