jeudi 2 mai 2019

Giancarlo Pedote se met à l'IMOCA avec l'ex StMichel Virbac : "Le Vendée Globe est le Graal"

Mini 6.50, Figaro, Class40 puis Multi50, aujourd’hui, Giancarlo Pedote porte un projet IMOCA avec un joli foiler de 2015 déjà passé entre les mains de Jean-Pierre Dick puis de Yann Eliès. A bord de Prysmian Group, le marin devrait devenir l'an prochain le cinquième marin italien à prendre le départ du Vendée Globe. Rencontre.


Credit : Team G.Pedote

Quel a été le déclic pour vous lancer en IMOCA?

Giancarlo Pedote : « La Route du Rhum 2014. A l’issue de cette course, j’ai commencé à travailler dur pour que mon rêve devienne réalité. J’étais très motivé à l’idée de lancer mon projet car les IMOCA sont des machines incroyables avec d’importantes possibilités de développements techniques. Et pour quelqu’un qui aime le large, le Vendée Globe est le Graal, un défi qui met du piment dans un projet. »


Comment vous êtes-vous orienté vers l’achat de l’ex StMichel-Virbac de Jean-Pierre Dick ? 

« Je connais bien Jean-Pierre, on se croise souvent car on habite tous les deux dans le même coin. Il savait que je cherchais à acheter un IMOCA. 

Un jour, je l’ai croisé juste après une séance de natation en mer. Je discutais avec lui à la plage, en combi, lorsqu’il m’a dit que son bateau allait être mis en vente. J’ai saisi l’opportunité et suis entré en contact avec son équipe, Absolute Dreamer. La vente s’est conclue en avril 2018. 

J’ai réservé le bateau pour mars 2019 puisque Yann Eliès le prenait pour la Route du Rhum 2018, avant d'entrer en chantier. C’est le support idéal car mon sponsor refusait un projet avec un IMOCA trop ancien. Disposer d’un bateau pour m’exprimer d’un point de vue sportif, ça me va très bien ! »


Comment se passe la prise en main de ce foiler ?

« Bien ! J’apprends de manière méthodique à le manœuvrer et à m’habituer à le mener à haute vitesse. Les sensations sont bonnes, je me sens à l’aise. Je suis dans une logique d’anticipation pour éviter de me mettre dans le rouge. Les IMOCA sont des bateaux très exigeants. »


Le 8 mai, vous prendrez le départ de la Bermudes 1000 Race, première course en solitaire en IMOCA. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous ?

« Je ne me projette pas sur un résultat car je ne me suis jamais comparé aux autres en IMOCA et le timing est serré avec seulement deux mois de préparation avant de partir pour une course de 2000 milles en solo. L’objectif sera de naviguer en sécurité. »

Par la rédaction
Source : Mer et Media