Ian Lipinski et Antoine Carpentier, premiers au cap Horn, "Le passage a été très cool" dixit le skipper du Class40 Crédit Mutuel

 

Ce jeudi 26 février aux alentours de 13H UTC, à l’occasion de la 5e étape de la Globe40, le Class40 Crédit Mutuel a doublé le cap Horn. Troisième cap de la Globe 40. 


Crédit : Crédit Mutuel


Vitesse, endurance et engagement

Depuis le départ de Lorient, l’équipe navigante de Crédit Mutuel (en alternance Ian Lipinski, Antoine Carpentier, Amélie Grassi et Alan Roberts) a parcouru plus de 25 000 milles à marche forcée, la double rivalité avec Belgium Océan Racing - Curium et le bateau allemand Next Generation Boating around the World ayant rehaussé le curseur de la compétition dans cette deuxième édition de la Globe40.

Leaders de l’étape 5 entre Valparaiso (Chili) et Recife (Brésil), avec une confortable avance due notamment à l’escale forcée de Jonas Gerckens et Corentin Douguet, Ian Lipinski et Antoine Carpentier ont pu aborder le cap Horn dans le vent portant à vitesse modérée ce jeudi, et au plus près du mythe.

Ian Lipinski : « Le cap Horn est juste devant nous. On avance dans des conditions plaisantes avec un peu de houle, mais la mer est lisse. Il y a un petit rayon de soleil qui rend notre premier passage assez idyllique. Je ne sais pas si nous sommes émus ; en tout cas, nous sommes très heureux, tout simplement. Très contents aussi de quitter l’océan Pacifique, un gros morceau qui nous faisait bien peur avant le départ de cette étape. Le passage du cap Horn, proprement dit, a été très cool, et c’est un soulagement : auparavant, les conditions ont été très musclées. On s’est fait de petites émotions il y a deux jours, dans la nuit. Partager cette première avec Antoine, c’est super chouette ! On vit ce moment à deux. On s’apprécie, on se fait confiance et elle ne nous a jamais fait défaut. Ce qui me touche peut-être le plus dans cette histoire de franchissement du cap Horn par un Class40 scow, c’est que je me sens lié depuis longtemps à cette forme de carène ; j’ai été le premier à naviguer avec un Mini à étrave arrondie, puis j’ai participé à ce que cette architecture soit intégrée à la Class40, avec le succès qu’on a connu. Et ce nouveau bateau est issu de toute cette aventure technologique, et il est en train de faire un tour du monde ! L’histoire de ces bateaux continue à s’écrire ! »

Source : EL DO