Guidée par Julien Letissier en Proto — qui approche de la mi-parcours — et Nicolas Le Coz en Série, la flotte fait route vers les Açores dans des conditions portantes encore stables. Mais l'Atlantique ne fait pas de cadeaux : alors que Caroline Boule réenclenche le turbo, Rémy Balze fait route sous gréement de fortune après son démâtage. Un avant-goût d'une fin de parcours qui s'annonce palpitante, avant un ralentissement général prévu aux abords de l'archipel.
Proto : Julien Letissier tient le cap, Caroline Boule réenclenche le turbo
En catégorie Proto, Julien Letissier (1069 - Branchet) maintient sa position de leader et a désormais parcouru près de la moitié du parcours vers Horta. Aujourd’hui, le skipper a rencontré des problèmes de safran qui l’ont ralenti pendant quelques heures. Il a cependant informé la Direction de Course que tout était rentré dans l’ordre et conserve une solide avance sur le Japonais Koki Sawada ([1048 - DMG Mori Sailing Academy 2). De son côté, Caroline Boule (1067 - Nicomatic – Petit Bateau) a rencontré des difficultés hier qui lui ont fait perdre la tête de la flotte. Désormais 3ᵉ, elle affiche de nouveau une moyenne très élevée de 17 nœuds sur 4 heures.Série : Une option Sud menaçante pour le leader
Du côté des bateaux de Série, la bataille stratégique fait rage. Si Nicolas Le Coz (1057 -Voiles sans frontières) s'est emparé des commandes d'une courte tête, le gros de la flotte s'est positionné plus au sud. Ce groupe méridional est mené par Ronan Jézégou (1119 – Irish Express) suivi de près par Noé Ackerman (981 – Naviguer large) et la Néerlandaise Nienke Mullink (968 - NED).Vie du large : Fortune de mer et défis techniques dans l'Atlantique
Le rythme soutenu et l'exigence de l'Atlantique continuent d'éprouver le matériel et la résilience des marins. Les dernières vingt-quatre heures ont été marquées par une série d'avaries au sein de la flotte, sollicitant toute l'ingéniosité des skippers pour rester dans la course.Le coup le plus dur est vécu par Rémy Balze (1127 – HEP Diskrog), victime d'un démâtage hier en fin de journée. Malgré l'immense déception, le skipper est sain et sauf à bord. Son mât s'étant brisé environ un mètre au-dessus des barres de flèches, il a immédiatement sécurisé le bateau et mis en place un gréement de fortune. Évoluant actuellement à une vitesse moyenne de 4 nœuds, il fait route vers le port de Gijón où son arrivée est prévue ce dimanche.
Ailleurs sur le plan d'eau, le sens du système D a également dû parler
Problèmes de gréement : Adrien Marchandise (754) a essuyé une casse de sa bastaque tribord, mais a réussi à réparer rapidement par ses propres moyens pour reprendre sa marche en avant. Situation un peu plus complexe pour Itzel Marie-Diaz (552 - Kaïros) : la franco-mexicaine a cassé son bout-dehors ainsi que sa drisse de tête. Elle progresse désormais au ralentisseur et ferme la marche.Problème de voile : Du côté des voiles d'avant, Julien Le Grelle (OBELIX -1106) déplore la perte de son spi max, ce qui va lui porter préjudice dans cette étape dominée par les allures portantes.
Source : M Honoré
