vendredi 25 octobre 2019

Francis Joyon à l'équateur demain, "Nous avons eu raison de partir samedi dernier" - Record

Souvent malheureux dans ses traversées du pot au noir, Francis Joyon goûte aujourd’hui à un ciel clément et à une progression vent debout plus qu’acceptable. Sur le record de la Mauricienne, le skipper d'IDEC SPORT s’approche tranquillement de l’équateur, situé à la mi-journée à quelques 350 milles des ses étraves et espère couper ce premier marqueur demain, avec plus d’une journée d’avance sur son record de 2009. De quoi faire le bonheur du marin qui, à encore plus de 6 000 miles de son but, peut légitimement se satisfaire de la fenêtre météo choisie, alors que dans son sillage s’étalent de vastes calmes autour de l’archipel du Cap Vert.


Crédit : JM Liot / Alea / IDEC SPORT



Francis Joyon : "je progresse toujours à près de 10 noeuds, vent de face"

« Nous avons eu raison de partir samedi dernier » insiste-t-il, en louant le travail de son conseiller météo Christian Dumard. « Non seulement les calmes se mettent en place derrière notre passage, mais nous avons aussi pu anticiper le développement orageux dans le sud Cap Verdien et trouver un petit trou de souris pour nous faufiler toute la nuit, en route quasi directe vers l’équateur. Le pot au noir m’a souvent joué de sales tours par le passé. J’ai souvenir de nos passages en équipage lors du Trophée Jules Verne où nous avons connu les pires tourments, ciels d’encre, vent tourbillonnant à 360 degrés et orages d’une violence inouïe. Pour l’heure, je progresse toujours à près de 10 noeuds, vent de face. Je m’attends à être freiné plus tard dans la journée, et aussi la nuit prochaine. »


IDEC SPORT en avance 

IDEC SPORT maintient ainsi, au terme de 6 jours de course, un joli matelas d’avance sur le chrono effectué par IDEC deuxième du nom, plan Irens lancé en 2007, avec lequel Francis avait établi le premier temps de référence sur cette Mauricienne. Il a cette année, 6 jours après son départ de Port Louis, couvert 3 168 milles sur le fond à 22 noeuds de moyenne. « IDEC SPORT est vraiment très véloce » précise-t-il, « mais mon ancien IDEC était très à l’aise dans le petit temps, et surtout plus facile à manier avec sa voilure plus légère et ses manoeuvres faciles… »

Francis profite donc d’une journée des plus clémentes aux portes de l’hémisphère sud. « Avec ce ciel dégagé et ce vent encore relativement régulier, je prends aussi pas mal de temps pour dormir et récupérer, un luxe en cet endroit du monde où habituellement, les vents instables en force comme en direction, interdisent tout repos. Le bateau est en parfait état, et c’est aussi ma grande satisfaction au terme de cette première semaine.»

Source : Mer et Media