Gitana Eighty
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Gitana Team / Peyron quitte Gitana Team, Guichard arrive sur l'iShares Cup

Remaniement chez le Team Gitana. Loïck Peyron, arrivé dans l'équipe en 2006 en tant que manager, a quitté le navire.

Après une belle saison où il a remporté la Transat Artémis l'été dernier, le skipper baulois avait dû abandonner le Vendée Globe aux Kerguelen après un dématage. Le baron de Rothschild, ayant décidé de se retirer de l'Imoca, a donc vendu le 60 pieds Gitana 80, bateau qui fera la prochaine Barcelona World Race en 2010 sous des couleurs espagnoles.

L'Imoca arrêté, le team Gitana s'alignera en revanche sur le circuit IShares Cup. Disputées sur des catamarans monotypes de 40 pieds – les Extrême 40 – les régates débuteront en mai et passeront par l'Italie, la France, l'Angleterre, l'Allemagne et la Hollande. C'est Yann Guichard qui en sera le skipper-barreur. Ce jeune navigateur de 34 ans, tout autant à l'aise entre trois bouées, de par son parcours olympique, qu'au large compte tenu de son expérience en transatlantique, aura à faire ses preuves sur ce nouveau support parfaitement taillé pour son talent.


Quant au Gitana 11, il est en chantier depuis quelques semaines pour s'aligner au départ de la Route du Rhum. Pour être compétitif avec les maxi-tris (105 pieds), il va donc être rallongé (construction et changement des flotteurs existants, allongement de la coque centrale, aménagement du plan de pont et optimisation de la plateforme) passant ainsi de 60 pieds à 70 pieds.

Crédit Photo : Elodie Allaire

La longue route de Loïck Peyron

Le parallèle avec Bernard Moitessier tient uniquement dans le titre, car bien loin de Loïck Peyron l’envie de tourner sans toucher terre … C’est précisément cette perspective qui motive jour après jour le skipper de Gitana Eighty. Voilà déjà une semaine que le rêve de Vendée Globe du marin baulois et du Gitana team fut stoppé net au large des îles Kerguelen. En une fraction de seconde, celui qui avait jusque là animé magnifiquement le premier tiers de course de cette 6ème édition du tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance, a dû rendre les armes suite à la casse de son mât.


Après 48 heures d’attente, nécessaire à l’élaboration du plan de récupération du monocoque et du marin, la décision fut prise de faire route vers l’Australie et plus précisément vers le port de Fremantle sur la côte Sud-Ouest, alors distant de 2 800 milles. Depuis, paré de son gréement de fortune, que Loïck Peyron améliore tant bien que mal au fil des jours, Gitana Eighty poursuit sa traversée de l’Indien ; un océan qui une fois encore n’a pas failli à sa mauvaise réputation … En effet, vendredi dernier, le suisse Dominique Wavre annonçait qu’il se déroutait vers les Kerguelen suite au bris de sa tête de quille. Une sérieuse avarie qui venait mettre un terme à la course du navigateur helvète. Quelques heures plus tard, c’est au tour de son compatriote Bernard Stamm de signifier des difficultés de safrans. Le suisse décide alors de rallier le Port-aux-Français aux Kerguelen, mais les conditions météo particulièrement musclées à son arrivée dans la Baie du Morbihan auront raison du moral inoxydable du marin. Il va jouer de malchance et son bateau viendra s’échouer à la côte. Hier malheureusement, le démâtage de l’anglais Mike Golding et l’annonce du retrait de Jean-Baptiste Dejanty sont venus ajouter deux abandons à une liste déjà trop longue …

Un bilan qu’analysait brièvement le skipper de Gitana Eighty : « Il y a malheureusement eu une grande épidémie après moi et je suis vraiment désolé pour eux, avec une mention spéciale pour Bernard. Mais ce n’est pas être fataliste que de dire que cela ne m’étonne pas ! En nous engageant au départ du Vendée Globe nous savons tous que certains bateaux ne passeront pas la ligne d’arrivée. Nous partons en connaissance de cause mais on espère juste ne pas en faire partie… Le rythme de cette 6ème édition n’est pour moi pas à l’origine de ces avaries. La voile est un sport mécanique qui progresse et se perfectionne sans cesse, mais il reste des aléas et des impondérables. Nous sommes dans une classe Open, à la barre de prototypes … »

La route vers l’Australie est encore longue – 1 800 milles ce mercredi 17 décembre - et après 31 jours de régate intense, la fin du voyage est assez particulière pour Loïck Peyron. Car si les marins en course supportent – presque avec bonheur oserait-on dire – les bruits et les chocs de la mer, lorsque la progression n’est plus motivée par l’attrait de la compétition cela devient beaucoup plus difficile : « Cette situation n’est pas agréable pour plein de raisons, et tout d’abord parce que je préfèrerais vraiment être en course plutôt qu’ici ! Sans mât, la navigation est très inconfortable d’autant qu’actuellement le vent est soutenu – aux alentours des 35 nœuds depuis hier – et la mer est forte et très compliquée. Les empannages sous gréement de fortune sont assez chauds… heureusement, il n’y a pas trop de manœuvres. Mais par chance, j’ai ma grande collection de bouquins, alors j’essaye de passer le temps en lisant. Je cogite aussi sur les petits épisodes de vents faibles à venir et sur la mise en place d’une troisième voile pour mieux progresser dans le petit temps» concluait Loïck Peyron.

Mais ces longues journées en direction de l’Australie sont bien sûr l’occasion pour Loïck Peyron et son équipe à terre de repasser le film de cet incident et de tenter d’en décrypter les origines, même si il faudra certainement attendre plusieurs semaines pour que la casse de ce mât soit élucidée.

Une fois qu’il aura touché terre, le skipper originaire du Pouliguen aura à cœur de retrouver les siens au plus vite, et les hommes du Gitana Team prendront alors le relais pour organiser le rapatriement du monocoque Imoca vers l’Europe. Mais selon les dernières estimations, Gitana Eighty ne devrait pas regagner le port de Fremantle avant le 29 ou le 30 décembre prochain.

Crédit Photo : Loïck Peyron / Gitan Team
Source : Gitana Team

Messages des TourduMondistes

Paysages australs pour Dick :
« Les conditions sont difficiles, mais j’avance à bonne vitesse. On devrait faire près de 20 nœuds de moyenne aujourd’hui. Il faut ménager sa monture, ne pas casser ce matin. La mer est bleu foncé, la houle présente depuis l’entrée des mers australes et les oiseaux nombreux. C’est un paysage superbe, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. »

Desjoyeaux sous le vent des Kerguelen :
« Ç’a un petit peu molli, après un bon vent ce matin. Je suis dans les perturbations de Kerguelen. Je n’ai pas regardé ce que j’ai fait cette nuit, car j’ai trop dormi et je suis allé dans la mauvaise direction. J’ai fait sécher mon linge ce matin. Je pense qu’il ne va pas se passer grand chose avant l’Australie. Je suis satisfait d’être revenu sur la tête de flotte. Vaut mieux être là que 500 milles derrière ! J’ai failli partir à la chasse à la baleine. Tout à l’heure, il y avait deux bestioles devant moi qui ne voulaient pas se laisser rattraper. »

Josse prudent :
« Tout va bien. Nous sommes poussés par des vents un peu plus réguliers à 28-30 nœuds. Faire des moyennes de 19 nœuds ne m’intéresse pas. Plonger vers le sud et voir des glaçons non plus. La route est encore longue, mon retard relatif et l’important est de préserver le matériel. Le problème est l’humidité plus que le froid. Je porte des gants à l’intérieur du bateau. »

Peyron file sous gréement de fortune :
« J’avance assez rapidement sous gréement de fortune. La bôme est verticale, j’ai un petit foc devant et le dernier morceau de grand-voile intact derrière. Je vais le plus au nord possible et décidé aujourd’hui si je vais vers l’Afrique du Sud ou l’Australie. On a peut-être une solution de remorquage vers l’Afrique du Sud. Mais pour l’instant, je fais une route à 90° à cause du vent. La vie continue. C’est l’occasion de finir ma grande bibliothèque du bord. Ça aide à passer les heures un peu longues. C’est assez difficile de dormir. Le bateau est moins confortable qu’avec le mât. Ça secoue énormément. »
Classement du : 12/12/08 à 16:00
1 (=)Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
2 (=)Mike Golding Ecover
3 (=)Roland Jourdain Veolia Environnement
4 (=)Michel Desjoyeaux Foncia
5 (=)Sébastien Josse BT
6( =)Jean Le Cam VM Matériaux
7 (=)Vincent Riou PRB
8 (=)Armel Le Cléac´h Brit Air
9 (=)Marc Guillemot Safran
10 (+1) Dominique Wavre Temenos II
Source : Vendée Globe

Peyron / Le choix de la destination reste entier

24 heures après le démâtage de Gitana Eighty dans l’Océan Indien, les opérations de récupération du monocoque armé par le Baron Benjamin de Rothschild s’organisent. Parallèlement à ces aspects logistiques qui mobilisent les membres du Gitana Team, Loïck Peyron a lui organisé sa vie à bord. Depuis hier soir, il navigue sous gréement de fortune ; un espar mis en place après de longues et épuisantes heures de travail sur le pont.


Depuis les bureaux du Gitana Team, basés à Saint-Philibert dans le Morbihan, l’équipe technique multiplie les contacts afin de proposer un maximum de possibilités à leur skipper. Cet après-midi, après quelques échanges avec Loïck Peyron, plusieurs options demeurent valides et le choix final réclame encore quelques tergiversations.
Regagner l’Australie, pourtant distante de 2 700 milles, sous gréement de fortune reste d’actualité ; les vents poussant « naturellement » Gitana Eighty dans cette direction. Mais cette traversée de l’Océan Indien sous voilure réduite induirait une longue et pénible route pour le marin baulois. Autre cas de figure envisagé : affréter un navire pour rallier l’Afrique du Sud, Madagascar ou La Réunion. Parmi ces possibilités de remorquage en haute mer, une mérite quelques explications. En effet, un bateau se trouve actuellement sur zone, à proximité de Gitana Eighty : il s’agit du Marion Dufresne. Bâtiment de 120 mètres, ce navire basé à la Réunion et lancé en 1995 assure habituellement deux fonctions principales. Il effectue, en effet, des recherches océanographiques pour l’IPEV (Institut Polaire Français Paul Emile Victor) mais également des missions de logistique et de ravitaillement pour les terres australes françaises du Sud de l’Océan Indien. Croisant ce jeudi entre les îles Crozet et les îles Kerguelen, le Marion Dufresne pourrait donc rejoindre Loïck peyron et Gitana Eighty sur zone.

Face à ces choix multiples, le skipper et son équipe se laisse une nouvelle nuit de réflexion : « A la voile, je mettrais autant de temps pour rallier l’Afrique du Sud ou l’Australie. Par contre, différentes opérations de remorquage sont étudiées et pourraient changer la donne. Du coup, je vais faire route au Nord Nord-Est pour les prochaines heures afin de me laisser le choix de mettre le clignotant à gauche ou à droite. Nous bénéficierons de l’ensemble des éléments nécessaires pour prendre une décision demain » expliquait Loïck Peyron dans l’après-midi.

Crédit Photo : Loïck Peyron/Gitana Team
Source : Gitana Team

Virbac toujours en tête, Desjoyeaux 3ème, Josse 4ème

La cavalcade de Michel Desjoyeaux bat son plein tandis que Foncia grimpe sur la 3ème place du podium, releguant Sébastien Josse à la 4ème place. Bénéficiant d'un peu plus de vent (environ 5 noeuds selon les cartes météos), le trio de tête qui se trouve au Sud de BT est plus rapide. Le leader Jean Pierre Dick a ainsi réussi à créer une avance de 35 milles entre son bateau et celui de Roland Jourdain.



Classement du : 11/12/08 à 11:00 :
1 (= ) Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
2 (=) Roland Jourdain Veolia Environnement
3 (+2) Michel Desjoyeaux Foncia
4 (-1) Sébastien Josse BT
5 (-1) Mike Golding Ecover
6 (=) Jean Le Cam VM Matériaux
7 (=) Vincent Riou PRB
8 (=) Armel Le Cléac´h Brit Air
9 (=) Yann Eliès Generali
10 (=) Marc Guillemot Safran



Loick Peyron, qui a démâté hier après midi, navigue sous gréement de fortune en direction de l'Australie.

Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) par mail : "Loïck, notre Zizou..." :
« Expliquez-moi, comment en une seconde le travail de tant de personnes peut-il être anéanti ? Expliquez-moi comment on en arrive à laisser ici, dans l'Océan Indien, tant de valeur ajoutée à la dérive maintenant avec ce valeureux Loick. Je n'arrive pas encore à admettre cette règle de la voile qui veut que l'on peut passer d'un état de 'fier ' coursier à celui d'épave flottante en l'espace de quelques secondes. C'est la terrible loi des sports à matériel, mais que c'est cruel ! Bravo à toute l'équipe de Gitana. Vous avez été superbes et vous avez amené beaucoup de choses à l'Imoca. Bravo à Loick qui a su encore se remettre en question et redémontrer encore son immense talent. Oui, tu es sans conteste notre Zizou à nous et en plus sans les coups de tête ! On t'aime. Plein de courage pour ramener le bébé à la maison. »


Source : Bt Team Ellen et Vendée Globe

Vendée Globe / Gitana Eighty a dématé, Loïck Peyron est sain et sauf

Loïck Peyron a expliqué lors d'une vacation spéciale à 17h00, le démâtage de son monocoque Gitana Eighty trois heures plus tôt ce mercredi, soit 31 jours après le départ du Vendée Globe. En tête, Jean-Pierre Dick a repris les commandes de la course, brièvement menée par Sébastien Josse…



Troisième ce mercredi midi à une quinzaine de milles du leader, Loïck Peyron (Gitana Eighty) a signalé à la Direction de Course qu’il avait démâté vers 14h00 (heure française). Le solitaire naviguait alors sous un ris dans la grand voile et foc solent, poussé par une trentaine de nœuds de vent, et se trouvait à l’intérieur de son habitacle quand il a constaté que le mât s’était cassé. Le skipper n’a donc pas été touché et est donc en parfaite santé. La cause de cette avarie n’est pas encore connue, mais le Baulois indiquait qu’il avait conservé sa bôme et réfléchissait à une destination sous gréement de fortune.

Loïck Peyron (Gitana Eighty) en vacation spéciale à 17h00 :
« Il y avait 30 nœuds de vent et Gitana Eighty était sous un ris dans la grand voile et le Solent à l’avant. Je ne sais pas ce qui s’est passé : j’étais à l’intérieur et, clac, un grand bruit ! J’ai compris que c’était le mât. Je suis sorti et j’ai vu qu’il était cassé en plusieurs morceaux : il restait la bôme et les voiles étaient à l’eau. Il m’a fallu une bonne heure pour faire le ménage et surtout larguer le mât qui tossait sur la coque. Il y avait des morceaux de carbone partout. Mais il n’y a pas de problème sur la coque pour continuer à naviguer.
Il était impossible de récupérer plus de matériel : j’ai dû couper le gréement. Il me reste donc juste la bôme, un foc de brise et un morceau de la grand voile. Je préfère me diriger vers le Nord pour rallier l’Australie ou faire le contact avec un bateau affrété spécialement. Je suis extrêmement désolé pour toute l’équipe, mes partenaires : je ne pense qu’à eux en ce moment. Tous ont fait un travail exceptionnel… Je me dépêche de monter un gréement de fortune avant la nuit.
»

Direction Sud Kerguelen
Côté course, Sébastien Josse (BT) n’a pas repris très longtemps le commandement : après avoir mené quelques minutes vers la mi-journée, le Niçois a de nouveau laissé la tête de la flotte à Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2). Le rythme s’est en effet accéléré une nouvelle fois avec une belle brise d’une trentaine de nœuds de secteur Ouest à Sud-Ouest et certains solitaires atteignaient des vitesses moyennes sur une heure de plus de vingt nœuds ! L’annonce du démâtage de Loïck Peyron (Gitana Eighty) devrait toutefois calmer un peu les ardeurs des skippers… Mais en tout état de cause, la route par le Sud de Kerguelen est confirmée au vu des trajectoires des dix premiers, qui se tiennent dorénavant en moins de 200 milles.

Source : Vendée Globe

Josse aux commandes, Dick 3ème, Peyron au pied du podium

Pour une poignée de pouillems
Sébastien Josse, BT : « Il y a du match, il y a du niveau ! Chacun se bat pour le moindre pouillem de milles. C’est une vraie régate autour de la planète. Je suis content de l'endroit où je suis. Mais bon, on regarde toujours les routages. JP (Dick) est à fond le sud, j’ai regardé sa démarche, celle de Peyron au nord aussi. Toutes les 12 heures, les fichiers changent et les options peuvent être remises en question. On n’arrête pas ce petit jeu d’influence. Dès qu’un concurrent change son cap de 5 degrés, on sait qu’il a changé de voile ou qu’il est en train de prendre une autre option. On n’a pas beaucoup de temps pour s’échapper du bateau, la flotte est trop compacte. »



Ne pas penser aux glaces
Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) : « On fait de beaux surfs. La dépression va nous emmener jusqu’à la marque de parcours. J’ai entre 20 et 28 nœuds de vent, mais ça va peut-être monter cet aprem. Ma position au sud, sur la layline, de loin, ça me paraît sympa. Je suis à 47°10, à 20 milles au nord des premières glaces. Pour l’instant, je n’en ai pas croisé. Mais croisons les doigts, mieux vaut ne pas y penser ! Par contre, il fait froid. L’eau est à 5,5 degrés. Quand il faut aller manoeuvrer dehors, c’est très dur pour les doigts ».

Intéressante option sud
Loïck Peyron (Gitana Eighty) : “On commence à s’habituer au vent et dès que ça descend au dessous de 25 nœuds, on trouve que c’est mou ! Et puis moins on a de toile, mieux on se porte ! Actuellement, les sudistes comme Jean Pierre tentent des choses intéressantes. Ils ont un meilleur angle et plus de pression. Mais à part cette option, on dirait que tout le monde est un peu en position d’attente. Sinon, j’ai essayé de grimper au mât pour récupérer ma drisse de gennaker. Mais à mi-mât, après deux départs au lof, je suis vite redescendu… Ça m’a pas mal usé et je sais qu’il va falloir recommencer la grimpette, mais ce ne sera pas pour tout de suite ! »

Classement du : 06/12/08 à 16:00
1 ---Sébastien Josse BT
2 ---Yann Eliès Generali
3 ---Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
4 ---Loïck Peyron Gitana
5 ---Roland Jourdain Veolia Environnement
6 ---Jean Le Cam VM Matériaux
7 ---Vincent Riou PRB
8 ---Mike Golding Ecover
9 ---Michel Desjoyeaux Foncia
10 ---Armel Le Cléac´h Brit Air

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Loïck Peyron perd sa place de leader

La matinée n’a pas été des plus clémentes pour le monocoque armé par le Baron Benjamin de Rothschild. Alors qu’il menait toujours les débats, Loïck Peyron s’est retrouvé aspiré par un grain orageux, sous lequel Eole pointait aux abonnés absents : « Ce matin, je me suis retrouvé planté sous un grain pendant trois – quatre heures. Plus un souffle d’air et des manœuvres dans tous les sens pour essayer de me dépatouiller de tout ça. En multicoque, avec la vitesse de déplacement des bateaux, on arrive à mieux gérer ce type de phénomène, mais en monocoque on est un peu obligé de subir.»

Le groupe de tête, qui pointe toujours ses étraves vers le sud, navigue actuellement dans une zone marquée par des lignes de grains ; une bande active qui s’est formée en bordure Nord de l’anticyclone qui donne tant de fil à retordre aux solitaires. Mais ces phénomènes, très localisés et peu prévisibles, ne réservent pas le même sort aux différents concurrents : « Lorsque j’étais sous mon grain, j’ai vu Jojo (Sébastien Josse, ndlr) pas très loin à mon vent qui lui ne semblait pas ralenti plus que ça ! » A 16 heures, Sébastien Josse est bien le nouveau leader de ce Vendée Globe 2008-2009.

« Tout ça est logique … Nous arrivons dans une zone de frein et donc en bon ouvreur, je suis le premier à tomber dans les emmerdements ! Mais ce n’est pas une surprise, je m’y préparais depuis plusieurs jours» expliquait Loïck Peyron, qui malgré les circonstances ne se départissait pas de sa sérénité habituelle. « L’important n’est pas là : il ne faut pas se laisser distraire par les classements et les changements de hiérarchie car les choses sérieuses sont encore devant nous … »
Source : Gitana Team

Vidéo / Loïck Peyron : "Adieu le Nord, bonjour le SUD ! "

Loïck Peyron a passé l’équateur hier soir à 21hTU soit 22 heures locales et ce matin, de Gitana Eighty à Ecover, ils étaient huit concurrents à naviguer « la tête en bas ». Au près océanique dans des vents de sud-est, la tête de flotte plonge au sud à 11-12 nœuds de moyenne.

Depuis, ils sont sept bateaux à lui avoir emboîté le pas, Jérémie Beyou et Jean Le Cam (87 milles derrière) n’étant plus très loin de passer cette frontière symbolique.Les 10 concurrents aux avant-postes font cap au sud, à la faveur d’alizés de sud-est établis qui leur permettent de progresser au « près océanique », bâbord amures, à des vitesses comprises entre 10,5 et 12 nœuds, Gitana Eighty étant le plus rapide au pointage du matin. Si la bagarre faire rage au sein de ce groupe de leaders, les écarts ont tendance à se stabiliser. A surveiller : le placement à l’ouest de Roland Jourdain (Veolia Environnement) et Mike Golding (Ecover), respectivement 7e et 8e au classement.

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / L'équateur vers 22h

Loïck Peyron devrait être le premier à basculer dans l’hémisphère Sud devant Sébastien Josse et Jean-Pierre Dick, revenu dans le trio de tête. Derrière, un grain dans le pot-au-noir a ralenti Caffari, Desjoyeaux et Boissières.


Il a pris les commandes le jeudi 13 novembre et n’a cédé le leadership qu’à de rares occasions au profit de Jean Le Cam (VM Matériaux) en début de semaine. Loïck Peyron sera le premier à franchir l’équateur ce soir aux alentours de 22h. Le skipper de Gitana Eighty devance toujours Sébastien Josse (BT) d’une vingtaine de milles. La régate est serrée derrière pour la troisième place entre Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) et Vincent Riou (PRB), à 2,5 milles l’un de l’autre. Armel Le Cléac’h (Brit Air) et Yann Eliès (Generali) suivent à 45 et 54 milles de Peyron. Les deux premiers bizuths naviguent sur des sisterships sur plan Finot-Conq, derrière quatre plans Farr. Par l’ouest, Roland Jourdain (Veolia Environnement) remonte à la 7e place à 72 milles. Mais quatre concurrents (Jourdain, Le Cam, Beyou et Golding) se tiennent dans un mouchoir de poche de 4,7 milles.

Loïck Peyron : « Entrer en tête (du pot au noir) et en sortir devant est toujours une satisfaction, car ici on sait que l’on peut perdre beaucoup. Ce Pot-au-Noir se révèle bien plus favorable à ceux de derrière, mais il peut aussi s’avérer être un vrai passage à niveau qui redistribue totalement les cartes du jeu ! Cette fois ça n’a pas été le cas.» ... « A bord de Gitana Eighty, la matinée a été faite de matossage et d’affalage de génois. Ce qui m’a donné l’occasion d’un bon bain à l’avant du bateau, suivi d’une douche dans le cockpit pour enlever le sel ! », s’amusait le skipper de Gitana Eighty, avant de nous livrer sa stratégie à court terme : « Cette nouvelle période sera un compromis entre vitesse et cap. Il nous faut nous réhabituer à la gîte du bateau et au clapot, mais les prochains jours sont sans conteste propices à la récupération, avant d’attaquer le grand virage. Le prochain point de mire est l’anticyclone de Sainte-Hélène. Aujourd’hui les choses ne sont pas très claires, elles bougent, s’organisent … mais chaque chose en son temps ! »

Derrière, le quatuor Wavre/Thompson/Davies/Guillemot semble être sorti du pot-au-noir sans avoir rencontré le moindre passage à niveau. Une chance que n’a pas rencontrée le trio suivant, Caffari/Desjoyeaux/Boissières, légèrement ralenti au pointage de 20h avec des vitesses de 4,6 à 6,8 nœuds. Plus au nord, Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) franchissent l’archipel du Cap-Vert, l’un par le centre et l’autre par l’est. Encore plus au nord, le Canadien Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) avance assez lentement (7,8 nœuds en 4h) le long du Sahara Occidental, ce qui profite au dernier, Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve) qui caracole deux fois plus vite à plus de 15 nœuds de moyenne. Il n’accuse plus que 290 milles de retard sur son prédécesseur, contre 510 avant-hier.

Classement du 21 novembre – 16 heures (heure française) après 12 jours et 3 heures de mer
1. Gitana Eighty (Loïck Peyron) à 20 796 milles de l’arrivée
2. BT (Sébastien Josse) à 19,6 milles du 1er
3. PRB (Vincent Riou) à 33,1 milles
4. Paprec Virbac (Jean-Pierre Dick) à 34,6 milles
5. Brit Air (Armel Le Cléac’h) à 42,5 milles
(…)

Source : Vendée Globe et Gitana Team

Vendée Globe / A la merci du pot

Victimes de la mobilité du pot au noir, les bateaux de tête se sont embourbés ce matin dans les calmes, pour la seconde fois en 24 heures. Conséquence immédiate de ce deuxième ralentissement : un tassement de la flotte et un retour tonitruant de l’arrière garde. A 344 milles de l’équateur et après 11 jours de course, le top 10 se tient en 80 milles et nul ne sait quelle en sera la hiérarchie au sortir du pot au noir.

Loïck Peyron (Gitana Eighty)ressort son génois , leader depuis plus de sept jours :

« La nuit n’était pas très rapide. La matinée non plus. Mais ça va, il y a plus malheureux. Ce n’est pas un pot-au-noir comme dans les livres avec des gros grains. Et je n’ai aucune idée de quand on en sortira. Là, j’ai rehissé le génois roulé qui était un peu lourd, car trempé. Au moins ça le fait déjà sécher, et peut-être que ça va aider à faire revenir le vent ! Il fait 33°C à l’ombre, 29°C dans l’eau. Si le bateau s’était complètement arrêté, j’en aurais bien profité pour prendre un bain. "


Sébastien Josse (BT)vigilant :
« Il fait chaud et il n’y a pas de vent. Tout comme on avait prévu… Pour l’instant, il n’y a rien du tout comme vent. Il faut être vigilant, car le pot-au-noir, c’est aussi là où on peut casser le plus. Le bateau est chahuté de droite à gauche, les voiles claquent… »

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)en plein cagnard , troisième :
« Je suis entré dans le pot-au-noir ce matin avec une énorme pétole. Heureusement, j’ai bien dormi la nuit dernière. Il faut prendre son mal en patience. Mais quelle chaleur ! Chaque manœuvre occasionne des suées terribles. Je pense que ceux qui sont dans l’ouest dans le pot-au-noir comme Bilou jouent un bon coup. »


Samantha Davies (Roxy)croise Thompson , 13e :


« J’ai dormi 5h d’affilée cette nuit car j’ai oublié de mettre le réveil. Maintenant, il fait chaud. Tout va bien, je suis en forme. J’ai croisé juste devant Brian Thompson ce matin. On s’est appelé lorsqu’on commençait à être proche pour faire attention à nos routes. »

Jérémie Beyou (Delta Dore)dans le pot-au-noir , en 10e position :


" Comme il fait très chaud, les manœuvres sont vite fatigantes. J’essaye de faire glisser (abattre vers le sud, ndlr) car j’ai vu au dernier pointage que Peyron était bien arrêté. J’essaye donc de ne pas trop me caler sur sa trajectoire. »

Michel Desjoyeaux (Foncia)la tête dans les étoiles, 18e à 323 milles :
« J’ai passé une partie de la nuit à dormir allongé dans le cockpit en regardant les étoiles. C’est sûr que ça m’arrange que les premiers tamponnent dans le pot-au-noir, mais pour l’intérêt de la course, il serait préférable que le pot-au-noir ne tue pas le suspense. Il serait dommage que le groupe de tête ne ressorte pas groupé du pot. »

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Septième jour de domination pour Loïck Peyron

Au milieu du pot-au-noir, le groupe de tête a bataillé toute la nuit pour s’extirper des vents calmes de cette zone de convergence.

Dix avant-hier, sept hier et aujourd’hui plus que six… Tel est le nombre de concurrents du groupe de tête séparés de moins de 100 milles. Malgré le pot-au-noir, Loïck Peyron continue d’imposer une cadence infernale à ses adversaires qui sont de moins en moins nombreux à tenir le rythme. Jean Le Cam (VM Matériaux), qui disputait la première place à Peyron en début de semaine, pointe désormais en 9e position à 125 milles du chef de file. Comme ses prédécesseurs, Le Cam a multiplié les empannages cette nuit pour zigzaguer entre les nuages noirs du pot-au-noir. Un pot qui pour l’instant n’a pas beaucoup ralenti le leader, à peine freiné quelques heures mercredi soir. Jeudi matin, au premier pointage, Loïck Peyron filait à 9,7 nœuds. En est-il déjà sorti ? Sera-t-il à nouveau ralenti dans la journée ?

Résumé du 19 novembre


Derrière le maestro, Sébastien Josse (BT) s’accroche à sa place de dauphin, désormais menacée par le métronome Armel Le Cléac’h (Brit Air), 3e ce matin. Avec Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), Vincent Riou (PRB) et Yann Eliès (Generali), ils forment un quatuor soudé et naviguent régulièrement à vue les uns des autres. Si le pot-au-noir joue souvent les entonnoirs, obligeant la flotte à se recentrer vers un même point de passage, trois solitaires – ou plutôt trois joueurs – semblent avoir décidé de le traverser 250 milles plus à l’est que tout le monde. Là où le pot-au-noir est statistiquement le plus épais ! Jonny Malbon (Artemis), Unai Basurko (Pakea Bizkaia) et Rich Wilson (Great American III), respectivement 19e, 20e et 21e tentent une option qui paraît très risquée d’un point de vue comptable. Mais si le pot-au-noir leur ouvrait les portes en grand, il leur permettrait de faire un bond au classement. Dans le cas contraire, la dégringolade n’en sera que plus sévère…

Les premiers au classement de 05h00 le 20/11/08 :
1 Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 21073 de l’arrivée
2 Sébastien Josse (BT) à 42 milles du premier
3 Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 56,7 milles
4 Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 60 milles
5 Yann Eliès (Generali) à 84 milles

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Gitana Eighty toujours leader

Menant les débats depuis trois jours, Loïck Peyron trace son chemin vers le Sud, sans trop se soucier, pour l’instant, des trajectoires de ses concurrents. Bien que les décalages latéraux demeurent, les routes des monocoques Imoca tendent à converger ; une observation qui pourrait venir confirmer les dires du skipper de Gitana Eighty : « D’ici quelques jours nous devrions tous, à peu de choses près, nous retrouver dans le même coin ! »


Les ouvreurs de la flotte naviguent actuellement à proximité d’une dorsale anticyclonique et l’alizé de Nord-Est s’essouffle. Un changement de régime qui augure d’ores et déjà un nouveau passage à niveau dans les îles du Cap Vert, comme le supposait le skipper de Gitana Eighty en milieu de journée : « Selon les options des uns des autres, nous devrions assister à de petites bagarres dans les îles du Cap Vert.» Une perspective de tricotage qui demandera concentration et lucidité !

Classement du 15 novembre – 16 heures (heure française)
1. Gitana Eighty (Loïck Peyron) à 21 948 milles de l'arrivée
2. VM Matériaux (Jean Le Cam) à 14,8 milles du 1er
3. BT (Sébastien Josse) à 23,1 milles
4. Paprec Virbac (Jean-Pierre Dick) à 31 milles
5. PRB (Vincent Riou) à 44,2 milles
6. Brit Air (Armel Le Cléac’h) à 53,1 milles


Source : Gitana Team

Vendée Globe / Loïck Peyron poursuit en tête avec Gitana Eighty

Au cinquième jour de course dans cette sixième édition du Vendée Globe, un constat s’impose ; les solitaires laissent progressivement derrière eux l’univers des terriens et rentrent dans leur course effrénée autour du monde. La nuit dernière s’est révélée propice à l’échappée belle pour Loïck Peyron, qui au petit matin avait distancé ses plus proches concurrents de plus de 30 milles. Mais loin de lui l’envie de fanfaronner de ce leadership, il sait combien la route est encore longue et semée d’embûches. Au classement de 16 heures, alors que la tête de la flotte pointait à la latitude de l’archipel des Canaries, le monocoque armé par le Baron Benjamin de Rothschild, menait toujours les débats, suivi par Jean Le Cam, auteur d’une très belle remontée dans le haut du tableau.

« Tout va bien, ça glisse tranquillement ! », la voix de Loïck Peyron est claire en ce vendredi midi, mais le décor planté par le skipper du monocoque aux couleurs du Groupe LCF Rothschild n’a rien de la carte postale idéale : « Je suis dans le régime d’alizés et comme souvent dans cette zone, la mer est désordonnée et le ciel plutôt gris. J’ai actuellement 18 à 20 nœuds de Nord-Est, mais le vent est assez irrégulier. Je ne prends pas de risques et privilégie plutôt les réglages « safe » pour éviter d’avoir à trop sortir de ma bulle ! ». Après plusieurs journées placées sous le rythme des manœuvres incessantes, le marin se retrouve désormais davantage dans la relative chaleur de son intérieur, profitant de la nuit pour filer à l’anglaise. Les concurrents interrogés à l’occasion de la vacation quotidienne avec le PC parisien de la course semblaient à ce sujet vouloir entretenir la « légende » du marin se refusant à Morphée. Un brin amusé, Loïck Peyron rassurait son équipe en confiant avoir passé une excellente nuit et dormi dans sa bannette. Une première pour celui qui ne s’offrait que de rares « micro siestes » dans le poste de veille depuis le départ des Sables d’Olonne, dimanche dernier.

Bientôt le casse-tête du Pot-au-Noir
En tête depuis le classement d’hier jeudi à 5 heures et après la négociation de Madère sur un mode médian, le skipper de Gitana Eighty file à présent vers le Pot-au-Noir. Si les fichiers actuels laissent pressentir une complexité du phénomène, les choix stratégiques pour le négocier diffèrent dans le groupe des premiers. Ainsi, certains ont-ils décidés de se démarquer en jouant une route plus à l’Ouest que le leader, au rang desquels Vincent Riou ou Armel Le Cléac’h. « Je suis là où je souhaitais être pour aborder le Pot-au-Noir. J’observe bien sûr le décalage de Vincent. C’est toujours intéressant d’être un peu dans l’Ouest, mais sa position ne m’affole pas plus que ça. Quels que soient nos choix aujourd’hui, nous risquons fort de tous nous retrouver au même endroit dans quelques jours… », commentait le marin baulois.

Les heures à venir vont certainement plonger les solitaires dans une réflexion poussée. La fameuse Zone de Convergence Inter-Tropicale prendra-t-elle les allures d’un premier juge de paix ou la prédiction de Loïck Peyron fera-t-elle foi, réduisant à trois fois rien les options des uns et des autres ? Le suspense devrait garder les observateurs en haleine les jours prochains. En attendant, la vie poursuit son cours à bord de Gitana Eighty, son skipper procédant au rangement de son intérieur. Côté nourriture, le dernier-né des Gitana reste une bonne table, le chef du bord ne déplorant pour l’heure qu’une omelette à même le plancher du voilier !

Classement du 14 novembre – 16 heures (heure française)
1. Gitana Eighty (Loïck Peyron) à 22 222 milles de l'arrivée
2. VM Matériaux (Jean Le Cam) à 24,3 milles du 1er
3. BT (Sébastien Josse) à 28,3 milles
4. Paprec Virbac (Jean-Pierre Dick) à 31,3 milles
5. Generali (Yann Eliès) à 47,7 milles
6. Véolia Environnement (Roland Jourdain) à 54,7 milles

Source : Gitana Team

Vendée Globe / Gitana Eighty en tête

Après 48 heures de mer, neuf des trente solitaires engagés dans le Vendée Globe 2008-2009 ont dû faire demi-tour, dont deux ont signifié leur abandon à la direction de course suite à des démâtages. Si la forte tempête qu’a essuyée la flotte des monocoques Imoca hier est en partie à l’origine de bon nombre d’avaries, elle n’est pas la seule en cause. Aux avant-postes depuis les Sables d’Olonne, le monocoque armé par le Baron Benjamin de Rothschild occupe cet après-midi le haut du tableau, suivi à une poignée de milles par son sister-ship, Paprec –Virbac.


Gitana Eighty a franchi en début de matinée la latitude du cap Finisterre, à la pointe Nord-Ouest de l’Espagne ; un promontoire, à la mauvaise réputation pour ses abords mal pavés, qui marque la fin du golfe de Gascogne. Pour Loïck Peyron et ses concurrents les plus proches, l’heure est enfin à l’accalmie. Le fort coup de vent et la mer particulièrement violente du début de course sont désormais dans leurs sillages. Ils profitent d’un flux de Nord-Ouest plus modéré pour glisser au portant le long des côtes ibériques : « J’ai toute la toile sur le pont et les éléments se sont enfin largement adoucis … Le vent souffle entre 15 et 20 nœuds et Gitana Eighty est accompagné par une belle et longue houle. Le contraste est saisissant entre les conditions actuelles et celles qui ont régné lors des trente premières heures de mer. J’ai connu des conditions de vent pires dans le golfe, et notamment lors de la Route du Rhum 2002, mais cette fois-ci c’est la mer qui était la plus redoutable. Le bateau a encaissé des coups durs. Je n’ai pas encore pu faire un check complet, mais ça semble aller. C’est une première bataille de gagnée que d’être dans le bon wagon après la tempête. D’autres ont eu bien moins de chance que moi et mes pensées vont vers eux ! » glissait le skipper de Gitana Eighty en début d’après-midi.


Eprouvante pour les machines, cette entame l’a été tout autant pour les hommes, comme nous le confirmait Loïck Peyron : « dans un premier temps, c’est l’état de la mer qui n’était vraiment pas propice au sommeil, puis la nuit dernière, ce sont les manœuvres sur le pont qui n’ont autorisé que de courtes plages de repos. Il fallait renvoyer toute la toile au fur et à mesure que le vent mollissait après le passage du front. Mais désormais les conditions vont me permettre de récupérer.»


Effectuant un virement avant ses concurrents la nuit dernière, le marin baulois était au petit matin le plus proche de la côte. Un décalage qui lui permet de récupérer le leadership provisoire de la flotte cet après-midi. Constitué de six bateaux, le groupe de tête se tient en seulement 12 milles et a légèrement distancé ses poursuivants les plus proches à une quarantaine de milles.

Quelques heures après le départ, dans la nuit de dimanche à lundi, Gitana Eighty a évité un cargo tandis que le brouillard opaque avait réduit la visibilité : « J’étais dans la boucaille quand un cargo est apparu subitement non loin de Gitana Eighty. J’ai alors abattu pour m’éloigner de sa route mais comme un seul safran était dans l’eau, je suis parti à l’abattée … au final une belle figure de style et plus de peur que de mal.» Rappelons que Bernard Stamm a eu moins de chance puisqu’une collision avec un cargo maltais l’a contraint à revenir au port des Sables d’Olonne pour réparer son bout dehors brisé dans le choc. Le suisse n’a toujours pas pu reprendre la mer.

Classement du 11 novembre – 16 heures (heure française)
1. Gitana Eighty (Loïck Peyron)
2. Paprec Virbac (Jean-Pierre Dick) à 1,5 milles du 1er
3. Véolia Environnement (Roland Jourdain) à 3,1 milles
4. PRB (Vincent Riou) à 7,7 milles
5. BT (Sébastien Josse) à 12 milles
6. Brit Air (Armel Le Cléac’h) à 12,3 milles

Source : Gitana Team

Vendée Globe / "Je me souviens … » par Loïck Peyron


Le 26 novembre 1989, Loïck Peyron figurait parmi les treize pionniers du premier Vendée Globe. Le 9 novembre prochain, 19 ans plus tard, il sera l’un des marins les plus confirmés sur la ligne de départ et surtout le seul des inscrits à avoir participé à la première édition.
« Ce genre de situation est une machine à raccourcir le temps ! Je me souviens encore très précisément de toutes les transats où j’étais le benjamin de la course … et aujourd’hui je suis le dernier des Mohicans. Ce statut ne me dérange pas, bien au contraire. La voile est un sport qui permet de s’exprimer longtemps et je trouve la longévité rassurante et agréable. »







Tous les quatre ans, la ferveur populaire déferle dans les rues des Sables d’Olonne. Passionnés de voile ou simples admirateurs de ces hommes et femmes qui prennent la mer, ces milliers de personnes se donnent rendez-vous.
« Quand Philippe Jeantot a annoncé la création du Vendée Globe, je lui ai tout de suite dit que je serai au départ. Je n’avais pas de bateau mais c’était un rêve … et puis, les premières fois m’ont toujours passionné. De cette première, je garde un grand nombre de souvenirs, dont celui de la sortie du port. Pour gagner le large, les solitaires doivent emprunter le chenal des Sables d’Olonne. Un chenal où des milliers de personnes sont agglutinées, juste pour nous saluer. C’est un moment très fort, émouvant mais aussi très difficile. Je me souviens avoir eu envie d’être le lendemain matin. »

En 1989, quelques semaines après le départ du premier Vendée Globe, au large du cap de Bonne Espérance, Philippe Poupon chavire. Se retrouvant bloqué, son bateau couché sur le flanc, il demande assistance. Loïck étant alors son plus proche concurrent, il fait route, suite à la demande de l’organisateur, pour venir prêter main forte à son compagnon.
« Ce sauvetage fait partie de mon histoire et je ne l’échangerais pour rien au monde, tout comme ma 2ème place derrière Titouan Lamazou. Ce sauvetage de Philippe Poupon, avant le Grand Sud fut un épisode assez perturbant, mais je crois que quelque part il m’a sauvé. Vous imaginez, voir le favori au tapis avant d’attaquer « l’enfer » ; ça donne à réfléchir ! Mais cela m’a vraisemblablement permis d’être plus prudent et plus lucide. C’était une prise de conscience importante pour la suite de ma course. »

Sauvetage de Philippe Poupon :



Après de longs mois passés seuls en mer, les marins qui ont eu la chance de participer au Vendée Globe, accordent volontiers revenir changés …
« Un tour du monde et qui plus est en solitaire, n’est pas quelque chose d’anodin ! On pourrait comparer le Vendée Globe à une retraite ecclésiastique. L’aspect sportif peut parfois occulter les cogitations intérieures mais trois mois c’est long et ça laisse du temps pour penser. Cette course est pour moi révélatrice de personnalités. »

Source : Gitana Team

Vendée Globe / Tête à tête avec Loick Peyron



Les avancées techniques
Les bateaux ne cessent d'évoluer et particulièrement dans la classe Imoca. Quelles sont les principales évolutions techniques ?« Les évolutions techniques sont énormes, que ce soit de mon premier Vendée Globe à aujourd'hui ou de la dernière édition à celle qui se prépare. Je pense évidemment aux matériaux, qui ont permis aux architectes et aux skippers de tomber dans le gouffre de la puissance. Mon envie de retrouver la barre d'un monocoque doit beaucoup à cette « révolution technologique ». C'est toujours passionnant d'évoluer avec son temps et de participer à cela. Mais plus que techniquement, d'une façon générale, c'est le niveau de préparation des bateaux et des hommes qui s'est métamorphosé. En 1989, nous étions trois pour préparer mon bateau, alors qu'aujourd'hui au sein du Gitana Team c'est une dizaine de personnes qui usent de tout leur savoir-faire et de leur expérience pour que Gitana Eighty soit fin prêt.»

La performance physique
Comment se prépare-t-on physiquement pour un tour du monde en solitaire de près de 90 jours ?« L'engagement physique a beaucoup évolué en quelques années et ces nouveaux monocoques sont bien plus exigeants. De mon côté, je ne fais pas vraiment de préparation physique en vue du Vendée Globe. Je crois bien plus en la gestion que l'on fait sur l'eau de son capital : pas de gestes inutiles et fournir le minimum d'efforts pour le maximum d'efficacité ; c'est plus ainsi que je vois les choses. Et je crois que j'ai réussi à me débrouiller pas trop mal ainsi pour l'instant.Je pense que cette notion de gestion est encore plus efficace sur une longue durée. Les transats peuvent se révéler bien plus dures physiquement qu'un tour du monde. Il est en effet possible de manœuvrer plus souvent en une journée sur une transatlantique que durant une semaine entière sur un Vendée Globe. Mais là encore, Gitana Eighty a été pensé et conçu dans ce sens avec la mise en place du satellite ou encore les grandes ouvertures dans les cloisons pour faciliter le matossage. »

La solitude du marin solitaire
Comment gère-t-on la solitude et le solitaire ?« La solitude n'est jamais un problème avant et c'est toujours un soulagement après. Je n'ai pas de quête particulière de la solitude, elle fait tout simplement partie de notre discipline avec tous les inconvénients et les avantages que cela induit. J'aime par contre beaucoup la notion de passer dans des lieux quasiment vierges de toute civilisation.Quant au solitaire, j'ai toujours aimé cela. Quand j'ai annoncé mon souhait de ne plus repartir seul en course sur un multicoque, beaucoup ont cru comprendre que je ne souhaitais plus faire de solitaire tout court. La chance qui m'est donné par le Baron Benjamin de Rothschild de participer au prochain Vendée Globe prouve bien le contraire.»

Vivre penché
Les monocoques sont des bateaux qui gîtent de 20 degrés 90 % du temps : comment s'adapte-t-on à une position si peu naturelle dans la vie courante ? « Les monocoques de dernière génération ont même une tendance à plus gîter que leurs prédécesseurs. Je crois qu'il est important d'anticiper les changements d'assiette du bateau et ne pas lutter contre, il faut utiliser l'énergie en question et ne pas la combattre. Car si l'on n'intègre pas ce changement, ce peut être une fatigue permanente. Je pense aussi que l'expérience aide beaucoup pour appréhender ce paramètre. Les aménagements du bateau sont également pensés pour nous faciliter la tâche. »

Source : Gitana Team

Vendée Globe / Gitana Eighty fin prêt pour un Tour

En fin de semaine, conformément aux demandes des organisateurs, le monocoque armé par le Baron Benjamin de Rothschild quittera son port d'attache de la Trinité-sur-Mer pour rejoindre les Sables d'Olonne, d'où sera donné le départ du Vendée Globe le 9 novembre prochain. Le grand rendez-vous approche et à vingt-cinq jours du coup de canon le Gitana Team affûte ses dernières armes.


Depuis sa mise à l'eau début septembre, Gitana Eighty a multiplié les sorties au large de la Trinité-sur-Mer pour parfaire sa préparation. Mais cette semaine, l'heure est au chargement et au rangement du bateau. Loïck Peyron et ses hommes procèdent à l'avitaillement. La nourriture tout d'abord avec les nombreux plats lyophilisés qui composeront l'essentiel de l'alimentation du skipper. Des plats spécialement préparés par le chalet du Mont d'Arbois et du « frais » viendront compléter cela aux Sables d'Olonne, à quelques jours du départ. Mais cet avitaillement comprend également le matériel de sécurité, la trousse à pharmacie ou encore le matériel de réparation et de rechange que Loïck Peyron pourrait avoir à utiliser en cas de problèmes techniques. « C'est un gros travail … rien ne doit manquer et tout doit trouver sa place à bord. Les pièces sont pesées au préalable, puis la plupart sont mises sous vide avant d'être soigneusement rangées dans les emplacements prévus à cet effet.»

En parallèle, le skipper de Gitana Eighty parfait sa préparation météorologique. Ainsi, lundi 13 octobre, il s'est rendu à Toulouse au siège de Météo France pour une journée de travail en compagnie de Sylvain Mondon, le fidèle routeur et conseiller météo du Gitana Team : « Le Vendée Globe est une course où le routage météo est interdit mais nous pouvons et devons travailler cet aspect en amont. Avec Sylvain, nous avons refait le film météo du Vendée Globe 2004-2005, quasiment heure par heure, afin d'identifier les transitions et les passages clés de cette dernière édition. Mais cette séance de travail a également été l'occasion de rappels des grands phénomènes météos du parcours et des différents cas de figures qui pourront se présenter à moi. Enfin, nous avons réalisé une simulation de l'organisation du travail météo à produire à bord selon les collectes d'informations » nous détaillait Loïck Peyron.

Hier après-midi, en baie de Quiberon, le skipper de Gitana Eighty s'est prêté au jeu d'une répétition grandeur nature. Une démarche singulière que Loïck Peyron souhaitait mettre en place afin que rien ne soit laissé au hasard : «Cet après-midi je simulerai un départ (ndrl mercredi 15 octobre). Cela peut paraître curieux mais d'expérience, les jours de départ de Vendée Globe sont toujours stressants pour tout le monde et nous voulions que chacun connaisse bien son rôle au préalable. Ainsi en début d'après-midi je quitterai la Trinité-sur-Mer sans moteur, escortés par nos zodiacs d'assistance, comme ce sera le cas d'ici un peu plus de trois semaines. Puis je prendrai un départ en solo au large du Tréhot avant une après-midi de navigation » nous confiait le skipper avant de larguer les amarres.

Vendredi soir, au terme d'un convoyage de 80 milles, Gitana Eighty fera son entrée dans le célèbre chenal des Sables d'Olonne avant de rejoindre sa place au non moins fameux ponton du Vendée Globe. L'équipe technique, dirigée par William Fabulet, en a fait un point d'honneur : c'est fin prêt à partir sur son tour du monde que le monocoque aux couleurs du Groupe LCF Rothschild viendra s'amarrer à Port Olona. Seules quelques sorties de réglages sont programmées, car les trois semaines d'attente aux Sables d'Olonne sont longues et pour Loïck Peyron pas question de se priver de navigation à l'approche du jour J.
Source : Gitana Team

Dick et Peyron préparent le Vendée Globe



Depuis lundi dernier, Paprec-Virbac 2 et son sistership Gitana Eighty s'entraînent ensemble en baie de Quiberon.

La première partie de la semaine était consacrée aux essais de vitesse. La seconde est une navigation au large en solitaire de 3 jours. Jean Pierre Dick et Loïck Peyron sont donc partis hier soir, direction plein ouest vers un waypoint dans l'Océan Atlantique. Les deux bateaux sont en configuration Vendée Globe et vont naviguer dans des conditions de vent et de mer musclées.
"C'est un entraînement "in situ" à 4 mois du départ du Vendée Globe qui va apporter énormément aux deux projets" précise JPD.
Source : JP Dick.com
Crédit Photo : Elodie Allaire

SNSM / Gitana Eighty poursuit son sans-faute en remportant le record SNSM

Partie de Saint-Nazaire dimanche à 19h35, la flotte des 60 pieds Imoca a rejoint l’estuaire de la Loire ce mardi matin. En franchissant la ligne d’arrivée à 7h44’07’’, Loïck Peyron et ses quatre équipiers ajoutent le record SNSM au palmarès de Gitana Eighty. Le monocoque aux couleurs du Groupe LCF Rothschild a parcouru les 360 milles de course en 1 jour 12 heures 9 minutes et 7 secondes. Une nouvelle performance qui vient conforter la domination de Gitana Eighty, invaincu depuis l’hiver dernier.

Cette année, pour la quatrième édition du record SNSM, les sept monocoques 60 pieds engagés devaient réaliser deux allers-retours entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine, dans le Finistère Sud. Un parcours tactique qui a donné lieu à une régate au couteau, riche en rebondissements. Une course particulièrement serrée, comme en témoignent les faibles écarts à l’arrivée. Gitana Eighty s’impose avec 32 minutes d’avance sur son dauphin, VM Matériaux, tandis que Cheminées Poujoulat et Delta Dore ont été au coude à coude jusqu’à la fin. C’est finalement le suisse Stamm et son équipage qui complètent le podium de ce record SNSM.

Quelques minutes après l’arrivée, Loïck Peyron se repassait le film de la course : « Après notre départ moyen dimanche nous étions légèrement en retard mais notre première descente de Sainte-Marine vers Saint-Nazaire nous a permis de rattraper et de doubler une bonne partie de nos petits camarades. Hier, nous avons très bien tricoté, notamment à l’approche de Belle-Ile et au passage de l’Ile de Groix. C’est là-dessus que s’est fait la différence. 2ème à la mi-parcours, lors de notre passage à l’entrée de l’Estuaire hier, nous n’avons cessé de reprendre des milles à Paprec - Virbac avant de prendre l’avantage à la sortie de la Baie de Quiberon. Mais notre avance s’est franchement concrétisée au large de Lorient. Jean-Pierre (Dick, ndlr) et son équipage ont choisi de passer sous Groix (à l’extérieur) et cela leur coûte cher. A bord de Gitana Eighty, nous optons pour l’option opposée, à savoir passer entre la terre et l’Ile. Cela me paraissait mieux tant en termes de météo que de courants. Le scénario à la sortie de Groix nous a donné raison, puisque nous les avons vus sous notre vent et nous possédions une belle avance. La deuxième descente vers Saint-Nazaire a été faite de contrôle et d’optimisation de vitesse et de trajectoire » « Le rythme a été soutenu durant ces 36 heures de course. Nous naviguions à cinq à bord de Gitana Eighty (contre six équipiers sur la plupart des autres bateaux), donc nous avions toujours pas mal de travail sur le pont. Il faut être dessus pour exploiter au mieux les différents phénomènes météos et ne pas s’économiser sur les manœuvres … C’est ce que nous avons fait ! Cette régate a été compliquée en termes de stratégie mais très agréable en termes de navigation : du vent médium dans une alternance de près et de reaching, le tout sous un grand soleil… on ne pouvait espérer mieux ! Cette victoire est rassurante sur pas mal de points »

Quatrième victoire d’affilée pour le monocoque aux couleurs du Groupe LCF Rothschild … Depuis sa première place dans la Transat BtoB en décembre dernier, le skipper de Gitana Eighty reste invaincu sur le circuit Imoca. Un capital « confiance » précieux à moins de cinq mois du départ du Vendée Globe.

Dès lundi, Gitana Eighty accueillera son sistership – Paprec Virbac 2 – à la Trinité-sur-Mer pour une session d’entraînement inédite. Travaillant conjointement depuis la genèse de leur projet respectif, Loïck Peyron et Jean-Pierre Dick navigueront cependant pour la première fois bord à bord. A l’issue de ce stage, le monocoque armé par le Baron Benjamin de Rothschild sera sorti de l’eau pour un dernier chantier estival.

L’équipage de Gitana Eighty sur le record SNSM : Loïck Peyron (Skipper), Cyril Dardashti, Antoine Mermod, Didier Le Vourc’h, Sébastien Thétiot

Le classement Imoca du record SNSM
1. Gitana Eighty (Loïck Peyron), arrivé le mardi 24 juin à 7h44’07’’
2. VM Matériaux (Jean Le Cam), arrivé à 8h16’12’’
3. Cheminées Poujoulat (Bernard Stamm), arrivé à 8h27’20’’
4. Delta Dore (Jérémie Beyou), arrivé à 8h30’22’’
5. Foncia (Michel Desjoyeaux), arrivé à 8h49’27’’
6. Paprec-Virbac (Jean-Pierre Dick), arrivé à 9h03’43’’
7. Ecover (Mike Golding), arrivé à 9h11’

Source : Gitana Team