Première Route du Rhum pour Corentin Horeau, skipper de l'IMOCA MACSF, "Le bateau est prêt avec une configuration optimale"

 

À trois jours du départ de sa première Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Corentin Horeau achève ses derniers préparatifs à Saint-Malo. Le skipper de l’IMOCA MACSF s’élancera dimanche 1er novembre à 13h02, direction Pointe-à-Pitre.

Crédit : R Gladu



Corentin Horeau va s’élancer ce dimanche 1er novembre à l’assaut de l’Atlantique. Direction Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Une participation qui mérite l’attention à plus d’un titre. Première transatlantique en solitaire en IMOCA. Premier gros projet de la carrière de Corentin Horeau en IMOCA.

La 13e édition de la Route du Rhum va servir de mise en situation parfaite pour Corentin, avec des conditions qu’on peut qualifier d’optimales. L’IMOCA de la MACSF, bateau d’avant-dernière génération, a été mis à l’eau en avril dernier après une phase de chantier de 3 mois. Objectif ? Optimiser le bateau pour un programme intégralement disputé en solitaire.

« Le bateau est prêt avec une configuration optimale dans nos délais. Les trois mois de chantier ont permis de l’optimiser pour la course en solitaire, avec un gros travail sur la consolidation, et l’allègement du bateau, pour que Corentin puisse se concentrer sur la performance. Pour le début de course, l’enjeu sera de sortir de la Manche bien placé face à ses concurrents, en restant dans le bon tempo dès les premières heures. Corentin a bien préparé son départ et il est prêt. » indique Alain Gautier, team manager du projet voile MACSF depuis 2019.

J-3 avant le départ

A quelques jours du départ, la pression monte. L’heure est aux derniers réglages, mais Corentin Horeau est un compétiteur qui reste concentré vers son objectif.

« Il ne me reste plus grand-chose à faire, finalement. Il faut profiter des derniers moments à terre avec mes proches, préparer mes affaires, me reposer et prendre soin de moi pour éviter de tomber malade. Avec tout le monde qui passe sur le village, il faut être vigilant. Il faut aussi se garder du temps pour travailler la météo, qui va prendre une place de plus en plus importante à l’approche du départ. Je dois également me préserver mentalement et progressivement me mettre dans ma bulle de concentration ! » précise Corentin Horeau, skipper de l’IMOCA MACSF.

Stratégie et conditions météorologiques

Pour l’heure, les prévisions météorologiques en sortie de Manche s’annoncent très bonnes avec un flux de nord-est portant. Le choix de la route nord ou sud devrait être tranché par Corentin lundi 2 novembre dans la journée au vu des conditions météos.

« Pendant les premières 24 heures, ma priorité sera de bien me sentir en mer et de mettre en place ma stratégie. Je veux rapidement entrer dans ma course, trouver le bon rythme et faire avancer le bateau au maximum de son potentiel. J’ai envie de me mettre dans un état d’esprit de course, comme en Figaro. L’enjeu sera de sortir de la Manche, au bout de 24 à 48 heures, dans une bonne position, aussi bien au classement que sur le plan stratégique. », confie Corentin Horeau, skipper de l’IMOCA MACSF avant de quitter la terre ferme.

Source : M Lathuillière