Demain, dimanche 31 mai à 19h00, 36 skippers prendront le départ de l’ultime étape de La Solitaire du Figaro Paprec 2026. Cette course entre Pornichet et Le Havre s’annonce d’ores et déjà tonique et engagée avec des enjeux capitaux pour les marins du Top 3 mais également pour le reste de la flotte. Avec peu d’écarts en tête, il est fort à parier que tous vont donner le maximum pour grappiller les quelques minutes nécessaires pour se garantir une victoire ou atteindre leurs objectifs.
Les premiers milles le long des côtes de l’Atlantique devraient se dérouler dans des conditions relativement maniables, avec une mer encore ordonnée et des vents modérés en descendant vers l’estuaire de la Gironde. La flotte pourrait alors rester particulièrement compacte, chaque option tactique étant observée de près dans une course au classement général encore très ouverte.
Mais au fil des heures et des jours, la physionomie de l’étape devrait radicalement évoluer. En remontant vers la Manche et à l’approche des côtes anglaises, les marins vont retrouver un flux de sud-ouest nettement plus soutenu associé à une mer formée. Les Figaro Beneteau 3 entreront alors dans leur registre favori : des allures rapides où les vitesses augmentent fortement et où les écarts peuvent se creuser en quelques heures seulement. Après avoir contourné le phare d’Eddystone, les figaristes s’engageront une dernière fois à travers la Manche pour piquer vers Le Havre, terme de cette dernière étape.
Alors qui de Tom Dolan (Kingspan), Nicolas Lunven (PRB) ou Alexis Thomas (Wings Of The Ocean) réussira à s’emparer de la plus haute marche du podium et inscrire son nom sur ce Trophée que tous convoitent avec grand intérêt. À moins que certains outsiders comme Paul Loiseau (Région Bretagne – CMB Espoir), dont le retard se porte à 33 minutes et 11 secondes ou encore Paul Morvan (Foricher - French Touch) à 1 heure 5 minutes et 37 secondes, Martin Le Pape (Paprec) à 1 heures 33 minutes et 17 secondes et Loïs Berrehar qui espère bien réduire son écart et viser plus haut. Le skipper de Banque Populaire est actuellement septième au classement à 1 heures 50 minutes et 7 secondes. Tout est possible sur ce dernier parcours.
Une dernière étape sous haute tension : gérer le chrono autant que les émotions
Il faut parvenir à rester focalisé sur sa navigation sans se laisser envahir par la pression du résultat. Trouver le juste équilibre entre attaque et prudence, gérer la fatigue accumulée depuis le départ, conserver sa lucidité dans les moments clés : voilà ce qui fait souvent la différence. Plus que jamais, la dernière étape s’annonce comme un défi de maîtrise de soi, où les meilleurs sauront transformer la tension en énergie positive pour aller chercher le meilleur résultat possible.Source : Rivacom
