Synergie
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Solo Figaro Massif Marine / Un plateau qui s’annonce plus que prometteur…

C'est officiel et pour 3 ans ! Le GROUPE MASSIF MARINE, partenaire fidèle depuis la renaissance de la Sélective Figaro aux Sables d'Olonne en 2006, a décidé d'augmenter son soutien aux Sports Nautiques Sablais. L'évènement reprend son nom de 2009 : SOLO FIGARO MASSIF MARINE.

Crédit : G Grange

WOW Cap Istanbul / Isabelle Joschke : " La Méditerranée me porte bonheur " (ITW)

Isabelle est heureuse et elle peut l’être ! La navigatrice termine en beauté sa saison Figaro 2010 avec une deuxième place sur la dernière étape de la WOW Cap Istanbul 2010 brillamment gagnée cet après-midi dans le Bosphore.

Crédit : J Vapillon / WOW Cap Istanbul

WOW Cap Istanbul / François Gabart prend le pouvoir

Jusque là, les concurrents de la WOW Cap Istanbul avaient été plutôt épargnés par cette spécialité méditerranéenne, la pétole. Pour cette dernière étape, la mer de Marmara a concocté un condensé de tout ce que les navigateurs solitaires détestent : du tout petit temps, une instabilité de l'air qui redistribue les cartes en permanence et une invitée envahissante, la pluie…

Crédit : J Vapillon / WOW Cap Istanbul

WOW Cap Istanbul / Jeanne Grégoire et Isabelle Joschke, les deux femmes à suivre

Dernière ligne droite pour les concurrents de la WOW Cap Istanbul avant le coup d'envoi de l'édition 2010. A Hyères - Toulon Provence Méditerranée, les 27 Figaro Bénéteau 2 en lice animent peu à peu les pontons alors que les inscriptions et contrôles d'usage sont sur le point de débuter. Parmi les acteurs ayant rallié le port du Var, deux sourires retiennent l'attention ; ceux des deux femmes de la course. Un talent qui ne cesse de se confirmer au fil des saisons chez l'une comme chez l'autre, Jeanne Grégoire et Isabelle Joschke ont de très nombreux points communs.

Crédit : Jacques Vapillon

La Solitaire du Figaro / Les mots des marins au départ des pontons (Images)

Les 45 solitaires, Laurent Gouezigoux en tête, ont quitté vers 10h30 les quais du bassin Paul Vatine qui les retenaient depuis presque 10 jours dans la cité du Havre. Derniers mots échangés au moment de larguer les amarres et de prendre le départ, tout à l’heure à 14 heures, de la première étape en direction de l’Espagne.

Crédit : Courcoux-Marmara/Le Figaro

La Solitaire du Figaro / Isabelle Joschke : "A force d'entraînements, je me sens plus à l'aise, plus confiante."

Seule et unique femme d'un plateau de légende, Isabelle Joschke s'apprête à prendre le départ de la 40e édition de la Solitaire du Figaro à bord de SYNERGIE. Une deuxième participation qu'elle a préparée avec toute la rigueur et l'envie qu'on lui connaît. Aujourd'hui, elle est prête, confiante et bien décidée à ne pas s'en laisser conter par ses adversaires.

Crédit : E Allaire / 2008

Isabelle, nous sommes à 5 jours du coup d'envoi du prologue de la 40e Solitaire du Figaro. Comment te sens-tu ?
« Je suis un peu moins stressée que l'année dernière parce que je sais à quoi m'attendre. Je sais qu'il peut arriver le pire comme le meilleur. Je l'ai déjà vécu. Et puis, ce n'est pas la première course de l'année. Il y a déjà eu deux grands événements : La Transat BPE et la Quiberon Solo. Physiquement, je me sens plus endurante et j'ai la sensation de m'être améliorée sur les manœuvres de base, comme hisser, affaler le spi, virer de bord dans du vent... A force d'entraînements, je me sens plus à l'aise, plus confiante. »

Quatre étapes entre la France, l'Espagne et l'Irlande au lieu de trois l'année dernière. Que penses-tu de ce parcours 2009 ?
« C'est un grand classique. Quatre étapes, cela veut dire quatre départs et quatre occasions de se « refaire ». Et puis chaque étape est un exercice très différent. Les plus compliquées seront, sans doute, celles entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Dingle (IRL) et entre Dingle et Dieppe, une zone où il y a toujours beaucoup de courants. J'aime bien ce qui est compliqué. Ce sont des étapes intéressantes et complètes où le jeu sera très ouvert. Au-delà de la vitesse du bateau et des manœuvres, la stratégie et la gestion du skipper comptent beaucoup. Il y aura des moments clefs dans ces étapes. »

52 partants dont 6 anciens vainqueurs, 5 « anciens » du Vendée Globe (Michel Desjoyeaux, Armel Le Cléac'h, Yann Eliès, Jérémie Beyou et Jonny Malbon) et les traditionnels ténors de la classe (Nicolas Troussel, Charles Caudrelier Bénac, Eric Drouglazet, Gildas Morvan...)...
Ne te sens-tu pas toute petite au milieu d'un plateau comme celui-ci ?
« Je me dis que l'on ne joue pas dans la même cour. Il y a tellement de skippers expérimentés que l'on se sent effectivement un peu seule. Surtout au début. L'année dernière, j'avais la même sensation avant le départ de la Solitaire mais à la fin de la saison, après avoir remporté une étape sur la Cap Istanbul, je voyais les choses différemment. En tout cas, finir dans les 15 cette année, serait un très bon résultat.»

Justement, quels sont tes objectifs ?
« Finir dans les 15 ! Je sais bien que cela est ambitieux et ce sera difficile mais sans ambition, on n'avance pas... »

Quatre femmes au départ l'année dernière. Aujourd'hui tu es seule. Que se passe-t-il ?

« C'est dommage mais c'est conjoncturel. Jeanne Grégoire attend un bébé et Liz Wardley cherche des financements pour un plus gros bateau. »

En 39 éditions, seulement 28 femmes ont pris le départ de la Solitaire. C'est peu non ?

« Je ne pense pas que le Figaro soit particulièrement plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Même si la différence se joue parfois sur le physique. C'est vrai que si l'on peut adapter les bateaux de classes dites « Open » comme les 60 pieds au gabarit du marin, cela n'est pas possible en Figaro qui est de la monotypie. Mais je pense aussi que l'explication vient du fait que les femmes font des carrières différentes dans la course au large. Quand elles marchent bien, elles passent plus vite à autre chose, aux 60 pieds par exemple. Les carrières sont ainsi plus courtes et plus rapides que celles des hommes. Les cadors de la classe ont, en moyenne, entre 7 et 13 saisons en Figaro à leur actif. La longévité sur le circuit est aussi l'une des clefs de la réussite sur ce support. »

Quel est ton programme jusqu'au départ ?
« Travailler encore la météo et me reposer chez moi. C'est maintenant qu'il faut faire le plein d'énergie ! »

La Solitaire et les femmes
Vingt-huit femmes dont sept concurrentes étrangères ont pris le départ de la Solitaire du Figaro depuis la première édition en 1970. Clare Francis, aujourd'hui romancière britannique reconnue, est la seule d'entre-elles à avoir remporté une étape en 1975. Avec Jeanne Grégoire, elles signent le meilleur résultat au classement général obtenu par une femme, avec une 5e place en 1975 pour Clare Francis et en 2008 pour la seconde. Jeanne Grégoire est aussi la seule à totaliser le plus d'éditions avec 7 participations consécutives entre 2002 et 2008.

Source : Isabelle Joschke

Transat BPE / L'épreuve de force d'Isabelle Joschke

Si Marie-Galante ne se trouve plus qu'à moins de 1000 milles de la flotte de la Transat BPE, les jours à venir s'annoncent éprouvants pour Isabelle Joschke (Synergie) qui doit composer depuis la semaine dernière avec des problèmes d'énergie. La navigatrice, fidèle à elle-même, n'a pas abdiqué pour autant et continue de se battre bec et ongle.

19 h sur 24 à la barre
La course au large est un sport mécanique, avec sa part de chance et de malchance. Isabelle Joschke le constate à ses dépens. Depuis la semaine dernière, elle se bat avec le régulateur défectueux de son alternateur qui l'empêche de charger correctement ses batteries. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir effectué les vérifications et révisions d'usage avant le départ.

En attendant, le résultat est là : quasiment privée d'énergie, elle est contrainte de rester rivée à la barre de longues heures, pour ne pas perdre de terrain. « Dans la journée, ça va, mais la nuit c'est très difficile de barrer. Il fait nuit noire, il y a des nuages. Je ne vois ni l'horizon, ni les voiles et je suis obligée de naviguer uniquement avec les instruments. Le vent forcit souvent à la tombée de la nuit, au moment où le premier coup de fatigue arrive. Du coup, la nuit, je ne dors que 2 heures et demi. Et dans la journée, grâce aux panneaux solaires, j'arrive à faire des petites siestes. Mais ce n'est pas suffisant. Je barre environ 19 heures sur 24 ! Le manque de sommeil commence à se faire cruellement sentir ! De toutes façons, je n'ai pas le choix », racontait hier soir Isabelle Joschke alors qu'elle venait d'effectuer trois allers et retours dans le mât pour démêler le spi qui s'était entouré autour de l'étai. « Cela a été une vraie galère mais tout est rentré dans l'ordre. J'ai réparé mon spi qui s'était déchiré et c'est reparti ! Mais quelle énergie dépensée ! La course vire à l'épreuve de force ».

« Je m'accroche »
Une épreuve de force qu'Isabelle relève avec une opiniâtreté et un courage qui forcent l'admiration. Car la navigatrice reste résolument dans la course. Lancée dans une régate haletante aux côtés de Franck Le Gal (Lenze) et Armel Tripon (Gédimat), Isabelle pointe désormais à la 9e place avec, ce matin, l'avantage aux messieurs mais il reste un peu moins de 1000 milles à courir et la messe n'est bien évidemment pas encore dite.

A 155 milles devant les étraves de Synergie, Gildas Morvan (Cercle Vert) mène toujours la course en beauté, suivi de Nicolas Troussel (Financo) et Gérald Véniard (Macif). « Pour le moment, j'ai une vingtaine de nœuds de vent. Mais cela forcit et mollit sans arrêt avec des bascules de 20 degrés. J'essaie de suivre au mieux ces oscillations. Je me bats contre Franck et Armel et je m'accroche.»

Car non seulement privée d'énergie pour son pilote automatique, elle l'est aussi pour allumer son ordinateur de bord et consulter les fichiers météo. « Je ne regarde la météo plus qu'un jour sur deux. Cela devient de plus en plus chaud... ». Autant dire, qu'Isabelle est impatiente de franchir la ligne d'arrivée devant Marie-Galante. A raison de 200 milles de moyenne parcourus par jour, l'arrivée est estimée à vendredi pour les premiers. D'ici là, Isabelle va devoir puiser encore profondément dans ses réserves pour atteindre son but.

Classement du 21 avril à 07h30 :
1 - CERCLE VERT- Gildas Morvan (818 milles du but)
2 - FINANCO - Nicolas Troussel à 24 milles
3 - MACIF - Gérald Véniard à 41,9 milles
4 - ATHEMA - Erwan Tabarly à 42,1 milles
5 - SUZUKI Automobiles - Thierry Chabagny à 46,3 milles
6 - ESPOIR REGION BRETAGNE - François Gabart à 70,1 milles
7 - GEDIMAT - Armel Tripon à 144,2 milles
8 - LENZE - Franck Le Gal à 146,5 milles
9 - SYNERGIE - Isabelle Joschke à 155,8 milles
10 - AGIR Recouvrement - Adrien HARDY à 215 milles
11 - PAYS MARIE-GALANTE - Victor Jean-Noël à 282,5 milles
12 - CINT 56 - Yannig Livory à 322,2 milles
13 - NANNI DIESEL - Louis-Maurice Tannyères à 367,1 milles
ABD - LUISINA - Eric Drouglazet

Crédit Photo : M.Mochet/AFP
Source : Synergie

Figaro / Isabelle Joschke,"J'ai très envie de partir"

Les quatorze concurrents de la Transat BPE sont déjà dans les starting-blocks. Isabelle Joschke, à bord de Synergie, est prête et impatiente de prendre le large à l’assaut de l’Atlantique. En attendant, elle enchaîne réunions et interviews, tout en essayant de se ménager quelques moments de tranquillité pour plancher la météo. La course a déjà commencé. Ses impressions à quelques heures du coup d’envoi, dimanche 5 avril à 15 h au large de Belle-Île, cap sur Marie-Galante.


J - 1 avant le départ. Tu attends ce moment depuis longtemps. Comment te sens-tu ?
« J’ai très envie de partir ! Le bateau et moi, nous sommes prêts. Tout le matériel est à bord. Il ne reste plus qu’à embarquer les produits frais. Je consulte les fichiers météo qui se précisent de jour en jour. Je me sens déjà un peu dans la course. »

Comment s’annonce la première partie de la course, la sortie du Golfe de Gascogne, sur le plan météorologique et stratégique ?
« Pour l’instant, les prévisions météo ne sont pas très claires. Nous partirons dans du petit temps et nous croiserons rapidement une dépression. Cela ne va donc pas être de tout confort puisque nous naviguerons probablement au près pendant quelques jours. Il va y avoir des choix stratégiques importants à faire. En tout cas, ce ne sera pas l’autoroute des alizés. Sur le plan stratégique, je compte prendre le moins de risques possibles et rester très réactive, parce que les fichiers évoluent beaucoup. Il ne faut pas s’enfermer dans un schéma, mais au contraire être capable d’analyser et de s’adapter si la situation n’est pas celle que l’on attendait. Il va donc falloir gérer la fatigue pour être capable de prendre les bonnes décisions ».

Le prologue de samedi dernier, entre Concarneau et Belle-Île a-t-il donné le ton de la transat ?
« Oui, le prologue a vraiment montré qu’il y a des coureurs très expérimentés sur le support et sur ces petits parcours. Ils ont prouvé qu’ils avaient vraiment le dessus et font peu d’erreurs. Ils gèrent bien les manœuvres, l’observation du plan d’eau, l’anticipation… C’est sûr que ceux qui ont une longue d’expérience partent avec moins d’appréhension. Mais, je pense aussi que sur une transat, la stratégie joue beaucoup. De même que la gestion du marin. Et là-dessus, je pense que j’ai une carte à jouer. Même si, vu le niveau sportif, je sais que cela va être difficile. Il y a forcément un peu d’inquiétude. »

Tes objectifs ?« Finir dans la première moitié de la flotte, et si c’est dans les cinq premiers, je serai très heureuse ! »





Source : Isabelle Joschke