Bye Vigo, en route pour Pornichet et l'étape 2 de la Solitaire, une étape qui pourrait bien redistribuer les cartes

 

Les skippers de La Solitaire du Figaro Paprec viennent de prendre le départ de la deuxième étape entre Vigo et Pornichet, un parcours de 450 milles de long qui s’annonce aussi stratégique qu’exigeant et ceci dès les premières minutes de course. La flotte quitte les côtes galiciennes pour rallier la façade atlantique française dans des conditions météorologiques particulièrement délicates. Cette étape pourrait bien redistribuer les cartes. Il faudra à Tom Dolan (Kingspan), leader provisoire au classement général, faire preuve d’un sang-froid à toute épreuve pour réitérer sa prestation. Ce qui est certain, c’est que derrière lui, de nombreux skippers ont à cœur de combler leur déficit en temps. Il est fort à parier que cette étape sera stressante, longue et que la moindre option sera exploitée à son paroxysme.




Crédit :  V Olivaud 

 Les premières heures de course vont se dérouler dans un contexte de vents très faibles pour les 36 marins engagés dans cette deuxième étape de La Solitaire du Figaro Paprec. Dès la sortie de la ria de Vigo après un parcours côtier d’1h30, Adrien Hardy (Sans Nature, pas de Futur !) vire en tête la bouée Paprec. Les marins doivent désormais composer avec une météo calme, marquée par de nombreuses zones sans vent et des transitions difficiles à négocier le long des côtes. Dans ces conditions, la moindre erreur peut coûter cher, tandis que la patience, la lucidité et la concentration seront des qualités essentielles. Dès la sortie de la ria de Vigo, les premiers ont pu s’en sortir mais les retardataires ont déjà été attrapés dans les griffes de la pétole.

" Cette étape pourrait rapidement devenir un véritable jeu d’échecs sur l’eau. Il faudra rester constamment attentif aux variations de pression et saisir chaque opportunité pour garder le bateau en mouvement ", expliquaient plusieurs skippers avant le départ.

La navigation au nord de Vigo demandera une vigilance immédiate, avec une flotte compacte où chaque choix tactique pourra créer des écarts significatifs. La progression vers le nord s’annonce lente et technique, obligeant les concurrents à rester totalement engagés malgré un rythme parfois frustrant. Il faudra également éviter de trop jouer le long de la côte, quelques skippers avaient talonné entre les îles l’année dernière.

Le spectacle promet d’être intense jusqu’au bout pour cette deuxième étape de La Solitaire du Figaro Paprec, où la finesse de navigation primera sans doute sur la vitesse pure.

Tom Dolan (Kingspan) “ Nous avons beaucoup à gagner et beaucoup à perdre. Il faudra surtout faire très attention pendant les premières 24 heures et après dans le golfe, on verra, c'est un peu plus clair aujourd'hui qu'hier ”.

Thomas de Dinechin (Almond for Pure Ocean) “ Je suis de ceux qui ont pris un peu de retard sur l'étape une. J’ai quand même 2h30 à refaire sur les premiers. Donc moi elle me convient bien cette étape. Elle est assez aléatoire avec, je pense, des écarts de temps à l'arrivée. Donc les deux heures que j'ai pris dans un sens si je peux les remettre dans l'autre ça serait super. On va être opportuniste et j’espère qu'on va s'amuser, Ça va être une grande partie de poker dans le golfe de Gascogne ”.

Paul cousin (Région Normandie) “ Je ne sais pas trop à quelle sauce on va être mangé parce qu'il y a très peu de vent. Les conditions sont aléatoires, elles vont surtout changer entre ce qu'on a maintenant et ce qu'on aura vraiment sur l'eau. De toute façon si ça se passe mal, ça se passe mal, nous n'aurions pas pu faire grand-chose d’autre. Je vais donner le meilleur de moi-même, rien lâcher et on verra ”.

Martin Le Pape (Paprec) “ J'aimerais bien être dans la position d'un vieux sage, celle de maître Yoda, prendre les choses avec philosophie. Je n'ai pas du tout l'intention de faire une étape où j'ai des ascenseurs de comportement. Il faut rester lucide. De toute façon ce n'est pas vraiment une course où tu peux t'en vouloir, je pense parce que quoi qu'il arrive il y a quand même une forte part aléatoire. Je pense que ça va être une belle étape au final on en parle pas assez mais on est bien en mer aussi ".

Nicolas Lunven (PRB) “ Cette étape va être compliquée, il va falloir rester concentré et lucide le plus possible, plus que les autres en tout cas” .


Source : Rivacom