Paprec Virbac 2
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Barcelona World Race / J-1 : vingt-quatre heures chrono

Barcelone terre de contraste. Alors qu’autour du village, règnent une certaine bonhommie et une décontraction toute méditerranéenne, les skippers de la Barcelona World Race commencent à compter le temps qui passe et leur file entre les doigts avant le départ. Un dernier coup de collier semble devoir être au menu du jour.

Credit : Barcelona World Race

Brèves / Jean Pierre Dick à bord d’All4One (Vidéo)

Vendredi dernier, JP Dick était invité à naviguer comme 18ème homme sur All4One. Le bateau barré par Sébastien Col participe auLouis Vuitton Series à Auckland sur les bateaux de la Coupe de l’America. Le skipper de Virbac-Paprec 3 a participé à un duel de match racing extraordinaire entre All4One et le célèbre Team New Zealand. JP Dick a aussi laissé trainer un œil sur les détails techniques de ces fabuleuses machines.

IMOCA / Mise à l'eau de Paprec-Virbac 2

Paprec-Virbac 2 a été remis à l'eau ce matin après un chantier post - Vendée Globe dense. Au programme du chantier : renforcement du système de safran, vérification complète des systèmes électriques / informatique, de la quille, du moteur et de l'accastillage, réparations des voiles. Paprec-Virbac 2 est de nouveau prêt à larguer les amarres. Prochaine objectif : l'European Pro Tour qui débutera le 29 août à Istanbul.


Interview de JP Dick :
En quoi a consisté le chantier hivernal ?
« Après le demi Vendée Globe, le bateau a été entièrement démonté pour effectuer une analyse complète de toutes les parties du bateau. Nous n'avons pas découvert de loup dans la bergerie ! Le plus gros chantier a été l'évolution du système de safran qui a été entièrement reconstruit et renforcé. C'est un travail long et minutieux car ce sont des pièces vitales et très ajustées. L'équipe technique a fait un super boulot ces 3 derniers mois. »

Quel est le programme de Paprec-Virbac 2 ?
« Nous allons renaviguer dès cette semaine pour valider les travaux hivernaux. Vont s'enchainer des navigations avec nos partenaires au large de Lorient. C'est important pour garder le contact et leur montrer notre beau métier. Dès juillet, nous allons nous entraîner avec l'équipage de l'European Pro Tour*. Parallèlement, je travaille beaucoup sur la conception de Paprec-Virbac 3 avec Nicolas Abiven et Guillaume Verdier. Nous sommes à 40% de cette étape ! »

*Programme de l'European Pro Tour :

ISTANBUL : "TROPHEE DU BOSPHORE" : le vendredi 28 aout 2009
Départ 1ère étape Istanbul - Nice : le samedi 29 Aout 2009

NICE : « TROPHEE DE NICE »: le lundi 7 septembre
Départ 2ème étape Nice -Barcelona : le mardi 8 septembre 2009

BARCELONE : " TROPHEE DE BARCELONE» : le samedi 12 Septembre 2009
Départ 3ème étape Barcelona- Brest : le lundi 14 septembre 2009

BREST : Date d'arrivée : à partir du mercredi 23 septembre
« TROPHEE DE BREST » : le samedi 26 septembre
Remise des prix : le dimanche 27 septembre

Source : Paprec Virbac

Paprec Virbac 2 / D’un extrême à l’autre

Après avoir embarqué Paprec-Virbac 2 sur un cargo avec son équipe technique, JP est allé naviguer en Class America. Invité par le défi français pour la Coupe de l’America, JP a navigué avec 17 équipiers. Un grand changement pour le solitaire qui a eu la chance de participer à deux matchs d’entraînement contre Oracle, le défi américain de Russel Coutts.


JP Dick. « C’était très sympa de naviguer avec K-Challenge dans la baie d’Auckland. 17 noeuds de vent, mer belle, deux matchs contre Oracle dont une victoire contre le Défi américain barré par Russel Coutts : c’était une belle journée. J’avais les yeux écarquillés de voir 17 personnes sur un bateau. Cela fonctionne comme une horloge : c’est précis, percutant, rapide. Je suis passé d’un extrême à l’autre : naviguer seul et tout faire sur Paprec-Virbac 2 pendant 2 mois, et là, ne rien faire et naviguer avec 17 équipiers ! En tout cas, c’est très intéressant de naviguer sur ces bateaux très technologiques.

Sinon, Paprec-Virbac 2 est en route pour la France. Il devrait arriver fin février au Havre et rentrer par la route au chantier de Lorient. De mon côté, je commence la récupération qui sera longue. Mes nuits ne sont pas encore calées et je reprends le sport doucement. Je rentre début février.
»

Source : Paprec Virbac 2

Vendée Globe / Retour sur l'abandon de Paprec-Virbac 2

31 déc - A 14h00 (heures françaises), Paprec-Virbac 2 perd son safran bâbord suite à une collision très violente avec un OFNI (objet flottant non identifié). L’appendice est alors entièrement arraché du tableau arrière de l’IMOCA 60. Paprec-Virbac 2 navigue désormais avec un seul safran, le tribord, qui avait été endommagé dans des circonstances similaires le 15 décembre dernier. Jean-Pierre Dick doit se résoudre à abandonner le Vendée Globe. Il fait actuellement route vers la Nouvelle-Zélande avec la plus grande prudence.



Réactions de Jean-Pierre Dick :
« A 14h00 (heures françaises), Paprec-Virbac 2 naviguait tribord amure sous grand voile et gennaker à 15 nœuds. J’étais en train de dormir et j’ai entendu un grand bang, un bruit très sec. Je me suis précipité dehors et j’ai vu le safran bâbord hors de l’eau qui bougeait beaucoup dans son logement. Toute la structure était endommagée. Je vais pour mettre mon bas de ciré pour sortir mais je commence à peine à l’enfiler que l’ensemble du safran est arraché et part à l’eau. Ca s’est passé en moins d’une minute. Qui aurait dit que ce serait le safran bâbord qui allait casser alors que c’était le tribord qui était blessé. J’ai de nouveau percuté un OFNI, probablement un growler, c’est déprimant de voir cela.

Désormais, naviguer avec un seul safran, blessé de surcroit, devient très dangereux. C’est clair que maintenant le Vendée Globe est terminé pour moi. Je mets le cap vers la Nouvelle-Zélande la mort dans l’âme. Je me suis battu comme un beau diable pour rester en course mais là ce n’est plus possible. Je vais essayer de rejoindre la Nouvelle-Zélande distante de 1800 milles en évitant les coups de vent austral.

C’est la désolation car cela représente une énorme implication cette course pour moi, mon équipe et mes partenaires. C’est le coup du sort ! Je suis très déçu mais c’est la vie.»


Source : Paprec Virbac 2
« Joyeux Noël à tout le monde ! Après 44 jours de mer, je suis heureux de profiter de ce petit moment de détente A bord de Paprec-Virbac 2 j'ai de la chance car je vais fêter noël 12 heures avant vous. Ce sera plus humide et plus remuant que vous ! Cap vers la porte de Nouvelle Zélande avant de passer dans le Pacifique. Moment d'émotion intense, Paprec Virbac 2 est né ici il y a 2 ans. »


8h du matin heure française, 20h pour JP : JP déguste son repas de Noël à bord de Paprec-Virbac 2. JP : « Au menu: Foie gras, confit de canard accompagné de marrons, perles de chocolat, calissons d'aix et galettes Saint-Michel. Cela change du lyophilisé ! J'ai aussi une petite bouteille de champagne Mumm pour fêter Noël. »

Le père Noël est passé à bord de Paprec-Virbac 2. JP déballe ses cadeaux : Pleins de petits mots doux de son équipe, sa famille, ses amis, des friandises niçoises, olives pralinées de la part de l'école du soleil de Roquesteron, Un symbole car cette école soutient JP depuis le début de ces aventures maritimes. Des livres aussi : test psychotechniques, logique et intelligence, OPA sur le Vendée Globe et 365 jours en mer. Des poèmes, caramels, chocolats. Tout un programme !

JP : "Merci à tous d'avoir pensé à moi et Joyeux Noël à tout le monde ! "

Crédit Photo : Dick/Paprec Virbac
Source : paprec Virbac 2

PRB heurte un Growler, Dick part au nord



Vincent Riou (PRB) a heurté un growler la nuit dernière :
« J’ai tapé un growler hier soir. Ça a heurté le safran et entrainé le départ à l’abattée du bateau. A priori, il n’y a pas de casse. J’ai laissé le bateau couché sur l’eau pour pouvoir remettre plus facilement le safran. L’eau était à 6° donc cela n’est pas bon signe pour la suite ! Tout peut arriver. Tout peut s’arrêter d’un instant à l’autre. Pour la suite, c’est vraiment la mer qui va décider de la vitesse à adopter. Ca va mollir dans les heures qui viennent et on pourra de nouveau accélérer. Mais pour l’instant, je maintiens une vitesse moyenne aux alentours de 15 nœuds car je trouve que la mer n’est pas très belle. »

Cap au nord pour Jean-Pierre Dick (Paprec Virbac 2) :


« Dans la nuit, le safran a pris un petit coup. Son attache s’est un peu détériorée à cause des grosses vagues. Je vais monter un peu au nord pour avoir une mer plus calme et faire des réparations car il faut le terminer ce Vendée ! Je garde espoir, même si je sais que c’est une opération longue et difficile. Ça va être de la chirurgie mais je ne sais pas, on va voir… Je suis triste pour Mike après cet abandon.
Cet OFNI a tordu le haut du safran. Je vais essayer de le remettre en le calant. Ca m’oblige à bricoler des cales. C’est aussi un peu de débrouillardise. Je vais me la jouer à la Mac Gyver. Malheureusement, il faut que je remonte au Nord pour faire ces réparations. Il ne faut pas que la réparation ne touche pas l’eau car il faut que ca colle. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu autant de vent dans l’Océan Indien.
»

Extrait du classement de 16h00 :

1 – Michel Desjoyeaux / Foncia
2 –Roland Jourdain / Veolia Environnement à 14 milles
3 – Sébastien Josse / BT à 43,3 milles
4– Jean Le Cam / VM Matériaux à 61,9 milles
5 - Jean Pierre Dick / Paprec Virbac à 92,4 milles
6 – Armel Le Cleac’h / Brit’Air à 278,4 milles
7 – Vincent Riou / PRB à 294,9 milles

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Golding prend la main dans une course à grande vitesse

Jean-Pierre Dick, handicapé depuis lundi par son safran tribord, a cédé la main cette nuit à Mike Golding, nouveau leader de ce Vendée Globe. Derrière, alors que les écarts se sont comblés entre les six premiers bateaux, les marins déboulent à pleine vitesse en direction du cap Leeuwin. Michel Desjoyeaux a parcouru 464,3 milles ces dernières 24 heures. Il n’est plus qu’à 4 milles du record détenu depuis 2003 par Alex Thomson !

Les premiers au pointage de 05 heures le 16/12/08
1 Mike Golding (Ecover) à 13821 milles de l’arrivée
2 Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 30 milles du leader
3 Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 31 milles
4 Michel Desjoyeaux (Foncia) à 36,6 milles
5 Sébastien Josse (BT) à 62,9 milles

Michel Doré
Vingt cinquième changements de leader à l’aube du 37 e jour de course. Mike Golding – surnommé affectueusement Michel Doré par ses frenchies d’adversaires - a profité des déboires techniques de Paprec-Virbac 2 pour prendre les commandes de la course, à 240 milles du cap Leeuwin. Calé en embuscade dans le top 10 pratiquement depuis le départ de ce tour du monde, c’est la première fois que le marin britannique voit son nom affiché en tête du classement, un résultat qui récompense sa persévérance et sa route sud après le passage de la porte des Kerguelen.
Le skipper d’Ecover pointe ce matin 30 milles devant Jean-Pierre Dick. Après avoir respecté la porte ouest Australie – à l’instar des six premiers concurrents-, ce dernier a empanné sur un bord qui sollicite moins son safran tribord, très endommagé suite à sa rencontre lundi avec un objet flottant. Mais Dick, sous voilure réduite en attendant de réparer son avarie, navigue toujours 5 nœuds moins vite que ses adversaires qui eux n’ont pas molli cette nuit !

J36


Alerte au record
Le record de la plus grande distance parcourue sur 24 heures en solitaire et en 60 pieds monocoque, détenu depuis 2003 par Alex Thomson – 468,72 milles à la moyenne de 19,53 nœuds- va-t-il être battu ? C’est fort possible. Cette nuit, Sébastien Josse (BT) a franchi la barre des 450 milles, puis Jean Le Cam celle des 460 et ce matin, Michel Desjoyeaux (Foncia) était « topé » avec 464,3 milles sur 24 heures, soit une moyenne de 19,3 nœuds !

Depuis lundi soir, les conditions de navigation – vent de nord-ouest d’une bonne trentaine de nœuds- ont été particulièrement favorables à l’expression des hautes vitesses. Mais tous les navigateurs n’ont pas tenu ces cadences-là. Aussi, si l’on assiste à un tassement des six premiers bateaux en moins de 100 milles, un trou s’est creusé derrière Jean Le Cam (VM Matériaux). Armel Le Cléac’h (Brit Air) accuse ce matin 297 milles de retard sur Golding et tire désormais un deuxième groupe de chasseurs composé de Riou, Guillemot et Eliès.

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / L’échappée belle

Jean-Pierre Dick a profité de la nuit pour semer ses petits camarades et s’octroyer une avance record de 72 milles sur le deuxième Mike Golding. Ils ne sont plus que quatre dans un rayon de moins de 100 milles.



Trente-quatre jours après le départ, jamais l’écart entre les deux premiers concurrents n’avait été aussi important. Dans la nuit de samedi à dimanche, Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) a navigué au moins 2 nœuds plus vite que l’ensemble de ses adversaires. Le résultat est sans appel. Son avance sur Roland Jourdain (Veolia Environnement), 3e, a doublé dans la nuit, passant de 45 à 92 milles entre samedi 20h et dimanche 5h du matin. Jean Le Cam (VM Matériaux), 6e, est relégué à près de 200 milles et le suivant – Vincent Riou (PRB) – à plus de 300 milles ! Avec 444 milles avalés sur les dernières 24h, l’ex-vétérinaire flirte une nouvelle fois avec les distances records. Les angles des premiers et de leurs poursuivants montrent qu’ils n’ont plus les mêmes conditions de vent. Là où Le Cam, Riou, Le Cléac’h, Guillemot et autres enchaînent les empannages avec des angles serrés, les premiers tracent une longue courbe plus proche de la route directe qui explique en partie l’augmentation des écarts de la nuit.

A l’assaut des KerguelenLe Suisse Dominique Wavre (Temenos II), arrivé à Port-aux-Français samedi après-midi pour réparer sa quille, pourrait être rejoint par son compatriote Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), victime pour sa part de ses safrans, et qui n’était plus ce matin qu’à 100 milles de la Baie du Morbihan. S’il décide de s’y arrêter, il sera sur place en fin d’après-midi. De l’autre côté de l’île, le Britannique Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) joue à se faire peur et a failli attaquer la falaise. Il n’est passé qu’à un petit mille des îles Nuageuses, au nord-ouest de l’archipel, par des fonds de moins de 100 mètres ! Au passage, Thompson s’est fait doubler par sa compatriote Sam Davies (Roxy), remontée en 24h de la 14e à la 11e place. La jeune Britannique réalise un tour du monde exemplaire, et frappe désormais à la porte du top 10.

La longue route
Pour les retardataires, les conditions météo ne sont pas favorables aux grandes vitesses. Les six derniers progressaient à moins de 10 nœuds ce matin, dont deux à moins de 5 nœuds – Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve) et Rich Wilson (Great American III). L’Américain suit une route nord-est très à l’écart des chemins empruntés par ses prédécesseurs.

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Une nuit à grande vitesse

Jean Pierre Dick entame son 5ème jour en tête de la flotte du Vendée Globe. Lancé sur une ligne droite de près de 1000 milles pour atteindre la 3ème Porte des Glaces, c'est une véritable course de vitesse entre les 5 bateaux de têtes.

Dick joint à 9h00 ce matin :
« Ah bon, j’ai battu le record des 24h de l’épreuve. 448 milles ! Pas mal d’autant que j’ai bien dormi hier. Je suis à l’aise dans la brise au portant. J’aime le grand sud.
Sinon, la nuit a été très bizarre avec des petites zones de molle et un gros coup de vent à 37 nœuds. Mes concurrents ont été plus réguliers que moi. C’est normal qu’ils soient revenus. Je me suis posé beaucoup de questions ce matin car le vent mollissait. Quelles voiles dois-je mettre ? J’ai choisi de naviguer en bon marin en patientant et en ne dépensant pas d’énergie pour rien. J’ai bien fait car le vent est remonté depuis. La sagesse l’a remporté !
La régate est serrée. Cela va être une bataille de rue jusqu’à la fin.
»



Encore une fois, les vitesses des leaders frolent les 20 noeuds de moyenne lors de la dernière heure. Sébastien Josse, fidèle à sa politique "rapide mais prudent" est toujours en 5ème position à 111 milles du leader et évolue à une moyenne de stable de 17 noeuds entre les 2 derniers classements.

Sources : BT Team Ellen et Paprec Virbac

Messages des TourduMondistes

Paysages australs pour Dick :
« Les conditions sont difficiles, mais j’avance à bonne vitesse. On devrait faire près de 20 nœuds de moyenne aujourd’hui. Il faut ménager sa monture, ne pas casser ce matin. La mer est bleu foncé, la houle présente depuis l’entrée des mers australes et les oiseaux nombreux. C’est un paysage superbe, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. »

Desjoyeaux sous le vent des Kerguelen :
« Ç’a un petit peu molli, après un bon vent ce matin. Je suis dans les perturbations de Kerguelen. Je n’ai pas regardé ce que j’ai fait cette nuit, car j’ai trop dormi et je suis allé dans la mauvaise direction. J’ai fait sécher mon linge ce matin. Je pense qu’il ne va pas se passer grand chose avant l’Australie. Je suis satisfait d’être revenu sur la tête de flotte. Vaut mieux être là que 500 milles derrière ! J’ai failli partir à la chasse à la baleine. Tout à l’heure, il y avait deux bestioles devant moi qui ne voulaient pas se laisser rattraper. »

Josse prudent :
« Tout va bien. Nous sommes poussés par des vents un peu plus réguliers à 28-30 nœuds. Faire des moyennes de 19 nœuds ne m’intéresse pas. Plonger vers le sud et voir des glaçons non plus. La route est encore longue, mon retard relatif et l’important est de préserver le matériel. Le problème est l’humidité plus que le froid. Je porte des gants à l’intérieur du bateau. »

Peyron file sous gréement de fortune :
« J’avance assez rapidement sous gréement de fortune. La bôme est verticale, j’ai un petit foc devant et le dernier morceau de grand-voile intact derrière. Je vais le plus au nord possible et décidé aujourd’hui si je vais vers l’Afrique du Sud ou l’Australie. On a peut-être une solution de remorquage vers l’Afrique du Sud. Mais pour l’instant, je fais une route à 90° à cause du vent. La vie continue. C’est l’occasion de finir ma grande bibliothèque du bord. Ça aide à passer les heures un peu longues. C’est assez difficile de dormir. Le bateau est moins confortable qu’avec le mât. Ça secoue énormément. »
Classement du : 12/12/08 à 16:00
1 (=)Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
2 (=)Mike Golding Ecover
3 (=)Roland Jourdain Veolia Environnement
4 (=)Michel Desjoyeaux Foncia
5 (=)Sébastien Josse BT
6( =)Jean Le Cam VM Matériaux
7 (=)Vincent Riou PRB
8 (=)Armel Le Cléac´h Brit Air
9 (=)Marc Guillemot Safran
10 (+1) Dominique Wavre Temenos II
Source : Vendée Globe

Virbac toujours en tête, Desjoyeaux 3ème, Josse 4ème

La cavalcade de Michel Desjoyeaux bat son plein tandis que Foncia grimpe sur la 3ème place du podium, releguant Sébastien Josse à la 4ème place. Bénéficiant d'un peu plus de vent (environ 5 noeuds selon les cartes météos), le trio de tête qui se trouve au Sud de BT est plus rapide. Le leader Jean Pierre Dick a ainsi réussi à créer une avance de 35 milles entre son bateau et celui de Roland Jourdain.



Classement du : 11/12/08 à 11:00 :
1 (= ) Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
2 (=) Roland Jourdain Veolia Environnement
3 (+2) Michel Desjoyeaux Foncia
4 (-1) Sébastien Josse BT
5 (-1) Mike Golding Ecover
6 (=) Jean Le Cam VM Matériaux
7 (=) Vincent Riou PRB
8 (=) Armel Le Cléac´h Brit Air
9 (=) Yann Eliès Generali
10 (=) Marc Guillemot Safran



Loick Peyron, qui a démâté hier après midi, navigue sous gréement de fortune en direction de l'Australie.

Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) par mail : "Loïck, notre Zizou..." :
« Expliquez-moi, comment en une seconde le travail de tant de personnes peut-il être anéanti ? Expliquez-moi comment on en arrive à laisser ici, dans l'Océan Indien, tant de valeur ajoutée à la dérive maintenant avec ce valeureux Loick. Je n'arrive pas encore à admettre cette règle de la voile qui veut que l'on peut passer d'un état de 'fier ' coursier à celui d'épave flottante en l'espace de quelques secondes. C'est la terrible loi des sports à matériel, mais que c'est cruel ! Bravo à toute l'équipe de Gitana. Vous avez été superbes et vous avez amené beaucoup de choses à l'Imoca. Bravo à Loick qui a su encore se remettre en question et redémontrer encore son immense talent. Oui, tu es sans conteste notre Zizou à nous et en plus sans les coups de tête ! On t'aime. Plein de courage pour ramener le bébé à la maison. »


Source : Bt Team Ellen et Vendée Globe

Vendée Globe / Dick en tête !

Jean-Pierre Dick récolte les fruits de son option sud et prend les commandes de la course pour la 3e fois depuis le départ. Sébastien Josse et Roland Jourdain complètent le trio de tête.

On va finir par s’y habituer ! Les changements de leaders sont devenus monnaie courante sur ce Vendée Globe. C’est le 22e depuis le départ ! Jean-Pierre Dick a déjà occupé le haut du classement le 11 novembre aux pointages de 5h et 11h et le 12 novembre à 5h. Parti au sud de la flotte il y a 48 heures, “Jipé“ a franchi la 2e porte de sécurité des glaces ce matin juste avant de prendre le pouvoir et a vite creusé une petite avance de 37 milles sur Sébastien Josse, bien plus au nord. Par 47° sud, le vent souffle toujours assez fort (30-35 nœuds), les températures sont basses (4°C pour l’eau de mer) et les surfs à plus de 25 nœuds costauds. Les vitesses oscillent toujours entre 15 et 18 nœuds pour les premiers. Derrière, les retardataires qui sont encore en Atlantique Sud ont ralenti entre 6 et 10 nœuds à cause du passage d’une dorsale anticyclonique qui ralentira ce soir les leaders.

Entre Dick au sud et Josse au nord, le paquet de tête navigue groupé. Jourdain, Golding, Peyron, Le Cam, Riou et Desjoyeaux se tiennent en 50 milles. Mich Desj’, en 9e position, est revenu à moins de 3 milles de Riou et 4 milles d’Eliès. Le Professeur met une pression énorme sur ses adversaires…

classement du 7/12/08 à 11h :
1 (+1) Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
2 (-1 )Sébastien Josse BT
3 (=)Roland Jourdain Veolia Environnement
4 (=)Mike Golding Ecover
5(=)Loïck Peyron Gitana Eighty
6 (+1)Jean Le Cam VM Matériaux
7 (-1)Yann Eliès Generali
8 (=)Vincent Riou PRB
9 (=)Michel Desjoyeaux Foncia
10 (=)Armel Le Cléac´h Brit Air

Source : Vendée Globe

Josse aux commandes, Dick 3ème, Peyron au pied du podium

Pour une poignée de pouillems
Sébastien Josse, BT : « Il y a du match, il y a du niveau ! Chacun se bat pour le moindre pouillem de milles. C’est une vraie régate autour de la planète. Je suis content de l'endroit où je suis. Mais bon, on regarde toujours les routages. JP (Dick) est à fond le sud, j’ai regardé sa démarche, celle de Peyron au nord aussi. Toutes les 12 heures, les fichiers changent et les options peuvent être remises en question. On n’arrête pas ce petit jeu d’influence. Dès qu’un concurrent change son cap de 5 degrés, on sait qu’il a changé de voile ou qu’il est en train de prendre une autre option. On n’a pas beaucoup de temps pour s’échapper du bateau, la flotte est trop compacte. »



Ne pas penser aux glaces
Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) : « On fait de beaux surfs. La dépression va nous emmener jusqu’à la marque de parcours. J’ai entre 20 et 28 nœuds de vent, mais ça va peut-être monter cet aprem. Ma position au sud, sur la layline, de loin, ça me paraît sympa. Je suis à 47°10, à 20 milles au nord des premières glaces. Pour l’instant, je n’en ai pas croisé. Mais croisons les doigts, mieux vaut ne pas y penser ! Par contre, il fait froid. L’eau est à 5,5 degrés. Quand il faut aller manoeuvrer dehors, c’est très dur pour les doigts ».

Intéressante option sud
Loïck Peyron (Gitana Eighty) : “On commence à s’habituer au vent et dès que ça descend au dessous de 25 nœuds, on trouve que c’est mou ! Et puis moins on a de toile, mieux on se porte ! Actuellement, les sudistes comme Jean Pierre tentent des choses intéressantes. Ils ont un meilleur angle et plus de pression. Mais à part cette option, on dirait que tout le monde est un peu en position d’attente. Sinon, j’ai essayé de grimper au mât pour récupérer ma drisse de gennaker. Mais à mi-mât, après deux départs au lof, je suis vite redescendu… Ça m’a pas mal usé et je sais qu’il va falloir recommencer la grimpette, mais ce ne sera pas pour tout de suite ! »

Classement du : 06/12/08 à 16:00
1 ---Sébastien Josse BT
2 ---Yann Eliès Generali
3 ---Jean-Pierre Dick Paprec-Virbac 2
4 ---Loïck Peyron Gitana
5 ---Roland Jourdain Veolia Environnement
6 ---Jean Le Cam VM Matériaux
7 ---Vincent Riou PRB
8 ---Mike Golding Ecover
9 ---Michel Desjoyeaux Foncia
10 ---Armel Le Cléac´h Brit Air

Source : Vendée Globe

Vidéo / Collision évitée de justesse entre Paprec Virbac 2 et PRB

Incroyable ! A 13h30 (heures françaises), en plein Atlantique Sud, Paprec-Virbac 2 et PRB ont failli se percuter. Heureusement, à ce moment-là, Vincent Riou montait sur le pont pour régler ses voiles. Il a juste eu le temps de se précipiter sur sa barre pour passer derrière Paprec – Virbac 2. Jean-Pierre a compris la situation lorsqu’il a été tiré de son sommeil par un appel de Vincent ! …

Réaction de Jean-Pierre Dick
« Je viens de croiser PRB à quelques mètres. Je ne l’ai pas vu sur le coup car je dormais. Vincent m’a appelé pour me raconter. Heureusement qu’il m’a vu car sinon c’était la catastrophe ! Rétrospectivement cela fait peur… »


Dick entre dans les mers du Sud.



Réaction de Vincent Riou
« C’est difficile d’établir une distance mais il était à environ 20 – 30 secondes de moi et sur une route de collision. J’ai été obligé de prendre la barre parce qu’il était tribord et moi bâbord, rien que pour respecter la priorité ! C’est pour vous dire au point où on en est… C’est quand même barjot ! C’est un des trucs les plus chauds que j’ai jamais fait au grand large. » raconte Vincent Riou.


Source : Autour du Globe

Messages des TourDuMondistes


Message de la nuit de Yann Eliès (Générali):
"Aujourd'hui j'ai dormi une bonne partie de la journée, je crois que j'étais bien fatigué de tous ces changement de voiles à la "mort moi le noeud". Hier j'ai perdu une "crocs" et mes pieds sont tristes car ils vont faire le reste du tour du monde couverts de bottes ou de chaussettes.Ils étaient trop contents depuis 15 jours, voir la lumière, sentir bon le sel, et prendre l'air toute la journée : la vie de rêve pour des pieds de marin. Mais aujourd'hui retour à la dure réalité de la vie de marin, je me suis résigné à les couvrir avec des bottes...Ce soir j'ai mis une petite laine sur mon dos, signe que les Caraïbes c'est fini et que tout le sud que nous faisons depuis l'équateur nous rapproche maintenant de l'autoroute du grand Sud. J'ai vu bilou aux jumelles et je l'ai appelé. Il avait l'air d'avoir la frite. Il a même vu un albaros qui s'était perdu dans le coin. Il y a des "cygnes" qui ne trompent pas, nous sommes bien, à un anticyclone près, à la porte du grand sud... "


Jean Pierre Dick (Paprec Virbac 2): Ste Hélène, pas sainte que cela !
Dans l’hémisphère nord, nous connaissons bien l’anticyclone des Açores. Celui qui nous amène le beau temps en été et le froid sec en hiver. Vous connaissez moins par contre son frère de l’hémisphère du sud : l’anticyclone de Sainte-Hélène, du nom de la petite ile où les anglais ont emprisonné Napoléon. Quand on fait le tour du monde, ce n’est pas vraiment notre copain. A chaque fois, il se met pile poile sur notre route quand on descend dans le grand sud et quand on remonte en Europe après le passage du Cap Horn. Il se balade tranquillement entre l’Amérique du Sud et l’Afrique. A nous de trouver un passage et ce n’est pas simple ! En ce moment, les logiciels de routage et mes neurones chauffent pour définir la trajectoire idéale. Dans une semaine, Paprec-Virbac 2 naviguera dans les mers du sud et je retrouverai, un an après, mes amis Albatros. D’ici là, nous allons jouer à une partie d’échecs grandeur nature !


Message de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) :
Bonjour, quelques nouvelles du déssal de Cheminées Poujoulat qui marche en fait très bien mais qui prend son eau, quand le bateau est à la gite, trop près de la dérive et qui aspire des minis bulles d'air. Donc ça ne pouvait pas marcher. Voilà, autrement les journées de cette descente de l'atlantique sud se ressemblent un peu et ce passent plutôt bien. Ciel d'Alizés, mer bleu agitée et vent entre 10 et 15 noeuds de travers. Ce sont de bonnes conditions pour avancer, puis je passe pas mal de temps à la table à carte pour la suite des festivités et il y a peut-être des choses intéressantes à ne pas rater. Et aussitôt que j'ai un créneau je vais me remettre sur le dossier vidéo pour essayer de produire un peu d'images, histoire de faire partager mon environnement.
Bonne journée,


crédits photos : JM liot et Bernard Stamm/Cheminées Poujoulat/Vendée Globe
Sources : Générali, Autour du Globe et Bernard Stamm

Vendée lobe / Que fait un solitaire un Dimanche !

Comme beaucoup d’entre nous le dimanche c’est bricolage !
Jean Pierre Dick : «
Je profite d’avoir un peu de temps, pour effectuer quelques réparations avant d’attaquer le grand Sud dans une dizaine de jours. ».Sauf que le bricolage à bord de Paprec-Virbac 2 prend des airs un peu plus penché. « Ma maison gîte un peu, ça mouille sur le pont », le bricolage est plus complexe à bord d’un bateau. Le métho’Dick va pouvoir s’armer de patience et de courage pour réparer les quelques éléments endommagés à bord.




Source : Paprec Virbac

Vendée Globe / A la merci du pot

Victimes de la mobilité du pot au noir, les bateaux de tête se sont embourbés ce matin dans les calmes, pour la seconde fois en 24 heures. Conséquence immédiate de ce deuxième ralentissement : un tassement de la flotte et un retour tonitruant de l’arrière garde. A 344 milles de l’équateur et après 11 jours de course, le top 10 se tient en 80 milles et nul ne sait quelle en sera la hiérarchie au sortir du pot au noir.

Loïck Peyron (Gitana Eighty)ressort son génois , leader depuis plus de sept jours :

« La nuit n’était pas très rapide. La matinée non plus. Mais ça va, il y a plus malheureux. Ce n’est pas un pot-au-noir comme dans les livres avec des gros grains. Et je n’ai aucune idée de quand on en sortira. Là, j’ai rehissé le génois roulé qui était un peu lourd, car trempé. Au moins ça le fait déjà sécher, et peut-être que ça va aider à faire revenir le vent ! Il fait 33°C à l’ombre, 29°C dans l’eau. Si le bateau s’était complètement arrêté, j’en aurais bien profité pour prendre un bain. "


Sébastien Josse (BT)vigilant :
« Il fait chaud et il n’y a pas de vent. Tout comme on avait prévu… Pour l’instant, il n’y a rien du tout comme vent. Il faut être vigilant, car le pot-au-noir, c’est aussi là où on peut casser le plus. Le bateau est chahuté de droite à gauche, les voiles claquent… »

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)en plein cagnard , troisième :
« Je suis entré dans le pot-au-noir ce matin avec une énorme pétole. Heureusement, j’ai bien dormi la nuit dernière. Il faut prendre son mal en patience. Mais quelle chaleur ! Chaque manœuvre occasionne des suées terribles. Je pense que ceux qui sont dans l’ouest dans le pot-au-noir comme Bilou jouent un bon coup. »


Samantha Davies (Roxy)croise Thompson , 13e :


« J’ai dormi 5h d’affilée cette nuit car j’ai oublié de mettre le réveil. Maintenant, il fait chaud. Tout va bien, je suis en forme. J’ai croisé juste devant Brian Thompson ce matin. On s’est appelé lorsqu’on commençait à être proche pour faire attention à nos routes. »

Jérémie Beyou (Delta Dore)dans le pot-au-noir , en 10e position :


" Comme il fait très chaud, les manœuvres sont vite fatigantes. J’essaye de faire glisser (abattre vers le sud, ndlr) car j’ai vu au dernier pointage que Peyron était bien arrêté. J’essaye donc de ne pas trop me caler sur sa trajectoire. »

Michel Desjoyeaux (Foncia)la tête dans les étoiles, 18e à 323 milles :
« J’ai passé une partie de la nuit à dormir allongé dans le cockpit en regardant les étoiles. C’est sûr que ça m’arrange que les premiers tamponnent dans le pot-au-noir, mais pour l’intérêt de la course, il serait préférable que le pot-au-noir ne tue pas le suspense. Il serait dommage que le groupe de tête ne ressorte pas groupé du pot. »

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Messages du bord

Josse (BT) : « J’ai beaucoup tourné les manivelles ! » :
« La mer est plate, j’avance à 10 nœuds au vent arrière… ça va mieux que la nuit dernière où j’ai subi un arrêt au stand pendant quelques heures. J’ai dû pas mal manœuvrer, enchaîner les empannages, j’ai beaucoup tourné les manivelles ! Nous n’avons pas vraiment un régime d’alizés normal. C’est déjà perturbé par le pot au noir. Je pense qu’on devrait y arriver demain (mercredi) en fin d’après midi. Mais difficile de donner une heure exacte car ça bouge énormément entre les photos satellites d’hier et celles de ce matin. En tout cas, on va tous y arriver en même temps. Les routages donnent tout le monde (le groupe de tête) au pot au noir en 10 milles d’écart ».

Dick dans le tempo (Paprec Virbac2) :
"La nuit a été très agitée. Il y a eu un changement de voiles et entre 4h00 et 8 heures du matin, ça a été rude. Je sors juste d’une dernière manœuvre. Je suis en nage car je viens de transporter tout le matériel de l’avant vers l’arrière. 500 kilos, c’est physique ! Mais bon, le tempo est là et je suis super content d’être revenu sur le groupe de tête "

Grand moment de solitude pour Beyou (Delta Dore):
« Cette nuit a été fatigante et j’avoue que j’ai eu quelques grands moments de solitude. Quand tu viens juste d’empanner et que tu t’aperçois que le vent a encore basculé et qu’il va falloir y retourner, là, tu te dis que tu es maudit ! »

Moral au beau fixe pour Marc Guillemot (Safran) :
« Cette nuit, je suis passé pas loin de l’île de Sao Nicolau (dans l’archipel du Cap Vert) et j’ai pu voir la terre. Je n’ai pas arrêté d’empanner pour profiter de toutes les petites bascules. Là, j’ai un peu d’air et j’en profite. Les écarts vont se resserrer d’ici le pot au noir et ça me remonte vraiment le moral. »

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / HALLUCINATION A BORD DE PAPREC-VIRBAC 2

Toujours vissé aux avant-postes, en 4è position à 36 milles de Loïck Peyron à bord du bateau jumeau de Paprec-Virbac, Jean-Pierre Dick a débuté son tour du monde en solitaire de fort belle manière. Malgré la violence de la tempête qui a cueilli à froid et malmené la flotte dans le golfe de Gascogne, JP a courbé l’échine sans rien céder. Le voilà désormais bien lancé dans une giration planétaire pleine de promesses. Pour autant, au large des Canaries où la régate bat son plein, pas question de s’emballer après une nuit « diabolique » avec son lot d’hallucinations, qui n’a pas manqué de rappeler que le droit à l’erreur n’est jamais permis à bord d’un coursier océanique de 60 pieds.


Quelles sont les dernières nouvelles du bord sur les dernières 24 heures ?
« Il y a eu des hauts et des bas. Hier, j’ai envoyé une voile un peu grande. J’ai perdu pas mal de temps et de terrain dans la manœuvre pour en changer. Sinon, ma stratégie était bonne : en soirée, j’étais bien revenu, à 8 milles de Loïck. C’est ensuite que les choses se sont compliquées. Avec la fatigue accumulée, j’ai fait une grosse boulette cette nuit… »

Que s’est-il passé ?
« J’ai eu une nuit diabolique. Je n’avais pas bien sécurisé la drisse du gennaker. La voile est partie à la flotte sous le bateau. Je me suis battu pour la dégager, j’ai bien cru la perdre définitivement. J’ai dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour le récupérer. Heureusement, elle est bien là et n’a pas été endommagée. »

Plus de peur que de mal, mais tu sembles encore un peu en colère ?
« Je ne suis vraiment pas content de cette dernière nuit. J’ai déliré au niveau du sommeil. J’ai passé la nuit à manœuvrer pour faire avancer le bateau. Ensuite, je me suis écroulé et j’ai perdu le fil de la course. J’ai même cru que Jésus Christ m’avait offert un gennaker, qu’il travaillait à bien le régler et que j’avançais vite ! J’ai eu une sorte d’hallucination alors que la voile en question était franchement mal réglée et que je n’étais pas sur la bonne route. J’ai perdu 20 milles dans l’histoire »

Pour autant, après cinq jours de course, tu es dans les cinq premiers. Le bilan de ce début de Vendée Globe reste positif ?
« C’est sûr. Je suis très content d’être là où je suis et d’avoir passé le passage de la dépression hivernale sans gros dégâts. Mais je reste sur mes gardes : attention, à bord de nos bateaux qui restent aussi compliqués qu’exigeants, la moindre erreur peu vite tourner au drame. J’en ai fait les frais la nuit dernière : il est essentiel de garder toute sa lucidité, de la préserver coûte que coûte, de bien s’organiser pour être en mesure d’aller dormir au bon moment. »







Source : Paprec Virbac