Sam Davies remonte le chenal
Roxy au passage de la ligne
Samantha Davies est toujours attendue vendredi en milieu de nuit ou samedi matin sur la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne. Le petit temps qui a régné toute la nuit commence à prendre fin et c’est dans un léger flux de Nord-Ouest que la solitaire devrait couvrir les derniers 150 milles vers la Vendée.
Samantha Davies bientôt aux Sables d'Olonne
La jeune Britannique a passé une nuit câline au large des côtes bretonnes : elle n’a progressé que de vingt milles en dix heures ! Et ce vendredi matin à 9h00, sa vitesse n’était encore que de quatre nœuds… Mais la situation devrait se décanter dans les prochaines heures avec l’arrivée d’un régime plus consistant et plus régulier de Nord-Ouest. Une arrivée avant la nuit semble toutefois impossible et c’est plutôt après les douze coups de minuit que Samantha Davies (Roxy) pourrait boucler les 24 840 milles de ce tour du monde. Et paradoxalement, la navigatrice a été la moins rapide de toute la flotte !
source : Vendée Globe
Sam Davies (Roxy) dans un message envoyé cette nuit :
"J'écris au clair de lune, qui ruisselle dans la cabine, alors que Roxy caracole sous Sophie, le grand spinnaker. La lune brille derrière elle et souligne la silhouette de la fille imprimée dessus - c'est magnifique !
Deux changements de voile aujourd'hui - Geneviève d'abord ( qui était très heureuse d'étendre sa toile, ayant passé la journée précédente bien roulée et serrée dans trente nœuds de vent ), puis Sophie, le spi. A chaque fois c'est dur de hisser la voile (qui pèse à peu près le même poids que moi) en haut du mât. Après, je suis vidée pour quelques minutes ! Mes mains souffrent aussi et je pense qu'il faudra plus d'une manucure pour les retransformer en mains de fille !
Maintenant, c'est le moment que je préfère - pouvoir avancer avec de grandes voiles dans la nuit noire. C'est un peu excitant, de laisser Roxy naviguer seule avec tant de puissance et il faut de l'entrainement pour arriver à dormir ! Heureusement, j'en ai plein !
J'ai déjà fait un petit somme, mais j'ai été brutalement réveillée quand mon lit (normalement horizontal) s'est brusquement penché et je me suis retrouvée en tas, à l'endroit où normalement étaient mes pieds... un petit "dérapage" causé par une, très impolie, rafale à 22 nœuds ! J'étais sur le pont en quelques secondes pour relâcher la toile et Roxy se remit droite rapidement, le mât pointant dans la bonne direction !
Le seul souci fût que dans la précipitation, j'ai mis mes bottes aux mauvais pieds ! Je ne sais pas pourquoi mais ça m'arrive fréquemment tout au long de ce voyage. J'ai même écrit "bâbord" et "tribord" dessus mais ça n'a rien changé. Je m'en sers pour réaliser à quel point je suis fatiguée. Si je mets les deux bottes avant de réaliser qu'elles sont aux mauvais pieds, je suis vraiment trop fatiguée !
Il me reste un peu plus de 600 milles - une vraie "Fastnet Race" (régate Cowes-Plymouth) - et ma dernière ETA est pour samedi au petit matin ! Bien que cela pourrait changer, car le vent semble assez faible et compliqué pour mes 200 derniers milles..."
Source : Vendée Globe
Plus rapide que Marc Guillemot depuis au moins deux jours, Samantha Davies a fini par lui voler la vedette cette nuit. La voici placée en quatrième position, 11 milles devant Safran qui souffre toujours à proximité des côtes nord brésiliennes. En s’écartant de la terre, Samantha a touché des vents plus frais et s’est probablement épargné les nombreuses manœuvres. Mais aussi et surtout, dans ces vents faibles à médium, elle peut arborer toute sa grand-voile, quand Marc Guillemot est handicapé avec deux ris. Quoi qu'il en soit, ce double mixte est bien parti pour se livrer une belle bagarre au moins jusqu'à l’équateur.
Vendée Globe : Samantha Davies sous le soleil !


Marc Guillemot, Safran, hier :
Il y a une bonne pression de vent depuis ce week-end, du coup ça permet à Safran de bien glisser et de réduire l'écart entre Samantha et moi. Ca fait du bien au moral, et vu la situation météo assez compliquée, je suis dans une position plus favorable qu'elle. Je me casse la tête pour trouver le petit trou de souris et grimper plus au nord, mais ce n'est pas évident. J'ai des objectifs un peu plus ambitieux que d'arriver 4ème. C'est peut-être un peu prétentieux, mais après Roxy, l'objectif suivant, c'est Brit Air. S'il y a moyen de faire mieux que quatrième, je vais m'y atteler. Je ne dis pas que je vais dépasser Brit Air demain, mais me rapprocher le plus possible peut changer les choses au niveau du classement. Quand on est en course, on a deux choses en tête, d'abord l'arrivée, ensuite le classement. »




Navigation de conserve
« Le vent vient de derrière depuis la fin de la nuit et je navigue à côté de Roland (Jourdain) et Armel (Le Cléac’h). Douze nœuds sous spinnaker. Il va falloir se faire violence pour aller dans le Sud. On a discuté tous les trois, de choses et d’autres mais pas particulièrement sur la course. Nous allons devoir faire attention de ne pas nous aborder mais il suffit de changer de cap de 5° pour ne pas converger. On fait chacun son truc dans son coin. » Vincent Riou (PRB) à la vacation radio de 11h00.
Victimes de la mobilité du pot au noir, les bateaux de tête se sont embourbés ce matin dans les calmes, pour la seconde fois en 24 heures. Conséquence immédiate de ce deuxième ralentissement : un tassement de la flotte et un retour tonitruant de l’arrière garde. A 344 milles de l’équateur et après 11 jours de course, le top 10 se tient en 80 milles et nul ne sait quelle en sera la hiérarchie au sortir du pot au noir.
Loïck Peyron (Gitana Eighty)ressort son génois , leader depuis plus de sept jours :


Source : samdavies.com
Yannick Bestaven a coupé la ligne d'arrivée à Boston, à 03h31 GMT , se plaçant ainsi en 6ème position, devançant tout juste Arnaud Boissières sur Akena Vérandas.

