mardi 19 novembre 2019

Après la casse du safran tribord, Sodebo Ultim 3 de Thomas Coville perd l’arrière du flotteur sur la Brest Atlantiques

Hier, l'équipage de Sodebo Ultim heurtaient un OFNI, entraînant la casse du safran tribord. Après avoir assuré le gréement, ils ont perdu l'arrière du flotteur tribord. Le trimaran se trouve actuellement à 880 milles de Cape Town où l’escale technique s’organise pour l’accueillir d’ici 48 heures. "Très vite, la partie arrière du flotteur se dégrade à vue d’œil, la mer venant s’engouffrer dans le trou où logeait la tête de safran. Les deux marins sécurisent le gréement si un de ses points d’ancrage venait à être fragilisé par la suite."


Crédit : E Stichelbaut



Suite au choc d’hier qui a conduit à la perte du safran, le flotteur fissuré s’est désolidarisé du bateau en fin de journée. Après de nouvelles investigations de Thomas Coville et Jean-Luc Nélias, la cassure semble nette. De nombreuses heures de travail ont été nécessaires pour garantir la bonne marche du bateau et limiter des dégradations supplémentaires.

En Afrique du Sud, l'escale se prépare. Le matériel est parti hier, et trois membres du team seront sur place dès ce soir. Les contacts avec des acteurs locaux ont déjà été établis pour répondre aux éventuels besoins matériels et humains. Une autre partie de l'équipe arrivera à Cape Town mercredi et pourra, à l’arrivée du bateau jeudi, dresser un bilan structurel et estimer le temps à passer sur les réparations. La décision sur la suite à donner pourra alors être prise.


Martin Kéruzoré mediaman sur Sodebo : 

"Très vite, la partie arrière du flotteur se dégrade à vue d’œil, la mer venant s’engouffrer dans le trou où logeait la tête de safran. Les deux marins du bord réagissent et pensent à sécuriser le gréement si un de ses points d’ancrage venait à être fragilisé par la suite. 

Ce duo, même dans des situations comme celle-là, fait preuve d’un calme et d’un grand sens marin. Thomas doit à nouveau revêtir le baudrier pour monter dans le hauban et y passer une garde. La lumière s’assombrit, la fin de journée approche. 

Quelques minutes plus tard, Sodebo Ultim 3 se déleste à nouveau d’une partie du flotteur arrière qui n’a pas supporté les assauts perpétuels de l’Océan."

Source : A.Bourgeois