Artemis Transat
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Flash / Nouvelle avarie sur Prince de Bretagne

Hervé Cléris et Christophe Dietsch jouent décidément de malchance, le rail de leur grand voile vient à nouveau de casser, juste au-dessus de la réparation réalisée à Vigo. Cependant, les deux marins sont toujours aussi déterminés à continuer la course.


© DESROCHE Pascal/Prince de Bretagne

C’est un sacré bel exemple de courage et de détermination que donnent là les skippers des producteurs de légumes bretons ; L’avalanche d’ennuis qu’ils ont affrontée n’a, en rien, entamé leur volonté de rejoindre le Costa Rica. Et la nuit dernière, il leur a fallu beaucoup de sang-froid pour encaisser ce nouveau coup du sort quand leur rail de grand voile les a lâchés. Ils ont décidé de faire escale, de réparer et de repartir. A présent, la question est de choisir où s’arrêter. «C’est difficile d’estimer comment ils vont naviguer avec aussi peu de toile dans du tout petit temps » explique Hervé Laurent, leur routeur. «Ce sera soit à Madère, soit aux Canaries. Repartir des Canaries semble moins handicapant pour accrocher les alizés, mais c’est à plus de deux jours de navigation… Madère, c’est plus près, mais ils risquent de se retrouver coincés là-bas, faute de vent… On y réfléchit et la décision va être prise rapidement. En tout état de cause, ils sont bien décidés à continuer».

Chez Prince de Bretagne, cette philosophie est bien entendu partagée et les producteurs soutiennent leurs skippers dans cette nouvelle épreuve.

Source : Prince de Bretagne

Artemis Transat / Tous les class40 à bon port : classement et images





Classement Class40, heure d’arrivée et temps au vainqueur

1. Telecom Italia 28/05/08 à 11:11:57GMT après 16j 22h 11min 57s à la vitesse moyenne de 7.23 nœuds
2. Beluga Racer 29/05/08 at 01:09:47GMT après 17j 12h 09min 47s à la vitesse moyenne de 6.99 nœuds (13h 57min 50s derrière Telecom Italia)
3. Mistral Loisirs – Pole Sante ELIOR 29/05/08 à 10:42:57GMT après 17j 21h 42min 57s à la vitesse moyenne de 6.84 nœuds (23h 31min 00s derrière Telecom Italia)
4ème Groupe Royer 29/05/08 à 15:51:15 GMT après 18j 02h 51min 15s à la vitesse moyenne de 6.76 nœuds (1j 04h 39m derrière Telecom Italia)
5ème Custo Pol 29/05/08 à 16:05:07GMT après 18j 03h 05min 07s à la vitesse moyenne de 6.75 nœuds (1j 04h 53 minutes derrière Telecom Italia)
6ème Fujifilm 29/05/08 à 18:53:02GMT après 18j 05h 53min 02s à la vitesse moyenne de 6.71 nœuds (1j 07h 41m 05s après Telecom Italia)
7ème 40 Degrees 30/05/08 à 08:19:34sGMT après 18j 19h 19min 34s à la vitesse moyenne de 6.51 nœuds (1j 21h 07min 37s derrière Telecom Italia)
8ème Prevoir Vie 30/05/08 à 10:21:02GMT après 18j 21h 21min 02s à la vitesse moyenne de 6.48 nœuds (1j 23h 09min 05 s derrière Telecom Italia)
9ème Groupe Partouche 30/05/08 à 13:28:20GMT après 19j 00h 28min 20s à la vitesse moyenne de 6.44 nœuds (2j 2h 16min 23s après Telecom Italia)

Artémis Transat / La course au jour le jour



Jour 1 (11 mai 2008) - Départ en douceur

Le début de cette treizième édition de The Artemis Transat s’annonce laborieux pour les treize solitaires en monocoque Imoca : dès le départ, la brise n’a pas dépassé dix nœuds et le clapot levé par les centaines de bateaux spectateurs gênait considérablement la progression des bateaux vers le Sud. Mais au fur et à mesure que les concurrents s’éloignaient des côtes de Plymouth, la brise tournait à l’Ouest en se stabilisant, au bénéfice de Loïck Peyron qui parait le premier le phare d’Eddystone.


Jour 2 - Montée en régime

Après une journée de mer, les treize monocoques glissent toujours sous spinnaker maxi à plus de treize nœuds de moyenne et ce rythme, encore modéré, devrait sensiblement s’accélérer la nuit prochaine avec le renforcement de la brise d’Est. Le positionnement différent en latitude des leaders marque déjà des tendances stratégiques, les plus au Sud étant en tête. 274 milles en 24 heures (soit presque 1/10ème du parcours), près de onze nœuds et demi de moyenne depuis le départ de Plymouth malgré le petit temps des côtes anglaises, quatorze nœuds lors des derniers pointages : le rythme de The Artemis Transat prend des tours !


Jour 3 - Passation de pouvoir

La face Nord d’une dépression au large de la Bretagne n’a pas été de tout repos pour les treize monocoques Imoca, au point que Marc Guillemot est tombé violemment sur une côte… Le rythme est donc encore monté d’un cran et les leaders se succèdent en tête, Yann Eliès ayant pris le commandement ce mardi après-midi. Mais la traversée d’une zone de vents faibles peut redistribuer les cartes dès demain mercredi… Au lieu de la vingtaine de nœuds annoncés, ce sont presque trente nœuds qui ont soufflé la nuit dernière et les monocoques ont pu allonger allégrement la foulée pour aligner près de 370 milles ces 24 dernières heures, soit 15,4 nœuds de moyenne…


Jour 4 - Chassé-Croisé

Il faut dire que le rythme a été extrêmement soutenu depuis trois jours et que les skippers ont investi beaucoup d’énergie pour ne pas se faire décrocher. Les skippers interrogés à la vacation radio de midi n’étaient d’ailleurs pas du tout sur la même longueur d’onde quant à savoir s’il fallait perdurer sur une voie proche de l’orthodromie à l’image des deux leaders, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Yann Eliès (Generali), ou s’il fallait se décaler un peu plus au Sud comme Sébastien Josse (BT) et Vincent Riou (PRB) suivi par Armel Le Cléac’h (Brit Air). En position d’attente au centre, Loïck Peyron (Gitana Eighty) était en situation de changer d’orientation au cas où l’un des deux groupes tirait mieux son épingle du jeu.


Jour 5 - Desjoyeaux sort du jeu

Hautes ou basses pressions, la situation sur l’Atlantique Nord est pour le moins fluctuante, incertaine et inhabituelle : un vent établi de secteur Sud-Ouest n’est pas attendu avant samedi. D’ici là, les solitaires avancent par à-coups au gré de risées qui balayent un plan d’eau anémique et si Sébastien Josse s’est créé un décalage favorable la nuit dernière, il était en train de perdre tous ses gains dans cette loterie météo… La lecture des vitesses instantanées ce jeudi après-midi démontre bien qu’il n’y a rien d’établi sur le terrain de jeu : à quelques dizaines de milles près, certains progressent à plus de dix nœuds quand d’autres se traînent à moins de trois nœuds ! La fin de cette journée sera marquée par l'abandon de Michel Desjoyeaux sur Foncia, victime d'une collision avec une baleine.


Jour 6 - Black-out annoncé

Avec 36 heures d’incertitude sur les choix des concurrents dès ce vendredi soir, les douze solitaires encore en course vont devoir se consacrer à la stratégie plutôt qu’à la tactique, c'est-à-dire chercher à se positionner par rapport à la dépression qui s’installe sur les bancs de Terre-Neuve et non plus tenter de contrôler les mouvements de leurs adversaires. Toujours leader, Sébastien Josse vise à glisser vers l’Ouest… Le peloton a quant à lui profité de cette longue période de calmes et de brises incertaines pour se regrouper puisque les six poursuivants du groupe de tête sont tous à moins de 2 000 milles de l’arrivée, avec un écart de soixante milles seulement.


Jour 7 - Le silence des bateaux

Si avec le black-out, personne ne sait où se trouvent exactement les douze solitaires en course, ceux-ci n’ont pas caché qu’ils naviguaient dans une brise de secteur Sud, donc au débridé à une douzaine de nœuds de vitesse, en route directe vers la porte des glaces. Mais comme le vent va tourner vers l’Ouest, il va falloir faire du près voire même tirer des bords… Quelles seront les positions dimanche à 8h00 ? Le fait de ne pas savoir où se situaient leurs adversaires n’avait pas l’air de perturber outre mesure les solitaires qui ont répondu à la vacation de ce samedi midi : ils ont même révélé leurs conditions de navigation, images à l’appui !


Jour 8 - Sébastien Josse fait demi-tour

Après le portant musclé et les longs calmes, l’Atlantique réserve aux solitaires un paysage plus conforme à sa réputation : du vent contraire, une température en baisse, une visibilité médiocre et une mer qui se forme. Sébastien Josse ayant dû faire demi tour suite à un problème de grand voile, Vincent Riou a pris le relais en tête et comme ses compagnons, il doit composer avec une brise instable en force et en direction… Il faut tricoter pour arriver à Boston ! Léger désavantage donc pour Vincent Riou (PRB) en tête depuis l’abandon de Sébastien Josse (BT), suivi sur la même route par Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui concède 25 milles et par Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 60 milles derrière le leader. Mais position de contrôle pour le premier puisque ses plus proches concurrents ne peuvent pas vraiment initier une option très différente !


Jour 9 - Prendre la porte

En approchant de la porte des glaces, les quatre leaders doivent aussi composer avec le Gulf Stream qui ralentit leur progression : sous une lune qui sera pleine la nuit prochaine, le courant chaud s’oppose à leur progression vers Boston… En attendant un bon coup de vent pour mardi ! Et derrière, le peloton grappille des milles et s’est regroupé dans le sillage de Marc Guillemot. Le Basque Unai Basurko sur Pakea Bizkaia 2009 annonce par ailleurs à la direction de course qu'il jette l'éponge. Samantha Davies (Roxy) peut se rassurer car après s’être fait remonter par Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) à l’occasion d’une grosse molle pendant le week-end, la jeune Britannique s’est offert trente milles d’écart qui libèrent un peu la pression.


Jour 10 - Encore un leader qui tombe

La porte des glaces n’a pas été facile à franchir et si elle n’a pas trop pénalisé le duo leader, elle a nettement augmenté l’écart pour les deux suivants et surtout pour le peloton qui était toute la nuit bloqué par des calmes. Les conditions de navigation sont désormais très différentes pour les deux groupes et un coup de vent violent est annoncé pour les premiers, mercredi ! Vincent Riou (PRB) est en effet de plus en plus en ballottage face à un Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui grignote à chaque classement quelques milles par ci, par là ! Mais le choc de la journée viendra du retrait de PRB, que Vincent Riou abandonnera suite à une avarie de quille, entraînée par une collision avec un requin pèlerin. Dérouté, Loïck Peyron prendra l'infortuné skipper à son bord, ainsi que les commandes de la flotte.



Jour 11 - Questions sur la route

Rien ne se déroule comme habituellement sur cette transat de l’Atlantique Nord ! Des animaux perturbateurs, des leaders qui abandonnent, des solitaires en tandem, des brises portantes molles, des bulles et des trous de vent… Et un final dans la baston qui laisse encore ouverte l’issue de The Artemis Transat jusqu’à vendredi 23 mai ! Sans compter un regroupement général du peloton ce mercredi. Diantre, il faut avoir les nerfs solides… Vaut-il mieux s’approcher au plus près des rives comme semble le vouloir Gitana Eighty ? Est-il préférable de se décaler au Sud pour friser l’itinéraire le plus court comme le fait Brit Air (second) ? Ou est-il de bon ton de foncer à toute vapeur sur ce tracé vallonné, histoire de rattraper son retard tel Generali (troisième) ?


Jour 12 - Rien n'est jamais acquis avant la ligne, mais…

A moins de 360 milles de Boston, Loïck Peyron contrôle son concurrent le plus proche, Armel Le Cléac’h : Gitana Eighty a enchaîné deux virements de bord la nuit dernière pour se caler au vent de Brit Air. L’arrivée du vainqueur est prévue en milieu de nuit américaine mais des brises irrégulières le long des côtes pourraient modifier ce scénario… Difficile pourtant d’imaginer à une grosse journée de l’arrivée de The Artemis Transat, un énorme bouleversement de la hiérarchie. Car même si Armel Le Cléac’h (Brit Air) arrivait à dépasser Loïck Peyron (Gitana Eighty), il faudrait encore qu’il le devance de plus de deux heures et demie. En effet, le temps de « redressement » accordé par le Jury International au Baulois, suite à son détournement vers PRB mardi pour embarquer Vincent Riou en difficulté, lui sera retiré à son arrivée…


Jour 13 - Peyron aux portes d'un troisième sacre

A une dizaine d’heures d’une arrivée nocturne, Loïck Peyron doit tout de même rester attentif car Gitana Eighty navigue près des côtes américaines où le trafic maritime est important. Avec trente cinq milles d’avance sur Armel Le Cléac’h, le Baulois possède un coussin de marge suffisant pour envisager une troisième victoire historique dans cette transat Nord Atlantique ! Un résultat construit dès les premiers milles… En tête dès le début de course, Peyron a su négocier le passage de la porte des glaces sur la bonne route (celle du sud, ouverte par le leader d'alors Sébastien Josse), puis a fait parler le potentiel de son Gitana Eighty au débridé, avec des moyennes à plus de 18 nœuds. A seulement deux heures de Vincvent Riou lorsque celui-ci a dû quitter le navire, Peyron était idéalement placé pour porter une attaque… Quel talent !


Jour 14 - Un triplé historique

Loïck Peyron s’est imposé avec panache en franchissant la ligne d’arrivée de The Artemis Transat à 5h 15’ (heure française) ce samedi 24 mai… Le skipper de Gitana Eighty a parcouru les 2 982 milles entre Plymouth et Boston en 12 jours 11 heures 45 minutes 35 secondes, ce temps de course incluant la déduction de 2h30 accordée par le Jury International en raison de son détournement pour porter assistance à Vincent Riou. Armel Le Cléach le talonne…

Loïck Peyron s’adjuge le Prix Omega en améliorant aussi le temps de référence sur ce parcours mythique (détenu auparavant par Mike Golding en 2004 avec 12 jours 15 heures 18 minutes et 8 secondes) de 3 heures 32 minutes et 33 secondes. En fait, le skipper de Gitana Eighty a parcouru sur l’eau 3 185 milles (soit 203 milles de plus que la route la plus directe) à une vitesse moyenne sur l’eau de 10,68 nœuds.


Jour 15 - Generali prend la troisième place

Avec l’arrivée dans le courant de la nuit dernière de Yann Eliès sur Generali, le podium de The Artemis Transat est bouclé, ces trois solitaires ayant terminé ce parcours de 2 982 milles en moins de deux semaines ! Le prochain concurrent attendu à Boston est Marc Guillemot, ce dimanche soir. Arrivée de nuit pour Yann Eliès qui a dû lever le pied lors de ses dernières 24 heures de mer car le skipper de Generali avait constaté que sa barre de flèche tribord en haut du mât présentait des faiblesses au point de risquer de se désolidariser. Cet incident aurait pu entraîner le démâtage du monocoque et le Briochin a donc pris ses dispositions pour préserver son gréement en réduisant considérablement la voilure.


Jour 16 - Le roc Guillemot

Alors que Marc Guillemot s’est adjugé la quatrième place de The Artemis Transat ce lundi à 12h 18’ 47’’ (heure française), ils sont encore cinq en mer au large de la Nouvelle-écosse dans une brise de secteur Sud-Ouest qui se renforce. Les derniers milles de Marc Guillemot n’ont pas été de tout repos : du petit temps au Sud de la Nouvelle-écosse dimanche, du vent variable dans la nuit et une brise de Sud-Ouest pour finir ce lundi matin après deux virements de bord… De quoi encore solliciter un corps déjà bien fatigué par cette blessure aux côtes dès le troisième jour de mer !


Jour 17 - Rafale d'arrivées

L'arrivée de Dee Caffari ce jour à Boston (à 15h 05' 34" GMT) ne laisse plus qu'un concurrent en mer, Steve White, dans la classe IMOCA. Sam Davies a cette nuit pris l'avantage sur Yannick Bestaven et Arnaud Boissières, ces derniers se livrant un beau duel final et terminant à 1h28 d'écart sur la ligne d'arrivée à Boston ! La bataille rangée que se livraient les trois plans Finot-Conq "ancienne génération", selon la typologie établie par Yannick Bestaven (Cervin EnR) aura donc tourné à l'avantage de Samantha Davies (Roxy), cette dernière s'échappant hier au grand dam du skipper de Cervin EnR, collé dans une bulle sans vent.



Jour 18 - Steve White à bon port, la flotte est au complet

Steve White, à bord de son Open 60 Spirit of Weymouth, a terminé The Artemis Transat dans la nuit du 27 au 28 mai en 9ème position au terme de 17 jours, 15 heures, 4 minutes et 54 secondes de mer. Il complète la flotte IMOCA, qui compte 9 bateaux à l'arrivée contre 13 au départ. L'aventure de ce skipper témoigne de sa grande détermination, et de sa passion dévorante pour la course océanique.


Résultats complets catégorie IMOCA 60
1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) le samedi 24 mai à 3h15’35’’ UTC en 12j 11h 45’ 35 (redressement de 2h30 du Jury inclus)
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) en 12j 19h 28’ 40’’ à 7h 43’ 05’’ du premier
3- Yann Eliès (Generali) en 13j 15h 00’ 22’’ à 1j 3h 14’ 47’’ du premier
4- Marc Guillemot (Safran) en 14j 21h 18’ 47’’ à 2j 9h 33’ 12’’ du premier
5- Samantha Davies (Roxy) en 15j 10h 00' 51" à 2j 22h 15' 16" du premier
6- Yannick Bestaven (Cervin EnR) en 15j 14h 31' 17'' à 3j 02h 45' 42" du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Verandas) en 15j 16h 00' 03" à 3j 04h 14' 28" du premier
8- Dee Caffari (Aviva) en 16j 02h 05' 34" à 3j 14h 19' 59" du premier
9- Steve White (Spirit of Weymouth) en 16j 15h 04' 54" à 4j 03h 19' 19" du premier

Source : Artemis Transat

Artemis transat / Hermann et Bouchard complètent le podium des class40

A 01:09:47 GMT ce matin, Beluga Racer skippé par Boris Hermann a coupé la ligne d'arrivée de The Artemis Transat à Marblehead. Le jeune Allemand, qui a fêté son 28ème anniversaire hier, occupait la seconde place derrière Soldini depuis dimanche, et se trouvait dans le paquet de tête depuis le jour 9.
Beluga Racing a terminé l'épreuve en 17 jours, 12 heures, 9 minutes et 4 secondes, à la moyenne de 6,99 nœuds. Hermann a coupé la ligne d'arrivée 14 heures après Giovanni Soldini, qui lui a rendu hommage juste après son arrivée : "Je vous avais bien dit avant le départ que le gars à bord de Beluga serait dangereux !"

Thierry Bouchard sur Mistral Loisir – Pole Santé ELIOR complète le podium de The Artemis Transat, en prenant la troisième place derrière Boris Herrmann, à 10: 42:57 GMT.
À 49 ans, originaire de Sanary-Sur-Mer, ce français boucle cette transat en 17 jours, 21 heures et 42 minutes, à bord de son Class40, Mistral Loisir – Pole Santé ELIOR, un plan de Akilaria 40.
Thierry Bouchard occupe la troisième place depuis le 15ème jour de course (dimanche 25 Mai) après avoir cédé la 2ème place à Boris Herrmann.

Source : Artemis Transat

Artémis Transat / Soldini en vainqueur à Boston

Giovanni Soldini remporte The Artemis Transat en Class40


A 07:11:27 heure locale (11:11:27 GMT), le solitaire italien, Giovanni Soldini, a coupé la ligne d’arrivée de The Artemis Transat à Marblehead, USA. Giovanni Soldini a bouclé, au petit matin avec un vent de 18-20 nœuds du secteur nord-ouest, la traversée de l’Atlantique nord en 16 jours 22 heures et 11 minutes. Telecom Italia a mené la course depuis le passage du Cap Lizard au sud de l’Angleterre, lors de la première nuit.



Giovanni Soldini : « Je me sens vraiment bien » Audio

« La course a été bonne pour moi ».
« Le passage de la Ice Gate n’a pas été facile, m’obligeant à faire face au courant du Gulf Stream et à rester au sud. Normalement on navigue plus au nord que cela, nous limitant dans les choix techniques. »


« Je pense que ma navigation a été correcte »
« C’était la bonne option de rester dans le nord au début de la course afin de passer la première zone de haute pression. Afin de traverser la deuxième dorsale, je suis passé plus au sud, ce qui m’a permis de garder de nombreux milles sur les autres. » « Durant les derniers jours, je n’ai pas très bien navigué permettant aux autres de diminuer mon avance. Beluga Racer (Boris Hermann) a été très bon sur la fin de la course. »


Source : Artemis Transat
Credit Matt Dickens/onEdition/The Artemis Transat

Vidéo / Les arrivées feminines de la Transat Artémis en images

Sam Davies et Dee Caffari
à Boston
Classement de The Artemis Transat 2008 :
1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) le samedi 24 mai à 3h15’35’’ UTC en 12j 11h 45’ 35 (redressement de 2h30 du Jury inclus)
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) en 12j 19h 28’ 40’’ à 7h 43’ 05’’ du premier
3- Yann Eliès (Generali) en 13j 15h 00’ 22’’ à 1j 3h 14’ 47’’ du premier
4- Marc Guillemot (Safran) en 14j 21h 18’ 47’’ à 2j 9h 33’ 12’’ du premier
5- Samantha Davies (Roxy) en 15j 10h 00' 51" à 2j 22h 15' 16" du premier
6- Yannick Bestaven (Cervin EnR) en 15j 14h 31' 17'' à 3j 02h 45' 42" du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Verandas) en 15j 16h 00' 03" à 3j 04h 14' 28" du premier
8- Dee Caffari (Aviva) en 16j 02h 05' 34" à 3j 14h 19' 59" du premier
9- Steve White (Spirit of Weymouth) en 16j 15h 04' 54" à 4j 03h 19' 19" du premier

Artemis Transat / Dee Caffari et White concluent la transat pour les IMOCA



Steve White, à bord de son Open 60 Spirit of Weymouth, a terminé The Artemis Transat cette nuit en 9ème position au terme de 17 jours, 15 heures, 4 minutes et 54 secondes de mer; Il complète la flotte IMOCA, qui compte 9 bateaux à l'arrivée contre 13 au départ. La flotte complete des Imoca 60 est désormais au complet à Rowes Wharf, Boston Harbour Hotel, jusqu'au 29 Mai.
Tandis qu'hier, c'est sous le soleil et dans 10 nœuds de vent que Dee Caffari a coupé la ligne d'arrivée à Boston à 11h05'34'' locales (15h05min34s GMT).
Dee Caffari :
"Je suis tellement contente d'arriver saine et sauve de ce côté de l'Atlantique. Aviva et moi sommes ici en un seul morceau, j'en suis très fière. Je suis épuisée, mais en même temps ravie. La course nous fait passer par toutes les émotions possibles et inimaginables. Je n'oublierai jamais cette course, c'est la première en solitaire que je termine à bord d'Aviva, nous sommes maintenant très proches ! Comme dans toute relation, il y a eu des hauts et des bas mais nous sommes tellement contents d'être là ! Il y a vraiment eu des moments où j'avais l'impression de ne pas être à la hauteur du bateau. Les garçons avaient travaillé tellement dur pour qu'il soit prêt à temps et parfois j'avais l'impression de ne pas pouvoir le faire avancer. Cela dit, j'ai appris énormément pendant cette course et je me sens maintenant plus forte. Il n'y a rien de comparable au fait de naviguer et de participer à une course."

Source : Artemis Transat


Classement de The Artemis Transat 2008 :

1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) le samedi 24 mai à 3h15’35’’ UTC en 12j 11h 45’ 35 (redressement de 2h30 du Jury inclus)
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) en 12j 19h 28’ 40’’ à 7h 43’ 05’’ du premier
3- Yann Eliès (Generali) en 13j 15h 00’ 22’’ à 1j 3h 14’ 47’’ du premier
4- Marc Guillemot (Safran) en 14j 21h 18’ 47’’ à 2j 9h 33’ 12’’ du premier
5- Samantha Davies (Roxy) en 15j 10h 00' 51" à 2j 22h 15' 16" du premier
6- Yannick Bestaven (Cervin EnR) en 15j 14h 31' 17'' à 3j 02h 45' 42" du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Verandas) en 15j 16h 00' 03" à 3j 04h 14' 28" du premier
8- Dee Caffari (Aviva) en 16j 02h 05' 34" à 3j 14h 19' 59" du premier
9- Steve White (Spirit of Weymouth) en 16j 15h 04' 54" à 4j 03h 19' 19" du premier

Artemis transat / Les arrivées se succèdent à Boston

Au terme d’une course en solo de 15 jours 10 heures et 51 secondes, Samantha Davies a mis un terme à cette aventure à 23 heures et 51 secondes GMT en prenant la 5ème position au classement final IMOCA. Audio

Pour sa 15ème transatlantique et sa 6ème à bord de ROXY, Sam Davies a réussi la prouesse de repasser, dans les dernières 48h, devant ses copains Yannick Bestaven (Cervin) et Arnaud Boissières (Akena Verandas) qu’elle avait contenus tout au long de la course.

Après l’abandon de 3 bateaux, Sam a fait un bond dans le classement pour se classer 5ème de la course, toujours devant de puissants bateaux comme l’Aviva de Dee Caffari. Les derniers 1000 milles de la course ont été usants. Dans des conditions très instables, à 5 jours de l’arrivée, Sam a percuté une baleine et endommagé l’une de ses dérives.

Samantha Davies : « C’était une course folle avec beaucoup d’inattendus, des moments de grande joie et de frustration immense aussi. Je crois avoir navigué intelligemment. Je suis fière de mes choix tactiques et de ma manière de mener le bateau. J’ai passé de bons moments et appris beaucoup de mon Roxy. Je me sens chez moi à bord et je suis déjà très impatiente d’être au Vendée Globe. Finalement 15 jours c’est presque court, j’aurais bien continué à naviguer… mais c’est avec plaisir que je profiterai d’un bon repas, d’un bain chaud et d’oreillers moelleux ce soir. »

Sam Davies va passer quelques jours à Boston avec son équipe. Le bateau va retourner en chantier à Lorient afin d’être préparé pour le Vendée Globe. Sam Davies est actuellement l’une des deux seules femmes (avec Dee Caffari) engagées dans le prochain Tour du Monde à la Voile en Solitaire dont le départ est fixé le 9 novembre 2008.

Sam Davies et Roxy dans l’Artemis Transat 2008:
- 2800 milles navigués en 15 jours 10 heures et 51 secondes,
- Vitesse maximum du bateau : 30 noeuds
- Moyenne de sommeil par jour : 4 heures, répartis en plages de sommeil de 40 minutes
- 54 litres d’eau à bord de Roxy au départ et 28 repas lyophilisés + 4 plaques de chocolat !
- 3000 à 4000 calories consommées par jour à bord
- 6 paires de chaussettes
- 2 douches à bord
- 1 montée en tête de mât
- 8 voiles à bord de Roxy dont une grand voile de 150 kg et un gennaker 60 kg.
- 10 bateaux croisés pendant la course
- 4 baleines aperçues (dont un choc avec l’une d’entre elles) et un groupe de dauphins

Source : samdavies.com

Yannick Bestaven a coupé la ligne d'arrivée à Boston, à 03h31 GMT , se plaçant ainsi en 6ème position, devançant tout juste Arnaud Boissières sur Akena Vérandas.



Arnaud Boissières, à bord d'Akena Vérandas, a coupé la ligne d'arrivée à Boston, à 05h00 GMT, se plaçant ainsi en 7ème position, après Cervin EnR.




Source : Artemis Transat
Crédit Photos : Matt Dickens/onEdition/The Artemis Transat

Vidéo / Marc Guillemot, 4e de The Artemis Transat : « heureux d’être allé au bout »

L'arrivée de Marc Guillemot en vidéo.

Marc, quel est ton premier sentiment après cette arrivée ?
« Je suis à bon port et pas mécontent, car ce n’était pas du tout gagné suite à ma blessure…Finalement, je me suis battu et je suis très satisfait d’être allé au bout, par rapport à moi-même, par rapport à la préparation du Vendée Globe, pour toute l’équipe et toutes les personnes de SAFRAN qui m’ont soutenu. Je suis très fier, voilà ! »

Comment vas-tu, physiquement ?
« Hier soir, ça allait très bien, mais cette dernière nuit on a eu droit à beaucoup de manœuvres dans du vent instable. Je me suis cogné à une dérive et la douleur s’est un peu réveillée, mais globalement ça va. Je vais aller passer des radios dès demain par mesure de sécurité.. »

Quatrième, c’est une place qui était inespérée après ta blessure, non ?
« C’est vrai que j’ai pensé que j’allais finir très loin. Je ne savais pas si j’allais avoir la détermination nécessaire pour me battre seul. Alors c’est sûr que je suis content et que c’est un bon résultat…même s’il y a eu des abandons devant, mais ceux-ci font aussi partie de la course ! Et je préfère être quatrième ici que dans le port de la Trinité-sur-mer… »

Du portant, peu de vent, des zones instables… cette Transat anglaise a été curieuse…
« Un paradoxe par excellence ! D’ordinaire, ces transats sur l’Atlantique Nord, dans ce sens, on les passe à enchaîner les dépressions les unes après les autres. Celle-ci a été vraiment particulière : du portant jusqu’aux Açores, puis du petit temps… Or, contrairement à ce qu’on peut croire, c’est plus dur, cela entraîne beaucoup de fatigue. Car si prendre des ris est la manœuvre la plus facile, affaler sans cesse le spi et le remplacer par un code zéro ou un gennaker est beaucoup plus fatiguant. Je suis très fatigué, en fait. »

Des enseignements à tirer de ces 15 jours de course ?
« Beaucoup… Adapter sans cesse le bateau aux conditions a été très, très riche. C’est énorme tout ce que j’ai appris dans la perspective du Vendée Globe ! Par exemple sur les enchaînements de manœuvres, sur les voiles que j’avais embarquées en plus grand nombre que je ne le ferai sur le Vendée. Cette course de petit temps va apporter énormément à tous ceux qui sont arrivés ici. Je le répète c’est très, très riche…Et le retour en solo va l’être aussi, passionnant et enrichissant, j’en suis persuadé. »

As-tu décelé des améliorations potentielles à faire sur Safran ?
« Il y en a toujours, dès qu’on monte sur un bateau, on y pense ! J’ai pas mal de trucs en tête, mais on verra ça plus tard. On fera sans doute des petites améliorations lors du chantier prévu en juillet, mais les grosses modifications - s’il y en a - ne se feront maintenant qu’après le Vendée Globe. »

Un mot sur le podium ?
« Super ! C’est un super beau podium. On s’imagine toujours en être avant le départ, mais c’est marrant de retrouver Loïck (Peyron) et Armel (Le Cléac’h) sur les deux plus hautes marches car ce sont les deux bateaux que j’ai croisés avant mon gros ‘vrac’. Loïck a fait une superbe course, très intelligente, Armel aussi et en plus il a gagné son ticket d’entrée pour le Vendée Globe, donc c’est génial. Chapeau aussi à Yann Eliès, qui est arrivé avec un gréement fatigué et a réussi à bien terminer. Franchement, c’est super. Bravo à eux ! »

Source : Safran

Artemis Transat / Marc Guillemot en 4ème position à Boston sur Safran

Marc Guillemot a franchi la ligne d’arrivée devant Boston ce lundi 26 mai à 10h 18m 47s UTC (12h 18’ 47’’ heure française). Le skipper de Safran naviguait sous grand voile à un ris et solent et a dû virer de bord deux fois pour atteindre la ligne à plus de dix nœuds… Marc Guillemot prend la quatrième place de The Artemis Transat 2008.


Marc Guillemot : à la descente du ponton Audio

« Super ! La course a été plus longue que je ne l’avais imaginée mais par rapport aux conditions normales d’une transat Nord où on enchaîne les dépressions, c’était du petit temps : ce qui veut dire beaucoup plus de travail ! Plus de confort côté humidité et shaker car on pouvait bien dormir dans la bannette, mais beaucoup de présence sur le pont et de manœuvres… A choisir, je me demande si ce n’est pas mieux quand ce sont des conditions normales ! Là, cinq à six manœuvres par nuit au minimum : encore cette nuit, je me suis cogné contre la dérive… Côté côtes, pendant les trois jours qui ont suivi mon choc, je me suis demandé si cela avait encore un sens de persévérer. Parce que continuer en sachant que je ne pourrais pas être au maximum de mes performances… Et les Açores n’étaient qu’à 300 milles. Mais en réfléchissant, je me suis dit que c’était mieux d’arriver neuvième que de ne pas arriver du tout à Boston ! "


Marc Guillemot : sa dernière journée en mer
« Le vent ne me dérange pas ! C’est calme sur zone : cela ressemble étrangement au lac de Genève. Je suis à 175 milles de Boston et hier soir, j’étais au cap Sable où j’y suis resté sept heures ! J’avance tout de même à quatre nœuds mais en fait, il n’y a pas de vent en surface mais de la brise en tête de mât : ça cisaille ! Quelle transat particulière depuis le départ… On peut m’attendre dans la nuit de dimanche à lundi, mais plus tard aussi ! Les routages ne voient pas les bulles sans vent. Je vais m’ouvrir ma dernière boîte de foie de morue : c’est de bon ton vu que nous sommes sur les anciennes zones de pêche à la morue ! Les nuits sont très fraîches : ce matin, l’huile d’olive était gelée…Le soleil s’est levé et c’est magnifique : il y a une belle lumière et du passage, des cargos, des bateaux de pêche, une mer d’huile. »

Source : Artemis Transat
Crédit photos : Matt Dickens/onEdition/The Artemis Transat


Les ETA (Estimed Time Arrival) des derniers IMOCA :
Samantha Davies (Roxy) vers minuit UTC,
Arnaud Boissières (Akena Vérandas)
Yannick Bestaven (Cervin EnR) vers 6h UTC,
Dee Caffari (Aviva) en milieu d’après-midi demain
Steve White (QSpirit of Weymouth) attendu mercredi aux aurores vers 2h UTC…

Artemis Transat / Les arrivées en image et audio

3/ Yann Eliès- Générali Audio
2/ Armel Le Cléac'h-Brit'Air Audio

1/ Loïck Peyron-Gitana Eighty Audio

Le podium de The Artemis Transat


Avec l’arrivée la nuit dernière de Yann Eliès sur Generali, le podium de The Artemis Transat est bouclé, ces trois solitaires ayant terminé ce parcours de 2 982 milles en moins de deux semaines ! Le prochain concurrent attendu à Boston est Marc Guillemot, ce dimanche soir.
Une brise modérée soufflant le long des côtes du Massachusetts, Generali a donc peiné pour franchir la ligne d’arrivée ce dimanche matin à 4h00’ 22’’ UTC, (soit 6h 00’ 22’’ heure française). Yann Eliès s’adjuge donc la troisième marche du podium après un parcours plein d’enseignements puisque l’ex-Figariste s’est montré incisif lorsqu’il a passé toute une nuit sous spinnaker par plus de vingt-cinq nœuds de vent après le Fastnet, prenant ainsi la tête de la course pendant plusieurs heures.


Mais son option un peu trop Nord ensuite lui a coûté cher quand il a fallu plonger vers le Sud-Ouest pour aller franchir la porte des glaces : l’écart avec les deux premiers s’est considérablement accru pour ce final sous les bancs de Terre-Neuve et les côtes de la Nouvelle-écosse… Mais avec deux plans Finot sur le podium, Armel Le Cléac’h (Brit Air) et Yann Eliès confirment que ces prototypes très puissants sont aussi à l’aise dans les brises modérées, au près comme au reaching ou au portant. Le différentiel par rapport au plan Farr du vainqueur Loïck Peyron (Gitana Eighty) ne semble pas significatif !


En ce dimanche qui va marquer à 15h (heure française) le passage dans la seconde semaine de course, Marc Guillemot (Safran) est attendu en milieu de nuit car le solitaire était encore à près de 200 milles de Boston ce dimanche matin et ne bénéficiait que d’une brise modérée de secteur Ouest à Nord-Ouest.

Artemis Transat / Générali en Mode convoyage...car risque de démâtage

Yann Eliès (3ème attendu sur la ligne à Boston à 85 miles du but ), à l'occasion d'une inspection de routine à la tombée de la nuit dernière, a constaté l'angle curieux présenté par cette barre de flèche.

Une observation plus précise lui a révélé que la fixation de la barre de flèche sur le mât était en train de céder. Avec deux ris dans la grand voile, soulageant les ballasts et s'écartant du lit du vent, il a durant quelques heures, viré de bord afin de présenter au vent toujours soutenu de la nuit dernière, 15 à 20 noeuds, son flanc bâbord et soulager ainsi les efforts sur l'espar endommagé.

Si tout va bien, je ferai mon passage de ligne demain matin...

Au petit matin, et à la faveur d'un sérieux ralentissement du vent, il a repris une route directe vers Boston, à petite allure, 5 à 6 noeuds, sous deux ris et solent. "Je suis désormais en mode "convoyage" avoue-t-il visiblement tendu "Je n'ai qu'une idée en tête, rallier Boston avec le mât sur le pont. J'ai passé une drisse en tête de mât de façon à le retenir en cas de chute." La bonne nouvelle du jour est bien entendu constituée par les conditions clémentes qui baignent les abords de la capitale du Massachusett. " Le vent va adonner davantage encore en mollissant. Je m'attends à naviguer au ralenti cette nuit devant Boston, et si tout va bien, je ferai mon passage de ligne demain matin..."

Source : Générali
Crédit Photo : Yann Eliès

Video / L'arrivée du vainqueur

Artemis Transat / Et de trois pour Loïck Peyron !




Loick Peyron à bord de Gitana Eighty a franchi la ligne d’arrivée de The Artemis Transat devant Boston à 3h 15’ 35’’ UTC, (soit à 5h 15’ 35’’ heure française) ce samedi 24 mai. Cette victoire marque une nouvelle étape dans la carrière fantastique de ce marin : il est désormais le seul à cumuler trois succès sur cette épreuve légendaire qui a débuté en 1960 et avait couronné par deux fois Eric Tabarly (1964 et 1976) et Loïck Peyron (1992 et 1996) !

Gitana Eighty a parcouru les 2 982 milles de The Artemis Transat en 12 jours 11 heures 45 minutes 35 secondes, ce temps de course incluant la déduction de 2h30 accordée par le Jury International en raison du détournement de Loïck Peyron pour porter assistance à Vincent Riou. Une moyenne par rapport à l’orthodromie (route directe) de 9,938 nœuds. Il améliore donc de près de quatre heures, le temps de référence établi en 2004 par Mike Golding en 12 jours 15 heures 18 minutes et 8 secondes !


Loïck Peyron à son arrivée au ponton à Rowes Wharf, Boston, USA : Audio

« *Par rapport à mes deux victoires en multicoque, celle-ci est pas mal ! On a les mêmes fichiers météo que les trimarans, les mêmes outils pour les traiter, les mêmes polaires à peu de choses près et à peu près le même cursus (on se connaît tous) : on fait presque la même chose ! C’est du Figaro à l’échelle océanique…

*Le bon entraînement a eu lieu lors de la transat Ecover-BtoB au retour du Brésil cet hiver. Mais le fait d’enfoncer un peu plus le clou… Ca ne veut pas dire qu’il y a de la supériorité, vraiment pas ! Ce sont seulement de petits détails, des bidules, des casses des autres… Là, il n’y a pas photo mais au départ, on était treize avec plus de la moitié capables de gagner. On a bien vu que le classement a changé constamment au début de la course. Les placements sont primordiaux maintenant…

*Le principe du black-out était sympa, même si le moment n’était peut-être pas le plus intéressant, mais j’ai quand même viré pour me recaler, comme Vincent d’ailleurs. Cela n’a pas servi à grand-chose en terme de progression mais cela m’a permis de m’économiser.

*Les plans Farr marchent décidément très bien. Ce n’est en plus jamais le même qui gagne : PRB, Foncia, Paprec, Gitana ! Cela montre que ce sont des bateaux conçus par Bruce Farr avec les équipes qui ont travaillé dessus, qui ne sont paradoxalement pas extrêmes… Ce sont des bateaux complets avec de petites différences. J’ai eu l’occasion d’en parler avec Vincent : c’était très sympa car il y a plein de subtilités sur nos navires. Le cabinet américain dessine de très belles carènes mais après, il faut une grosse équipe technique pour finaliser car les architectes ne font jamais des bateaux complets, il faut un peu d’expérience derrière.

*Il y a un peu de boulot sur le bateau mais globalement ça va : je dois retourner en France… Je suis pilote de chasse en Suisse, il faut que je sois rentré avant le Bol d’Or !

*J’aime bien être devant, mais ce n’est pas facile d’y rester ! Ce n’est pas gênant de ne pas être devant au milieu du parcours, je l’ai souvent constaté. Et particulièrement sur cette transat. J’avais déjà fait ça en multicoque : je suis assez milieu, centriste… Pas Bayrou mais !

*Quand on accumule quelques années de navigation, on a moins de pression et c’est plus agréable et on fait moins de bêtises…

*Le Vendée Globe ? Je suis à peu près dans le coup, mais il y a du monde et il y a plein de paramètres. Mais si ça peut faire mal à d’autres solitaires, ce n’est pas plus mal ! C’est affreux, le sport… Armel ? Il ne m’a pas lâché…

*Vincent ? Il est adorable. C’est une situation très particulière : tu sais que tu es observé… Il a appris plein de choses sur moi et sur mon bateau ! On a partagé des choses puisque nous avons approximativement les mêmes bateaux. C’est ça qui est marrant. Mais c’est une expérience étonnante… »



Crédits photo : Matt Dickens/onedition

Video / Dernier jour pour Loïck Peyron

Dernières Images du bord
avant l'arrivée dans la nuit

Artemis Transat / Le Cléac'h en seconde position raconte ses dernières heures de course


A moins de 200 milles d?une arrivée programmée pour la nuit prochaine, les positions paraissent relativement bien établies en tête de The Artemis Transat. Deuxième à 35 milles de Loïck Peyron, Armel Le Cléac'h ne se fait pas trop d'illusions sur un éventuel retournement de situation. Même s'il n'abdique pas, le skipper de BRIT AIR souhaite en premier lieu assurer une très belle seconde place. Un excellent résultat et une qualification pour le Vendée Globe qui ravissent le breton.

« Excusez moi de n’avoir pas répondu tout de suite mais j’étais en pleine manœuvre d’urgence ! Alors que je me reposais un peu, le pilote a décroché et BRIT AIR est parti en vrac. Tout est remis en ordre, pas de casse, mais je peux vous dire que ça réveille !» A moins de 24 heures de l’arrivée, ce témoignage d’Armel Le Cléac’h rappelle à quel point il est impératif d’être attentif jusqu’au bout et qu’une course parfaitement maîtrisée peut basculer sur un rien. Ce petit incident rapidement oublié, BRIT AIR a repris sa route en direction de Boston qu’il devrait atteindre vers 8h00 du matin samedi (heure française) selon les estimations de son skipper. Armel devrait donc, logiquement, terminer cette Artemis Transat en deuxième position derrière Loïck Peyron. Une place qui le satisferait pleinement : « Si ça se termine comme ça, ce sera mission accomplie sur tous les plans. En premier lieu, la qualification pour le Vendée Globe sera acquise. Ensuite, du point de vue de la course, j’ai été au contact des meilleurs tout du long, sans jamais me mettre dans le rouge voire même parfois en assurant. C’est très rassurant et ça permet de se donner un bon capital confiance pour la suite ! » Après une Transat Jacques Vabre en demi-teinte et surtout un démâtage sur la Transat B to B, Armel a su remettre le projet BRIT AIR sur de bons rails. Ce bon résultat annoncé est donc de très bon augure pour la suite et notamment pour le Vendée Globe.


Armel Le Cléac’h à quelques heures de l’arrivée :

« Je n’ai vraiment pas l’impression d’être parti depuis 13 jours ! Il y a eu tellement à faire sur cette course, avec des conditions très variées, que je n’ai pas vu le temps passé. Satisfait malgré tout d’en finir bientôt, satisfait de ma course, et ravi de ce podium qui se profile même si rien n’est fini tant que la ligne n’est pas franchie… Je n’oublie pas que ce n’est que ma 2ème course achevée sur ce bateau, ma 2ème transat en solitaire en 60’ après la Route du Rhum en 2006 et que je vais terminer derrière un grand bonhomme de la voile qui lui va remporter sa 3ème Transat Anglaise !!! La course au large est avant tout un sport d’expérience et malgré ma relativement faible expérience dans cette classe, je ne m’en sors finalement pas si mal. C’est une grosse satisfaction pour moi mais aussi pour toute mon équipe, pour BRIT AIR et ses salariés et pour tous les gens qui m’accompagnent au quotidien. Après la grosse remise en question de l’hiver, je suis heureux de leur offrir ce résultat ! »


Classement IMOCA (23/05; 16h00 HF) :
1 Gitana Eighty 120,6 0,0
2 BRIT AIR 155,5 34,8
3 Generali 258,0 137,4
4 Safran 490,2 369,6
5 Cervin EnR 592,3 471,7
6 Akena Vérandas 598,0 477,3
7 Roxy 600,3 479,6
8 Aviva 637,0 516,3
9 Spirit of Weymouth 784,2 663,6
ABD Foncia
ABD BT
ABD PRB
ABD Pakea Bizkaia 2009

Source : Brit Air
Credit Photo : Le Cléac'h

Artemis Transat / Gitana 80 dans la nuit à Boston


Loïck Peyron maintient son avance sur son poursuivant Armel Le Cléac’h et la dernière ligne droite vers Boston s’annonce sans surprise : Gitana Eighty à moins de 200 milles de l’arrivée devrait franchir la ligne en vainqueur vers minuit.


Artemis Transat / J-1 avant Boston

A moins de 360 milles de Boston, Loïck Peyron contrôle son concurrent le plus proche, Armel Le Cléac’h : Gitana Eighty a enchaîné deux virements de bord la nuit dernière pour se caler au vent de Brit Air. L’arrivée du vainqueur est prévue en milieu de nuit américaine mais des brises irrégulières le long des côtes pourraient modifier ce scénario…

Difficile d’imaginer à une grosse journée de l’arrivée de The Artemis Transat, un énorme bouleversement de la hiérarchie. Car même si Armel Le Cléac’h (Brit Air) arrivait à dépasser Loïck Peyron (Gitana Eighty), il faudrait encore qu’il le devance de plus de deux heures et demie. En effet, le temps de « redressement » accordé par le Jury International au Baulois, suite à son détournement vers PRB mardi pour embarquer Vincent Riou en difficulté, lui sera retiré à son arrivée… En plus des vingt milles d’avance sur son dauphin, Loïck Peyron dispose d’une position à son vent (quarante milles plus au Sud) qui semble favorable pour la suite puisque le vent de secteur Sud-Ouest devrait tourner au Nord-Ouest dès la nuit prochaine en mollissant. Il y aura donc peut-être des zones de molle mais cela ne devrait pas permettre à son poursuivant de gratter cinquante milles ! Soit plus de 15% de la distance restante…

Un final côtier

Ce qui est sûr, c’est que la dernière journée en mer va être longue parce que la brise ne sera pas toujours très bien établie, parce qu’il y a de forts courants de marée du côté de la baie de Fundy et parce que les solitaires vont devoir veiller en permanence au trafic maritime et aux pêcheurs. Les routages annoncent toutefois une arrivée vers le milieu de la nuit (heure française) ce qui ferait franchir la ligne au premier, au coucher du soleil américain. Mais si Loïck Peyron est en droit d’espérer une troisième victoire dans cette transat anglaise, c’est Armel Le Cléac’h qui doit aussi regarder dans son rétroviseur car Yann Eliès est bien revenu dans son sillage la nuit dernière ! Seulement quatre-vingt milles les séparent… Là encore, ces deux solitaires, spécialistes du Figaro, savent à quoi s’en tenir quand la météo est incertaine et que la fin de parcours se déroule à la côte. Or les prévisions laissent entendre que le vent va de nouveau mollir et tourner de plus de 90° ! Tout reste possible…

De cinq à sept…

Avec près de 250 milles d’écart sur Eliès et 90 milles d’avance sur Samantha Davies, Marc Guillemot (Safran) a désormais suffisamment de marge pour espérer s’adjuger la quatrième place de The Artemis Transat : il devrait logiquement concéder une journée de retard sur le vainqueur car les prévisions météorologiques ne prédisent pas de changement radicaux qui relancerait la course à ce jour. Il faut juste espérer que le Breton ne se fasse pas de nouveau enliser par une bulle qui devrait passer rapidement au Sud de Terre-Neuve, avant un retour d’une brise modérée de secteur Nord-Ouest pour finir.

Mais pour ses trois poursuivants, le match est toujours extrêmement ouvert, puisque après plus de 2 000 milles de course, Samantha Davies (Roxy), Yannick Bestaven (Cervin EnR) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) ne sont séparés du but que d’à peine six milles ! Et les deux anciens compères de la Mini Transat ont même navigué plusieurs fois à vue depuis mercredi… Avec les vents de secteur Ouest annoncés pour la nuit prochaine, brise qui va se renforcer dans la journée de vendredi pour le peloton, jusqu’à vingt nœuds et plus, il va falloir tirer des bords avant de filer en route directe vers Boston. Ce n’est que vendredi soir que la bascule au Nord-Ouest est programmée, quand ces trois bateaux seront proches des côtes américaines. Là encore, un final de Figariste ! Pour l’octroi de la cinquième, sixième et septième place… A moins que Dee Caffari (Aviva) qui est bien revenue avant la porte des glaces, ne profite de ces conditions pour faire parler la poudre de son nouveau prototype. Avec seulement cinquante milles de décalage, c’est encore dans le domaine du possible…

Classement du jeudi 22 mai à 16h00 (heure française) :
1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 361,5 milles de l’arrivée
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 20 milles du premier
3- Yann Eliès (Generali) à 103 milles
4- Marc Guillemot (Safran) à 346 milles
5- Samantha Davies (Roxy) à 441 milles
6- Yannick Bestaven (Cervin EnR) à 444 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 447 milles
8- Dee Caffari (Aviva) à 489 milles
9- Steve White (Spirit of Weymouth) à 637 milles
Abandon- Vincent Riou (PRB)
Abandon- Unai Basurko (Pakea Biskaia 2009)
Abandon- Sébastien Josse (BT)
Abandon- Michel Desjoyeaux (Foncia)


Commentaires des premiers

Loïck Peyron (Gitana Eighty) ce jeudi midi Audio
« Nous avons eu des conditions semi clémentes la nuit dernière ! On n’est pas malheureux mais il a fait très froid par contre. C’était la pleine lune et le ciel était complètement dégagé ! Ca y est, c’est le Grand Nord ! On a eu d’abord plus de vent que prévu. J’ai plutôt fait du Sud, puis route directe ! Il y a 17 nœuds de vent et j’avance à une dizaine de nœuds… Je n’avance pas très, très vite. Vincent ronfle comme un bébé… Il organise le sauvetage de son bateau au fur et à mesure. Son équipe technique a quitté Halifax sur un remorqueur de haute mer… On fait enfin du près. On est à 150 milles du Sud de la Nouvelle-écosse. On n’a pas encore rencontré de bateau, on croise très peu de monde. Je laisse bosser le radar à ce sujet. Je lui fais confiance ! Je ne suis qu’à deux jours de l’arrivée et j’espère que cela va bien se passer jusqu’à Boston… J’ai peut-être prolongé un peu trop mon bord vers le Sud, mais bon… »

Armel Le Cléac’h (Brit Air) ce jeudi matin Audio de l'après midi
« On s’en est sorti de cette zone dépressionnaire ! C’est déjà pas mal. Maintenant on a un grand ciel étoilé avec une magnifique nuit. Le vent s’est un peu calmé et on a un peu moins de mer. On a eu une vingtaine d’heures assez difficiles avec du vent assez fort jusqu’à 45 nœuds. La mer était vraiment très hachée dans tous les sens. Cela a été assez instable en force : en fait, on eu plusieurs petits systèmes de dépression. Hier, j’ai vraiment navigué « safe » car je n’ai pas de joker ! Je dois vraiment arriver à Boston... Donc j’ai perdu pas mal de milles, mais ce n’est pas très grave, je dois vraiment préserver le bateau, et rester dans ma philosophie. Depuis deux ou trois heures, je suis reparti en mode régate, j’ai repris la course à 100% avec les voiles qu’il faut et les réglages qu’il faut. On est au près serré donc on est à un peu plus de 10 nœuds de moyenne bâbord amure, et ça va être comme ça à peu près jusqu’à l’arrivée. Ca ne va pas être facile de revenir sur Loïck, je vais essayer de naviguer le mieux possible jusqu’à Boston, en faisant route directe. On va arriver dans des zones de trafic intense, donc je vais essayer d’être vigilant, mais on n’est pas à l’abri d’un problème dans les derniers milles… C’est vraiment ambiance Figaro ! Je suis agréablement surpris par l’état actuel du bateau, ensuite c’est à l’arrivée qu’on analysera en démontant le bateau et qu’on détectera ou non des petits soucis. Mais là, au premier abord, il me paraît vraiment en bon état ! La nouveauté des dernières heures, c’est le froid qui s’est installé ! On est rentré dans le courant du Labrador. C’est ambiance chaussettes et bonnet ! Aujourd’hui, je suis de nouveau en course car hier, j’ai assuré pour ne rien cassé. Maintenant je tente une option à terre en allant près des côtes de la Nouvelle-écosse : cela pourrait me faire gagner quelques milles sur Loïck ! Ce sera intéressant de voir ce que cela va donner… Je joue le jeu jusqu’au bout en abattant toutes mes cartes ! »

Source : Artemis Transat
Crédit Photo : Le Cléac'h

Video /Vincent Riou au micro de Loïck Peyron

Juste après le sauvetage de Vincent Riou :