Luke Berry sera au départ de la Route du Rhum 2026 en Ocean Fifty, "Je profiterai des convoyages vers la Méditerranée pour faire des tronçons en solo"

 

Après le podium décroché sur la Transat Café L’Or 2025, Luke Berry et son équipe se projettent désormais sur la saison 2026, dont le point d’orgue sera la Route du Rhum. Après des participations en 2018 et 2022 en Class40, le skipper disputera pour la première fois cette épreuve mythique en multicoque. Un défi d’envergure.

Crédit : P Bouras



Le calendrier 2026 des Ocean Fifty a été pensé pour permettre une montée en puissance progressive. Les deux premiers « Acts », en Méditerranée, se disputeront en mode grand prix en équipage, d’abord à Sainte-Maxime (29 avril-2 mai) puis à Ajaccio (6-9 mai). Viendra ensuite le moment de se lancer en solitaire, sur la Drheam Cup (départ le 12 juillet), avec au programme un parcours de 1 000 milles entre Cherbourg et Lorient, via l’Angleterre et l’Irlande. Du 24 au 27 septembre, les 24H Ultim proposeront un dernier test en solo avant le grand rendez-vous de la saison, la Route du Rhum, dont le départ sera donné à Saint-Malo le 1er novembre. Une échéance majeure aussi bien sportivement que médiatiquement, avec onze engagés en Ocean Fifty.

Dompter la bête en solitaire


« C’est un sacré défi qui s’annonce, résume Luke Berry. Ces trois dernières années, j’ai bien pris en main le bateau en équipage et en double, en terminant par une belle troisième place sur la Transat Café L’Or 2025, avec Antoine Joubert. Désormais, il faut se projeter sur la navigation en solitaire en multicoque. Je me sens bien sur l’Ocean Fifty Le Rire Médecin-Lamotte, mais ce sera un exercice complètement différent qui demandera beaucoup d’énergie et de concentration pour s’entraîner et dompter la bête. Ma dernière course en solo a été la Route du Rhum 2022 en Class40, donc il va falloir se remettre dans le bain. Les courses de préparation permettront de gagner en confiance. »

L’Ocean Fifty est actuellement en chantier d’hiver à Saint-Malo, pour une révision complète et quelques optimisations. Dès la remise à l’eau, prévue mi-mars, Luke Berry profitera des premiers entraînements pour naviguer en « faux solitaire », c’est-à-dire en gérant seul le bateau mais avec tout de même quelqu’un d’autre à bord, présent en cas de problème. « Je profiterai aussi des convoyages vers la Méditerranée pour faire des tronçons en solo. On essayera de se caler avec d’autres marins de la classe Ocean Fifty pour s’entraîner ensemble », précise le skipper.

Côté financements, la majorité des partenaires poursuivent leurs investissements. Luke Berry et son équipe cherchent tout de même de nouveaux sponsors pour compléter le budget. Un club de partenaires va être lancé, dont les détails seront dévoilés prochainement.

Source : Ch Bonis