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Imoca / Delta Dore quitte le Sponsoring Voile

Après sept années d'implication dans le sponsoring voile et de très belles victoires avec le skipper Jérémie BEYOU, le groupe breton DELTA DORE a décidé d'orienter sa communication vers de nouveaux horizons.


Durant sept années, Jérémie a fait parler de lui dans de nombreuses classes, notamment en Figaro Bénéteau, en monocoque 60 Imoca, en multicoque sur le trimaran Banque Populaire. Aujourd'hui, le skipper de 32 ans s'est fait une place dans le cercle restreint des skippers de course au large. Il a acquis une expérience et une maturité qui lui permettent d'être confiant dans son avenir. Jérémie prendra entre autre le départ très prochainement pour la route de la Découverte équipier à bord du maxi Banque Populaire skippé par Pascal Bidegorry.


Jérémie Beyou : « Je ne peux que remercier DELTA DORE de m'avoir fait confiance durant sept années et de m'avoir été fidèle. Je n'ai qu'une envie aujourd'hui : retourner sur le Vendée Globe. C'est une course remarquable, hors norme dans laquelle on investit une partie de sa vie avec une équipe tout autant impliquée que le skipper. C'est certain, je mettrai tout en œuvre pour être sur la ligne de départ en 2012 ».

Source : Delta Dore

Vendée Globe / Abandon de Jérémie Beyou et Delta Dore

Arrivé ce mercredi matin au Brésil, Jérémie Beyou a confirmé son abandon : le skipper de Delta Dore a dû mettre en route son moteur pour s’amarrer à quai à Recife. Le solitaire est le cinquième à devoir jeter l’éponge sur avarie grave. Pendant ce temps, la course continue avec un groupe de tête qui se compresse à l’approche de hautes pressions, positionnées très au Sud… « J'arrive cette nuit à Recife. J'ai déplombé mon moteur. Suite à une dernière discussion avec mon équipe, impossible de réparer seul, donc je vais directement à quai. Une équipe (Team Delta Dore+locaux) m'attend sur place. » indiquait Jérémie Beyou à la Direction de Course ce mercredi matin. Le solitaire était extrêmement déçu, mais n’avait pas d’autre choix au vu des dégâts occasionnés à son mât suite au bris d’une barre de flèche tribord.

« La mer a fait son travail de sape sur le gréement déjà bien abîmé du bateau, et le revoir naviguer rapidement et en sécurité m'apparaît à ce jour impossible. Mais le coup le plus dur a été reçu lorsque j'ai constaté l'avarie il y a trois jours : devoir me retirer du match dans lequel j'étais si bien installé fût un crève-cœur. Le bateau allait bien, le bonhomme aussi. Je peux vous affirmer que mon bateau était en parfait état, parfaitement préparé, jusqu'à cette "tuile". » indiquait Jérémie Beyou.

Au 14ème jour de course, Jérémie Beyou constate des dégâts importants dans le gréement :


Jérémie Beyou a répertorié cinq avaries :
- Les pièces mécaniques d'ancrage (appelées tang) des barres de flèche 2 et 3 tribord sont cassées. Il n'y a aucune possibilité d'en usiner de nouvelles à bord ni de les réparer. Ce sont des pièces en titane, usinées avec précision dans la masse et ajustées à leurs parties femelles sur les barres de flèche.
- Les deux barres de flèche en carbone numéros 2 et 3 tribord sont cassées. Une stratification serait possible à bord, mais leur résistance mécanique serait très amoindrie après une réparation de fortune. Cela nécessite de réaliser une expertise avant toute stratification.
- Le gréement dormant périphérique tribord, en fibre textile PBO, est très endommagé par les chocs répétés des barres de flèche : les haubans (verticaux 2 et 3), les diagonaux 3 et 4 sont hors d'utilisation.
- La bastaque tribord est fortement endommagée (fibre sectionnée).
- Le tube du mât en carbone est lui-même partiellement délaminé par les chocs répétés des barres de flèche.
Source : Vendée Globe

Delta Dore / Jérémie beyou demain à Récife

Vu la fragilité du mât, Jérémie Beyou a décidé de se dérouter sur Récife, plus proche que Salvador de Bahia. Il devrait atteindre le port brésilien à l'aube mercredi prochain. Il tentera alors de mouiller, si les autorités portuaires l'y autorisent. Deux membres de son équipe à terre, Fanch Guiffant et Bruno Béhuret, se sont envolés pour Récife afin de faciliter les démarches sur place et d'assister Jérémie en cas d'extrême nécessité.

Jérémie ne cache pas qu'une réparation du gréement en solitaire s'avère très difficile mais tant qu'il n'a pas essayé, tout reste possible. Il maintient sa position en course.

Message écrit hier lundi 24 novembre adressé par Jérémie Beyou
" Une nuit pas facile vient de s'écouler. La barre de flèche du haut que je soupçonnais atteinte a fini par lâcher elle aussi. Il a fallu ressaisir le mât avec des drisses, entre les grains et surtout entre les cargos. (...) Un peu chaud donc les slaloms, d'autant que je ne peux pas empanner. L'objectif est d'arriver à l'abri avec un mât en un morceau. J'évite de me projeter plus loin que cela pour le moment, peut-être par pragmatisme, mais surtout par peur d'imaginer le pire.

Parce que c'est déjà bien assez dur de devoir supporter le fait d'avoir dû sortir de la jolie échappée que nous étions en train de mener moi et mes 9 compères. Naviguer comme ça au contact, avec peu d'écart de vitesse, en tête de la flotte, c'est vraiment ça que j'attendais de ce Vendée Globe. C'est une énorme frustration.

(...) Et pourtant cette fois-ci j'étais prêt. Confiant dans mon matériel. Motivé comme jamais. Oui mais voilà, il n'y a pas de justice en mer. Les éléments ne savent pas être équitables et les mauvaises passes peuvent durer longtemps, trop longtemps.
Quel sentiment m'habite aujourd'hui ? Une sorte de haine. L'envie de tout recommencer, de me retrouver quelques semaines plus tôt aux Sables avec d'autres pièces de mât que celles-là, prêt à repartir. Mais la machine à remonter le temps n'existe pas.
Je ne suis pas le seul impliqué dans ce projet. Le coup est dur pour Delta Dore, mon équipe, mes amis, ma famille. En plus d'être triste pour moi, je suis malheureux pour eux
."

Source : Delta Dore

Vendée Globe / Beyou dans moins de 70H à Bahia

A 9h12 dimanche 23 novembre, Jérémie Beyou prévenait la Direction de Course de son avarie, son gréement sous le vent à tribord n'était plus solidaire du mât. Il est alors impossible de virer ou d'empanner sous peine de démâter. Le skipper de DELTA DORE a abattu de quelques dégrés (descendre dans le lit du vent) et réduit l'allure pour sécuriser son mât. Il navigue actuellement vers Salvador de Bahia, plus adéquat que le port de Récife. Salvador dispose d'une baie abritée pour un mouillage et d'infrastructures portuaires en cas de nécessité.
En cas de réparation, il devra l'effectuer absolument seul.

Jérémie Beyou lors de la vacation dde Dimanche 12h avec le PC presse :
« Je ne réalise encore pas trop ! J'étais à l'intérieur cette nuit, au près avec 22 nœuds de vent sous trinquette et grand voile haute. J'ai entendu un bruit inhabituel, un crac... Sous le vent, la barre de flèche n°2 se baladait : c'est toute l'embase de cette pièce qui est cassée. Le dormant du hauban s'est emmêlé avec la bastaque et la barre de flèche n°1 en haut s'est rompue ensuite. J'ai tout de suite réduit l'allure et j'ai abattu en faisant attention à ne pas empanner, car autrement, le mât tombe ! La barre de flèche tournoie sur elle-même : il m'est impossible de monter dans le mât sans risquer de me faire décapiter par ce morceau de carbone... Je crois en plus que le profil du tube lui-même à pris un coup. J'essaye avant tout de conserver le mât en l'air jusqu'aux côtes brésiliennes. ...Ce sont des pièces mécaniques qui ont dû casser. Il est impossible d'en usiner une à bord, j'ai tout ce qu'il faut pour réparer, tout sauf un mât et une quille ! Je ne suis pas le seul à avoir adopter ce système : Generali, BT, Gitana Eighty ont le même genre de montage. On a refait des pièces avant de partir et on a tout vérifié aux Sables d'Olonne... »

Continuer ...
Quoi de pire pour un compétiteur de haut-niveau que devoir se résoudre à ne plus courir pour la gagne ? Jérémie Beyou est en course mais il le sait, la mort dans l'âme, il doit renoncer à courir dans le peloton de tête. Toutefois il se maintient en course parce que, sans diagnostic précis de l'avarie, il est impossible d'envisager la suite de la course.
Jérémie est très secoué par ce coup du sort. Quatre ans de travail et de préparation ont été necessaires pour prendre le départ de ce Vendée Globe dans les meilleures conditions. Et pourtant, pour préserver son capital, il était certainement le skipper du peloton de tête qui avait montré la plus grande prudence dans la tempête qui avait décimé la flotte en début de course. Il déclarait : "J'ai fait toutes mes réductions de voilure, peut-être un peu sous-toilé. (...) Dans les réglages, je fais gaffe au bateau et à moi. C'est important de ne rien casser."

Comme la pâle d'un moulin à vent
"La mer tape avec une houle de 1,50 mètre installée et de petites vagues désordonnées, le vent soufle de travers entre 15 et 20 noeuds, je suis sous 3 ris dans la grand voile et Orc (plus petite voile d'avant ndlr), la quille sous le vent. Monter là-haut relève de l'exploit pour l'instant : Imaginez une tige de 10 kilos et de 3 mètres de longueur qui tape contre la voile et tourne ... C'est aussi dangereux qu'une pâle de moulin à vent." relatait Jérémie à son équipe à terre.

Deux solutions pour neutraliser la barre de flèche
Jérémie Beyou a deux possibilités : neutraliser la barre de flèche depuis la base du mât ou tenter l'ascension. Dans le premier cas, il fabrique un lasso à l'aide d'une écoute qu'il lance au-dessus de la barre de flèche pour la bloquer vers l'extérieur du mât. Dans le deuxième cas, Fanch Guiffant, boat captain, lui a préparé à bord un harnais avec un bout qui se règle pour s'amarrer à un point fixe du mât.

Histoire d'un mât
Le 11 décembre 2007, au sud du cap de Bonne Espérance, Jérémie Beyou et son co-équipier Sidney Gavignet, démâtent alors qu'ils courent la Barcelona World Race. Trois mois plus tard un nouveau mât, non rotatif, est lancé en fabrication, plus simple avec trois étages de barres de flèches. Le mât est qualifié après une navigation de 1500 milles au mois de mai. Deux inspections totales du mât ont été faites par la suite, en septembre puis en octobre, un mois avant le départ du Vendée Globe. Le team voile Delta Dore avait inspecter minutieusement le mât et les pièces mécaniques afin d'analyser leur usure. Les pièces mécaniques ont été changées au mois de septembre.

Avant l'avarie, Jérémie naviguait en 10ème position à 94,7milles du leader Loïc Peyron sur Gitana Eighty. Il lui sera difficile de rattraper la tête de la flotte après un arrêt qui peut s'avérer très long. C'est une situation di fficile à accepter pour un sportif que de voir s'envoler ses objectifs de résultats.

Source : Delta Dore

DELTA DORE : JEREMIE BEYOU SE DEROUTE SUR RECIFE

Jérémie Beyou sur DELTA DORE se déroute sur Récife. Il a décelé une faiblesse du mât. Le skipper est en bonne santé et reste en course.

A 7h30 TU (8h30 heure française), Jérémie Beyou prévenait son équipe à terre d'une faiblesse constatée dans le mât.


Jérémie Beyou : "J'étais à l'intérieur du bateau et j'ai entendu du bruit. Je suis sorti et j'ai vu une barre de flèche pendre sous le vent avec le gréement mou. J'ai arrêté le bateau. Je dois sécuriser le mât au maximum en abattant et en soulageant la voilure. Je suis actuellement au vent arrière."

DELTA DORE fait route vers le Brésil, probablement Récife distante de 430 milles, afin d'effectuer une inspection minutieuse du mât au mouillage. Jérémie Beyou n'est pas blessé. Il a prévenu la Direction de course du Vendée Globe et confirme qu'il reste en course. ll est en contact téléphonique avec son équipe à terre.

De plus amples informations seront diffusées ultérieurement.

Position actuelle
10ème à 94,7 milles du premier
5 16° Sud
28 30° Ouest


Source : Delta Dore Crédit Photo : Guilain grenier/Delta Dore

Vendée Globe / A la merci du pot

Victimes de la mobilité du pot au noir, les bateaux de tête se sont embourbés ce matin dans les calmes, pour la seconde fois en 24 heures. Conséquence immédiate de ce deuxième ralentissement : un tassement de la flotte et un retour tonitruant de l’arrière garde. A 344 milles de l’équateur et après 11 jours de course, le top 10 se tient en 80 milles et nul ne sait quelle en sera la hiérarchie au sortir du pot au noir.

Loïck Peyron (Gitana Eighty)ressort son génois , leader depuis plus de sept jours :

« La nuit n’était pas très rapide. La matinée non plus. Mais ça va, il y a plus malheureux. Ce n’est pas un pot-au-noir comme dans les livres avec des gros grains. Et je n’ai aucune idée de quand on en sortira. Là, j’ai rehissé le génois roulé qui était un peu lourd, car trempé. Au moins ça le fait déjà sécher, et peut-être que ça va aider à faire revenir le vent ! Il fait 33°C à l’ombre, 29°C dans l’eau. Si le bateau s’était complètement arrêté, j’en aurais bien profité pour prendre un bain. "


Sébastien Josse (BT)vigilant :
« Il fait chaud et il n’y a pas de vent. Tout comme on avait prévu… Pour l’instant, il n’y a rien du tout comme vent. Il faut être vigilant, car le pot-au-noir, c’est aussi là où on peut casser le plus. Le bateau est chahuté de droite à gauche, les voiles claquent… »

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)en plein cagnard , troisième :
« Je suis entré dans le pot-au-noir ce matin avec une énorme pétole. Heureusement, j’ai bien dormi la nuit dernière. Il faut prendre son mal en patience. Mais quelle chaleur ! Chaque manœuvre occasionne des suées terribles. Je pense que ceux qui sont dans l’ouest dans le pot-au-noir comme Bilou jouent un bon coup. »


Samantha Davies (Roxy)croise Thompson , 13e :


« J’ai dormi 5h d’affilée cette nuit car j’ai oublié de mettre le réveil. Maintenant, il fait chaud. Tout va bien, je suis en forme. J’ai croisé juste devant Brian Thompson ce matin. On s’est appelé lorsqu’on commençait à être proche pour faire attention à nos routes. »

Jérémie Beyou (Delta Dore)dans le pot-au-noir , en 10e position :


" Comme il fait très chaud, les manœuvres sont vite fatigantes. J’essaye de faire glisser (abattre vers le sud, ndlr) car j’ai vu au dernier pointage que Peyron était bien arrêté. J’essaye donc de ne pas trop me caler sur sa trajectoire. »

Michel Desjoyeaux (Foncia)la tête dans les étoiles, 18e à 323 milles :
« J’ai passé une partie de la nuit à dormir allongé dans le cockpit en regardant les étoiles. C’est sûr que ça m’arrange que les premiers tamponnent dans le pot-au-noir, mais pour l’intérêt de la course, il serait préférable que le pot-au-noir ne tue pas le suspense. Il serait dommage que le groupe de tête ne ressorte pas groupé du pot. »

Source : Vendée Globe

Vendée Globe / Jérémie Beyou à bord de Delta Dore

Entre deux zones météo à négocier, les îles du Cap Vert et le Pot au Noir : en vidéo



" En nettoyant mon disque dur encombré de fichiers météo, de cartes, traces ou autres messages reçus, je suis tombé sur cette photo. Je devais la renvoyer par mail à terre et j'ai dû oublier...ou plutôt je la trouvais un peu laide, sans couleurs et elle représentait pour moi le passage des Iles du Cap vert qui ne fût pas ma meilleure option tactique !

D'accord, mais avant de la supprimer et de l'envoyer au fond de la corbeille virtuelle de mon PC, je me suis dit qu'elle avait quand même une valeur symbolique : c'est peut-être le dernier bout de terre que j'aurais vu d'ici la fin de mon tour de monde. Pas rien quand même !

Alors je vous l'envoie, et avec elle cette étrange sensation de vous envoyer la dernière trace de terrien qu'il restait en moi.Car je suis devenu depuis le départ plus un "sanglier" qu'un homme civilisé ! Le "sanglier", c'est le marin barbu, soucieux de sa machine et de sa météo, obnubilé par la notion de performance.
L'unique préoccupation du sanglier est d'être devant la meute et d'être sûr d'avoir à manger le soir.

Voilà, profitez de ces dernières phrases encore intelligibles, avant que je ne me renferme encore un peu plus sur moi-même, sur mon globe.
Cette course est dure, prenante, et c'est vrai que la faire partager au plus grand nombre est un plaisir, mais j'ai l'impression aussi que, plus je m'éloigne, moins nous parlons le même langage.

20 noeuds grand spi, c'est un peu chaud... Je vous laisse ! Jérémie."

source : Delta Dore

Vendée Globe / Messages du bord

Josse (BT) : « J’ai beaucoup tourné les manivelles ! » :
« La mer est plate, j’avance à 10 nœuds au vent arrière… ça va mieux que la nuit dernière où j’ai subi un arrêt au stand pendant quelques heures. J’ai dû pas mal manœuvrer, enchaîner les empannages, j’ai beaucoup tourné les manivelles ! Nous n’avons pas vraiment un régime d’alizés normal. C’est déjà perturbé par le pot au noir. Je pense qu’on devrait y arriver demain (mercredi) en fin d’après midi. Mais difficile de donner une heure exacte car ça bouge énormément entre les photos satellites d’hier et celles de ce matin. En tout cas, on va tous y arriver en même temps. Les routages donnent tout le monde (le groupe de tête) au pot au noir en 10 milles d’écart ».

Dick dans le tempo (Paprec Virbac2) :
"La nuit a été très agitée. Il y a eu un changement de voiles et entre 4h00 et 8 heures du matin, ça a été rude. Je sors juste d’une dernière manœuvre. Je suis en nage car je viens de transporter tout le matériel de l’avant vers l’arrière. 500 kilos, c’est physique ! Mais bon, le tempo est là et je suis super content d’être revenu sur le groupe de tête "

Grand moment de solitude pour Beyou (Delta Dore):
« Cette nuit a été fatigante et j’avoue que j’ai eu quelques grands moments de solitude. Quand tu viens juste d’empanner et que tu t’aperçois que le vent a encore basculé et qu’il va falloir y retourner, là, tu te dis que tu es maudit ! »

Moral au beau fixe pour Marc Guillemot (Safran) :
« Cette nuit, je suis passé pas loin de l’île de Sao Nicolau (dans l’archipel du Cap Vert) et j’ai pu voir la terre. Je n’ai pas arrêté d’empanner pour profiter de toutes les petites bascules. Là, j’ai un peu d’air et j’en profite. Les écarts vont se resserrer d’ici le pot au noir et ça me remonte vraiment le moral. »

Source : Vendée Globe

Vidéo / Dernière semaine bien remplie pour Jérémie Beyou


Tout est prêt à bord du monocoque Imoca 60 Delta Dore. L'équipe technique peaufine les ultimes détails techniques. Les vêtements, le matériel de sécurité, l'avitaillement sont embarqués ... Alors, à une semaine de sa première circumnavigation en solitaire, à quoi Jérémie Beyou consacre-t-il ses journées ? Les briefings officiels « Cette semaine va être ponctuée de plusieurs breifings officiels. Il y en avait un lundi matin : nous avons abordé des questions précises concernant le départ, les instructions de course, la jauge... C'est bien, on se met dans le bain ! », remarque Jérémie.

Jérémie Beyou : t'es fou d'y aller ?



Les rendez-vous avec la presse Toute la semaine, le skipper Delta Dore sera également à disposition de la presse : « Nous avons défini des créneaux horaires dédiés aux interviews, en fin de matinée et en fin d'après-midi », précise Jérémie.

Deux soirées partenaires Mercredi et jeudi soir, Delta Dore fête son skipper : instants partagés et émotions seront sans nul doute au rendez-vous.

Incontournable Météo Doucement mais sûrement, au fil des jours, la météo va prendre une place prépondérante : « je commence à regarder les fichiers pour savoir en gros ce qui nous attend, mais je ne m'attaquerai à la stratégie qu'à partir de mercredi. Je recevrai des éléments de réflexion de la part de Pierre Lasnier et de Jean-Yves Bernot. J'y consacrerai environ une heure par jour. Samedi soir, nous aurons un dernier briefing météo avec le Pôle France Finistère Course au Large, animé par Jean-Yves Bernot. »





Dormir et se relaxer... en famille Entre les briefings, les interviews et la stratégie, Jérémie se ménage d'indispensables plages de repos. Paradoxalement, ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus simple pour le skipper Delta Dore. Heureusement, Anna, sa femme, et leurs deux enfants l'ont rejoint aux Sables d'Olonne : « Nous prenons tous nos repas ensemble, le matin je m'occupe un peu des enfants... Ils savent que je vais partir, mais les préparatifs se font en douceur, progressivement, donc ça va !C'est important de pouvoir s'extraire du bateau et du village de la course. Il faut s'y tenir, car j'ai toujours envie d'aller voir l'équipe technique, de passer du temps à bord, d'étudier la stratégie...»

Source : Delta Dore



Vendée Globe / Prêt : le maître mot à bord de Delta Dore


Après les navigations, voici venu le temps de la fin d'une préparation minutieuse à terre. Entre thalassothérapie, météo, avitaillement et escalade, Jérémie Beyou ne chôme pas ... Tout sera prêt avant d'appareiller pour les Sables d'Olonne, jeudi prochain.


De la détente ...
Durant deux jours, la semaine passée, Jérémie Beyou, quelques autres skippers et leur préparateur physique Bernard Jaouen, ont effectué un dernier sprint à velo avant de s'offrir un moment de décontraction suprême à la thalassothérapie de Bénodet. "Cela fait du bien et permet de récupérer à la fin de ce cycle de préparation physique. C'était une première pour moi avec bain de boue, hydromassage, hydrojet et massages !" commente Jérémie. La préparation physique ne s'arrête pas pour autant puisque le skipper de DELTA DORE poursuit des séances de rappel de force en musculation avec des charges fortes jusqu'aux derniers jours avant le départ.

De la météo ...
Entre deux séances de thalassothérapie, Jérémie s'était échappé à Nice durant deux jours, chez le météorologue Pierre Lasnier, afin de boucler son cycle de révisions. A l'ordre du jour, la remontée de l'Atlantique et des études de cas stratégiques autour du monde ont comblé Jérémie, passionné et toujours très pointu en navigation.

De l'escalade à Lorient ...
Le monocoque DELTA DORE est resté à l'eau tandis que son mât avait le droit à une ultime vérification. Remâté jeudi, il est maintenant en parfaite condition pour rallier les Sables d'Olonne. Le team voile DELTA DORE a tout fait pour éviter une ascension du mât à son skipper en plein mer. Toutefois, une vérification du gréement ou la réparation d'une défaillance en altitude (30 mètres) ne peut pas être totalement exclue. Cette intervention, périlleuse en mer, a donc été répétée par Jérémie dans son atelier lorientais avec un matériel de montagne des plus professionnels : "Je suis souvent monté dans le mât mais il s'agissait de tester le matériel et de vérifier que rien ne manque. Je ferai un dernier test grandeur nature pendant le convoyage vers les Sables d'Olonne" précise Jérémie Beyou.

... Et du réconfort !
Il ne manquait plus à bord de DELTA DORE que l'avitaillement de son skipper pour trois mois de mer. Et ce n'est pas une mince affaire ... Les denrées lyophilisées, les conserves, les petites douceurs, ... tout a été étalé à même le sol afin de supprimer les emballages. Toujours conseillé par Bernard Jaouen, Jérémie a réparti et trié les repas selon la température des régions traversées, avec l'aide de son équipe.

Ultimes tests à bord
Après une dernière journée d'entraînement demain mercredi, Jérémie Beyou, Fanch Guiffant, boat captain et Benoît Marcille, informaticien, appareilleront jeudi 16 au matin et passeront ensemble une dernière nuit en mer. Durant les 24 heures de convoyage jusqu'aux Sables d'Olonne, deux grandes tâches sont au programme : Dérouler toutes les voiles, les spis et les écoutes pour les checker une dernière fois ainsi que refaire les dernières calibrations de tous les systèmes électroniques et du matériel de secours.Le monocoque DELTA DORE s'amarrera au ponton du Vendée Globe vendredi 17 octobre et sera totalement prêt pour l'ouverture du village de la course samedi prochain.

Source : Delta Dore

Vendée Globe / Jérémy Beyou novice du tour


Après bien des déboires dans la préparation de son plan Farr, Jérémie Beyou a pu finaliser et optimiser son Delta Dore et peut enfin se concentrer sur ses objectifs autour du monde. Le Breton vainqueur de la Solitaire, s’estime enfin prêt et porte un regard de novice sur son premier Vendée Globe.


Auras-tu le temps de prendre un peu de recul avant le départ dans un mois et demi ?

« Ce ne sont pas encore les vacances, mais je vais faire une petite mise au vert mi-octobre avant de convoyer le bateau aux Sables d’Olonne… Un petit break, en famille, en Bretagne, dans l’air pur et surtout en petit comité avec la fin du cycle de préparation physique : tout l’été, j’ai beaucoup suivi d’entraînements musculaires en allant crescendo et l’idée est maintenant de passer à la thalasso et à des activités de décompression. Le chantier est terminé, le bateau a été remis à l’eau le 11 septembre et nous avons navigué dès le lendemain : on a réussi à finir tout ce qu’il fallait dans les temps ! »


Quel est ton programme ces jours prochains avant de rejoindre Les Sables d’Olonne ?

« Je me concentre sur les entraînements en solitaire : après les deux stages à Port la Forêt mi-septembre et début octobre et je vais effectuer des navigations un peu plus au large… Mais on va vite se retrouver dans la phase de départ ! J’espère que je ne vais pas pleurer comme une madeleine sur le ponton quand il faudra larguer les amarres… Parce que j’imagine que ce sera très émouvant. On quitte ses proches, pour un voyage de trois mois : c’est nouveau pour moi et pour ma famille. Ce sera un moment particulier ! »


Justement, comment vois-tu le départ du Vendée Globe ?

« Techniquement, on sait qu’il y aura du monde sur l’eau et déjà, nous serons trente sur la ligne ! Ce n’est pas rien… Et s’il y a du louvoyage, il vaudra mieux être devant ou rester très prudent parce qu’en solitaire dans un espace restreint, ces bateaux-là ne sont pas faciles à manœuvrer… Il faudra faire attention aux croisements. Mais rapidement, nous retrouverons le grand large et plus les bruits des moteurs faibliront, plus le moment va devenir sympa. »


Mais sur ce tour du monde, qu’est-ce qui est le plus marquant : le temps ou l’espace ?

« C’est plutôt 24 000 milles à parcourir qui m’interpellent et la météo qui va avec... Le temps passé en mer ? Je ne sais pas parce que ce sera la plus longue traversée de ma carrière. Je n’ai jamais été aussi longtemps tout seul, en mer ou à terre… Mais l’enchaînement des systèmes météo va être intéressant, complexe, difficile ! L’espace, ce n’est pas seulement la distance à effectuer, c’est aussi ce qui nous entoure, c’est-à-dire essentiellement la mer et le vent… »


Source : Vendée Globe

Delta Dore / 1500 milles à parcourir ...



Le monocoque 60’ DELTA DORE mis à l'eau dernièrement, a quitté les quais de Lorient il y a une semaine avec à son bord Jérémie Beyou et 4 techniciens du team voile : Fanch, Bruno, Sébastien et Benoît. L’objectif est d’effectuer 1500 milles pour qualifier le nouveau mât en vue du départ du Vendée Globe et de tester toutes les modifications du bateau en situation.


Jérémie par mail :
"Jusqu'ici, c'est vraiment soft, nous avons fait un grand bord de 500 milles bâbord amure dans un vent de 10 à 15 nds, du soleil, des dauphins...l'idéal pour se remettre en jambe!
Du coup, chacun en a profite pour travailler sur ses domaines de compétences et inspecter le travail fait en chantier. C'est important que chaque technicien examine en situation les contraintes du matériel. Ces occasions sont rares.
Nous ne tirons pas trop sur le bateau pour l'instant, on écoute, inspecte, et surveillons tout et notamment le mât.
Nous avons empanné : Cap au nord, le long de l'Irlande. Le vent va rentrer progressivement pour atteindre jusqu'à 25-30nds en mer Celtique à notre retour. Cela va nous permettre de tirer plus fort sur le matériel sur la fin du parcours.Sinon l'ambiance à bord est super: les nouveaux (Benoit et seb) découvrent le bateau, et les anciens (fanch, bruno et moi) essayons d'identifier les progrès réalisés en termes de performances.Voilà, quel plaisir d'être sur l'eau sur mon bateau, la tête vraiment tournée vers le Vendée Globe !!
A bientôt,
Jérémie "

Source : Delta Dore

IMOCA / Pas de Transat Artemis au programme de Delta Dore


Après son démâtage dans l’océan indien lors de la BWR, c'est par cargo que Delta Dore est rentré jusqu’en Grande-Bretagne. C’est avec le constructeur de l'ancien mât que le team Delta Dore a choisi de construire le nouveau mât non rotatif, en étroite collaboration selon un cahier des charges et un contrôle qualité drastique. Le planning des commandes étant très serré chez le constructeur Lorima, Delta Dore ne pourra prendre le départ de The Artemis Transat le 11 mai prochain.
Ayant adapter leur programme 2008, Jérémie Beyou devra effectuer un parcours de qualification de 1500 milles afin de valider le nouveau mât comme le spécifie l’avis de course du Vendée globe, avant le 1er juillet 2008.

Ce changement de programme permet à Jérémie Beyou de suivre de plus près la préparation technique de son monocoque Delta Dore et d’optimiser le travail de son équipe. Ce programme ne l’éloignera pas des plans d’eau pour autant. Il est au départ du Spi Ouest-France à la Trinité sur mer durant le week-end de Pâques, à bord de l’Open 7.50 Banque Populaire de Pascal Bidegorry.



LE PROGRAMME 2008
31 janvier : Mise à sec à Lorient
Février : Chantier d’hiver et études pour un nouveau mât
Mars : Lancement de la fabrication
Début mai : Mise à l’eau et entraînements
20 - 25 juin : Trophée SNSM
11 - 17 juillet : Brest 2008
Août : Mise à sec
Septembre : RP Delta Dore
Octobre : Entraînements
22 octobre : Présence aux Sables d’Olonne
9 novembre : Départ du Vendée Globe

BWR/ Nouveau coup dur pour la Barcelona !


Après PRB, c'est Delta Dore qui quitte la partie suite au dématage survenue hier matin. Jérémie Beyou et Sidney Gavignet font route vers la terre ferme.