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L'oeil de la Route du Rhum par Yoann Richomme, des IMOCA à toute vitesse dès le départ

 

Selon Yoann Richomme, deuxième du Vendée Globe 2024-2025, les 22 IMOCA engagés sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe s’apprêtent à vivre un départ rapide, suivi d’une traversée express jusqu’au nord de l’archipel des Açores, au cœur de l’Atlantique.

Crédit : E Stichelbaut

Sébastien Simon à bord du Groupe Dubreuil – Air Caraïbes : « J'ai confiance dans le bateau et dans le travail de mon équipe » - ITW

 

À la veille du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Sébastien Simon s'apprête à prendre le large à bord du bateau le plus récent de la flotte. Mis à l'eau il y a tout juste deux mois, Groupe Dubreuil – Air Caraïbes est un concentré d'innovations technologiques inspirées de l'univers aéronautique. Après un an et demi de travail et une préparation particulièrement condensée, le skipper vendéen aborde sa première transatlantique en solitaire à bord de ce nouveau monocoque avec confiance et détermination. Entre l'envie de se mesurer aux meilleurs et la nécessité de poursuivre l'apprentissage de son bateau, il livre ses dernières impressions avant le grand départ, dimanche 1er novembre à Saint-Malo.


Crédit : F Dourlen

Dernier bain de foule avant le grand départ de la Route du Rhum, Ultim et IMOCA ont quitté les pontons malouins - Images

 

Le départ approche. Hier et aujourd'hui, Ultim et IMOCA se sont succédés pour passer les écluses de Saint-Malo. Un dernier moment au contact du public, des proches et des équipes, avant de larguer les amarres sur la Route du Rhum et de se retrouver seuls au large. Dans une ambiance son et lumière, les marins ont atteint les écluses, concentrés sur les manœuvres, notamment à bord des ULTIM et leurs 23 mètres de large.

Crédit : AFP

Le Crédit Mutuel Arkéa et Damien Seguin mettent le cap sur le Vendée Globe 2028, "Je suis ravi que mon partenaire me suive dans cette aventure"

 

À deux jours du départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, le Crédit Mutuel Arkéa et le skipper Damien Seguin annoncent la poursuite de leur partenariat autour d’un nouveau projet en IMOCA, avec pour objectif une participation au Vendée Globe 2028. Fidèles à une ambition qui dépasse la seule performance sportive, les deux partenaires souhaitent prolonger une aventure porteuse de sens tandis que la recherche d’un ou plusieurs autres sponsors est lancée pour accompagner ce nouveau chapitre.

Crédit : V Curutchet

Sam Goodchild, skipper de l'IMOCA Macif, "Si je fais partie des favoris, je suis loin d'être le seul" - Route du Rhum

 

Il a beau avoir pris une longueur d'avance, Sam Goodchild aurait tort de regarder uniquement devant lui. Au départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, le skipper de MACIF Santé Prévoyance retrouvera vingt et un adversaires bien décidés à lui compliquer la tâche. Parmi eux, Jérémie Beyou (Charal), Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei), Sébastien Simon (Groupe Dubreuil - Air Caraïbes), et Boris Herrmann (Malizia 4) ont de sérieux arguments à faire valoir. Mais la richesse de cette flotte ne se résume pas à la seule lutte pour la victoire. Les huit IMOCA à dérives droites auront, eux aussi, leur propre bataille à mener. Pour tous, les occasions de bousculer les pronostics ne manqueront pas.

Crédit : Macif

Belle flotte IMOCA à Saint-Malo, la montée en puissance de la classe à l’international se confirme, "Nous en sommes très heureux"

 

Quatre bateaux non-français seront au départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, le 1er novembre à Saint-Malo. Parmi eux, trois peuvent légitimement viser le podium de cette traversée de l’Atlantique de 3 540 milles nautiques, témoignant de la montée en puissance des équipes internationales en IMOCA.

Crédit : A Beaugé

La Route du Rhum, la dernière course à bord de Charal pour Jérémie Beyou, "Le contrat prend fin le 31 décembre"

 

Jérémie Beyou n’est pas du genre à afficher ses ambitions avant d’une grande course. Mais à l’approche de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 1er novembre à Saint-Malo, le skipper de Charal ne cache pas que l’occasion est belle : ajouter une nouvelle victoire à un palmarès déjà remarquable en IMOCA.

Crédit : M Le Roux

"J’ai plutôt confiance dans le bateau," Sébastien Simon s'apprête à disputer sa première transatlantique en solitaire à bord de son nouvel IMOCA

 

À quelques jours du départ de la Route du Rhum, Sébastien Simon s'apprête à disputer sa première transatlantique en solitaire à bord de son nouvel IMOCA Groupe Dubreuil – Air Caraïbes. Mis à l'eau mi-août, ce monocoque de dernière génération se distingue par son cockpit inspiré de l'univers aéronautique et par sa carène innovante. Troisième du dernier Vendée Globe, le skipper vendéen souhaite en mesurer le potentiel, sans cacher son désir de jouer aux avant-postes.

Crédit : E Allaire

Sam Goodchild à la barre de l'Imoca MACIF : "arriver à Saint-Malo avec un bateau prêt à prendre le départ"

 

À un peu plus de deux semaines du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Sam Goodchild entre dans la dernière ligne droite de sa préparation. Après un an et demi de travail avec son équipe, le skipper franco-britannique de 36 ans s’apprête à mettre le cap sur Saint-Malo, où son Imoca MACIF Santé Prévoyance est attendu le 21 octobre. Pour sa troisième participation à la mythique transatlantique, mais sa première en IMOCA, il fait partie des favoris d’une flotte particulièrement relevée de 22 monocoques de 18,28 m. À l'approche du grand rendez-vous du 1er novembre à 13h02, Sam regarde le chemin parcouru avec un mélange d'impatience, de fierté et de sérénité.


Crédit : R Gladu

Aurélien Ducroz passe à l'IMOCA, "Je veux construire avec des entreprises qui ont envie de vivre l’aventure"

 

Skieur et marin, double champion du monde de ski freeride, champion du monde de Class40 et quadruple vainqueur du Verbier Xtreme, Aurélien Ducroz franchit une étape majeure dans son nouveau projet sportif avec l’acquisition d’un IMOCA en vue du Vendée Globe 2028. Il réunit avec ce projet ses deux terrains de jeu : la montagne et la mer. Son ambition : préparer le Vendée Globe tout en relevant un second défi hors norme — l’ascension des 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres — pour raconter le lien entre ces deux univers si différents mais si liés.



Crédit : Canada Ocean Racing

UN IMOCA POUR UN NOUVEAU PROJET 

Après plusieurs mois de préparation, de recherche et de négociations, Aurélien Ducroz devient officiellement co-propriétaire de l’IMOCA EMIRA 1, construit en 2011 par le chantier néo-zélandais Southern Ocean Marine sur un plan de l’architecte Owen Clarke. Lancé sous le nom Acciona 100% EcoPowered pour le projet du skipper espagnol Javier Sansó, il a ensuite couru sous les couleurs d’Offshore Team Germany — avec qui il remporte The Ocean Race Europe sous le nom Einstein — puis de Canada Ocean Racing, avec le skipper canadien Scott Shawyer. Même sans foils, sa carène d’origine s’est révélée redoutable d’efficacité aux allures portantes.

Cette acquisition ouvre une nouvelle phase du projet : prise en main du bateau, préparation technique, premiers travaux, constitution de l’équipe et montée en puissance vers les premières navigations et compétitions.

Aurélien Ducroz : « Depuis que j’ai commencé la voile, mon parcours s’est construit autour d’une ambition : être un jour au départ du Vendée Globe. L’acquisition de cet IMOCA rend aujourd’hui cette ambition bien réelle. C’est le lancement d’un projet majeur, d’un défi sportif et technologique immense, et du chapitre le plus ambitieux de ma carrière. » 

Cette acquisition est réalisée aux côtés de Thomas Riboud-Seydoux, ami de longue date d’Aurélien Ducroz et désormais co-actionnaire du bateau, séduit par l’ambition sportive autant que par les dimensions humaines, éducatives et entrepreneuriales du projet. 

OCEAN PEAK, UNE AVENTURE ENTRE MER ET MONTAGNE 

Ocean Peak fait dialoguer deux univers qui accompagnent Aurélien Ducroz depuis le début de sa carrière : la montagne, à travers son parcours de skieur, et la mer, à travers plus de 15 ans de course au large. La montagne comme laboratoire de la verticalité, la mer comme école de l’horizon — et entre les deux, un élément commun : l’eau. Le projet repose sur deux défis complémentaires : un programme ambitieux de course au large en solitaire et l’ascension des 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres.

Deux défis réunis par une même exigence : préparation, engagement, adaptation, et capacité à évoluer dans des environnements où l’homme doit composer avec les éléments.

Pendant trois ans, l’aventure sera racontée à travers images, vidéos, récits et rencontres, avec l’ambition de créer une véritable plateforme de contenus autour de la mer et de la montagne. Le projet intègre aussi une forte dimension de transmission et d’éducation — contenus et outils pédagogiques pour les écoles, approches associant observation et science participative — afin de mieux comprendre les environnements naturels et les enjeux liés à leur préservation.

Cette étape marque également l’ouverture de la recherche de partenaires pour accompagner Ocean Peak jusqu’en 2029. Entreprises, institutions et marques pourront s’associer au projet à travers différents formats : visibilité, contenus, expériences en mer et en montagne, événements, communication interne, engagement des collaborateurs, actions RSE, transmission, pédagogie et science participative. L’ambition : construire des partenariats qui dépassent la logique traditionnelle de visibilité, pour prendre part à une aventure éditoriale, humaine, scientifique et sportive sur plusieurs années.

« Je ne cherche pas simplement des partenaires pour mettre un logo sur un bateau. Je veux construire avec des entreprises qui ont envie de vivre l’aventure, de raconter quelque chose et de faire participer leurs collaborateurs et leurs publics. Ocean Peak est une plateforme d’opportunités à construire ensemble. Ce bateau représente beaucoup plus qu’un projet sportif : c’est un nouveau chapitre de ma vie. Ce projet est né de l’envie de faire dialoguer deux univers qui m’accompagnent depuis toujours, la mer et la montagne — et, à travers Ocean Peak, d’aller au-delà de la performance pour raconter, transmettre et embarquer tous ceux qui voudront en faire partie. »

Source : Ph Lauraire

Au départ de la Route du Rhum, une première pour Elodie Bonafous, "trouver le bon rythme dès le début"

 

Dans moins d'une semaine, le village de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe ouvrira ses portes à Saint-Malo. Pour Élodie Bonafous, qui s’apprête à y faire son entrée à la barre de l’IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner, le rendez-vous aura forcément quelque chose de particulier. À 31 ans, la Bretonne découvrira non seulement l’une des courses les plus emblématiques de la voile océanique, mais s’élancera aussi, le 1er novembre prochain, pour sa toute première traversée de l’Atlantique en solitaire. Deux grandes premières d’un seul coup, avec leur lot d’inconnues, d’excitation et de défis à relever. De quoi nourrir quelques interrogations, certainement pas entamer son enthousiasme. Depuis des mois, la navigatrice construit patiemment les bases de cette aventure, accumule les expériences et affine ses automatismes. L’essentiel est là : un bateau qu’elle connaît, des acquis solides, une équipe mobilisée et cette envie, intacte, de repousser un peu plus ses propres limites. Avant de larguer les amarres, il lui reste toutefois un premier exercice à négocier : traverser l’effervescence malouine sans y laisser trop d’énergie.


Crédit : E Allaire

William Mathelin-Moreaux embarquera en IMOCA à foils, le marin en route vers le Vendée Globe 2028 avec Les Invincibles

 

Après neuf saisons en Class40, le skipper de 32 ans, 3e de la Transat Café L’Or 2025, franchit un cap majeur et lance son projet IMOCA pour participer au Vendée Globe 2028. Un nouveau bateau, une équipe renforcée, de nouvelles ambitions sportives, mais un même engagement : faire résonner la voix des Invincibles et leur mission pour trouver un traitement contre la maladie de Charcot.

Crédit : A Beaugé

Thomas Ruyant : "Je ne serai pas au départ de la prochaine Route du Rhum"

Le tenant du titre sur la Route du Rhum en IMOCA ne sera pas au départ cette année. Thomas Ruyant avait pourtant mis à l'eau cet été un IMOCA flambant neuf. Cette année aura été particulièrement compliquée pour le skipper. Le nouveau plan Koch Finot Conq, sistership de Malizia 4 et du futur Banque Populaire, ne prendra pas le départ de la Route du Rhum, faute de partenaires. Le marin explique.

Crédit : ScanVoile

48H Azimut, Corentin Horeau, Elodie Bonafous, les marins racontent, "petites choses à travailler d'ici le Rhum"

De l’avis de tous, Sam Goodchild était intouchable cette année où il empoche pour la deuxième fois consécutive les 48 Heures Azimut. Derrière Macif Santé Prévoyance, les favoris sont au rendez-vous. 4ème sur MACSF, Corentin Horeau espère « gagner en confiance et en automatismes pour suivre le rythme des leaders ». Tous étaient venus s’étalonner et c’est sans doute encore plus vrai pour Sébastien Simon qui étrennait en course son nouveau plan Verdier, 7ème à Lorient. Les marins racontent.

 

Départ des 48 Heures Azimut, "Le premier bord risque d'être sympa" dixit Jérémie Beyou

 

14 bateaux se sont élancés dans 18-20 nœuds de vent sur le parcours de 560 milles des 48 Heures Azimut, promis à des rebondissements dans des conditions variées. Changement de décor dans les Coureaux de Groix. Le soleil et la mer plate d'hier ont laissé la place, ce jeudi, à un ciel couvert et à un plan d’eau agité par un bon clapot. La faute à l'arrivée imminente d'un petit front qui débarque de la pointe de Bretagne et donne le tempo de ce début de course rythmé.


Crédit : JM Liot

Groupe Dubreuil - Air Caraïbes est à Lorient La Base, le Défi Azimut attend Sébastien Simon, sur son IMOCA flambant neuf

 

Après trois jours de navigation en solitaire, Sébastien Simon a amarré son nouvel IMOCA Groupe Dubreuil - Air Caraïbes à Lorient La Base. Désormais place au Défi Azimut. Une première confrontation en course qui lui permet de retrouver ses automatismes de marin solitaire, pousser plus loin la prise en main de sa machine et commencer à se situer face à la concurrence. Un rendez-vous important pour gagner en confiance, mais aussi pour valider la deuxième partie de sa qualification pour la Route du Rhum 2026.


Crédit : E Allaire

Elodie Bonafous au Défi Azimut à bord de l'IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner, "On ressort avec un bateau bien révisé, bien entretenu"

 

L’IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner a bénéficié d’une révision en profondeur, tandis que la skipper et son équipe se sont accordé un break pour refaire les niveaux avant le dernier bloc de l’année. Désormais, fini le mode pause. À moins de deux mois de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 1er novembre à Saint-Malo, le Défi Azimut – Lorient Agglomération tombe à pic pour remettre l’ensemble sous tension. Quelques navigations pour reprendre ses marques, puis les Runs de vitesse et surtout 48 heures et plus de 500 milles au contact de la concurrence : le rendez-vous lorientais a tout d’un passage précieux. Le dernier en course avant le grand saut vers la Guadeloupe.

Crédit : R Marie

Hommage à Charlie Dalin, Concarneau a fait du bruit hier pour Charlie !

Moment suspendu hier à Concarneau pour rendre hommage à Charlie Dalin. Parti beaucoup trop tôt des suites d’un cancer, le marin et skipper de l’IMOCA Macif, vainqueur du dernier Vendée Globe, a été honoré dans sa ville de Concarneau. Une minute de bruit, la flotte de ses bateaux préférés, une foule venue de toute la France, des larmes, des sourires, de la musique et des applaudissements… Ils étaient nombreux à se rassembler pour saluer la mémoire de cet immense champion.

Crédit : ScanVoile

MSIG Europe est arrivé à Lorient, Conrad Colman et son équipage ferment la marche de The Ocean race Atlantic

 

L’équipage, mené par Conrad Colman avec Anna Marchant, Megan Thomson et Elie Pirnay, a bouclé The Ocean Race Atlantic hier samedi. En raison de vent très faible et de courant défavorable, le comité de course l’a classé à l’issue d’un parcours raccourci à 15 milles de la ligne d’arrivée. Sa course s’achève donc samedi matin après 9 jours, 7 heures et 40 minutes de course. Si l’écart de près de deux jours est conséquent avec le vainqueur, United by the Ocean, l’équipage essentiellement néo-zélandais n’a pas démérité à bord de MSIG Europe, l’unique bateau à dérive droite de la course.

Crédit : V Curutchet

Arriver à Saint-Malo avec tous les voyants au vert pour Sam Goodchild et l'IMOCA MACIF

 

Après un début de saison marqué par une victoire sur la 1000 Race et une deuxième place sur la Vendée Arctique, Sam Goodchild aborde avec ambition la dernière ligne droite avant la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Du 15 au 20 septembre, à Lorient, le skipper de MACIF Santé Prévoyance retrouvera 15 autres IMOCA à l'occasion du Défi Azimut. Une dernière confrontation grandeur nature avant de mettre le cap sur Saint-Malo. Le bateau est prêt. Le skipper aussi. Mais avant de rejoindre Lorient, l'Imoca MACIF Santé Prévoyance participera le 15 septembre prochain à Concarneau à une parade spéciale en hommage à Charlie Dalin avec toute son équipe rassemblée pour l’occasion.

Crédit : R Gladu