mercredi 16 octobre 2019

Charlie Dalin au départ de la Transat Jacques Vabre avec Apivia : "L'IMOCA a été très rapidement en ordre de marche"

A une dizaine de jours du départ de la Transat Jacques Vabre, Charlie Dalin et Yann Eliès ont le sentiment d’avoir bien fait progresser leur nouvel IMOCA APIVIA. Le décompte à rebours est lancé !


Crédit : M Horlaville


Utilisable en très peu de temps

Préparer un bateau neuf en trois mois pour aborder une transatlantique, c’est toujours une drôle d’affaire. A bord de l’Imoca APIVIA, Charlie Dalin, Yann Eliès et tout le team technique se sont démultipliés pour abattre un maximum de travail dans le temps imparti.

« Globalement, dit Yann Eliès, co-skipper de Charlie Dalin, on peut désormais se dire que nous allons traverser l’Atlantique sans connaître de gros problèmes techniques. Franchement, je suis bluffé par le 60 pieds APIVIA, qui a été totalement utilisable en très peu de temps », explique Yann Eliès.


"On a bien bossé"

Le soin apporté à la construction a permis au team APIVIA de limiter l’immobilisation du bateau au chantier, ce qui a favorisé le temps si précieux de navigation. « On a bien bossé, enchérit le skipper APIVIA. Nous avons parcouru environ 3 000 milles, soit l’équivalent d’un Brest – New York, avec deux sorties au large de 800 et 500 milles, pas mal de navigations de nuit, et sans manquer un entraînement au Pôle Finistère Course au Large ».


Pas plus inquiet que ça

S’il devait, outre du temps de fiabilisation, manquer quelque chose au travail accompli, ce serait quelques navigations dans plus de 30 nœuds de vent. Charlie Dalin : « Dans nos navigations, on a eu un petit passage de 20 minutes dans 40 nœuds de vent, ce qui est un peu court. Cela nous manque un peu même si je pense que ce n’est pas dans ces conditions qu‘APIVIA sera le plus sollicité ». 

Est-ce que cela pourrait avoir une incidence sur la Transat Jacques Vabre ? Yann Eliès suggère un scénario : « On pourrait se décider à traverser le golfe de Gascogne sans prendre de risques en fonction des conditions météorologiques pour, une fois à Madère ou aux Açores, tester la vitesse d’APIVIA ». Et Charlie Dalin avance une philosophie : « On naviguera en bons marins si le golfe de Gascogne est secoué. Nous avons quand même navigué dans beaucoup de mer, à haute vitesse, ce qui contraint aussi le bateau. Je ne suis pas plus inquiet que ça ».


Départ vers Le Havre jeudi 

Le tandem et l’équipe d’APIVIA devraient entreprendre la route entre Port-la-Forêt et Le Havre jeudi dans la matinée, pour une arrivée avant le lendemain midi, date limite d’arrivée des concurrents de la Transat Jacques Vabre. Une fois dans la ville natale de Charlie, l’essentiel de la préparation à la course aura été vu.

Source : MA prestation