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IMOCA / Retour en Angleterre et chantier d'hiver pour BT

Sébastien Josse, skipper de l'IMOCA 60 BT a vu ses chances de victoire dans la Transat Jacques Vabre 2009 anéanties par une vague spectaculaire qui a détruit le roof du bateau il y a un peu moins de 3 semaines, après seulement 5 jours de course. L'IMOCA 60 BT est désormais en route vers l’Angleterre, après avoir quitté Praia Da Vitoria (île de Terceira, Açores) lundi 30 Novembre. Le cargo "Beautriton" qui le transporte est attendu à Southampton dimanche dans la journée. Après son déchargement, BT sera remorqué jusqu'à Cowes, île de Wight où un long chantier de réparation débutera, à Medina Yard, oùi il a été construit en 2007.


© Offshore Challenge Sailing Team

Malgré la violence du choc et plusieurs jours passés à dériver dans un océan Atlantique déchaîné, le bateau est en bon état et ne souffre pas de problème structurel, comme le confirmait l'expert qui a évalué BT aux Açores. Grâce à une équipe très professionnelle à bord du remorqueur, les 130 milles pour rejoindre le port de Praia Da Vitoria ont été effectués en toute sécurité et sans dommages collatéraux. BT est arrivé avec sa quille et son mât intacts, un véritable miracle si l'on considère l'état de la mer et le poids du bateau, rempli d'eau. Comme l'explique Charles Darbyshire, directeur du Sailing Team et présent à bord du remorqueur lors de l’opération : "C'était dur, mais le capitaine était extrêmement qualifié et nous a véritablement impressionnés par sa précision. Ancien pêcheur de thons, il a repéré le bateau bien avant que nous puissions l'apercevoir à l'horizon, et lors du remorquage il savait exactement quand il fallait relâcher la pression sur le bout de remorquage ou encore quand il pouvait accélérer sans danger. Incroyable."


© Offshore Challenge Sailing Team

Les réparations et le chantier de remise en état devraient se passer sans mauvaise surprise et tout est déjà en place à Cowes pour accueillir BT. "Paul Quinn, en charge de la construction du bateau, revient à Cowes pour superviser les opérations" explique Neil Graham, Directeur Technique d'Offshore Challenges Sailing Team. "Six personnes ont également été embauchées, et la première étape sera l'assèchement de la structure, ce qui devrait prendre environ 3 semaines. Nous profiterons de cette période pour faire une expertise complète et mettre en place un plan précis des réparations, en collaboration étroite avec Farr Yacht Design. Pour la partie composite, les choses se présentent d'une façon plutôt simple puisqu'il s'agit principalement de renforcer la structure du roof."

Neil ajoute: "Le roof, comme le reste de la structure de BT, ont été calculés pour être au-dessus du minimum imposé par la jauge. C'est vraiment représentatif de la nouvelle génération des IMOCA 60, comme nous l'a confirmé Farr." En plus des travaux structurels à effectuer sur le roof, tout l'électronique, le système électrique, le moteur et autres instruments sont à changer. Un check complet des appendices est également prévu.

La Transat Jacques Vabre était le dernier événement du bateau sous les couleurs de son partenaire BT, principal sponsor de la Sailing Team et Offshore Challenges est désormais en discussion avec de potentiels sponsors pour la saison IMOCA 2010.

Source : BT

IMOCA / BT au port de Terceira

Le bateau BT est finalement au Port de Terceira mais désormais complètement sous l'eau : "Nous sommes arrivés au port donc les choses avancent mais nous devons attendre le jour et le départ d'un cargo pour pouvoir accoster. Le bateau est désormais complètement coulé, nous pouvons juste apercevoir le logo BT quand il gîte. Nous revenons de loin et nous sommes déterminés à continuer même si ce n'est pas encore gagné." L'équipe doit faire accoster BT au plus vite, faire venir une grue et lentement sortir le bateau de son élément avant de pouvoir pomper l'eau à l'intérieur.

Source : Transat Jacques Vabre

Transat Jacques Vabre / Sébastien Josse revient sur son sauvetage (Vidéos)

A Paris aujourd'hui, en direct du PC Course de la Transat Jacques Vabre à l'occasion des vacations quotidiennes, Sébastien Josse et Jean-François Cuzon ont donné plus de détails quant à leur sauvetage... Cette opération a été filmée par l'Armée de l'Air Portugaise et est désormais disponible sur le site internet. Pendant ce temps, au nord des Açores, le remorquage de BT s'avère de plus en plus compliqué.

Sébastien résumait ce matin le déroulé des événements de ce malheureux vendredi, "Nous attendions avec impatience de sortir de cette zone de tempête, c'était la fin de notre option et nous devions toucher les alizés dans quelques heures. La mer était toujours très formée, et une énorme vague a déferlé sur le bateau et a effondré le roof. Nous pensons que 3000 litres d'eau ont pénétré à l'intérieur à ce moment." Jean-François ajoute: "J'étais à l'intérieur, à la table à carte en train de me reposer et de regarder les fichiers météo. En un quart de seconde j'ai été submergé par des trombes d'eau. Seb a rapidement fait le point sur la situation d'en haut (Il était dans le cockpit au moment de l'incident) et nous avons fait tout de suite le nécessaire."

Naturellement, sur un bateau sérieusement endommagé, à la merci d'une mer déchaînée, le temps passe très lentement. "Après notre premier appel au comité de course, les 15 minutes suivantes ont paru des heures. Nous avons essayé de rester positifs et d'anticiper tout ce qui pouvait se passer. Que faisons nous si le bateau se retourne? Connaissons nous les procédures par coeur? Que faisons nous si c'est un bateau qui vient nous secourir? et si c'est un hélicoptère?" Les deux hommes ont insisté sur l'importance des briefings et formations de sécurité en soulignant le fait que les réflexes sont primordiaux dans ces moments d'extrême urgence. "Nous nous concentrions sur la suite des choses, pour ne pas être pris par surprise si quelque chose de pire arrivait. Le sentiment de sécurité n'est arrivé qu'une fois assis dans l'hélicoptère", concluait Sébastien.

Les dernières infos du sauvetage du bateau BT
Après que le câble de remorque ait cédé la nuit dernière, l'équipe technique a dû attendre le lever du soleil pour pouvoir refaire une tentative. Malgré le passage d'un nouveau câble ce matin, l'opération est toujours des plus délicates puisque les conditions sont en train de se dégrader et les premières rafales se sont fait sentir. De plus, l'étrave du monocoque est désormais elle aussi sous l'eau, ce qui trahit à coup sûr une rupture des compartiments avant. Enfin pour compléter le tableau, alors que l'équipage du remorqueur était en contact téléphonique avec le QG à terre, une baleine s'est approchée de BT afin de faire connaissance !

Le sauvetage des deux marins en vidéos
Visionnez les images tournées par l'Armée de l'Air Portugaise lors du sauvetage de Sébastien et Jean-François, vendredi 13 Novembre alors que le monocoque BT, frappé par une déferlante, prenait l'eau. Les deux hommes ont dû attendre plus de 5 heures avant l'arrivée des secours et l'opération d'hélitreuillage! Encore un grand merci aux pilotes et plongeurs portugais pour leurs compétences et professionnalisme .




Source : BT Sébastien Josse

Transat Jacques Vabre / Du pire au meilleur, retour sur un sauvetage

Tout commence hier matin. A 11h17, le téléphone de Jean Maurel, directeur de course sonne, c’est Jean-François Cuzon à bord de BT qui appelle : « Jean, je fais une demande d’assistance urgente. Le roof est arraché, le bateau est rempli d’eau, on a peur de couler… » Alors que BT naviguait sous grand-voile seule à trois ris, une déferlante a capelé le bateau par le travers arrachant le roof par son milieu. Immédiatement, les deux navigateurs déclenchent leurs balises de détresse.

Dès lors, les opérations sont déclenchées : le CROSS Gris-Nez met en relation la direction de course avec le MRCC de Ponta Degalda aux Açores. Les premiers contacts entre Jean Maurel et BT sont placés sous le signe de l’efficacité. Entre l’équipage et la direction de course, les procédures sont clairement mises en place : pour les deux navigateurs, il s’agit avant tout d’organiser leur sauvetage. Enfiler les combinaisons de survie, combattre l’hypothermie, se reposer, s’alimenter deviennent les priorités. Nul ne sait si BT, blessé, pourra résister encore à une nouvelle déferlante. Pendant ce temps, Jean Maurel alerte Veolia Environnement et Safran de manière à ce qu’ils se tiennent prêts si besoin. Bien évidemment, les deux équipages répondent présent, mais rapidement l’évidence apparaît : les moyens mis en œuvre depuis les Açores seront plus efficaces que l’intervention d’un autre voilier dans une mer démontée.

Des procédures maîtrisées
Tout l’intérêt des procédures de sécurité prend alors son sens. De l’aveu même de Sébastien Josse, les topos sécurité rabâchés à chaque départ de course, permettent d’avoir les bons réflexes. Les automatismes fonctionnent. Vers 18h, les navigateurs rentrent en contact avec l’Ocean Explorer, un navire océanographique. Mais les conditions de mer particulièrement difficiles, avec des creux d’environ huit mètres rendent l’opération délicate. Rapidement, les navigateurs sont informés qu’un hélicoptère Puma de la marine portugaise sera sur zone. Dès lors, il s’agit de se remémorer les signes à faire à l’hélicoptère, et surtout de ne pas oublier que les sauveteurs sont les maîtres de l’opération. Le Puma arrive sur zone, une heure avant la tombée de la nuit. Le pilote de l’hélicoptère intime alors l’ordre aux deux marins de se jeter à l’eau l’un après l’autre tandis qu’un plongeur les récupère pour les hélitreuiller. Quelques minutes plus tard, ils sont à bord en route pour Terceira.

Arrivés à Terceira, ils sont pris en charge par les autorités locales. Ils sont sains et saufs, bien évidemment choqués de leur aventure et tristes d’avoir dû abandonner leur bateau. La déception est immense, mais le soulagement de les savoir sauvés les encore plus.

Source : Transat Jacques Vabre

FLASH : Cuzon et Josse dans l'helicoptere


Crédit : A.Courcoux

C'est confirmé. Sébastien Josse et Jean-François Cuzon ont été hélitreuillés dans un hélicoptère Puma de l'armée portugaise. Selon les informations du MRCC, ils seraient en route vers la base américaine de Terceira.

Source : Transat Jacques Vabre

Transat Jacques Vabre / BT déclenche sa balise de détresse (Vidéo)

A environ 10:20 GMT ce matin, BT a déclenché sa balise de détresse après avoir constaté des dégâts majeurs au terme d'une nuit particulièrement difficile en raison des conditions de mer déchaînées et des rafales à 60 noeuds. Les navigateurs sont en contact régulier avec Jean Maurel, directeur de course de la Transat Jacques Vabre.



Le roof de BT est arraché et les hommes font état d'un monocoque rempli d'eau aux deux tiers. Le MRCC coordonne les opérations avec la Direction de course et l'équipe technique de BT, de manière à assurer
le sauvetage des skippers. Ces derniers ont préparé tout le matériel de sécurité (tps et radeau de survie) et attendent les secours, sachant que des cargos et une ressource aéronautique sont dans le périmètre. Le MRCC Falmouth a confirmé que le RCC des Açores venait d'envoyer un hélicoptère et un navire de la Marine sur zone, tout en diffusant une alerte par satellite à tous les navires susceptibles de porter assistance.

Source : Transat Jacques Vabre

Transat Jacques Vabre / Nouvelles du front, BT mène toujours les troupes

"C'est vraiment la guerre, là", nous expliquait Jean-François Cuzon avant que la connexion soit coupée. La voix semble bonne et le ton sous-entend que la situation est complexe mais sous contrôle. Joindre BT n'a pas été chose facile ce matin, mais la confiance perçue dans la voix de Jean-François en dit long sur l'esprit combatif et le bon moral du duo.

Finalement, après une série d'échecs de connexion, c'est Sébastien qui décroche et nous confirme ce que l'on pressentait - c'est dur mais tout va bien, il faut accepter les choix de cette option en laquelle ils croient fermement. "On se fait sacrement secouer par ici," nous explique le skipper "et ça va durer jusqu'à au moins demain soir. On se bat contre les vagues dans un vent de 35 noeuds et le bateau tape beaucoup. La mer n'est pas très formée, pas plus de 3 ou 4 mètres mais très croisée. Mais bon, comme l'option Sud ne nous tentait pas, nous avons choisi cette solution, plus dure, mais je suis sûr que ça va payer à la fin."

Crédit : BT

Dures pour les nerfs des skippers, ces conditions casse-bateaux sont une constante source d'inquiétude et comme BT est violemment projeté contre les vagues, Seb et Jeff s'inquiètent sans doute pour le matériel, sans pour autant pouvoir effectuer des checks réguliers sur le pont, ce qui est tout simplement trop dangereux. "On ne sort pas du cockpit," ajoute le skipper, "et même aller de la barre à la table à carte est un problème, on risque de se faire éjecter à chaque instant. On essaye de ne pas trop bouger, et de toute façon on avait bien rangé et préparé le bateau avant l'arriveée du front. Nous avions pris des ris, rangé tout le matériel...On savait que ça allait arriver, alors on a anticipé !"

BT évolue actuellement à une vitesse moyenne de dix noeuds, sous trois ris et trinquette et réussi à creuser l'écart avec ses poursuivants malgré les conditions épouvantables. Le moral des deux hommes est bon puisqu'il semble que cette option brutal paye même si le classement n'est pour le moment pas la priorité. Retour à la 'vraie régate' dès vendredi matin mais comme le souligne justement Sébastien, "Bien sûr nous prenons des précautions et essayons de préserver le matériel mais cela ne veut pas dire que nous de gardons pas un oeil attentif sur nos performances et celles de nos poursuivants!"

Source : BT Sébastien Josse

Transat Jacques Vabre / Ils ont dit…

Armel Le Cléac'h (Brit Air) – 13ème au classement de 11h
« Nous avons eu un petit souci technique en début de nuit mais on attend que le jour se lève pour pouvoir prendre une décision. Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment, mais sachez que tout le monde va bien à bord du bateau. On attend plus de précisions tout à l'heure.
On a eu pas mal de choses à faire depuis le début de la course. La sortie de la Manche a été assez sportive, avec du vent assez fort. On a eu une succession de phénomènes météo différents qui nous a obligé à faire beaucoup de manœuvres comme des changements de voile... Et puis avec nos petits ennuis on a eu un peu plus de boulot cette nuit mais on se reposera dans la journée. Il faut faire attention à ne pas se faire dépasser par la machine et par le mauvais temps ».

Jean François Cuzon (BT) – 1er au classement de 11h


© BT

Victorien Erussard (Guyader pour Urgence Climatique) – 3ème au classement Multi50 de 11h
« Ca va mieux qu'hier, on est plus dans le rythme et je pense qu'on a fait une très bonne nuit puisque on a repris 20/25 milles sur Crêpes Whaou ! On a bifurqué au bon moment pour vite dégager dans le sud et sortir du Golfe de Gascogne au plus vite. Ceux qui sont plus ouest doivent avoir moins de vent que moi. A priori on est repassé devant Lalou Roucayrol. Là nos conditions sont assez sympas, on a une mer pas trop formée, on touche 20 nœuds de vent et on commence à avoir un ciel étoilé. C'est plutôt sympathique, en tous cas ce sont de belles conditions avant l'enfer qui nous attend à partir de demain en fin d'après midi…. A priori on va avoir du sud-ouest avec 25, 30 voir 40 nœuds. C'est pour éviter ça au maximum qu'on a mis les bouchées double cette nuit, car plus on sera sud, plus on en sortira rapidement. Notre but est d'être sous les 40 degrés nord pour avoir du vent moins fort que ceux qui sont trop au nord de cette latitude là.
La vie à bord se passe bien. Le double c'est quand même bien, à deux au moins on peut faire les choses bien. On fait des quarts très courts, on change toutes les heures, ça nous permet de rester lucide en permanence. En revanche on ne s'alimente pas correctement, je pense que c'est le stress. On attendra de sortir du Golfe pour manger plus convenablement. Vivement qu'on en sorte ! D'ailleurs si on a fait de bonnes moyennes cette nuit c'est parce que j'ai envie d'aller chercher un peu de chaleur !!! »

Classement du 10/11/2009 à 11:00

Monocoques IMOCA
1-BT
2-AVIVA
3-GROUPE BEL

Multicoques Class Multi50
1-CRÊPES WHAOU !
2-REGION AQUITAINE-PORT MEDOC
3-GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE

Source : Transat Jacques Vabre

Vidéo / Josse et Cuzon au micro

À maintenant moins de 24 heures du départ de la Transat Jacques Vabre, Sébastien Josse et Jean-François Cuzon partagent leur temps entre interviews, analyse météo et repos.

© Pen Duick/Sea Events

Ellen Mc Arthur change de cap

Ellen MacArthur a été interviewé aujourd'hui par Kirsty Young, présentatrice radio du programme BBC Radio 4 Desert Island Disc. En réponse à la question de la journaliste "Souhaitez vous vous lancer à la chasse au record du tour du monde en solitaire que Francis Joyon vous a repris l'année dernière?, Ellen a répondu qu'une partie d'elle souhaiterait vraiment récupérer ce record mais que quelque chose l'en empêche.

Comme l'a expliqué Ellen lors du programme radio, sa passion pour la voile reste intacte mais sa passion pour l'environnement est une priorité pour le moment. "Après mon séjour en Georgie du Sud, plus je m'intéressais et plus je prenais peur. Et mes découvertes m'ont fait peur au point que je ne peux pas retourner en mer pour le moment parce que ce sujet de l'environnement compte plus."

Ces 3 dernières années, Ellen a mené l'équipe BT Team Ellen qui a concouru dans de nombreuses régates mais aussi travaillé en étroite collaboration avec BT sur des projets CSR et de défense de l'environnement. Le projet BT continue jusqu'en Avril 2010 avec notamment en Novembre la course majeure de la saison pour le duo Sébastien Josse et Jean François Cuzon qui participeront en double à la Transat Jacques Vabre, du Havre jusqu'au Costa Rica.

Ellen sera présente au Havre pour les encourager avant cette formidable aventure. "Mon amour de la voile est intact, depuis l'age de 4 ans, j'en rêve et j'en ai fait ma priorité. La mer m'apporte le plus grand sentiment de liberté mais cette vie sur la mer m'a fait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses auxquelles je n'étais pas préparer. C'est pour cela que pour le moment je me concentre sur transmettre ce que j'ai vu, ce que j'ai appris pour essayer ensemble d'épargner notre planète. Les longues périodes sur l'eau me manque atrocement, mais pour le moment j'ai quelque chose de plus important à faire."

Source : BT Team Ellen

IMOCA / COMPTE A REBOURS AVANT LA TRANSAT JACQUES VABRE

Mercredi 30 Septembre, Sébastien Josse et Jean François Cuzon, skipper et co-skipper de l'IMOCA 60 BT ont fait une pause dans leur entraînement pour se rendre à Paris et participer à la conférence de presse officielle de la Transat Jacques Vabre. Le rassemblement des 14 duos en course a sans nul doute fait augmenter la pression et a rappelé à tous la proximité du départ. Après leur victoire lors du Fastnet 2009, Sébastien et Jean-François partent confiants mais ils savent pertinemment que la compétition sera intense et que chaque tandem se battra pour la victoire.



© Thierry Martinez / Sea&Co / BT Team Ellen
"Le nouveau parcours de la course devrait laisser place à un véritable casse-tête tactique. Il y a des options de route Nord possibles, il y a la mer des Caraïbes en plus avec des alizés plus faibles, et il n’y a pas le Pot au Noir à passer. On va découvrir cette mer des Caraïbes où l’on ne va jamais car d’habitude on s’arrête sur l’Arc Antillais, et il restera encore 1 500 milles. Pour être allé naviguer deux ou trois fois là-bas, je sais que ce n’est pas très stable, l'arrivée à Puerto Limon risque d’être aussi un peu délicate car il y a beaucoup d’orages possibles, avec des phénomènes à la journée."

"En tout cas, la course sera intéressante, l’option Nord ne sera pas ridicule, même si elle sera difficile à prendre, et on risquera de voir la flotte se scinder en deux dès la pointe de Bretagne. Une partie allant sur l’orthodromie, la route directe ; l’autre allant chercher plutôt les alizés. Sur les premières, il y a toujours des surprises. Des coups qui se tentent, et des coups qui passent."

"Je suis hypermotivé de partir là-dessus. Tactiquement, des choses vont se produire, et on ne dispose pas de beaucoup de statistiques météo sur la fin du parcours. Ce côté nouveau et intéressant nous enthousiasme tous."
Source : BT Team Ellen

BT vainqueur du Fastnet 2009 en classe IMOCA

BT a franchi la ligne d’arrivée du Fastnet 2009 à exactement 05h 00m 15s heure anglaise, ce matin (mercredi 12 Aout 2009) après 2 jours et 17 heures de navigation. BT arrive en tête avec une avance d’environ 8 miles sur le second bateau, Artemis Ocean Racing. C’est une grande victoire pour Sébastien Josse et Jean-François Cuzon qui se sont battus pour la première place tout au long des 608 miles de la course. Le duo avait pris le contrôle de la flotte dès hier après-midi et s'impose ce matin devant Artemis Ocean Racing, Safran, Team Pindar et Aviva, bateaux qui pour la plupart (sauf Safran) couraient avec pas moins de 5 équipiers à bord.


© Pierre Yves Lautrou/ L Express
“C’est génial, vous avez en face de vous deux hommes très heureux! C'était une très belle course, une grande compétition entre les cinq premiers bateaux dès le départ et des conditions idéales de navigation. Notre victoire nous rassure sur nos objectifs pour la Transat Jacques Vabre. BT est un bateau rapide, Jeff et moi faisons une bonne équipe et notre motivation n’a jamais été aussi grande ! » déclare Sébastien Josse quelques minutes après avoir franchit la ligne d’arrivée à Plymouth.

“Nous étions deuxième au passage du rocher du Fastnet mais je savais que nous serions plus rapide qu’Artemis Ocean Racing au portant et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Nous avons également été en compétition avec RAN depuis les îles Scilly jusqu’à la ligne d’arrivée, ce qui est incroyable !! »

Seb et Jean-François sont ravis de leur victoire sur le Fastnet, d'autant plus que la plupart de la flotte IMOCA courraient en équipage alors qu'ils n'étaient que deux à bord.
«Être deux à bord signifie que nous sommes plus lents dans les manœuvres, ce qui a été le cas dans le Solent après le départ, nous avons dû faire à peu près dix virements de bord. Mais en fait nous avons compensé le manque de mains par une bonne tactique et des décisions prisent au bon moment ! »

C'est un vent faible qui a accompagné le départ de cette 43ème édition de la Rolex Fastnet Race, dimanche à 12h00 à Cowes. Les 300 bateaux inscrits se sont élancés sous spi le long de la côte Sud de l'Angleterre. Mais dès 4 heures du matin lundi, BT était lancé à 20 noeuds au près lors du passage du Cap Lizard et de Lands End. Désormais à l'entrée de la Mer d'Irlande, BT se trouve toujours dans le groupe de tête et est lancé à la poursuite d'Artemis Ocean Racing. Les écarts se réduisent mais BT passe en seconde position le Fastnet. Plus rapide au portant, BT prend rapidement la tête de la flotte sur la route de Plymouth et les écarts augmentent jusqu’à la ligne d’arrivée, qu'ils franchissent en vainqueur.

Qu'elle est la suite maintenant?
“ Avant tout, rentrer à Port La Foret, notre port d’attache. BT rentre en chantier pour quelques semaines pour faire un point sur la coque, le mât et la quille entre autres… Et par la suite nous allons essayer de passer le plus de temps possible sur l’eau avec Jeff et nous concentrer sur l’entraînement pour la Transat Jacques Vabre » conclut Sébastien.
Source : BT Sebastien Josse

Fastnet 2009/ BT premier équipage en double à passer le Fastnet

Après 44 heures de course dans le Fastnet 2009, BT a contourné le fameux rocher du Fastnet ce matin à 08h00 et le duo se dirige désormais vers Plymouth, arrivée du Fastnet 2009. Sam Davies, Sidney Gavignet et les équipiers d'Artemis Ocean Racing ont été les premiers a passé cette marque de parcours, seulement 10 minutes avant Sébastien et Jean-François à bord de BT, le premier équipage en double sur cette édition 2009.

"Ca va plutôt bien ce matin, on est bien revenu cette nuit et on a passé le Fastnet ce matin à 8h00 avec un beau lever de soleil. Artemis Ocean racing est sorti de nulle part ,mais bon, ça va ils sont vraiment pas loin, à peine un mille devant. On est très content." Expliquait ce matin Jean François Cuzon.

Sébastien Josse et Jean-François Cuzon au passage du Fastnet
© Pierre Yves Lautrou/ L Express

La prochaine marque de parcours est située à l'Ouest des îles Scilly, à 150 milles au Sud du Fastnet. Les premiers bateaux de la classe IMOCA devrait la contourner cette après-midi avant de prendre la direction de la ligne d'arrivée à Plymouth, où ils sont attendus tôt demain matin.
"Il y a de l'air, on a 15 noeuds d'ouest et on est sous grand spi depuis la bouée de dégagement du Fastnet. On est entre 15 et 18 noeuds de vitesse, la visibilité est variable. Mais la ça va, on voit les bateaux autour de nous, Artemis est un peu devant dans notre axe, derrière il y a Pindar et ensuite Safran et Aviva. On pense être à Plymouth vers 8 heures demain matin!"

Être seulement deux à bord fait évidemment une énorme différence et c'est une incroyable performance que sont en train de réaliser Sébastien et Jeff. À moins de 18h de la fin de la course, ils se trouvent toujours second de la flotte. "Cette nuit nous avons bien respecté nos quarts de deux heures, mais sous spi on essaye de réduire à une heure afin de rester constamment à l'attaque à la barre. " Concluait Jeff.
Source : BT Sébastien Josse

BT IMOCA 60 - Vainqueur de l'Artemis Challenge et prêt pour le Fastnet

Sébastien Josse et l'IMOCA 60 BT se sont imposés jeudi dernier lors de l'Artemis Challenge devant Pindar (Mike Sanderson) et Artemis The Profit Hunter (simon Clay). BT s'est vu remettre un chèque de £10,000 pour l'association pour laquelle ils couraient, le Ellen MAcArthur Trust. Le Ellen MacArthur Trust s'occupe d'enfants âgés de 8 à 18 ans en rémission du cancer ou de leucémie et leur fait découvrir la voile et la croisière. "C'était une super journée de régate malgré ce vent très faible. C'était très tactique et l'ambiance excellente. Un grand merci à Artemis de la part de toute l'équipe BT pour nous avoir remis ce prix exceptionnel pour le Ellen MacArthur Trust, je vois déjà le sourire des enfants que nous pourrons faire naviguer !" explique Ellen lors de la remise des prix.

© Mark Lloyd

Les vents extrêmement légers sur le Solent ont obligé le comité de course à changer de parcours et annuler le traditionnel Tour de l'île. Les 9 bateaux de la flotte IMOCA 60 ont donc pris le départ à 10h00 d'un parcours triangulaire d'une quarantaine de milles, en direction de l'Est pour contourner Nab Tower, fort à l'entrée du Solent, virer une bouée au Nord Est et revenir. Dans ce vent faible, la course se transforme en une véritable bataille tactique entre les 5 premiers bateaux de la flotte, BT et Artemis en chef de file.

En milieu d'après-midi, le vent devint inexistant et la course fut de nouveau raccourcie. Sébastien Josse et l'équipage de BT, dont Jean François Cuzon, co-skipper pour la Transat Jacques Vabre et Ellen MAcArthur, furent désignés vainqueur de la course au passage du fort de "No Man", devant Pindar, Mike Sanderson et Artemis, The Profit Hunter, Simon Clay.

Ce dimanche (9 août), Sébastien et Jean François prendront le départ du Fastnet, course de qualification pour la Transat Jacques Vabre en double. "Pour le moment, les prévisions-météos sont plutôt légères, surtout pour le départ. Ça devrait s'améliorer ensuite et monter jusqu'à 12-15 noeuds dans l'après-midi. Peu importe ce que disent les prévisions, de toute façon nous ne savons jamais à quoi s'attendre au passage du Fastnet. C'est toujours une surprise, et pas forcément une bonne car cet endroit est connu pour être plutôt dangereux!" explique Sébastien.

Source : BT Seb Josse

Vendée Globe / Josse en France, BT à Auckland

Cela fait désormais un peu plus de deux semaines que Sébastien Josse, skipper de l'IMOCA 60 BT, est arrivé à Auckland, après avoir pris la difficile décision d'abandonner ses rêves de Vendée Globe. Avec plus de 50 jours de course dans le groupe de tête, Sébastien réalisait jusque-là une course sans faute, prouvant que le skipper comme le bateau étaient extrêmement compétitifs et constituaient un duo redoutable. Malheureusement, le lendemain de Noël, une mer démontée et des rafales de plus de 60 noeuds ont eu raison de sa course. Balayé par une déferlante, BT s'est couché, tête de mât dans l'eau, à la limite du chavirage. Le choc a été terrible et le bateau s'est relevé avec de nombreuses séquelles et des dégâts sur le système de safran, irréparables en mer.






Sébastien et BT entraient donc dans les eaux calmes d'Auckland et s'amarraient au fameux Viaduct Basin, tandis que les leaders de la course contournaient le Cap Horn et entamaient la remontée de l'Atlantique. Déçu, Sébastien expliquait à son arrivée "Je ne peut pas m'empêcher de penser aux autres concurrents qui viennent de passer le Cap Horn et qui font donc route vers la maison ! C'est dur d'être témoin et non plus acteur de cette bataille !"

Bt en chantier à Auckland
A terre, les choses se sont vite organisées : l'équipe technique de BT s'affairait à ranger le bateau, organiser le démâtage et déquillage. La décision était prise d'organiser le chantier de BT à Auckland et de le convoyer vers Lorient par cargo dès le mois de Mars. Pas un problème pour cette équipe internationale, Rhys Mellor (Néo-Zélandais d'origine) et Pierre-Emmanuel Hérissé (Chef de Projet), qui ont accueilli Sébastien à son arrivé à Auckland, ont rapidement été rejoints par une équipe de 3 spécialistes menée par Paul Quinn, superviseur de la construction de BT à Cowes en 2007. Paul-Ed Henry (Logistique) et Charlie Carter quittent pour leur part l'Europe demain pour compléter les rangs de l'équipe. Le chantier devrait durer entre 6 et 8 semaines.

Saison 2009 chargée
Sébastien reprendra donc l'entraînement sur BT dès le début du mois de mai. Le skipper et le bateau, tous deux au mieux de leur condition, réaliseront un mois complet d'entraînement avant de rejoindre Calais pour le départ de la Calais Round Britain le 21 Juin. Cette course en équipage sera suivi d'un été anglais avec la participation à The Artemis Challenge pendant Cowes Week puis le départ du Fastnet le 09 Août prochain, toujours de Cowes. La course clé de la saison 2009 est la Transat Jacques Vabre, épreuve en double au départ du Havre le 07 Novembre et à destination du Costa Rica.



Source : BT Team Ellen

Vendée Globe / Josse contraint à l'abandon

La décision n’a pas été facile à prendre, mais Sébastien Josse a dû se rendre à l’évidence. Il ne peut continuer le Vendée Globe avec un safran bâbord cassé. Trois jours après son chavirage, le skipper de BT a donc pris la décision d’arrêter la course et de rejoindre la terre la plus proche, à 1250 milles dans son est.



Sébastien Josse était l’un des grands animateurs de ce 6e Vendée Globe et a occupé la tête de la course pendant 8 jours. Il était en troisième position vendredi lorsqu’au plus fort de la tempête, sous un grain à plus de 60 nœuds, son bateau s’est fait coucher par une vague encore plus violente que les autres. Depuis, il avait mis le cap au nord, vers des eaux plus calmes, afin d’établir un diagnostic précis des dégâts à bord. Outre la perte des instruments de tête de mât, il déplorait trois fissures sur son roof, une cloison endommagée et surtout son safran bâbord en travers de la route. Cinquième du Vendée Globe 2004 avec un ancien monocoque, il disposait cette année de l’expérience et des moyens pour rivaliser aux avant-postes. Il devrait mettre environ une semaine pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, probablement Auckland.

Ils ne sont donc plus que dix-sept en course, et bientôt seize lorsque le Canadien Derek Hatfield (Algimouss Spirit of Canada) aura officialisé son retrait de la course suite à son chavirage qui s’est conclu avec deux barres de flèche cassées. Heureusement pour le reste de la flotte, les prévisions de Météo France annonce une amélioration générale des conditions de navigation. Des conditions qui, au pointage de 11h, permettent une nouvelle fois à Michel Desjoyeaux (Foncia) d’accélérer et d’augmenter son avance. Le leader a été pointé à 18,1 nœuds sur la dernière heure. Ses quatre premiers poursuivants ont des vitesses comprises entre 15,7 et 17,5 nœuds.

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / BT fait cap au Nord, Josse raconte

Joint ce matin par son équipe à terre, Sébastien Josse a fait un état des lieux aussi complet que possible, et s'est montré rassurant quant à son moral et à sa forme physique. Certes extrêmement déçu, le skipper est néanmoins en mode "pragmatique" et gère une par une les avaries du bord, après avoir pris du repos et s'être copieusement alimenté. "Pour le moment, la nuit est tombée et je m'attends à ce que le vent remonte, mais de toute façon je ne peux rien faire de plus : j'ai rangé l'intérieur du bateau qui était un vrai cauchemar, j'ai bouché les fissures du roof pour que l'eau ne pénètre plus à l'intérieur, et je fais route au nord à vitesse réduite afin de pouvoir trouver une mer clémente qui me permettra de regarder les safrans. Je suis sorti faire un premier tour, mais avec encore 4 à 5 mètres de creux en avançant 5 nœuds, chaque vague qui me rattrape submerge le cockpit. Le tableau arrière est une zone exposée et je ne peux rien faire de sérieux pour l'instant."


Revenant sur les circonstances de l'incident, le skipper a noté : "Sincèrement, les conditions dans lesquelles mon quasi-chavirage est survenu sont les limites de ce que le bateau peut encaisser, mais aussi les limites de ce que l'on peut faire en solo. Quand les vagues font 10 mètres, en bas du creux il n'y a pas de vent donc on ne progresse pas alors qu'il faudrait pouvoir s'échapper, et au contraire lorsqu'on est en haut, on voudrait pouvoir ralentir pour ne pas dévaler trop vite. Dans les grains comme ceux qu'il y avait ce soir-là, on ne peut pas manœuvrer sans prendre de risques énormes, alors on attend que ça passe. généralement ça prend entre un quart d'heure et 45 minutes. C'est du réflexe, les automatismes prennent le dessus, comme cela a été le cas juste après que le bateau ait été couché et se soit remis à l'endroit. Pendant un moment, j'ai bien cru que j'avais fait la culbute complète. Je savais qu'il y avait trois choses à faire, à savoir affaler ma grand-voile, mettre le bateau dans le bon sens et commencer ma tournée d'inspection. Affaler une GV à trois ris dans 50 nœuds de vent, ça prend quand même 40 minutes, car elle pousse sur les barres de flèches, il faut monter sur chaque chariot et le forcer à descendre de tout ton poids."

"Ensuite, je me suis aperçu que le bateau ne voulait pas aller sur son cap, j'ai déconnecté le pilote et là j'ai senti que la barre était beaucoup plus dure que d'habitude. Les safrans faisant deux grosses gerbes, et j'ai compris qu'ils étaient désalignés. Ce problème, c'est ma priorité et c'est ce qui va décider de la suite des événements pour moi. Je peux solutionner le problème du roof en stratifiant, mais si je n'ai pas un système de barre fiable, attaquer le Pacifique serait trop dangereux - je devrais être fixé dans une dizaine d'heures. Le reste de mes problèmes est gênant, mais gérable, ce n'est pas un drame de ne plus avoir de pilote en mode vent par exemple, mais il faut impérativement qu'il puisse au moins fonctionner en mode compas - ce qui n'est pas le cas actuellement puisque le gouvernail est désaxé et donc il ne retrouve plus son point de référence."

"Je suis d'autant plus déçu que j'avais fait attention, que ma position plus nord était un choix conservateur. Mais c'est fait maintenant, on a change de mode, il n'est plus question de régate quelque soit la suite des événements", concluait un Sébastien dont la priorité aujourd'hui est sa sécurité personnelle et celle du navire.



Source : BT Team Ellen

Vendée Globe / Une nuit à grande vitesse

Jean Pierre Dick entame son 5ème jour en tête de la flotte du Vendée Globe. Lancé sur une ligne droite de près de 1000 milles pour atteindre la 3ème Porte des Glaces, c'est une véritable course de vitesse entre les 5 bateaux de têtes.

Dick joint à 9h00 ce matin :
« Ah bon, j’ai battu le record des 24h de l’épreuve. 448 milles ! Pas mal d’autant que j’ai bien dormi hier. Je suis à l’aise dans la brise au portant. J’aime le grand sud.
Sinon, la nuit a été très bizarre avec des petites zones de molle et un gros coup de vent à 37 nœuds. Mes concurrents ont été plus réguliers que moi. C’est normal qu’ils soient revenus. Je me suis posé beaucoup de questions ce matin car le vent mollissait. Quelles voiles dois-je mettre ? J’ai choisi de naviguer en bon marin en patientant et en ne dépensant pas d’énergie pour rien. J’ai bien fait car le vent est remonté depuis. La sagesse l’a remporté !
La régate est serrée. Cela va être une bataille de rue jusqu’à la fin.
»



Encore une fois, les vitesses des leaders frolent les 20 noeuds de moyenne lors de la dernière heure. Sébastien Josse, fidèle à sa politique "rapide mais prudent" est toujours en 5ème position à 111 milles du leader et évolue à une moyenne de stable de 17 noeuds entre les 2 derniers classements.

Sources : BT Team Ellen et Paprec Virbac

Messages des TourduMondistes

Paysages australs pour Dick :
« Les conditions sont difficiles, mais j’avance à bonne vitesse. On devrait faire près de 20 nœuds de moyenne aujourd’hui. Il faut ménager sa monture, ne pas casser ce matin. La mer est bleu foncé, la houle présente depuis l’entrée des mers australes et les oiseaux nombreux. C’est un paysage superbe, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. »

Desjoyeaux sous le vent des Kerguelen :
« Ç’a un petit peu molli, après un bon vent ce matin. Je suis dans les perturbations de Kerguelen. Je n’ai pas regardé ce que j’ai fait cette nuit, car j’ai trop dormi et je suis allé dans la mauvaise direction. J’ai fait sécher mon linge ce matin. Je pense qu’il ne va pas se passer grand chose avant l’Australie. Je suis satisfait d’être revenu sur la tête de flotte. Vaut mieux être là que 500 milles derrière ! J’ai failli partir à la chasse à la baleine. Tout à l’heure, il y avait deux bestioles devant moi qui ne voulaient pas se laisser rattraper. »

Josse prudent :
« Tout va bien. Nous sommes poussés par des vents un peu plus réguliers à 28-30 nœuds. Faire des moyennes de 19 nœuds ne m’intéresse pas. Plonger vers le sud et voir des glaçons non plus. La route est encore longue, mon retard relatif et l’important est de préserver le matériel. Le problème est l’humidité plus que le froid. Je porte des gants à l’intérieur du bateau. »

Peyron file sous gréement de fortune :
« J’avance assez rapidement sous gréement de fortune. La bôme est verticale, j’ai un petit foc devant et le dernier morceau de grand-voile intact derrière. Je vais le plus au nord possible et décidé aujourd’hui si je vais vers l’Afrique du Sud ou l’Australie. On a peut-être une solution de remorquage vers l’Afrique du Sud. Mais pour l’instant, je fais une route à 90° à cause du vent. La vie continue. C’est l’occasion de finir ma grande bibliothèque du bord. Ça aide à passer les heures un peu longues. C’est assez difficile de dormir. Le bateau est moins confortable qu’avec le mât. Ça secoue énormément. »
Classement du : 12/12/08 à 16:00
1 (=)Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
2 (=)Mike Golding Ecover
3 (=)Roland Jourdain Veolia Environnement
4 (=)Michel Desjoyeaux Foncia
5 (=)Sébastien Josse BT
6( =)Jean Le Cam VM Matériaux
7 (=)Vincent Riou PRB
8 (=)Armel Le Cléac´h Brit Air
9 (=)Marc Guillemot Safran
10 (+1) Dominique Wavre Temenos II
Source : Vendée Globe

Josse aux commandes, Dick 3ème, Peyron au pied du podium

Pour une poignée de pouillems
Sébastien Josse, BT : « Il y a du match, il y a du niveau ! Chacun se bat pour le moindre pouillem de milles. C’est une vraie régate autour de la planète. Je suis content de l'endroit où je suis. Mais bon, on regarde toujours les routages. JP (Dick) est à fond le sud, j’ai regardé sa démarche, celle de Peyron au nord aussi. Toutes les 12 heures, les fichiers changent et les options peuvent être remises en question. On n’arrête pas ce petit jeu d’influence. Dès qu’un concurrent change son cap de 5 degrés, on sait qu’il a changé de voile ou qu’il est en train de prendre une autre option. On n’a pas beaucoup de temps pour s’échapper du bateau, la flotte est trop compacte. »



Ne pas penser aux glaces
Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) : « On fait de beaux surfs. La dépression va nous emmener jusqu’à la marque de parcours. J’ai entre 20 et 28 nœuds de vent, mais ça va peut-être monter cet aprem. Ma position au sud, sur la layline, de loin, ça me paraît sympa. Je suis à 47°10, à 20 milles au nord des premières glaces. Pour l’instant, je n’en ai pas croisé. Mais croisons les doigts, mieux vaut ne pas y penser ! Par contre, il fait froid. L’eau est à 5,5 degrés. Quand il faut aller manoeuvrer dehors, c’est très dur pour les doigts ».

Intéressante option sud
Loïck Peyron (Gitana Eighty) : “On commence à s’habituer au vent et dès que ça descend au dessous de 25 nœuds, on trouve que c’est mou ! Et puis moins on a de toile, mieux on se porte ! Actuellement, les sudistes comme Jean Pierre tentent des choses intéressantes. Ils ont un meilleur angle et plus de pression. Mais à part cette option, on dirait que tout le monde est un peu en position d’attente. Sinon, j’ai essayé de grimper au mât pour récupérer ma drisse de gennaker. Mais à mi-mât, après deux départs au lof, je suis vite redescendu… Ça m’a pas mal usé et je sais qu’il va falloir recommencer la grimpette, mais ce ne sera pas pour tout de suite ! »

Classement du : 06/12/08 à 16:00
1 ---Sébastien Josse BT
2 ---Yann Eliès Generali
3 ---Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
4 ---Loïck Peyron Gitana
5 ---Roland Jourdain Veolia Environnement
6 ---Jean Le Cam VM Matériaux
7 ---Vincent Riou PRB
8 ---Mike Golding Ecover
9 ---Michel Desjoyeaux Foncia
10 ---Armel Le Cléac´h Brit Air

Source : Vendée Globe