jeudi 11 avril 2019

Top départ pour la 3e étape de la Sardinha Cup, les duos impatients d'en découdre

32 Figaro Bénéteau 3 ont pris, ce jeudi à 13h50, le départ de la Grande Course n°2, troisième étape de la Sardinha Cup, dans un vent léger de nord. Entre ceux encore placés pour la victoire au général, ceux qui visent une victoire d’étape et ceux qui sont avant tout là pour découvrir le bateau, tous attendaient beaucoup de cette ultime manche.



Crédit : B Blanchard


Des fourmis dans les jambes

Après une escale à terre plus longue que prévu, en raison du report du départ pour cause de changement de barreaux de barres de flèches sur tous les bateaux, les 32 tandems qui se sont élancés jeudi à 13h50 pour la Grande Course n°2 (Hive Energy et Tremplin Sud sont non-partants) avaient visiblement des fourmis dans les jambes : comme lors de la première étape, le comité de course a ordonné un rappel général au moment du coup de canon à 13h38, trop de bateaux étant alors déjà au-dessus de la ligne.

Dans un vent de 7-8 nœuds de nord, la flotte s’est en effet complètement éparpillée sur le plan d’eau, entre un petit paquet parti au bateau comité, une majorité ayant choisi l’autre extrémité de la ligne et les « modérés » qui ont joué le louvoyage au centre.


Groupe Royer le plus prompt

A l’arrivée, si Région Normandie a été le plus radical en faisant un long bord de 20 minutes vers Brétignolles-sur-Mer, tous se sont retrouvés quasiment en même temps à la bouée de dégagement, avec dans l’ordre Groupe Royer (Anthony Marchand-Paul Meilhat), NF Habitat (Corentin Horeau-Corentin Douguet), Leyton (Arthur Le Vaillant-Pascal Bidégorry), Charal (Jérémie Beyou-Alan Roberts) et Groupe SNEF (Xavier Macaire-Achille Nebout).

Il était alors temps de déployer le grand spi, cap vers l’entrée du Bassin d’Arcachon, à 130 milles de là, pour une descente au portant s’annonçant tactique et rapide, le vent devant peu à peu basculer au nord-est.

Etape coefficient 2

« Sportivement, on va essayer de naviguer aussi bien que sur la dernière étape mais de rester cette fois sur le podium jusqu’au bout », commentait Charles Caudrelier (Le Hub by OC Sport), 8e au général et l’un des animateurs de la deuxième étape, finalement terminée à la 7e place, tandis que Ronan Treussart, co-skipper de Tom Laperche, ajoutait : « Comme c’est une étape coefficient 2, tout est encore jouable : les bateaux devant nous au classement général n’ont pas beaucoup de points d’avance. On a souvent navigué aux avant-postes depuis le début de la Sardinha Cup, on aimerait bien concrétiser au classement général, on va tout donner pour gagner des places. » 


Du côté du trio de tête, composé de Guyot Environnement (Pierre Leboucher-Erwan Tabarly), StMichel (Yann Eliès-Samantha Davies) et Breizh Cola Equi’Thé (Gildas Mahé-Morgan Lagravière), si Pierre Leboucher confiait « ne pas vouloir se mettre de pression », Gildas Mahé ne cachait pas son ambition : « L’objectif est de finir sur le podium, mais le nôtre est surtout de faire une belle étape. C’est un coefficient 2, ça peut vite distribuer des points dans un sens ou dans l’autre, on fera les comptes à l’arrivée. »

Pierre Quiroga (skipper de Skipper Macif 2019) : « On s’attend à une étape méditerranéenne, puisqu’on va tomber rapidement dans du petit temps en descendant vers Arcachon. Il va y avoir des coups à jouer, je pense qu’une grosse partie de la régate se jouera là. Après, le vent remontera petit à petit en revenant sur Yeu.  »



Erwan Le Draoulec blessé

Les comptes, certains ne les faisaient déjà plus, trop loin au classement général pour viser le Top 10, mais cela ne les empêchait pas d’avoir les dents bien aiguisées au moment d’attaquer cette ultime manche, décidés à finir sur une bonne note. « Avec Gaston, on a un peu de frustration de ne pas avoir fini la deuxième étape (problèmes de barres de flèches), on va essayer de se venger et, pourquoi pas, d’attaquer un peu plus, parce que nous ne jouons pas le général », glissait ainsi Gildas Morvan (Niji).

Sur le même registre de la prise de risques, Corentin Horeau, co-skipper de NF Habitat, ajoutait : « Corentin (Douguet) aime bien tenter des coups. Donc s’il y a la possibilité, on va partir à l’attaque et tenter notre chance sans trop regarder les autres. »

A noter la blessure à l'épaule d'Erwan Le Draoulec. Rien de grave mais il est contraint d'abandonner. Le Figaro Beneteau 3 Emile Henry fait route vers Les Sables d'Olonne où une équipe l'attend.

Source : A.Bourgeois