Jean Le Cam au départ de la Route du Rhum à bord d'un Swan 59, le marin avoue "avoir fait à peu près le tour du sujet" concernant les IMOCA

 

Il a pris le départ de six Vendée Globe, de dizaines de courses transatlantiques en solitaire et en double, en monocoque et en multicoque, mais il n'a participé qu'à deux éditions de la Route du Rhum, en 2002 et en 2006. Après 20 années à courir en classe Imoca, Jean Le Cam avoue "avoir fait à peu près le tour du sujet". Le 1er novembre, il prendra le départ de sa 3è Route du Rhum en catégorie Monocoque Vintage, sur un Swan 59 entièrement rénové, grâce auquel il souhaite renouer avec une autre manière de naviguer, entre performance, confort et aventure.


Crédit : T Le Cam


Alors que la pandémie de Covid-19 immobilise la terre entière, un ami de Jean lui fait part d'une bonne affaire, un Swan 59 de 1986 est en vente en Floride, il n'a pas touché l'eau depuis un moment et tout est à refaire. La crise passée, Jean fait rapatrier le monocoque en France. S'ensuivent des centaines d'heures de travail et du 7 jours / 7 depuis son arrivée du Vendée Globe en février 2025 : "Tout a été refait à neuf. Les profils de quille ont été refaits, la coque a été restratifiée et asséchée." Jean est intransigeant "comme d'habitude". Il désosse son bateau, le dépouille du peu d'équipements, dépense une grosse dose d'énergie avant de mettre enfin sa nouvelle monture à l'eau en mai 2026. Le Swan 59 n'avait pas touché l’eau depuis cinq ans.

Ce bateau qui a 40 ans, vient de retrouver une nouvelle jeunesse en bénéficiant d'équipements contemporains : " J’aime les Swan en général, et c’est un 59 pieds, comme mon année de naissance. J’aime les belles choses, je trouvais que la ligne du bateau me convenait bien. J’ai fait le tour du monde en 1981 avec Éric Tabarly, sur le même genre de bateau. C’était l’occasion de revenir avec un bateau plus lourd, moins rapide, mais plus confortable."

Jean Le Cam, compétiteur dans l'âme délaisse donc les bateaux de course contemporains pour un bateau moins rapide mais plus confortable, qui fait écho à une partie de son histoire maritime. : "Le confort à bord d’un bateau, ce n’est pas quelque chose que je pratique depuis très longtemps mais là, je retrouve une sorte de sérénité à bord d’un bateau qui passe mieux dans la mer et qui est plus agréable. Je vais réapprendre ce que l’on a perdu il y a quelques années."

Pour autant, la compétition reste au coeur de l'engagement de Jean : " Je voulais un projet de course, mais aussi d’aventure. Le principe de l’aventure, c’est ce qu’on ne connaît pas. Je n'y vais pas pour la balade, mais je ne sais pas contre qui je vais courir. ! Peut-être contre les petits multicoques de la catégorie Vintage ? Je ne sais pas encore, mais ce sera un défi de les battre !"

Jean soutient l'Institut Gustave Roussy

Premier centre français et européen de lutte contre le cancer, sixième meilleur hôpital de cancérologie au monde selon le magazine Newsweek, Gustave Roussy est un institut de soins, de recherche et d'enseignement, qui prend en charge des patients atteints de tous types de cancers, à tous les âges et tous les stades de la vie. Comme Christophe Rateau qui court en Class40, Jean portera les couleurs de Gustave Roussy et soutiendra ainsi la recherche.

Source : Kaori