TFV 09 / Opération grutage

C’est le dernier jour de régate en Atlantique pour les 23 Farr 30 du Tour de France à la Voile. Cela signifie qu’après les parcours bananes disputés ce dimanche devant Royan, les bateaux se dirigeront vers le Quai des Pêcheurs pour le démâtage puis le grutage. Dès 15h00, le premier Farr 30 sur la liste, Courrier Dunkerque, s'est présenter devant la grue. Jean Michel Gandon qui dirige les opérations pour l’organisation supervise les manœuvres.


C’est le dernier jour de régate en Atlantique pour les 23 Farr 30 du Tour de France à la Voile. Cela signifie qu’après les parcours bananes disputés ce dimanche devant Royan, les bateaux se dirigeront vers le Quai des Pêcheurs pour le démâtage puis le grutage. Dès 15h00, le premier Farr 30 sur la liste, Courrier Dunkerque, se présentera devant la grue. Jean Michel Gandon qui dirige les opérations pour l’organisation supervisera les manœuvres. L’année dernière, il nous explique qu’il avait fallu 5h30 pour gruter l’ensemble de la flotte. Cette année, il espère pouvoir accélérer le rythme pour réduire ce temps d’une heure.

Une fois démâtés et grutés, les bateaux sont fixés sur les remorques et prennent la route pour rejoindre le premier port de Méditerranée, Saint Cyprien. Le départ de ce transit routier est autorisé dès 20h00. Il faudra une douzaine d’heures aux convois exceptionnels pour atteindre la grande bleue via les routes nationales. Une fois arrivés, les équipages nettoient les bateaux et réparent les petits dégâts subis après 18 jours de course avant de les remettre à l’eau.

Dès mardi 15 à 12h, ce sera le top départ pour la partie méditerranéenne de l’édition 2009. Un final dont l’épilogue se déroulera à La Seyne Sur Mer le 22 juillet.

Source : TFV 09

Les Sables - Horta - Les Sables / Podium éclectique

Les arrivées se succèdent dans le port de Horta. Derrière « Telecom Italia », c'est l'équipage franco-belge de « Zed 4 » puis « Plan Les enfants changeront le monde » qui ont franchi la ligne dans un vent mollissant. De quoi garantir un petit matelas d'avance au tandem Fauconnier – Soldini au départ d'une deuxième étape qui risque d'être fort complexe. Pour le podium, rien n'est encore joué.

©Stéphanie GASPARI

Un peu plus de quatre heures et demi après le vainqueur, Gérald Bibot et Didier Le Vourc'h ont coupé la ligne d'arrivée en deuxième position. L'attelage du skipper–propriétaire belge et de l'habitué du circuit mini a trouvé la bonne carburation pour s'emparer du fauteuil provisoire de dauphin devant Denis Lazat et Rémi Aubrun. On n'attendait pas à pareil fête l'équipage de "PLAN les enfants changeront le monde", compte tenu que Denis Lazat, pressé par ses obligations professionnelles, avait mis son bateau à l'eau tardivement et qu'il ne comptait pas d'expérience sur ce type de support. Mais le choix d'embarquer Rémi Aubrun comme coéquipier a permis au duo de trouver rapidement la bonne carburation dans une course où la vitesse était prépondérante. Si les coups tactiques ont été limités, ils ont tous été décisifs et à ce petit jeu, le tandem Lazat – Aubrun ne compte pas beaucoup de fautes de goût. Au point que Frédéric Noël qui remplace Rémi Aubrun sur l'étape de retour reconnaissait que le résultat de l'aller lui mettait forcément une grosse pression. Ce n'est jamais facile, quand on est sur le banc de touche, de remplacer au pied levé un des titulaires de l'équipe première… Derrière ce trio, Wilfrid Clerton - Loïc Lehelley (CG Mer) puis Nicholas Brennan et Oliver Bond (Palanad II,) finissaient à quelques minutes du podium. La lutte pour les deuxième et troisième places est, plus que jamais, grande ouverte.

Eloge de la diversité

Avec l'arrivée au ponton, les langues se délient plus facilement et nombre d'équipages avoue avoir rencontré des petites misères matérielles durant cette première étape : voiles déchirées, problèmes d'étanchéité, avaries structurelles mineures, tous auront bien besoin des deux journées de lundi et mardi pour remettre en état, consolider, améliorer les bateaux avant le départ mercredi prochain vers les Sables d'Olonne. Comme le veut l'usage, les Açoriens se démènent, inventent, donnent de leur temps pour trouver les solutions les plus adaptées à la résolution des problèmes rencontrés. Sur cette île, au carrefour des routes maritimes, la tradition d'hospitalité et de solidarité des gens de mer n'est pas un vain mot : des gestes quotidiens, simples, des attentions pudiques et délicates font parfois plus pour qu'on garde le souvenir d'une escale que des accueils grandiloquents. Il y a donc fort à parier que l'ensemble de la flotte sera fin prête pour affronter l'étape du retour.

Pour l'heure, les navigateurs ne peuvent se défaire de cette terrible manie de vouloir refaire la course autour d'un verre. Et de comparer les performances des uns et des autres. Le podium de la course consacre ainsi trois architectes différents Guillaume Verdier, Marc Lombard et le Groupe Finot ; il valorise trois chantiers aux histoires différentes depuis la structure historique d'un chantier bigouden à l'entreprise artisanale lorientaise en passant par un modèle économique original de commercialisation de bateaux construit en Tunisie. Sur les cinq premiers équipages, on compte cinq nationalités différentes, sans parler des profils des navigateurs depuis les habitués du circuit Mini, en passant par les techniciens de haut vol (voiliers, préparateurs) aux côtés d'amateurs éclairés, issus pour certains du monde de la régate voire pour d'autres du désir de navigations hauturières et pimentées. On dit que l'ennui nait de l'uniformité : dans ce domaine, la Class 40 a encore de beaux jours devant elle.

Source : PFB / Les Sables - Horta - Les Sables

Record / Marc Thiercelin pulvérise le Record de la traversée de la Méditerranée

Marc Thiercelin, à la barre de DCNS 1000, écrit une nouvelle page de l’histoire de la traversée à la voile de la Méditerranée. Arrivé samedi soir par le travers du phare de Ras Quartajamah à Carthage à 22 heures 52 minutes 30 secondes, le parrain des Filières du Talent DCNS vient de pulvériser le dernier record en date.

Avec un chrono de 33 heures, 13 minutes et 30 secondes, il améliore le temps établi précédemment de plus de 12 heures, avec une vitesse moyenne de 13,78 nœuds sur la route.

Crédit : JM Liot / DPPI

Après une descente d’anthologie au surf dans la forte brise du Mistral et une nuit musclée éclairée par la lune, DCNS 1000 et son skipper ont réussi à tirer le meilleur parti d’une météo toujours piégeuse à l’arrivée à proximité des côtes. Marc Thiercelin a ainsi bouclé de la meilleure manière sa première tentative de record qui vient compléter le palmarès du parrain des Filières du Talent DCNS. « J'ai ressenti un énorme plaisir sur ce parcours, avec de superbes conditions et une très belle trajectoire. Je suis entièrement recouvert de sel, mais vraiment heureux d'avoir pu communier avec mon bateau. C'est la première fois que je faisais cet exercice très exigeant qui consiste à se battre contre le chrono, et qui est très prenant. Je suis particulièrement content, après l'épisode du Vendée globe, d'avoir navigué en solitaire. Pour le record, c'était vraiment la recherche de la vitesse en permanence. DCNS a une grosse puissance et une bonne stabilité. Il n'a d'ailleurs pas besoin d'être extrêmement chargé en toile pour montrer son potentiel. Je suis très content de la collaboration avec Christopher sur ce record, le routage était très bon. »

Cette performance en solitaire s’est notamment construite sur une très fructueuse collaboration dans la droite ligne des Filières du Talent DCNS entre le skipper, Marc Thiercelin seul sur son bateau, et son apprenti skipper 60 pieds Christopher Pratt, chargé du routage à partir du PC à terre. Ils ont pris de nombreuses décisions ensemble, notamment celle du départ en rade de Marseille vendredi en début d’après-midi.

"Bravo et merci, Marc, pour ces belles émotions ! Cette performance compte d'autant plus à nos yeux qu'elle s'inscrit dans le cadre d'un programme citoyen de transmission du savoir d'ailleurs incarné par la mission dévolue à Christopher Pratt lors de ce record. Je remercie, au nom du groupe DCNS, Marc, Christopher et toute l'équipe qui a travaillé depuis un peu plus d'un an et demi sur le monocoque DCNS 1000", déclare Christophe Lachnitt, directeur de la communication du groupe DCNS et initiateur des Filières du Talent DCNS.

« C’était vraiment passionnant » débriefe de son côté Christopher Pratt « J’avais déjà eu une expérience de routage pour le Tour de France à La Voile, mais c’était seulement avant le départ. Là nous avons eu avec Marc une relation permanente, et le lien entre nous s’est renforcé très fortement. C’était vraiment une grande expérience de transmission du savoir et de partage des compétences. Côté météo, je dirais que nous avons exploité à fond une « fenêtre d’été », c'est-à-dire que ce n’était par forcément la « fenêtre du siècle » mais simplement une configuration qui justifiait les efforts que nous avons mis en oeuvre.».

Source : Les Filières du Talent DCNS

Les Sables - Horta - Les Sables / Soldini - Fauconnier vainqueurs à Horta

Nuit noire sur le port de Horta… La petite colonie des circumnavigateurs est là pour accueillir l'équipage de "Telecom Italia". Karine Fauconnier et Giovanni Soldini ont le sourire des tandems sans soucis. Une navigation fluide, une entente parfaite et la victoire au bout. On se taquine, on évoque des histoires de pâtes à l'italienne et de consommation indues de cacahuètes et de Vache qui Rit. Les gens heureux n'ont pas d'histoires…

© Stéphanie Gaspari
Ils peuvent être satisfaits : Karine et Giovanni ont visiblement trouvé les clés de l'entente cordiale sur cette première étape de Les Sables – Horta – Les Sables. Une longue navigation au près dans le golfe de Gascogne et le long des côtes de la péninsule ibérique, un passage de dorsale en douceur, une bonne vitesse : à entendre les deux navigateurs, la quête de la victoire est simplissime. Et pourtant, ce qui frappe d'entrée, c'est l'intelligence de trajectoire de "Telecom Italia". Des bords de près limpides jusqu'au cap Finisterre, une option sud à la pointe de l'Espagne pour écraser les adversaires plus proches de la côte et le leader de la course avait déjà pris une belle option sur la victoire. Seule une petite bulle à la sortie de la dorsale a pimenté d'adrénaline la course en tête du couple franco-italien. Trois heures durant, le Class 40 aux couleurs de l'Italie a dû prendre son mal en patience et voir revenir sur leurs talons le reste de la flotte.

Un partage des tâches (presque) complet

Cette réussite ne doit pas grand-chose au hasard. Au delà de la vitesse impressionnante du plan Verdier, les deux navigateurs ont su partager les décisions stratégiques et convenir d'une répartition des tâches très homogène. Barre, manœuvres, chacun y allait de sa propre partition, jusqu'à la cuisson des pâtes à l'italienne. Seul domaine réservé pour Giovanni, la production de vidéos pour alimenter les médias italiens : chaque jour pendant deux heures, le navigateur italien se transformait en émule de Steven Spielberg. Filmer, monter la production du jour, transmettre les images fait aussi partie du métier de skipper… Pas d'avarie à signaler mis à part la perte d'une drisse de génois entrée dans le mât suite à l'absence de nœud à son extrémité. Mais les deux ont de la ressource et de l'expérience : profitant des calmes de la dorsale, Karine montait passer un messager en tête de mât que son compère récupérait au pied à l'aide d'une vis tordue au bout d'une lame de scie à métaux. Comme quoi, le plaisir d'être en mer, de naviguer proprement et de savoir se nourrir des apports de l'autre autorise bien des fantaisies…

Les Arrivées :
1 / Telecom Italia - Giovanni Soldini arrivé le 12/07/2009 à 01:57:06 Temps de course : 6j 11h 55min 06s
2 / Zed 4 - Gérald Bibot arrivé le 12/07/2009 à 06:30:20 Temps de course : 6j 16h 28min 20s

Source : PFB / Les Sables - Horta - Les Sables