Départ de la DRHeam Cup, 3 parcours, une arrivée estimée à mardi pour les plus rapides, "une première en solo pour beaucoup d’entre nous"

 

Le départ de la sixième édition de la DRHEAM-CUP/GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE a été donné samedi en rade de Cherbourg-en-Cotentin à partir de 11h dans des conditions idéales, soleil et une grosse quinzaine de nœuds d’est/nord-est. Au programme des 106 bateaux, trois parcours, une météo variée et de la régate acharnée jusqu’à Lorient, nouveau port d’arrivée de la course.

Crédit : A Courcoux




Soleil, vent d’est/nord-est d’une grosse quinzaine de nœuds et mer plate, les 106 participants de la DRHEAM-CUP/GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE ont eu le droit à du « champagne sailing » pour le départ d’une course qui fête cette année ses dix ans et, comme tous les quatre ans, est qualificative pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe (pour les classes Ocean Fifty, Imoca, Class40, Vintage Mono et Multi).

Le départ a été donné en quatre vagues depuis la baie du Becquet, les onze Ocean Fifty, participation record pour la classe, ayant ouvert le bal à 11h, avec devant les étraves un parcours de 1 220 milles et un début de course bien tonique. « Le vent va forcir au fur et à mesure de la journée, jusqu’à 20-25 nœuds, le tout au portant, des conditions idéales pour se lancer, commente Erwan Le Roux, skipper de Plastic Odyssey Fifty. Ensuite, on va avoir droit à un bon bord de reaching entre les Scilly et le Fastnet, encore du portant jusqu’au way-point DRHEAM-CUP, la suite sera plus compliquée car sur la route de BXA (entrée de l’estuaire de la Gironde), nous devrons traverser deux dépressions orageuses, il faudra faire hyper attention. »

Et ce dernier d’ajouter, à propos du plateau en Ocean Fifty : « La DRHEAM-CUP est un moment fort pour nous, car c’est la première fois que nous présentons onze bateaux en solo sur une course, qui plus est qualificative pour la Route du Rhum, c’est vraiment une belle progression pour la classe. Et c’est bien difficile de dire qui tu mets en haut de l’affiche, les onze bateaux peuvent gagner, sachant que le solitaire nivelle les différences de performances. »

Parmi ses concurrents, certains ne cachent pas leurs ambitions, à l’instar du benjamin de la flotte des trimarans de 50 pieds, Basile Bourgnon (Edenred) : « C’est une première en solo pour beaucoup d’entre nous, la course s’annonce très intense, d’autant plus qu’il y aura du vent, au moins sur la première partie, donc on va pouvoir exploiter les bateaux à fond, je pense que ce sont les meilleures conditions pour Edenred et pour moi. C’est en plus une course du championnat Ocean Fifty Series, donc tout le monde aura à cœur de bien faire, maintenant, il va falloir mettre le curseur au bon endroit. »

Du côté des autres flottes, qui se sont élancées dans la foulée des Ocean Fifty – les Imoca, Vintage Multi et Mono, Class40 sur un parcours de 969 milles, les IRC, Sun Fast 30 One Design et Multi 2000 sur 674 milles -, la régate s’annonce tout aussi intense. C’est notamment le cas en Class40, avec 36 solitaires inscrits – Alexis Loison a finalement renoncé pour préserver son nouveau Groupe Réel, mis à l’eau il y a dix jours – et beaucoup de potentiels vainqueurs. Dont Corentin Douguet (SNSM Faites un don !), qui commente : « On va avoir une première partie rapide jusqu’au Fastnet, la seconde sera moins sympa, en mode feu d’artifice du 14 juillet, des orages partout, je ne sais pas trop à quelle sauce on va être mangés. On va déjà essayer de faire un bon début de course au portant, la fin étant plus aléatoire, on verra bien ce que ça donnera en termes de résultats, mais si je peux accrocher la DRHEAM-CUP à mon palmarès, je ne me gênerai pas ! »

Du match, il devrait y en avoir également en Vintage Multi, notamment entre les deux vétérans Marc Guillemot (MG5-Econav) et Halvard Mabire (GDD) sur des catamarans très proches – « Ce qui est vintage, c’est plus le skipper que le bateau », sourit ce dernier – et en Vintage Mono avec notamment quelques Open 50, dont Eurvad, celui de Tanguy Caradec, qui confie : « C’est ma première course en solo, donc j’attends de valider tout ce que j’ai mis en place depuis un an, je pense qu’au vu des conditions, on va utiliser toutes les voiles, ça s’annonce super intéressant. »

Du côté des nombreux amateurs engagés en IRC (équipage et double), chacun se fixe ses propres objectifs, à l’instar de Véronique Ansel, à la tête de l’équipage 100 % féminin du JPK 9.60 Elles du Large, qui « vient chercher de l’affrontement avec une flotte importante de concurrents sur un beau parcours offshore ». Ou d’Emeric Lacroix, skipper de All In, un des deux Sun Fast 30 One Design engagés, qui explique : « Pour nous, c’est une grande première sur un parcours aussi long, la DRHEAM-CUP est la course la plus importante de notre saison, on va apprendre beaucoup de choses et on va essayer de batailler en match-race contre l’autre Sun Fast 30. »

Equipier sur Cléobulle, Pogo 12.50 en lice en IRC équipage (cinq femmes à bord sur huit), Arthur Lenoel confie quant à lui : « On vient avant tout pour prendre beaucoup de plaisir avec un équipage de frères/sœurs et amis. C’est la première fois qu’on court la DRHEAM-CUP, on avait fait le Fastnet l’an dernier et on avait beaucoup aimé, notamment l’arrivée à Cherbourg, ville dont nous sommes originaires et qu’on adore. On vient aussi chercher un peu de performance, si on arrive à mettre derrière nous l’autre Pogo 12.50 qui fait notre parcours, ce serait super ! »

Verdict de mardi à vendredi prochain à Lorient pour l’ensemble de la flotte !

Cartogaphie


Source : S Guého