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Vendée Globe / Tout est bien...

Qui finit au mieux ; au terme d'une journée forte en émotions qui aurait pu tourner au cauchemar, Jean Le Cam, victime d'un chavirage en milieu de nuit hier mardi à 1 heure 26 (heure française), a pu quitter son VM Matériaux retourné et à demi immergé, et rejoindre à 19 heures 10 (heure française) le bord du PRB de Vincent Riou accouru en compagnie d'Armel Le Cléac'h (Brit Air) à son secours. Marqué par la fatigue et par l'épreuve de ces 18 heures passées dans l'obscurité et le froid de son bateau retourné, Jean Le Cam, toujours aussi badin et prompt à l'humour, est revenu ce matin sur les détails de son chavirage et de son sauvetage.


Un chavirage en direct :
L'histoire est décidément faite d'improbables coïncidences ; les deux rivaux acharnés de l'édition 2004-2005 du Vendée Globe conversaient par téléphone la nuit dernière quand est survenu l'incident qui allait précipiter le chavirage de VM Matériaux : "C'est incroyable mais j'étais au téléphone avec Vincent quand j'ai senti un choc sous le bateau! j'ai immédiatement pressenti un problème grave. Le bateau s'est tout de suite couché, puis a chaviré. J'ai eu le temps de regarder sur l'arrière du bateau et je n'ai rien vu. C'est pourquoi je pense avoir peut-être touché un conteneur qui flotte entre deux eaux. Nous étions sur une route maritime et ici comme chez nous, il y a des objets qui flottent sur l'eau. Mon premier geste a été d'attraper ma combinaison de survie. J'ai tout de suite pensé au froid. Il fallait m'organiser en conséquence. L'eau entrait dans le bateau! J'ai attrapé ma couverture mouillée et mon "pouf" (le matelas rembourré qui lui servait de lit ndlr) et je me suis confectionné un petit "nid" à l'étrave, seule partie du bateau qui n'était pas dans l'eau...."

en direct de PRB avec Le Cam et Riou



La décision de sortir du bateau...
Enfermé dans son bateau avec la trappe se secours immergée, Jean n'a d'autre choix que d'attendre l'arrivée des secours. Les balises de détresse ont été déclenchées. Il sait que les secours doivent s'organiser. Il sait aussi qu'au moment de son chavirage, au moins deux concurrents, Armel Le Cléach sur Brit Air et Vincent Riou et son PRB étaient derrière lui à environ 200 milles. S'armant de patience, Jean lutte contre le froid et espère que son bateau ne va pas s'enfoncer davantage."Dans ces moments-là, on ne sait pas de quoi la résistance humaine est faite. Combien de temps un homme peut-il tenir dans un espace de quelques mètres cubes? On perd la notion du temps. J'ai cru entendre quelqu'un crier. Là encore, on se demande si c'est son imagination... puis j'ai entendu un nouveau cri. J'ai compris que Vincent était là... je suis allé vers l'arrière du bateau qui était dans l'eau, avec le gennaker en travers. J'ai compris que je n'avais qu'une balle dans le barillet, un seul coup à tirer. Si je sortais, il fallait que Vincent soit là tout de suite. Je suis revenu un moment au sec, puis je me suis décidé. J'ai foncé vers la trappe de survie, j'ai viré tout ce qui était en travers de ma route. La trappe a cédé et je savais qu'il me fallait prendre appui sur le matrot de l'éolienne. Je m'étais rappelé de mon chavirage avec Eric Tabarly et j'ai pensé à prendre un bout pour m'arrimer au safran une fois dehors. J'ai poussé avec les pieds en avant... puis ce fut l'accouchement! Aidé par une vague, je suis sorti en m'accrochant à l'éolienne. Une fois la tête hors de l'eau, j'ai regardé tout autour et j'ai vu Vincent... et alors là... là...."

Riou décisif!
Vincent Riou a cravaché comme un fou pour rejoindre au plus vite la zone de chavirage de VM Matériaux. Sa conversation interrompue avec Jean l'a convaincu qu'il se passe quelque chose de grave. L'alerte donnée par la direction de course ne fait que confirmer ses craintes. Il se coordonne avec Armel Le Cléac'h une vingtaine de milles derrière lui.
Lorsqu'il arrive sur zone, la mer est grosse et il ne peut localiser le bateau fuschia retourné. C'est l'énorme tanker Bahaméen qui lui permet de localiser la coque retournée. Vincent s'approche et hurle en jetant des objets sur la coque. Jean lui répond, en criant, en agitant un petit fanion par le "passe coque", puis en lançant via ce même "passe coque" une fusée parachute. Jean est vivant ! enfermé dans une coque dont l'arrière enfoncée sous l'eau inquiète vivement Vincent Riou. Le skipper de PRB sait grâce à la direction de course que la Marine Chilienne mobilise des moyens importants pour accourir au secours de Jean. Mais Riou perçoit l'urgence ; "J'ai senti dans les cris de Jean une détresse. Le froid, la précarité du bateau... tout cela incitait à agir vite. Armel est alors arrivé et nous n'avions qu'une crainte, que Jean s'extraie du bateau sans que l'un ou l'autre de PRB ou Brit Air ne soit à portée pour le récupérer. On a décidé de tourner autour de VM Matériaux à tour de rôle. Quand mon tour est arrivé, j'ai tout de suite discerné une drôle d'activité à l'arrière de VM Matériaux. J'ai vu des caisses sortir du bateau, et j'ai compris que c'était maintenant ou jamais. Je me suis approché et j'ai vu Jean sortir en combinaison. Il m'a fait signe et a pu monter et s'accrocher au safran de son bateau... J'ai tenté à 4 reprises de lui lancer un bout... la quatrième tentative a été la bonne et à l'aide d'un winch, j'ai pu hisser Jean à Bord de PRB.

"Un sauvetage périlleux.
Au mépris de la sécurité de son propre voilier, Vincent Riou a tenté le tout pour le tout pour sauver Jean. Au moment où Jean agrippe son bout, Vincent entend un craquement..."Il me fallait m'approcher au maximum pour avoir une chance d'attraper Jean. J'ai tenté le tout pour le tout et me suis approché au maximum. Les coques ne se sont pas touchées mais au moment où je hissais Jean, une vague a poussé PRB vers VM Matériaux et mon "outrigger" bâbord (tangon qui aide à soutenir le mât aile de PRB) a heurté le voile de quille de VM Matériaux et s'est cassé. Jean est monté à bord et tout de suite a vu que le mât penchait de 30 degrés. Nous nous sommes mis au travail pour tenter de sécuriser le mât...."

Jean et Vincent ont ainsi passé la nuit en faux solitaires et en vrais frères de fortune. La question du débarquement de Jean devrait se régler rapidement avec une prise en charge du skipper de VM Matériaux à Ushuaïa par la navigatrice Isabelle Autissier présente dans ces parages. Demeure la problématique du retour en course de PRB ; Vincent doit intervenir sérieusement sur son outrigger et mettre en place une réparation solide lui permettant d'envisager un retour en course. C'est le jury du Vendée Globe qui examine en ce moment son cas, afin de déterminer quel niveau d'assistance Vincent "le terrible" peut obtenir pour poursuivre dans les règles son Vendée Globe...


Source :VM Matériaux
Crédit photo : Riou/PRB/Vendée Globe

Vendée Globe / ITW de Riou et Le Cléac'h après le sauvetage de Le Cam


Vincent Riou (PRB)

Le moral de Jean
« Jean va bien, il est content d’être là. Il vient de passer les 24 heures peut-être pas les pires de sa vie de marin, mais en tout cas pas les plus agréables. Lui et moi sommes heureux d’être là, parce qu’il y a quelques heures, ça n’était pas gagné.
Le constat en arrivant sur place, le rôle de Vincent et d’Armel, la récupération de Jean
« VM Matériaux était partiellement rempli d’eau, tout l’arrière était immergé. Il a dont vécu caché dans l’étrave du bateau, avec sa petite réserve d’air. Et puis, il a pris son courage à deux mains et il est sorti ! »
« Je n’avais qu’une peur, c’est qu’il sorte et qu’on ne soit pas là. Alors toute la journée, on s’est relayé avec Armel. Et puis cet après-midi, j’ai vu des choses sortir par l’arrière, des caisses et puis la trappe cassée. Puis Jean est sorti, il a réussi à monter sur la coque du bateau et à s’accrocher au safran sous le vent. Mais à chaque vague, il passait sous l’eau, la situation était très précaire, très stressante pour lui et pour moi aussi. Ça a été un moment très intense, plein de stress. Ça a dû durer un quart d’heure. Ça a été le moment le plus difficile pour moi, je savais que c’était maintenant ou jamais. J’ai joué le tout pour le tout. »
Outrigger cassé, opération en double, in extremis
« Je suis passé une première fois et je lui ai lancé un cordage qu’il n’a pas réussi à attraper. Je ne voulais pas qu’il lâche son bateau sans avoir attrapé le bout. J’ai fait trois passages sans succès. Au quatrième, j’y suis allé plus près, un peu trop près d’ailleurs car j’ai endommagé le bateau. J’ai entendu un crac devant, mais j’ai vu que Jean avait réussi à attraper le cordage. Il l’a passé autour de lui et je l’ai ramené au winch. Puis j’ai constaté que l’outrigger (bâbord) était cassé, je pensais que le mât était tombé, en fait, il était gîté de 30 degrés sous le vent.
Avec Jean, on a réfléchi et on a fait la manip’. On a empanné, c’est le plus bel empannage de notre vie comme a dit Jean. L’opération était scabreuse ! On a remis le mât droit, sécurisé l’outrigger.
L’avenir
« De toute façon, dès que j’ai réussi à l’embarquer à bord, plus rien n’était grave. On se dirige maintenant vers le Sud-est (sous grand voile avec trois ris et rien devant), vers les îles Diego Ramirez, vers le canal de Beagle ou vers Ushuaïa. Je n’ai pas envie d’arrêter là mon tour du monde. Je réfléchis à différentes solutions pour continuer. »
Un grand ouf
« Je ressens maintenant un énorme soulagement. Lorsque Jean a chaviré, j’étais au téléphone avec lui ! J’ai cravaché toute la nuit, je ne savais pas quel était le caractère d’urgence. Mais avec le froid, dans de l’eau à 5 degrés, j’ai passé ma journée à imaginer tous les scénarios. Finalement ça a été un beau travail d’équipe avec le MRCC, la direction de course, Armel et le pétrolier qui m’a guidé pour retrouver Jean plus facilement. »
Conclusion
« On a eu une bonne étoile et c’est tant mieux. Cette histoire fait partie de notre métier, de notre vie de marin et ce soir nous sommes deux marins heureux. »

Armel Le Cléac’h (Brit Air)
L’émotion
« C’était beaucoup d’émotion cet après-midi. Tout se termine bien et c’est le principal. Il y a une demi-heure, il y a eu un moment magique. Je suis passé juste à côté d’eux, c’était grand soleil. On s’est fait un signe de la main, on a parlé à la VHF. Jean était un peu groggy mais il y avait toujours cette pointe d’humour dans ce qu’il a dit ! »
« On se relayait toutes les heures »
« Je suis arrivé trois quarts d’heure après Vincent. Il m’a dit qu’il avait eu un contact oral avec Jean. On s’est dit qu’on allait rester près du bateau à tour de rôle et on s’est relayé toutes les heures. J’avais fini mon quart et je me suis éloigné pour bricoler mon moteur qui était le seul opérationnel. Quand je suis revenu, j’ai vu que le bateau de Vincent avait le mât sous le vent et que l’outrigger était cassé. Mais à côté de lui, il y avait un autre gars en combinaison TPS ! C’était incroyable, de l’émotion dans tous les sens.»
Armel reprend sa route
« Je les ai suivi pendant une heure. On a discuté, leur gréement est sécurisé, donc depuis 10 minutes, j’ai repris ma course vers le cap Horn, même s’il faut que j’évacue tout ça, je n’ai pas encore la tête à régater. Je vais faire marcher mon bateau tranquillement, le ranger, manger. Et puis je suis un peu triste de quitter mon super compagnon de route Vincent. Il mérite de finir aux Sables. D’ailleurs, on s’est donné rendez-vous là bas pour boire un verre tous les trois !

Les opérations de sauvetage de la marine chilienne ont donc été annulées. Le pétrolier sur zone depuis ce matin va pouvoir reprendre sa route. L’hélicoptère a rebroussé chemin, de même que le remorqueur de la marine chilienne qui devait arriver sur VM Matériaux mercredi matin.

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Le Cam récupéré est à bord de PRB

Le skipper du Vendée Globe Jean Le Cam a été récupéré par Vincent Riou, qui a réussi à le hisser à bord de son bateau PRB, a annoncé la direction de course.

Vendée Globe / Jean le Cam a donné signe de vie !

C’est un grand soulagement pour tous les acteurs et organisateurs du Vendée Globe ! Vincent Riou, arrivé sur VM Matériaux à 15h21 cet après midi a pu constater que Jean était sain et sauf, à l’intérieur de son bateau.


Le skipper de PRB s’est approché du monocoque retourné et a d’abord constaté qu’il y avait un petit pavillon qui sortait par un des passe-coques à l’avant du bateau. Vincent a alors crié pour s’enquérir de la présence de son ami et Jean lui a répondu par un cri !

L’arrière de VM Matériaux, là où se trouve le sas de sortie en cas de chavirage, est immergé dans l’eau et Vincent a signalé que le bateau n’avait plus de bulbe.

Par ailleurs, un remorqueur de la marine chilienne est parti à 13h30 heure française de Puerto Williams et sera sur zone à 7h30 mercredi matin. Ce remorqueur est équipé d’un semi-rigide et de plongeurs.

Source : Vendée Globe
Crédit Photo : François Van Malleghem / DPPI / Vendée Globe

Vendée Globe / Jean Le Cam en difficulté, les secours sont sur zone

À deux cents milles dans l’Ouest du cap Horn, Jean Le Cam a indiqué à son équipe technique à terre qu’il était en détresse à 1h 26’ (heure française).

Une deuxième balise de détresse a été activée sur VM Matériaux à 9h50 (heure française). Et l’avion de la Marine chilienne a survolé le monocoque de Jean Le Cam jusqu’à 10h45 ce mardi : le bateau est à l’envers. D’autre part un pétrolier, le Snalgol-Kassanje, est arrivé sur zone : il est en visuel avec le monocoque retourné.

Jean Le Cam (VM Matériaux) a pu téléphoner à son équipe technique en France pour signaler qu’il avait de gros problèmes à bord de son monocoque. Le voilier se situait alors par 56° 17’ Sud et 73° 46’ Ouest, soit à environ 200 milles dans l’Ouest du cap Horn. Les conditions météorologiques sur zone étaient alors du vent d’Ouest à Sud-Ouest vingt-cinq nœuds avec rafales.

Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air) ont été déroutés vers la position de Jean Le Cam : ils devraient être sur zone vers 14h (heure française). La balise de détresse Sarsat-Cospas du monocoque a été déclenchée à 2h40 (heure française).

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Les 50è haussent le son et le ton…

Le cap dur comme les Cinquantièmes portent bien leur nom ce matin. Peut-être parce qu'il a bientôt sonné l'heure de se quitter, le Pays de l'Ombre ne manque pas de donner une fois la mesure de son hostilité et son apprêté. La tempête australe à l'œuvre au large des côtes chiliennes dans les dernières longueurs du Pacifique Sud offre de nouveau des conditions qui imposent de lever le pied. Décidément, on ne badine pas avec ce grand méchant sud qui creuse de nouveau les écarts entre les cinq premiers solitaires…



On prend les mêmes et on recommence ! Allez va, voilà que c'est reparti pour un tour et de plus belle sur le registre de la « brafougne » ou de la « baston » comme disent les marins. Des vents violents, une mer qui forme des sommets liquides, des températures qui baissent en même temps que les latitudes, de toute évidence l'approche du cap Horn n'a rien d'une partie de plaisir, ni d'un long fleuve tranquille.

Toujours très à l'aise dans ces conditions difficiles, Michel Desjoyeaux n'a rien cédé de son avance. Mieux, il a - devant Roland Jourdain qui s'accroche toujours à 75 milles dans son sillage - creusé de nouveau les écarts dans la grande descente vers les 55 degrés sud... Ce matin, il affiche 400 milles de crédit sur Jean Le Cam et près 700 milles sur le duo d'inséparables Riou-Le Cléac'h. Le 3ème et dernier cap de la longue route, cette frontière aussi géographique que symbolique entre le Pacifique et l'Atlantique, ne s'en rapproche pas moins des étraves. Au regard des premières ETA, le skipper de VM Matériaux y est attendu mardi sur les coups de midi après un long week-end au cœur de ces 50èmes qui ne font certainement pas mentir leur réputation...

Source : VM Matériaux

Vidéo / Visite de VM Matériaux par Jean Le Cam

Jean vous invite à bord

Avant l'équateur, le 21 novembre après 12 jours de course

Vendée Globe / Aux portes du pot…

On prend les mêmes et on recommence ! A mesure qu'ils rapprochent les étraves du pot au noir, Jean Le Cam et Loïck Peyron se passent et repassent les commandes de la flotte. Lancés dans un duel au sommet en approche des eaux troubles qui précèdent le passage de l'équateur, les skippers de VM Matériaux et de Gitana Eighty impriment le rythme et n'ont pas fini de maintenir le suspense. Ce matin, le skipper du bateau bleu marine emmène la flotte avec 7 petits milles d'avance : une goutte d'eau à l'échelle des océans…

Le pot au noir n'est sans doute plus très loin et la flotte devrait en sentir les premiers effets en fin de journée. En tout cas, il menace d'ores et déjà d'en faire voir de toutes les couleurs à l'ensemble des skippers dont les écarts se resserrent tant en latitude qu'en longitude. Il a déjà favorisé un regroupement général. Ce 9è jour de course s'annonce donc propice à de nombreux chamboulements aux abords de cette zone à haut risque que tous espèrent traverser là où elle est la moins étendue, dont tous veulent s'échapper au plus vite pour planter enfin l'étrave vers le bas et changer d'hémisphère.

Mais que fait le pot ? Force est de constater que cette question taraude l'ensemble des solitaires, sommés de miser sur de la stratégie fine pour se positionner, contraints également de jouer de tactique rapprochée pour ne pas se laisser s'échapper les uns ou les autres. La nuit s'annonçait ouverte à un jeu de trajectoires et aux grandes manœuvres. Cela n'a pas manqué.

En tête, Jean Le Cam et Loïck Peyron ont encore fait parler leur expérience pour un duel d'une haute intensité toujours arbitré par Sébastien Josse. Le skipper de Gitana Eighty et le capitaine de VM Matériaux à l'heure où tous les bateaux sont gris, ont empanné à tour de rôle. A petit jour, 7 milles les séparent par rapport au but tandis que leur écart en latéral s'est réduit à 75 milles. Jean Le Cam campe toujours sur une route plus orientale, mais il n'a pas manqué de mettre de l'ouest dans son chemin, tant pour ne pas laisser s'échapper son duettiste que pour contrôler le petit groupe venu du large où pointent Jean-Pierre Dick, Armel Le Cléac'h... et un certain Vincent le Terrible ! Que du beau monde en somme et des protagonistes de haute voltige pour une 9è journée sous haute tension aux portes du pot...

Classement de 11h :
1Jean Le Cam VM Matériaux
2Loïck Peyron Gitana Eighty
3Sébastien Josse BT

Source : VM Matériaux

Jean Le Cam : La belle chicane!

Jean Le Cam et son VM Matériaux achèvent ce matin une des trajectoires les plus originales et les plus efficaces de ce début de Vendée Globe, avec un magistral contournement de Madère par l'Est et une sortie de "chicane" bien décalé dans l'Ouest de l'archipel des Canaries. Magistral ; le mot n'est point trop fort puisqu'à la faveur de cette stratégie culottée bien dans la philosophie du skipper de VM Matériaux, Le Cam s'est dès hier soir installé sur la troisième marche du podium virtuel de la course, à 32 milles d'un Loïck Peyron (Gitana 80) qui a sorti cette nuit une formule magique pour reprendre la poudre d'escampette, mais à un peu plus d'un mille seulement du dauphin Sébastien Josse (BT).


Un chiffre résume la performance de Le Cam, sa vitesse moyenne de rapprochement sur 24 heures est tout simplement la plus élevée de la flotte, avec 15,2 noeuds! Sur une trajectoire plus "abattue" afin de ne prendre aucun risque avec les dévents des hauts sommets Canariens, Le Cam poursuit sa cavalcade au vent de la flotte. Conservera t'il ce petit décalage ou va t'il désormais chercher à se positionner par rapport à l'alizé et,à terme, au passage du pot au noir? à suivre....

Source : VM Matériaux

Portraits croisés de Mich'Dej' et Jean Le Cam : Morceaux choisis…

Revenu en semi-rigide alors que son équipe procédait à quelques essais en mer sur VM Matériaux, Jean le Cam s’est prêté de bonne grâce au passage obligé de la conférence de presse qui s’est tenue ce mardi en fin de matinée au village du Vendée Globe.Le skipper du bateau rose est apparu détendu, toujours prêt à quelques bons mots, mais par-dessus tout comblé à la perspective de prendre à nouveau le départ de cette course qui l’avait vu monter sur la deuxième marche du podium en 2004, un peu moins de 7 heures derrière le vainqueur Vincent Riou.


État d’esprit : « On essaye de rester serein, il faut relativiser les choses. C’est une course de bateau avec une ligne de départ et une ligne d’arrivée. Il faudra juste aller le vite possible au bon endroit ».
La préparation du bateau : « De sa version originelle - sous le nom de Bonduelle, le bateau a été lancé en 2004 -, il ne reste que la coque, la bôme, les dérives, les winches, les vérins hydrauliques. (…) L’espace-temps nous bloque car nous sommes toujours en train de développer quelque chose. Nous sommes toujours en ébullition. Il faut le départ d’une course pour nous stopper dans notre élan, sinon c’est sans fin ».
La flotte : « C’est un sacré plateau avec une qualité jamais vue. C’est très vivant et très motivant pour la voile en général ».
Temps de course : « On devrait tutoyer les 80 jours. En tout cas, si on considère que l’on va 8 à 9 % plus vite que lors du dernier Vendée Globe. Or, quand on sait ce qu’on sait et que l’on voit ce qu’on voit… on devrait y arriver ».
La vitesse : « Les emmerdements sont au carré de la vitesse. Un choc à 12 nœuds c’est 40% de plus d’impact qu’un choc à 10 noeuds. Aller vite, ce n’est jamais sans risque, d’autant que la mer est incompressible ».
Les abandons : « Il y a toujours eu 40% de déchet. Si on est dans une norme classique, il devrait y avoir 60% des bateaux à l’arrivée. Ça, ce sont les statistiques de ces dernières années ».
Jean Le Cam, le retour : « Le dernier Vendée Globe n’était pas un échec pour moi. Je ne reviens pas pour me venger. Il n’y a rien d’inachevé, il y a une nouvelle histoire, avec des acteurs différents, un parcours qui sera forcément différent, avec tout le mystère que cela comporte. Il n’y a aucune amertume, je reviens avant tout parce que cette course me plaît ».

Jean Le Cam a conclu sur son souhait de construire un bateau neuf pour la prochaine édition du Vendée Globe avec une mise à l’eau idéale en 2011.



Michel Desjoyeaux : « Cela va être une vraie compétition sportive avec de très bons bateaux et de très bons skippers : cela va être un "vrai massacre"... ». L'œil pétille encore plus. Michel a largué les amarres, la régate planétaire est lancée. L'homme a hâte d'en découdre, cela se sent...

Météo du départ ? « On devrait avoir un départ tranquille dimanche avec un vent de sud-ouest de 15-20 nœuds. Ces conditions ne sont pas trop éprouvantes pour les bateaux, et permettent à tout le monde de se mettre en jambe tranquillement. »
Rythme : « Il y a 8 ans, je m’étais fixé de ne pas dépasser les 20 nœuds de moyenne par jour. Cette fois-ci, avec le plateau de furieux qu’on a, il sera certainement nécessaire d’aller plus vite que ça. On va passer le premier mois avec un caillou posé sur la pédale d’accélérateur ! »
Expérience : « Avoir fait le Vendée Globe n’est peut-être pas un avantage décisif. Cela me permet juste d’être plus serein aujourd’hui à quelques jours du départ. Lors des éditions précédentes, quatre vainqueurs sur cinq participaient pour la première fois. Il faut aussi un peu d’inconscience et de fraîcheur ! »
Pronostic : « en 2000, j’avais 24h d’avance sur Ellen MacArthur. Il y a quatre ans, Vincent (Riou) est arrivé 6h avant Jean (Le Cam). Il ne serait pas surprenant que les deux premiers arrivent cette fois-ci à vue. »
Météo dans le sud : « En 2000, nous avions des prévisions à cinq jours. Maintenant, nous avons des prévisions à 16 jours, pas forcément très fiables. Mais on peut quand même décider de nos trajectoires sur sept à huit jours. Cela permet de mieux anticiper et d’éviter les grosses tempêtes. De plus, les portes de sécurité, plus nord qu’avant, nous éloignent aussi des gros coups de vent. »

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Avitaillement et petits oignons…chez VM Matériaux.

Comme les 29 autres coursiers océaniques sur le départ pour la grande giration planétaire, VM Matériaux a bien pris ses quartiers aux Sables d'Olonne. Tandis que Jean Le Cam se plie, avec beaucoup de disponibilité, aux sollicitations médiatiques, son équipe technique travaille et œuvre au chevet du monocoque VM Matériaux. Mais qu'on se rassure, Pascal, Fred, ou encore Alister sont aux petits oignons. Disons qu'ils fignolent et peaufinent dans les règles de l'art et un souci permanent de perfection avant de s'atteler au conditionnement de l'avitaillement…

Jean Le Cam : T'es fou d'y aller ?

Hier J-19. La pluie s'est invitée sur le ponton du Vendée Globe. La matinée s'annonce studieuse pour l'équipe de VM Matériaux déjà sur le pont du 60 pieds. À bord Pascal (Dourlen), Fred (Bérat) et Alister (Mac Cruz) sont déjà à pied d'œuvre. « Le bateau est bien prêt, prêt à prendre le départ », précise Fred, responsable du gréement et du matelotage. « Il n'empêche que nous nous efforçons de ne rien laisser au hasard. » Il indique avoir de son côté quelques épissures à valider sur les quelques 2 km de drisses, écoutes et autres cordages en tout genre qui parcourent VM Matériaux, de la poupe à la proue, du pied au haut du mât. Quant à Alister, la seconde main de Pascal en matière de stratification et de matériaux composites, il mesure et découpe. Sa mission du jour : monter des étagères dans la rudimentaire cuisine du bord située entre les deux descentes.

Confort et matossage
«Il nous reste juste quelques petits aménagements intérieurs supplémentaires à terminer pour toujours plus de confort et faciliter matossage dans la mesure où Jean va sans cesse déplacer les poids de l'avant à l'arrière du bateau, du côté bâbord au côté tribord. Dans ce but et aussi parce que cela a permis un gain de poids non négligeable, la structure intérieure a été simplifiée, les ouvertures ont été agrandies pour favoriser les déplacements du matériel. À présent, il nous reste juste quelques petits détails à régler et tout sera nickel », précise Fred. Force est de constater que l'équipe n'a pas ménagé sa peine pour répondre aux demandes de Jean et optimiser cet espace intérieur.

Jeudi sur l'eau
Voilà donc pour le programme des deux jours à venir : des finitions et du fignolage. La journée de jeudi sera quant à elle réservée à une sortie en mer au large des Sables d'Olonne pour mettre à poste toutes les voiles de VM Matériaux et essayer une dernière fois son importante garde-robe.Il restera alors l'avitaillement dont les hommes de l'ombre de l'équipe se chargeront de son conditionnement dans des caisses hebdomadaires la semaine prochaine. Jean embarque de la nourriture pour 85 jours, essentiellement des plats préparés à réchauffer au bain-marie, que viennent compléter quelques lyophilisés en rabe. Mais Fred est formel : « c'est vraiment bon ! ». On ne badine pas avec la qualité des victuailles à bord de VM Matériaux, où tout le monde est aux petits oignons...

Source : VMMatériaux

Vendée Globe / VM Matériaux aux Sables

Le monocoque Imoca VM Matériaux est entré tôt hier matin (6 heures) dans le port des Sables d'Olonne où il s'est amarré aux côtés de 15 autres concurrents du Vendée Globe. Jean Le Cam a effectué le convoyage depuis Port la Forêt en compagnie d'une partie de son équipe technique, Michel Ollivier, Fred Bérat en tête, et avec le renfort apprécié du voilier Yann Régniau et du tout récent Champion de France de Course au large Gildas Morvan.


Comme le souligne Michel Ollivier, une navigation de nuit vers la ville départ du Vendée Globe n'est jamais totalement innocente, et les 150 milles de navigation auront été mis à profit pour observer, scruter, examiner une énième fois les postes névralgiques du bord, voilure bien entendu, mais aussi électronique et accastillage. VM Matériaux est à présent sagement aligné au ponton des conquérants du globe. Comme à l'accoutumé, Jean Le Cam et toute son équipe se rendront disponibles au mieux de leurs possibilités pour accueillir invités et partenaires, ainsi que le nombreux public jusqu'à la fatidique date du 9 novembre prochain.

C'est un équipage à peine entamé par une belle nuit en mer qui s'affairait ce matin aux petits soins du grand monocoque VM Matériaux. La bonne humeur communicative d'un Michel Ollivier ou d'un Gildas Morvan donnait aux opérations de chargement et déchargement des lourdes voiles du monocoque, une impression trompeuse de facilité. Les hommes de Jean Le Cam retrouvent leurs marques et leurs réflexes de l'édition 2004 de l'épreuve. Ils savent qu'il convient de donner au plus vite au plan Lombard cet aspect bien rangé et policé d'une Formule Un sur sa ligne de départ ; "On attend durant les trois semaines à venir pas loin de 5 000 personnes invitées à découvrir le bateau" confie à cet égard Michel Ollivier. "Ce seront trois semaines très chaleureuses, je le crois."

Sous une lune immense et dans une faible brise d'ouest, VM Matériaux a fait route directe et à bonne vitesse pour profiter de la marée du matin aux Sables d'Olonne ;"Nous avons pris plaisir à ce convoyage." raconte Michel Ollivier. "Nous avons regardé où nous mettions les pieds car c'est toujours au dernier moment qu'arrivent les petits, voire les gros malheurs (référence à la collision survenue ce matin entre le monocoque Hugo Boss et un chalutier). On en a profité pour revérifier un certain nombre de postes, pour valider un peu tous les systèmes, de réessayer un certain nombre de combinaison de voiles et de pilotes. C'était un peu notre dernier "run"."

Source : VM Matériaux

Vendée Globe / Le Cam nous parle de son "VM Matériaux"

Compétiteur né, fou de techniques, jusqu'à la perfection, Le Cam est un homme rare, qui se mérite et se décrypte. Sa perception du monde et des êtres qui l'habitent est instinctive et ne retient que l'essentiel, le pratique, le vrai... Jean Le Cam parle avec gravité des choses drôles et rend comique les plus arides sujets. Paradoxe de son temps, comédien brillant de la grande scène médiatique qu'est devenue la course au large, il livre à qui sait l'entendre et avec une candeur à peine exagérée les axiomes simples de son métier, de sa passion, de sa vie.

La 6ème édition du Vendée Globe, challenge ultime autour du globe, en solitaire, sans assistance et sans escale, va réunir 30 marins dont pas moins de 20 disposeront de machines spécifiquement construites avec l'objectif de la victoire ; cela relaie-t-il forcément VM Matériaux, plan Lombard lancé en 2004, au rang d'outsider ?
Jean Le Cam : "J'ai plusieurs challenges dans ce Vendée Globe, dont l'un est effectivement de gagner avec un bateau "pas neuf". Notre projet est original et décalé. Après tout, gagner avec un bateau neuf, quoi de plus banal ! Plus sérieusement, refaire un bateau neuf tout de suite après le Vendée Globe n'aurait été ni intelligent ni raisonnable ! Pourquoi ? Parce ce que mon bateau n'avait pas encore été mené jusqu'au bout de sa logique. En construire un autre aurait signifié repartir de zéro, avec un autre architecte peut-être, mais à partir d'une page blanche. Notre démarche depuis 3 ans consiste au contraire à pousser le curseur de la connaissance toujours plus haut, pour aboutir aujourd'hui, veille du départ, à un VM Matériaux totalement optimisé et au bout de sa logique."

Ceux que l'on appelle "les nouveaux bateaux" ont semble-t-il fait le pari de la puissance, dans leurs volumes, leurs surfaces de toiles, leurs sophistications ; VM Matériaux revendique les avantages de la légèreté. Pourquoi ce pari à contre-courant des tendances ?
JLC : "Les nouveaux bateaux sont les fruits de l'informatique. On a assisté ces dernières années au combat des plus gros ordinateurs et la victoire du "plus plus plus", plus lourd, plus toilé, plus puissant, etc... Ma réflexion née de mes expériences est inverse ; Le Vendée Globe demande d'aller vite, certes, mais d'aller vite longtemps. Or, la puissance, cela fatigue le matériel et cela peut épuiser le bonhomme. Etre plus léger, c'est peut-être déployer moins de puissance, mais cela préserve le bonhomme et le bateau, qui pourront aller vite plus longtemps. Et je vais vous dire autre chose ; il est plus facile de faire tomber un grand qu'un petit. La légèreté permet de garder un centre de poussée très bas sur le bateau, même en portant moins de toile. Je sais qu'en de nombreuses configurations, j'irai aussi vite, voire... tout en sollicitant moins mon bateau. C'est là un schéma très philosophique... Je cours en permanence derrière la réalisation de mes idées. Le pire, ce serait de ne plus avoir d'idées pour faire mieux. "

Tous ces bateaux neufs traduisent la volonté de vos adversaires et de leurs soutiens de partir pour gagner ; comment vous situez-vous par rapport à ces objectifs plus ou moins avoués de victoire ?
JLC : " Vous ne m'entendrez jamais dire que je vais gagner. Il y a de nombreuses manières de gagner. En 2005, je n'ai pas gagné, mais je n'ai pas perdu. Terminer cette course est en soi une victoire. On part avec pour premier objectif de terminer. On ne peut pas gagner si on ne finit pas. Je suis un perfectionniste qui n'est jamais content, et il est vrai que je ne me contente pas du "pas mal". Il y aura de la casse, c'est statistiquement avéré, plus que lors de la dernière édition. Il faudra donc ne pas trop rêver, mais ne pas s'emporter non plus. Même si on est mieux devant que derrière, être devant trop vite peut devenir fatigant... C'est ce qui est terrible avec ce métier, c'est la quête permanente du compromis, entre innovation et fiabilité, entre performance et risque. C'est aussi ce qui le rend passionnant. Ce milieu est très dynamique ; regardez comment la technologie a évolué depuis 15 ans ! Les hommes eux n'ont pas évolué, mais techniquement, un Vendée Globe en moins de 80 jours est désormais possible."

Source : VM Matériaux

Jean Le Cam honore Douarnenez 2008

Parrain de la manifestation, le navigateur forestois prend son rôle à cœur. Outre les cérémonies officielles auxquelles il a participé volontiers, Jean a eu l'occasion de prendre part à un débat autour de « Cent ans de navigation à la voile » en compagnie de Julien Marin, architecte, d'André Linard, rédacteur spécialisé et de Loïc Blanken organisateur de la Transat classique.

Source : VM Matériaux

VM Matériaux / Nouvelle toile pour le Vendée Globe

On change tout chez VM Matériaux. Nouvelle quille, nouveau mat, nouveaux safrans, nouvelles voiles… et nouvelle toile puisque le site Internet de Jean Le Cam a été refondu de fond en comble. Un site à la mesure du personnage : légèrement décalé, terriblement vivant et différent. Pour tout savoir de Jean Le Cam et de sa préparation ...

« On a voulu quelque chose de vivant, qui bouge et qui ne se prenne pas trop au sérieux... » Ce n'est pas parce que les choses doivent se préparer sérieusement qu'il faut rester triste.

Autour du petit village de Monsieur Le Cam, bercé par le bruit des vagues et les cris des goélands on trouve la maison de son sponsor VM Matériaux, la boutique, un portrait du navigateur et de son bateau, une présentation de son équipe ainsi qu'un espace multimédia : photos de navigation, vidéos mises à jour toutes les semaines, sons embarqués... L'objectif est de faire vivre aux internautes tout ce qui constitue la préparation d'un Vendée Globe.

Source : VM Matériaux

TJV/ VM Matériaux laisse sa place à Safran


Attendu dans l'après midi demain à Bahia, les poursuivants du leader de la classe Imoca ne laissent aucun repos à Michel Desjoyeaux et Emmanuel Le Borgne. Ce matin, Safran pointait 2ème au classement avalant dans la nuit Cheminées Poujoulat et VM Matériaux. Ce dernier paie sa position trop à l'Ouest et perd du terrain.

Le suspense reste entier jusqu'à demain. On attend avec impatience les prochains classements de la journée!

TJV/ Dénouement prévu mardi en Imoca

Toujours mené par Foncia, l'avant flotte Imoca devrait arriver à Bahia mardi prochain. VM Matériaux placé Ouest conserve sa 2ème place au classement de 12H. Pour Safran, l'objectif de ce dimanche : avaler les Cheminées Poujoulat retrouvant alors la 3ème place.

Suspense de courte durée en Class 50'open : Si Victorien Erussard et Fred Dahirel à bord de Laiterie de St Malo sont remontés à 50milles d'écart de Crêpes Whaou! (englué dans le pot au noir), ces derniers ont repris les commandes et sont attendus demain au Brésil.

Soldini contrôle la class 40 : En tête depuis le départ, c'est une superbe course que nous offre la class 40 avec notamment la bataille pour la seconde place entre Atao Audio System et les Chocolats Monbana. Mais la route est encore longue!

Marc Guillemot/Safran/Vacation de 5H :