Avarie sur MACSF, Corentin Horeau abandonne la Vendée Arctique, "C’était plus prudent de rentrer à Lorient"

 

Hier soir, aux alentours de 21 heures, alors qu'il évoluait en deuxième position, Corentin Horeau a été victime d'une avarie sur son IMOCA MACSF. La cadène de J3, point d'ancrage de la voile d'avant sur la coque, s'est arrachée du pont. Pendant près de deux heures, le skipper et son équipe technique ont étudié toutes les solutions envisageables pour réparer et poursuivre la course. Face aux conditions attendues dans les prochains jours et au risque d'aggraver les dommages, la décision a finalement été prise de renoncer à la Vendée Arctique - Les Sables d'Olonne. Le marin fait actuellement route vers Lorient, son port d’attache. Joint par l'organisation ce matin, il revient sur les circonstances de cet abandon.

Crédit : JL carli


Les circonstances de l’avarie

« J’étais à une centaine de milles du Fastnet, j’étais bien positionné, légèrement distancé par Sam Goodchild mais à la bataille avec Violette Dorange et Élodie Bonafous. Le vent commençait à bien rentrer (22 à 24 nœuds), ça tapait pas mal. En prenant une vague justement, j’ai vu que le J3 était monté à l’air. En regardant de plus près, j’ai vu que la cadène, la partie basse du J3 (voile d'avant), s’était arrachée, désolidarisée du pont qui a été légèrement découpé. C’est une partie maîtresse sans laquelle le mât est plus fragile et peut casser ».

La décision d’abandonner

« On a essayé de trouver une solution et peut-être que si j’avais été plus loin dans la course, j’aurais essayé de finir en mode très dégradé. Mais là, c’était compliqué, d’autant qu’il faut conserver le reste du bateau. C’était plus prudent de rentrer à Lorient pour prendre le temps de comprendre ce qui s’est passé et réparer le bateau. Je pense que je vais arriver demain matin. On avait prévu de toute façon un chantier à terre, on va donc pouvoir commencer les réparations rapidement ».

L’état d’esprit

« Je sais que ça fait partie du jeu, qu’on navigue à bord de bateaux où il peut y avoir de la casse et des abandons. Ce sont des machines extrêmes que l’on pousse très fort, ça peut arriver. C’est un aspect que j’ai bien intégré donc mon moral n’est pas trop touché. Je préfère que ça arrive maintenant plutôt qu’en fin d’année ou au Vendée Globe ! Les plus grandes réussites et les victoires se construisent sur le long terme et passent par des échecs. On va se remettre au boulot et revenir plus fort ! »

Source : Ch Hamonic