Benjamin Dutreux reprend la compétition avec la New York Vendée, "Je suis impatient de voir si tout fonctionne"

Arrivé en début de semaine à Newport (Rhode Island), le 60 pieds IMOCA aux couleurs de GUYOT environnement et de la Water Family est d’ores et déjà prêt à repartir en sens inverse. Le 29 mai prochain, à 20 heures (heure de Paris), il s’alignera en effet au départ de la deuxième édition de la New-York Vendée – Les Sables d’Olonne, la dernière course qualificative pour le fameux Vendée Globe. L’enjeu est donc de taille pour son skipper, Benjamin Dutreux mais pour ce dernier, au-delà d’entériner sa participation au tour du monde, l’objectif est aussi de valider les évolutions portées sur sa machine ces derniers mois et d’être en mesure, à l’arrivée, de définir précisément les ultimes détails techniques à peaufiner afin d’être le plus performant possible le 10 novembre prochain au départ du tour du monde !

Crédit : V Curutchet


Benjamin Dutreux a des fourmis plein les jambes. Il ne cache pas son impatience d’entrer dans le vif du sujet cette saison et de renouer avec le mode « solitaire » pour la première fois depuis la Route du Rhum – Destination Guadeloupe qu’il avait bouclée en 8e position à l’automne 2022. « Je suis hyper content. Ça va être chouette. L’épreuve s’annonce sympathique car on a un joli plateau avec 29 concurrents, et un joli parcours », se réjouit le skipper de GUYOT environnement – Water Family qui décompte d’ores et déjà les jours avant le grand départ prévu mercredi prochain, au large de New-York. « C’est une épreuve un peu spéciale car on est tous dans des ports différents et assez éloignés les uns des autres. On ne se voit pas et ça donne une ambiance particulière. On va notamment rester presque 24 heures seul en mer avant de véritablement prendre le départ de la course », détaille le Vendéen qui patiente actuellement dans la marina de Newport comme six de ses adversaires quand les autres sont en stand-by dans les marinas et Brooklyn et de Moonbeam. « C’est assez incroyable d’être dans un lieu aussi emblématique que celui-ci. C’est d’autant plus génial de découvrir ce haut-lieu de l’America’s Cup après en avoir été privé lors de The Ocean Race, en raison de notre démâtage dans l’étape 4 », a rappelé le navigateur qui ne boude pas un autre plaisir : celui de rallier Les Sables d’Olonne. « C’est toujours assez magique d’arriver à la maison ! », assure le marin dont le premier objectif est de prendre le départ de l’épreuve et ainsi ratifier sa qualification au Vendée Globe.

Un bateau nouvelle version à prendre en main

« Valider notre place sera déjà une belle étape de franchie dans notre parcours. Terminer en sera une autre, de même que de voir où on se situe, à date, en termes de performance. Les bords qui nous attendent promettent d’être assez intéressants pour faire du calibrage et se jauger », indique Benjamin. Cette New-York Vendée – Les Sables d’Olonne sera, de fait, sa toute première confrontation à bord de son IMOCA dans sa nouvelle version. Une version que lui et son équipe ont continué de faire évoluer ces derniers mois sur le plan de la performance mais aussi celui de l’ergonomie avec notamment l’installation d’un nouveau roof entièrement fermé et le retrait de quelques kilos superflus. « J’ai hâte de tester le bateau tel qu’il est aujourd’hui, de pouvoir le prendre en main en solo. La partie du team qui a effectué le convoyage aller, a fait de premiers retours positifs. Je suis impatient, à mon tour, de voir si tout fonctionne comme on l’avait prévu et surtout de voir si tout me convient ou s’il reste de petites choses à améliorer d’ici au Vendée Globe », poursuit le Sablais qui commence doucement mais sûrement à se pencher sur la météo du parcours. Dans les grandes lignes, ce qui l'attend lui et ses concurrents ? « Une première option risque de se dessiner assez vite entre le nord et le sud. La première difficulté sera de traverser une dorsale, autrement dit une excroissance de l’anticyclone. Pour cela, on devrait normalement être aidés par une petite dépression créée ici, au large de la côte Est des Etats-Unis. Il faudra trouver la bonne ouverture mais, à mon sens, la clé sur cette course sera très certainement la vitesse », termine Benjamin Dutreux.

Source : F Quiviger