Paroles de solitaires, Chloé Le Bars : "J'espère que nous sommes du bon côté pour la prochaine bascule"

A l’heure actuelle, le chemin est encore long pour rejoindre Pornichet, d’autant plus que les conditions météorologiques sur zone ne vont certainement pas aider les figaristes dans leur progression. Tous attendent avec impatience la bascule du vent à l’est, une bascule qui permettra de caler sa stratégie pour la suite. Paroles de marins.

Crédit : Th Campion 


Ellie Driver (STEM on the Startline) : « Je suis vraiment satisfaite de ce que j’arrive à faire sur l’eau mais je reste concentrée car la suite n’est pas si facile que ça. Il va falloir bien travailler dans les transitions ».

Laure Galley (Hauterive) : « On est dans la meule. Hier, nous avions un vent assez bien établi et puis cette nuit, il a commencé à y avoir des bonnes phases de pétole, mais le vent finissait toujours pas rentrer, re-rentrer par l'ouest et puis là, ce matin, ça a commencé à rentrer par le nord-ouest. L'idée c'est d'essayer de récupérer du vent de la direction opposée. Pas forcément évident de savoir où on en est par rapport à la situation météo. Les fichiers commencent à être un peu anciens, mais il faut prendre son mal en patience et essayer d'avancer avec le vent qu'on a et surtout de rester avec le bon paquet ».

Chloé Le Bars (Skipper Macif 2026) : « Je vais bien, je suis contente qu'il y ait du soleil, je pense et j'espère que nous sommes du bon côté pour la prochaine bascule. J'espère que ça va marcher. Après je suis bien fatiguée, j'essaie de faire pas mal de petites siestes. J’ai eu quelques soucis qui se sont enchaînés pendant les nuits et je n’ai pas très bien dormi donc j'essaye de récupérer comme je peux. Il faut être pas mal concentré quand même, le bateau peut vite ralentir ».

Thomas de Dinechin (Almond for Pure Ocean) : « La nuit était un peu humide mais, ça y est, il fait beau et sec donc ça fait du bien. Je suis plutôt dans le groupe qui était à droite et on voit que depuis hier ça distribue, ça avance un coup sur le groupe de gauche, un coup sur le groupe de droite. C'est un peu le yo-yo pour le moment mais on reste calme et je pense qu'il va se passer encore pas mal de trucs avant d'arriver à Pornichet. La suite c'est compliqué avec la météo mais je pense que ce n’est pas fiable du tout. Les modèles ont du mal à comprendre ce qui se passe L’idée pour la suite est vraiment de faire ma trajectoire, être opportuniste, prendre le vent comme il est clairement. C'est faire aussi le moins de route possible dans l'incertitude et faire ce qu'on appelle un bord rapprochant mais là j'ai l'impression qu'on ne va pas être très maître de notre destin ».

Source : Rivacom