Roxy
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Vidéo / Samantha Davies aux Sables

Sam Davies remonte le chenal



Roxy au passage de la ligne

Vendée Globe / Sam Davies troisième en star

C’est à 01h41 ce samedi 14 février 2009 que Samantha Davies, skipper de Roxy, a franchi la ligne d’arrivée du 6e Vendée Globe, après 95 jours 4 heures 39 minutes 01 seconde de course.

Les premiers mots de Sam, recueillis par Pierre-François Bonneau sur Roxy, après le passage de ligne, sous le brouhaha des cornes de brume :
"C'est énorme, je n'y crois pas, il y a tellement de monde sur l'eau à 2h du matin ! Les dernières heures étaient super, un coucher de soleil sous spi, puis la nuit au "reaching", très vite, mais j'étais un peu surprise car les bateaux sont arrivés un peu plus tôt que ce que j'avais pensé, c'est incroyable ! Je n'aurais jamais cru finir troisième, je ne le sais d'ailleurs pas encore, mais trois ou quatre, même dans les cinq, je n'aurais jamais cru ! Je suis super fière ! C'est énorme, il y a tellement de monde sur le bateau ! Je n'ai pas vu tout ce qui s'est passé à terre, mais on m'a raconté et c'est bizarre de se dire que des milliers de personnes m'ont suivi, j'ai reçu tellement de messages, ça fait chaud au coeur... J'ai hâte d'être à demain matin et j'ai aussi un peu peur de voir tout ce monde, ça va être spécial ! C'était mon rêve d'arriver à marée basse et prendre quelques heures pour réfléchir à mon entrée..."

Samantha Davies, qui n’a pas son pareil pour conjuguer le métier de coureur des océans au féminin, a été accueillie comme il se doit par de nombreux navigateurs. Les pontons ont fait salle comble ce samedi matin pour le retour sur terre d’une nouvelle idole des houles qui force l’admiration de ses pairs à l’issue d’une giration planétaire menée avec l’art et le manière. La « petite » Anglaise a tout d’une grande et n’a eu de cesse de faire ricochet son bonheur d’être sur l’eau sur la crête des vagues. Pour rien au monde, Yann Eliès n’aurait donc manqué cette arrivée. Bien présent, le skipper de Generali, qui se déplace avec une canne, a pu de vive voix remercier et féliciter celle, qui à l’instar de Marc Guillemot, s’était déroutée pour lui apporter son soutien moral dans l’attente des secours.


Autre solitaire de choix pour accueillir miss Sam : Roland Jourdain, de retour des Açores, qui lui aussi a rejoint les Sables d’Olonne pour fêter l’arrivée de celle qui a coupé la ligne en 3ème position. Armel Le Cléac’h, qui l’a précédé sur la route du retour en terre vendéenne, était également dans les rangs. Parmi les figures du Vendée Globe, Catherine Chabaud qui a marqué l’édition 2000 était en première ligne pour féliciter et embrasser celle qui s’est révélée une grande animatrice de la course tant sportivement qu’humainement. Enfin, de nombreux figaristes, Gildas Morvan, Gérard Veniard ou encore Romain Attanasio, le compagnon de Sam à terre, se sont pressés auprès de Roxy de retour à bon port et de son capitaine de chic et de choc qui a levé une belle vague d’émotion sur les pontons…


Samantha Davies
au podium:
"J'attendais ce moment, mais c'était bien d'avoir quelques heures au mouillage... Je ne pouvais pas faire plus que ça, je suis contente d'avoir ramené Roxy aux Sables d'Olonne. Je viens de me rendre compte que je suis à terre, pour la première fois depuis trois mois. Je suis heureuse et c'était presque tout le temps comme ça, j'utilise l'énergie positive pour aller bien, c'est tellement énorme de faire le Vendée Globe ! Il y a eu deux ou trois moments qui ont été difficiles à positiver, comme Yann (Eliès) et sa jambe ou le chavirage de Jean (Le Cam). Dans ces moments là, c'est surtout beaucoup d'angoisse. Un autre moment aussi, était au large du Brésil, quand je suis restée plusieurs jours sans vent... Même maintenant, quand je pense à tout ce que j'ai fait dans le sud, je ne sais pas comment j'ai fait ça et je ne sais pas pourquoi je n'avais pas peur ! Ma première fois dans le sud, pour le trophée Jules Verne, c'était il y a 11 ans, j'étais une jeune fille sans beaucoup d'expérience et je n'ai pas profité autant que cette fois-ci.
Ce n'était pas trop long, je me suis même demandée cette nuit, si je n'allais pas repartir du mouillage ! Je ne me suis pas trop rendue compte de ma popularité, j'étais dans ma petite boule rose sur Roxy, mais quand j'allais sur mon site, ça faisait chaud au cœur, j'étais étonnée par tous les messages de partout dans le monde, c'était ma petite lumière de la journée.
Ce qui va me manquer, c'est être toute seule sur mon bateau, c'est un plaisir et j'ai de la chance de pouvoir faire ça... La nuit précédente, je me suis dit que c'était la dernière soirée et le téléphone n'arrêtait pas de sonner, donc j'ai mis mon casque et la musique à fond, puis j'ai barré comme ça, sous spi, au coucher de soleil... C'est ce que je préfère.
Je ne regrette pas de quitter mes deux seaux par contre ! J'ai envie d'une bonne douche, avec plein de produits, de crèmes ! Maintenant, mon rêve c'est de faire mieux en 2012, et je vais tout faire pour essayer d'être là dans quatre ans !
"

Source : Vendée Globe
Crédit Photo : Mark Lloyd / DPPI / Vendée Globe

Vendée Globe / Sam ... Samedi ...

Samantha Davies est toujours attendue vendredi en milieu de nuit ou samedi matin sur la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne. Le petit temps qui a régné toute la nuit commence à prendre fin et c’est dans un léger flux de Nord-Ouest que la solitaire devrait couvrir les derniers 150 milles vers la Vendée.

Samantha Davies bientôt aux Sables d'Olonne


La jeune Britannique a passé une nuit câline au large des côtes bretonnes : elle n’a progressé que de vingt milles en dix heures ! Et ce vendredi matin à 9h00, sa vitesse n’était encore que de quatre nœuds… Mais la situation devrait se décanter dans les prochaines heures avec l’arrivée d’un régime plus consistant et plus régulier de Nord-Ouest. Une arrivée avant la nuit semble toutefois impossible et c’est plutôt après les douze coups de minuit que Samantha Davies (Roxy) pourrait boucler les 24 840 milles de ce tour du monde. Et paradoxalement, la navigatrice a été la moins rapide de toute la flotte !

source : Vendée Globe

Vendée Globe / La marche de l’impératrice

Samantha Davies est proche de coiffer les lauriers de la troisième place du Vendée Globe : à moins de 200 milles de l’arrivée, la Britannique devrait en finir demain vendredi en milieu de nuit ou samedi matin, tandis que Marc Guillemot doit désormais apprendre à naviguer contre le vent et sans quille…



Seul Eole pouvait encore ralentir l’ascension de Samantha Davies vers la troisième marche du podium de ce Vendée Globe 2008-2009. Ayant réussi la nuit dernière à maintenir une bonne vitesse, la jeune Britannique a pu rester devant les hautes pressions sans se faire avaler… Jusqu’à ce jeudi après-midi. Mais les Dieux du ciel semblaient déjà vouloir régurgiter la solitaire car le vent doit reprendre progressivement du souffle avant la nuit même s’il était cette fois annoncé contraire. Une petite brise d’Est, soit des bords à tirer pour en finir avec les 200 derniers milles de ce parcours de plus de 24 000 milles…

La marche de l’impératrice
Marc Guillemot l’annonçait déjà lors de la vacation radio de ce jeudi midi : il n’a presque plus aucun espoir de compenser son décalage de 260 milles déjà qui ne va qu’augmenter au fil des jours. Quand Samantha Davies va franchir la ligne d’arrivée, le Trinitain aura encore plus de 300 milles à effectuer contre le vent et sans quille ! Même s’il ne faut jamais préjuger de l’avenir en mer, les probabilités d’un retournement de situation s’amenuisent comme peau de chagrin. La jeune Britannique regrettait de s’immiscer devant son compagnon d’infortune, mais restant une compétitrice avant tout, ne pouvait que faire marcher au mieux son monocoque. Pour une place inimaginable au départ mais totalement justifiée à l’arrivée : tous les choix de la solitaire et de son équipe étaient en effet focalisés sur l’objectif de boucler la boucle : pas de transformation radicale d’un bateau vieux de huit ans, pas d’optimisation risquée, pas d’évolution inconsidérée ; juste du pragmatisme, des changements homéopathiques, des adaptations à sa manière de naviguer. Le résultat attendu démontre une clairvoyance de l’enjeu d’un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance, mais aussi une ténacité et une énergie exceptionnelle : Roxy sera aussi le premier des « vieux » prototype ! Derrière Foncia et Brit Air, mais devant Safran, Pindar, Aviva…





Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Les Echos du Large




Marc Guillemot (Safran) à la vacation :
"J'ai douze nœuds de vent et il y a toujours cette houle résiduelle, la mer n'est pas agréable. Quand le vent mollit, comme ce matin, ça devient difficile avec les voiles qui claquent et la mer qui continue à avoir de la houle. C'était chaud, cette nuit, j'ai eu trois alertes, il faut que je garde l'écoute au poignet pour dormir. J'ai du choquer en catastrophe... La troisième place est loin d'être acquise et je m'en voudrais de ne pas m’être battu pour la conserver. Depuis le lever du jour, je surveillais le baromètre, et quand j'ai senti que ça mollissait, je me suis préparé pour l'empannage, ce qui m’a pris 35 minutes, pour être sécurisé avec les ballasts. Mais au moment où j'ai empanné, il n'y avait plus que 7 nœuds de vent. La prochaine fois il faudra que j'anticipe plus. J'arrive plutôt lundi. Enfin, au portant je vois comment je me situe, mais au près, c'est plus difficile d'anticiper. Ce n'est pas simple, et sur l'autre amure, en route directe vers les Sables, plus ça allait, plus ça adonnait et avec la houle, c'était difficile, le bateau roulait. Le pilote avait du mal, il m'a fait un empannage intempestif. C'était un peu chaud mais tout s’est réglé quand j’ai déconnecté le pilote."



Sam Davies (Roxy) dans un message envoyé cette nuit :
"J'écris au clair de lune, qui ruisselle dans la cabine, alors que Roxy caracole sous Sophie, le grand spinnaker. La lune brille derrière elle et souligne la silhouette de la fille imprimée dessus - c'est magnifique !
Deux changements de voile aujourd'hui - Geneviève d'abord ( qui était très heureuse d'étendre sa toile, ayant passé la journée précédente bien roulée et serrée dans trente nœuds de vent ), puis Sophie, le spi. A chaque fois c'est dur de hisser la voile (qui pèse à peu près le même poids que moi) en haut du mât. Après, je suis vidée pour quelques minutes ! Mes mains souffrent aussi et je pense qu'il faudra plus d'une manucure pour les retransformer en mains de fille !
Maintenant, c'est le moment que je préfère - pouvoir avancer avec de grandes voiles dans la nuit noire. C'est un peu excitant, de laisser Roxy naviguer seule avec tant de puissance et il faut de l'entrainement pour arriver à dormir ! Heureusement, j'en ai plein !
J'ai déjà fait un petit somme, mais j'ai été brutalement réveillée quand mon lit (normalement horizontal) s'est brusquement penché et je me suis retrouvée en tas, à l'endroit où normalement étaient mes pieds... un petit "dérapage" causé par une, très impolie, rafale à 22 nœuds ! J'étais sur le pont en quelques secondes pour relâcher la toile et Roxy se remit droite rapidement, le mât pointant dans la bonne direction !
Le seul souci fût que dans la précipitation, j'ai mis mes bottes aux mauvais pieds ! Je ne sais pas pourquoi mais ça m'arrive fréquemment tout au long de ce voyage. J'ai même écrit "bâbord" et "tribord" dessus mais ça n'a rien changé. Je m'en sers pour réaliser à quel point je suis fatiguée. Si je mets les deux bottes avant de réaliser qu'elles sont aux mauvais pieds, je suis vraiment trop fatiguée !
Il me reste un peu plus de 600 milles - une vraie "Fastnet Race" (régate Cowes-Plymouth) - et ma dernière ETA est pour samedi au petit matin ! Bien que cela pourrait changer, car le vent semble assez faible et compliqué pour mes 200 derniers milles...
"

Source : Vendée Globe

Vidéo / Samantha Davies s’empare de la 4e place au Soleil

Plus rapide que Marc Guillemot depuis au moins deux jours, Samantha Davies a fini par lui voler la vedette cette nuit. La voici placée en quatrième position, 11 milles devant Safran qui souffre toujours à proximité des côtes nord brésiliennes. En s’écartant de la terre, Samantha a touché des vents plus frais et s’est probablement épargné les nombreuses manœuvres. Mais aussi et surtout, dans ces vents faibles à médium, elle peut arborer toute sa grand-voile, quand Marc Guillemot est handicapé avec deux ris. Quoi qu'il en soit, ce double mixte est bien parti pour se livrer une belle bagarre au moins jusqu'à l’équateur.


Vendée Globe : Samantha Davies sous le soleil !

Sources : Les Sables Ma Ville et Vendéee Globe

Vendée Globe / Paroles de marin


Michel Desjoyeaux est sorti du pot-au-noir et a repris une vitesse constante. Derrière, Marc Guillemot s’est emparé de la quatrième place aux dépens de Samantha Davies, toujours fortement ralentie par une dépression orageuse.

C’est reparti pour Mich’ Desj’ après quasiment 20 heures d’arrêt-buffet dans le pot-au-noir. Le leader a repris sa course en avant vers les Sables d’Olonne encore distant de 3200 milles. C’est à 6h15 ce matin que Michel Desjoyeaux a franchi l’équateur à vive allure, après 71 jours et 17 heures de course. En 2001, Desjoyeaux Michel avait mis 79 jours 12 heures pour revenir dans l’hémisphère Nord. Et en 2005, Vincent Riou avait coupé l’équateur après 72 jours 14 heures de course. Une journée de mieux donc que Riou, en étant reparti 42 heures après le départ et avec un parcours plus long de 1160 milles (environ trois jours de navigation). Autant dire que le rythme de ce 6e Vendée Globe est nettement plus élevé que les précédents. Toujours en 2001, Desjoyeaux avait rallié l’équateur aux Sables en 13 jours 15 heures. Ce qui, à la même vitesse, le ferait arriver le 2 février au soir. Mais la différence de performance entre 2001 et 2009 peut laisser envisager une arrivée dès le 31 janvier au mieux… A suivre.

Derrière, Marc Guillemot réalise la bonne opération de ces derniers jours. Il transforme 336 milles de retard il y a 2 jours en 4 milles d’avance au pointage de 11h. Marco fait son retour dans le quatuor de tête qu’il avait quitté dès le deuxième jour de course. Armel Le Cléac’h, qui a enfin retrouvé un alizé constant, va devoir surveiller ses arrières…


Michel Desjoyeaux, Foncia, message de la nuit :
« Bon, ben ça, c'est fait ! ce n'est plus à faire, puisque c'est fait!6H14'10" ce mardi 20 janvier 2009, Foncia coupe l'équateur pour ladeuxième fois dans ce Vendée Globe, et à vive allure, en plus ! Je croisque j'avais pas payé le péage à la descente, normal, y avait personne dans laguérite ! Là, y m'ont pas raté, j'ai cotisé, pour 2 !Mich et son fidèle coursier
A vos calculettes !Je relève les copies à 11H15
»

Marc Guillemot, Safran, hier :

Il y a une bonne pression de vent depuis ce week-end, du coup ça permet à Safran de bien glisser et de réduire l'écart entre Samantha et moi. Ca fait du bien au moral, et vu la situation météo assez compliquée, je suis dans une position plus favorable qu'elle. Je me casse la tête pour trouver le petit trou de souris et grimper plus au nord, mais ce n'est pas évident. J'ai des objectifs un peu plus ambitieux que d'arriver 4ème. C'est peut-être un peu prétentieux, mais après Roxy, l'objectif suivant, c'est Brit Air. S'il y a moyen de faire mieux que quatrième, je vais m'y atteler. Je ne dis pas que je vais dépasser Brit Air demain, mais me rapprocher le plus possible peut changer les choses au niveau du classement. Quand on est en course, on a deux choses en tête, d'abord l'arrivée, ensuite le classement. »


Samantha Davies, Roxy ,hier :
« Ça va doucement, sur Roxy... Je ne suis pas trop contente. C'est un peu frustrant, mais je ne peux pas faire mieux. Il y a une grosse bulle sans vent et je ne peux passer ni à gauche, ni à droite. Marc arrive avec du vent : je n'ai plus rien ici, mais j'essaye de naviguer au mieux. Je n'ai plus beaucoup d'avance sur lui, ça va être la course. J’ai mangé mon repas de Noël, hier… On a eu jusque là des conditions tellement dures, avec le bateau qui bouge beaucoup... Puis hier, c'était la première fois où Roxy était assez tranquille, pour pouvoir cuisiner une bonne bisque de langouste ! En même temps, comme j'étais déprimée avec la vitesse, je me suis dit que ça allait me faire du bien de manger. Puis, j'ai buté sur une dépression orageuse qui passait devant : j'avais de petits espoirs d'attraper du vent, mais elle est passée trop vite. Cette nuit et demain, il y en aura encore, mais ça va être compliqué de passer d'un vent plutôt ouest à un vent plutôt est. J'ai aussi eu un bon moment, assez calme, avec les voiles qui claquent et un peu de houle résiduelle. Du coup, j'en ai profité pour monter très, très vite en haut du mât. Comme on ne fait pas ça tous les jours, j'ai pris des photos depuis la deuxième barre de flèche ! »

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Souvenir de Pacifique de Sam Davies


« Hier samedi, j'ai passé un point très particulier dans mon propre voyage autour du monde. Il y a onze ans, Royal & Sun Alliance avait démâté par 52° Sud et 129° Ouest pendant notre tentative de record du Trophée Jules Verne. Je n'avais que 23 ans et j'ignorais que cette aventure marquerait un moment aussi important dans ma carrière. Je pense que j'étais vraiment trop jeune - je me souviens avoir tellement souffert du froid, de la fatigue, de la peur, et je me souviens avoir découvert comment dépasser mes limites pour la première fois. Mon skipper était mon héros de jeunesse, Tracy Edwards, et notre bateau était l'ancien ENZA qui avait déjà gagné le Trophée. J'étais tellement reconnaissante et impressionnée d'avoir cette opportunité unique dans une vie, de naviguer sur un tel bateau. Nous avons toutes tellement appris sur cette tentative de record. Nous naviguions si paisiblement sur notre catamaran que notre démâtage a été particulièrement difficile à accepter. Nous avions été touchées par une énorme vague, résidus d'une tempête de plus de 60 nœuds dont nous venions de nous extraire. On a fini par s'en sortir et cette opportunité que m'avait donnée Tracy de faire partie de son équipage, explique certainement pourquoi je suis ici maintenant. Je lui en serai toujours reconnaissante. Nous nous étions promis d'y revenir et j'ai donc tenu cette promesse, onze ans après. Depuis le départ de ce Vendée Globe, je n'avais qu'une crainte mais je n'en ai parlé à personne parce que c'est stupide - c'était de passer au delà de la longitude de notre démâtage, en toute sécurité. Maintenant que c'est fait - Roxy est passé au-delà de 129° Ouest, j'ai trinqué avec le mât et offert du chocolat à Neptune. Je sens que je me suis débarrassée d'un poids et je peux maintenant penser au Cap Horn ! Je suis aussi très fière de mes dernières 24 heures de navigation ! Je n'ai pas poussé trop fort le bateau, en réalité j'aurais pu aller bien plus vite, tant les conditions étaient parfaites mais mon but est de finir aux Sables d'Olonne à 9 000 milles d'ici, pas de battre un record de 24h sur un bateau cassé ou fatigué. »
Samantha Davies (Roxy) par mail.

Crédit Photo : Samantha Davies

Vendée Globe / "Cher père Noël..." par Sam Davies


" Cher Père Noël. J’espère que j’ai été sage cette année et j’espère que tu auras le temps de venir sur Roxy à Noël. Si tu ne peux pas, ce n’est pas grave. Mais sinon, voici ma liste :


1. Une cagoule en Gore-tex
2. Un second jockey pole pour m’éviter tout le sale boulot à chaque fois que j’empanne
3. Un sèche-cheveux (12V)
4. Un nettoyant antirouille (pour enlever toutes les marques de rouille sur mes panneaux solaires)
5. Un petit gennaker
6. La drisse qui va avec
7. Un pingouin (c’est une demande de Lucky et Foxy qui ont une peur bleue des albatros)
8. Une lime à ongle
9. Des fruits (mangues, oranges et pommes de préférence)
10. Un casque anti-bruit

J’espère que tu vas combler tout le monde cette année et que la météo sera clémente pour ton périple en traîneau.



PS : Si tu avais aussi un bout de remorquage, ça m’intéresse. J’aimerai bien une petite session de remorquage pour pouvoir me rapprocher des leaders ! Uniquement si ce n’est pas une surcharge pour Rudolph (ndr : Rudolph est le nom donné par les Anglais au premier des rênes qui tire le traîneau !) "

Samantha Davies (Roxy) par mail

Riou blessé, Dejeanty à 30 noeuds et Davies laisse Roxy surfer

Message envoyé par Sam Davies (Roxy)
« Salut tout le monde
Eh bien, Roxy et moi avons vécu 24 heures de navigation super rapide. Le vent soufflait entre 35 et 40 nœuds et nous avons bien carburé. A un moment, cette allure m’a paru un peu folle donc j’ai pris un ris supplémentaire. Mais en réalité ça ne nous a même pas ralenties. La vitesse semble être dictée par la manière dont Roxy veut surfer les vagues. Roxy c’est une surfeuse après tout et elle en connaît probablement beaucoup plus que moi sur le sujet ! Alors j’ai décidé de lui faire confiance et de la laisser décider de la route et de notre vitesse ! Au final, ça a donné 24 heures de super navigation.




A plusieurs reprises, je me suis dit « Oh la la, comment ça va se finir cette fois ??? » quand je me retrouvais agrippée fermement à la table à carte tandis que nous nous faisions déporter par une grosse déferlante. Pourtant à chaque fois sans raison, Roxy ressurgissait de la vague en s’ébrouant et s’alignait sur la suivante.
Des jours comme ça, j’aimerais pouvoir téléporter à bord d’autres Roxy girls (les vraies surfeuses) pour voir ce qu’elles en pensent. Lee-Ann (Curren), Candice (O’Donell), Sarah (Bentley), Kelia (Moniz), Kassia (Meador) pourraient sûrement me donner des conseils. Bien que réaliser un « hang ten » (figure maîtresse du longboard où la surfeuse est pieds joints à l’extrémité de sa planche) sur le bout-dehors de Roxy ne me paraît pas très sage dans ces conditions. »

Dejeanty à plus de 30 nœuds !

« J’ai fait un surf à plus de 30 nœuds ! Du délire ! C’est impressionnant ! C’est comme si toutes les turbines d’un avion de chasse se mettaient en route en même temps. C’est assez violent en fin de surf. Il y a des citernes d’eau sur le pont qui est submergé par les vagues. Sinon, ça reste maniable. J’aime bien ces conditions et le bateau aussi. Une ambiance grisâtre s’installe. C’est une lumière que je ne connais pas. Depuis que j’ai doublé des bateaux, je suis enfin rentré dans la course. Je prends les positions de tout le monde et fais tourner les logiciels de routage. » Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve), à la vacation de 11h.



Douleur au pied pour Riou
« Je suis toujours un peu convalescent, en stand-by pour soigner mon pied. Je souffre depuis deux jours (suite à une chute, ndlr). Un choc a entraîné une grosse inflammation du tendon d’Achille et de la voûte plantaire. Ce n’est pas facile de tenir debout, surtout dans les conditions qu’on a eues. L’inflammation est assez importante. Si je ne laisse pas mon pied se reposer, je vais traîner ça longtemps. Là, ça avance doucement dans la bulle. Ça devrait redémarrer tranquillement la nuit prochaine. J’avance à 6-7 nœuds avec autant de vent. Je vais vers le sud pour passer de l’autre côté de la petite bulle. » Vincent Riou (PRB), à la vacation de 11h.

Source : vendée Globe

Vendée Globe / Parole de marins


Bricolage à tous les étages
« Je suis un peu trop près de l’anticyclone. Et comme c’est du petit temps, je bricole et… je bronze. Il fait beau et chaud ! Il faut en profiter. Je me méfie de l’anticyclone car le vent est très instable, je vais empanner. J’ai travaillé sur mon safran car une tige en titane s’est cassée et j’ai dû sortir la scie à métaux et la clé de 16… J’ai commencé à 5h00 ce dimanche pour réparer mon amure de gennaker avec la lampe frontale : six heures de boulot au total avec juste une pause thé ! Pas de sieste aujourd’hui car j’ai encore plein de choses à faire sur ma check-list… » Samantha Davies (Roxy) à la vacation radio à 11h00.


Donner la cadence
« La nuit a été éprouvante avec peu de vent, mais c’est pas mal d’être avec Loïck pour donner la cadence… Les conditions sont très maniables en ce moment et la météo n’est pas tout à fait comme prévu depuis vingt jours ! C’était le bon moment pour les derniers check-up, les rangements : c’est agréable de ne plus se faire mouiller sur le pont et de manger de vrais plats. Ça change d’il y a quatre jours… Le Sud ne m’impressionne pas plus que ça : le vent, ça va même avec 50 nœuds car on peut faire le dos rond. Le stress, ce sont les glaçons… » Sébastien Josse (BT) à la vacation radio de 11h00.


Trou de souris
« J’étais en train de barrer avec la grande voile ballon.. Ce sont les derniers moments de l’été austral et il ne fait pas trop froid. J’ai même vu des baleines au loin. Pas mal de manœuvre la nuit dernière, mais je trouve qu’ils sont partis dans tous les sens devant ! Je suis dans un créneau avec suffisamment de vent et je peux regarder les options de mes camarades de jeu. Sébastien (Josse) et Loïck (Peyron) sont passés dans un trou de souris. Nous serons au portant jusqu’à Bonne Espérance sans coup de vent sérieux : cela restera du portant modéré. Le changement est agréable : c’est plus confortable et j’ai pu dormir… J’ai tout de même « mangé » deux Anglais ! » Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation radio de 11h00.


Navigation de conserve
« Le vent vient de derrière depuis la fin de la nuit et je navigue à côté de Roland (Jourdain) et Armel (Le Cléac’h). Douze nœuds sous spinnaker. Il va falloir se faire violence pour aller dans le Sud. On a discuté tous les trois, de choses et d’autres mais pas particulièrement sur la course. Nous allons devoir faire attention de ne pas nous aborder mais il suffit de changer de cap de 5° pour ne pas converger. On fait chacun son truc dans son coin. » Vincent Riou (PRB) à la vacation radio de 11h00.


Idyllique !
« Comme un dimanche ! Soleil et petit temps… Mais ce matin, après un empannage, j’ai pris un grain blanc et le bateau est parti en vrac : couché sur l’eau, j’ai mis un peu de temps à la remettre en route. La course est passionnante et ce contournement de l’anticyclone très intéressant. Je passe donc pas mal d’heures à la table à cartes. C’est bien de n’être plus qu’à 200 milles des premiers, mais les leaders sont tout de même bien passés. Là, j’ai un vent assez instable et je suis dans une éclaircie entouré de nuages très différents. Ce n’est pas facile de choisir le bon bord… Et s’il ne fait pas très froid, on est en nage quand on fait une manœuvre ! Avoir les vagues dans les fesses, c’est tout de même mieux mais le Sud, ce n’est pas un jardin familial. Ce sera fort dans trois à quatre jours alors profitons de ces conditions idylliques. » Dominique Wavre (Temenos II) à la vacation radio de 11h00.


Collection été-hiver
« Je pensais mieux m’en sortir ! Mais il ne faut pas baisser les bras ; il ne faut rien lâcher sur cette course… On perd rapidement des milles, en quelques heures. Pour l’instant, c’est une sacrée régate ! Mais le paradoxe, c’est qu’on arrive dans l’été austral et qu’on s’habille pour l’hiver. Et tout cas, ce n’est pas pour ce dimanche après-midi, les grands surfs : il n’y a ni le vent, ni la mer qu’il faut. Mais on va y avoir droit, probablement plusbas que les Quarantièmes. » Marc Guillemot (Safran) à la vacation radio de 11h00


Classement du 30/11/08 à 16:00 :
1 Sébastien JosseBT
2 Loïck PeyronGitana Eighty
3 Vincent RiouPRB
4 Yann ElièsGenerali
5 Armel Le Cléac´hBrit Air
6 Roland JourdainVeolia Environnement
7 Jean-Pierre DickPaprec-Virbac 2
8 Jean Le CamVM Matériaux
9 Mike GoldingEcover
10 Marc GuillemotSafran
11 Dominique WavreTemenos II
12 Michel DesjoyeauxFoncia
13 Brian ThompsonBahrain Team Pindar
14 Samantha DaviesRoxy
15 Dee CaffariAviva
16 Arnaud BoissièresAkena Vérandas
17 Steve WhiteToe in the Water
18 Jonny MalbonArtemis
19 Bernard StammCheminées Poujoulat
20 Rich WilsonGreat American III
21 Unai BasurkoPakea Bizkaia
22 Raphaël DinelliFondation Océan Vital
23 Norbert SedlacekNauticsport-Kapsch
24 Derek HatfieldAlgimouss Spirit of Canada
25 Jean-Baptiste Dejeanty Maisonneuve

Source : Vendée Globe

Vidéo / Champagne pour Sam Davies


« Bonjour tout le monde ! Eh bien le Pot au Noir a été vraiment gentil avec nous cette année ! Notre petite flotte (Temenos, Pindar, Roxy, Safran) a trouvé le moyen de passer au travers sans ralentir vraiment. À présent, nous naviguons au près dans des alizés de Sud-Est en direction du Nord de l’Equateur.

J’avais pourtant espéré un peu de pétole pour aller refixer ma têtière de grand voile sur son chariot ce qui impliquait d’affaler, grimper à hauteur du radar (4 mètres du pont) sur le mât avec mon harnais puis renvoyer la grand-voile. Du coup j’ai dû faire ça dans 16 nœuds de vent, ce qui était un challenge mais tout à fait faisable. Heureusement pour moi, j’avais un ris dans la grand-voile et du coup ce fut un moins difficile de la renvoyer. En naviguant avec le solent, nous n’avons même pas perdu trop de vitesse.
A bord de Roxy, le 16 novembre dernier :

Je vais naviguer un petit moment au près en essayant de me maintenir à l’allure des puissants bateaux neufs. Je tâcherai de maintenir Roxy à 110% de son potentiel tout le temps. Demain, je franchirai l’Equateur et ferai mes offrandes à Neptune (du Champagne GH Mumm pour lui et du chocolat pour moi) pour le remercier d’avoir été clément avec nous jusqu’à présent et lui demander des vents favorables pour le reste du voyage ! »
Samantha Davies (Roxy)
source : Vendée Globe

Vendée Globe / A la merci du pot

Victimes de la mobilité du pot au noir, les bateaux de tête se sont embourbés ce matin dans les calmes, pour la seconde fois en 24 heures. Conséquence immédiate de ce deuxième ralentissement : un tassement de la flotte et un retour tonitruant de l’arrière garde. A 344 milles de l’équateur et après 11 jours de course, le top 10 se tient en 80 milles et nul ne sait quelle en sera la hiérarchie au sortir du pot au noir.

Loïck Peyron (Gitana Eighty)ressort son génois , leader depuis plus de sept jours :

« La nuit n’était pas très rapide. La matinée non plus. Mais ça va, il y a plus malheureux. Ce n’est pas un pot-au-noir comme dans les livres avec des gros grains. Et je n’ai aucune idée de quand on en sortira. Là, j’ai rehissé le génois roulé qui était un peu lourd, car trempé. Au moins ça le fait déjà sécher, et peut-être que ça va aider à faire revenir le vent ! Il fait 33°C à l’ombre, 29°C dans l’eau. Si le bateau s’était complètement arrêté, j’en aurais bien profité pour prendre un bain. "


Sébastien Josse (BT)vigilant :
« Il fait chaud et il n’y a pas de vent. Tout comme on avait prévu… Pour l’instant, il n’y a rien du tout comme vent. Il faut être vigilant, car le pot-au-noir, c’est aussi là où on peut casser le plus. Le bateau est chahuté de droite à gauche, les voiles claquent… »

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)en plein cagnard , troisième :
« Je suis entré dans le pot-au-noir ce matin avec une énorme pétole. Heureusement, j’ai bien dormi la nuit dernière. Il faut prendre son mal en patience. Mais quelle chaleur ! Chaque manœuvre occasionne des suées terribles. Je pense que ceux qui sont dans l’ouest dans le pot-au-noir comme Bilou jouent un bon coup. »


Samantha Davies (Roxy)croise Thompson , 13e :


« J’ai dormi 5h d’affilée cette nuit car j’ai oublié de mettre le réveil. Maintenant, il fait chaud. Tout va bien, je suis en forme. J’ai croisé juste devant Brian Thompson ce matin. On s’est appelé lorsqu’on commençait à être proche pour faire attention à nos routes. »

Jérémie Beyou (Delta Dore)dans le pot-au-noir , en 10e position :


" Comme il fait très chaud, les manœuvres sont vite fatigantes. J’essaye de faire glisser (abattre vers le sud, ndlr) car j’ai vu au dernier pointage que Peyron était bien arrêté. J’essaye donc de ne pas trop me caler sur sa trajectoire. »

Michel Desjoyeaux (Foncia)la tête dans les étoiles, 18e à 323 milles :
« J’ai passé une partie de la nuit à dormir allongé dans le cockpit en regardant les étoiles. C’est sûr que ça m’arrange que les premiers tamponnent dans le pot-au-noir, mais pour l’intérêt de la course, il serait préférable que le pot-au-noir ne tue pas le suspense. Il serait dommage que le groupe de tête ne ressorte pas groupé du pot. »

Source : Vendée Globe

Roxy à Lorient demain

Hello tout le monde!
On est sur la dernier nuit. Enfin!!!!!On a mis la bouteille de Champagne Mumm (que j'ai planque dans le Bato aBoston) dans un seau d'eau de mer pour feter notre dernier nuit. On va boire ca dans nos "mugs" - la classe!!!ETA sur le ponton a Lorient 09h demain matin, pour les croissants et cafe (ca sera bienvenue!) On vient de croiser Bilou sur Veolia qui est sur le retour de son qualif. Il est venu juste a cote pour dire bonsoir!
Samantha davies

Bientot de retour à Lorient




Bonjour à tous !


Désolée de ne pas avoir tenu à jour mon journal ces derniers jours mais j'ai profité de Boston, et j'ai fêté comme il se doit ma 5e place.

Boston nous a très bien accueillis et je suis ravie d'être arrivée dans cette ville. Mais le temps passe vite et dès demain, je reprends la mer, direction Lorient. Mais cette fois, pas en solo, trois Roxy Boys m'accompagnant. Cela devrait être très sympa (je pourrai dormir !), ils pourront voir comment je navigue à bord et apprendront certainement pour la suite.

Au programme du jour, shopping. Le plus dur a été de tout rentrer à bord ! On va surement bien manger !


source : samdavis.com
crédit photo : Samantha Davis

Vidéo / Les arrivées feminines de la Transat Artémis en images

Sam Davies et Dee Caffari
à Boston
Classement de The Artemis Transat 2008 :
1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) le samedi 24 mai à 3h15’35’’ UTC en 12j 11h 45’ 35 (redressement de 2h30 du Jury inclus)
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) en 12j 19h 28’ 40’’ à 7h 43’ 05’’ du premier
3- Yann Eliès (Generali) en 13j 15h 00’ 22’’ à 1j 3h 14’ 47’’ du premier
4- Marc Guillemot (Safran) en 14j 21h 18’ 47’’ à 2j 9h 33’ 12’’ du premier
5- Samantha Davies (Roxy) en 15j 10h 00' 51" à 2j 22h 15' 16" du premier
6- Yannick Bestaven (Cervin EnR) en 15j 14h 31' 17'' à 3j 02h 45' 42" du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Verandas) en 15j 16h 00' 03" à 3j 04h 14' 28" du premier
8- Dee Caffari (Aviva) en 16j 02h 05' 34" à 3j 14h 19' 59" du premier
9- Steve White (Spirit of Weymouth) en 16j 15h 04' 54" à 4j 03h 19' 19" du premier

Artemis transat / Les arrivées se succèdent à Boston

Au terme d’une course en solo de 15 jours 10 heures et 51 secondes, Samantha Davies a mis un terme à cette aventure à 23 heures et 51 secondes GMT en prenant la 5ème position au classement final IMOCA. Audio

Pour sa 15ème transatlantique et sa 6ème à bord de ROXY, Sam Davies a réussi la prouesse de repasser, dans les dernières 48h, devant ses copains Yannick Bestaven (Cervin) et Arnaud Boissières (Akena Verandas) qu’elle avait contenus tout au long de la course.

Après l’abandon de 3 bateaux, Sam a fait un bond dans le classement pour se classer 5ème de la course, toujours devant de puissants bateaux comme l’Aviva de Dee Caffari. Les derniers 1000 milles de la course ont été usants. Dans des conditions très instables, à 5 jours de l’arrivée, Sam a percuté une baleine et endommagé l’une de ses dérives.

Samantha Davies : « C’était une course folle avec beaucoup d’inattendus, des moments de grande joie et de frustration immense aussi. Je crois avoir navigué intelligemment. Je suis fière de mes choix tactiques et de ma manière de mener le bateau. J’ai passé de bons moments et appris beaucoup de mon Roxy. Je me sens chez moi à bord et je suis déjà très impatiente d’être au Vendée Globe. Finalement 15 jours c’est presque court, j’aurais bien continué à naviguer… mais c’est avec plaisir que je profiterai d’un bon repas, d’un bain chaud et d’oreillers moelleux ce soir. »

Sam Davies va passer quelques jours à Boston avec son équipe. Le bateau va retourner en chantier à Lorient afin d’être préparé pour le Vendée Globe. Sam Davies est actuellement l’une des deux seules femmes (avec Dee Caffari) engagées dans le prochain Tour du Monde à la Voile en Solitaire dont le départ est fixé le 9 novembre 2008.

Sam Davies et Roxy dans l’Artemis Transat 2008:
- 2800 milles navigués en 15 jours 10 heures et 51 secondes,
- Vitesse maximum du bateau : 30 noeuds
- Moyenne de sommeil par jour : 4 heures, répartis en plages de sommeil de 40 minutes
- 54 litres d’eau à bord de Roxy au départ et 28 repas lyophilisés + 4 plaques de chocolat !
- 3000 à 4000 calories consommées par jour à bord
- 6 paires de chaussettes
- 2 douches à bord
- 1 montée en tête de mât
- 8 voiles à bord de Roxy dont une grand voile de 150 kg et un gennaker 60 kg.
- 10 bateaux croisés pendant la course
- 4 baleines aperçues (dont un choc avec l’une d’entre elles) et un groupe de dauphins

Source : samdavies.com

Yannick Bestaven a coupé la ligne d'arrivée à Boston, à 03h31 GMT , se plaçant ainsi en 6ème position, devançant tout juste Arnaud Boissières sur Akena Vérandas.



Arnaud Boissières, à bord d'Akena Vérandas, a coupé la ligne d'arrivée à Boston, à 05h00 GMT, se plaçant ainsi en 7ème position, après Cervin EnR.




Source : Artemis Transat
Crédit Photos : Matt Dickens/onEdition/The Artemis Transat